Test : Spyro the Dragon


Spyro the Dragon
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Note des joueurs :
4.6/5 - 47 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 39 notes

Spyro the Dragon

ps4


37 trophées au total
0 trophée caché

1172 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 803 joueurs (69 %)
100% par : 803 joueurs (69 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Spyro the Dragon

  • Test rédigé par dayvyde le 27-11-2018 - Modifié le 27-11-2018



Introduction


Comme il est mignoooon !!
En 1998, Insomniac Games, en partenariat avec Universal Studios, sort le premier épisode d’une trilogie, Spyro the Dragon. Spyro devient alors l’une des mascottes de la PS1 avec Crash Bandicoot, et rencontre un vif succès tant auprès de la presse que des joueurs.

Spyro Reignated Trilogy contient l’ensemble des jeux qui sont apparus sur PS1 à l’époque, à savoir : Spyro the Dragon, Spyro Ripto’s Rage et Spyro : Year of the Dragon. Le premier épisode de cette licence nous place aux commandes d’un jeune dragon violet dénommé Spyro (élémentaire mon cher Watson !), seul rescapé d’une malédiction qui a transformé tous les dragons de différents monde en statues de cristal. Il a donc pour objectif de libérer tous ses congénères et, bien évidemment, mettre un terme au règne de l’auteur de la malédiction : Gnasty Gnorc ! Pour cela, il devra alors faire parcourir différents mondes, faisant ainsi la rencontre de différents monstres, tout en récoltant dess joyaux à travers les différents niveaux.

Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, Spyro nous revient dans une nouvelle version totalement remastérisée. Et nous devons tout ce travail à Toys for Bob et Activision, qui ont oeuvré pour une refonte complète de la trilogie. Mais que nous vaut donc la nouvelle version du premier épisode d’une licence qui aura marqué la jeunesse de bon nombre d’entre nous ?

Contenu du jeu


Le jeu est très coloré et les décors très bien fournis
Le jeu se découpe en 5 mondes bien distincts, et dans chaque monde cinq niveaux et un boss sont à chaque fois présents. Chaque lieu représente un univers et contient des monstres uniques. L’objectif sera identique partout : libérer les dragons piégés, récupérer un maximum de joyaux et, à certains endroits, reprendre des œufs de dragons aux mains d’un voleur. Même si cela semble simple sur le papier, la sensation de répétitivité et l’ennui ne se font pas sentir. Et cela est dû au fait que chaque niveau est différent, ce qui invite le joueur à explorer un niveau dans ses moindres recoins et analyser chaque ennemi pour savoir comment s’en débarrasser. Même si pour cela, la plupart des dragons, une fois libérés, nous donnent un indice pour la poursuite du jeu, ce qui facilite tout de même les choses. Au début du jeu, leur délivrance fait également office de didacticiel en nous apprenant les différentes commandes et aptitudes de Spyro.

Pour mener à bien notre mission, Spyro n’aura que deux armes : cracher du feu (heureusement pour un dragon !) et charger avec ses cornes. En fonction des ennemis, il faudra donc adapter sa stratégie pour pouvoir s’en défaire efficacement. Spyro peut également planer sur de courtes distances, pour pouvoir atteindre des endroits inaccessibles autrement. Nous pourrons également compter sur l’aide notre amie libellule, Sparx ! Grâce à elle, Spyro peut encaisser 4 coups de la part d’un ennemi avant de perdre une vie. Et à chaque dégât subi, l’état de Sparx change. En pleine forme elle brille en or, puis deviendra bleue, puis verte, jusqu’à disparaître. Elle représente donc nos points de vie. Et pour la régénérer, la seule solution est de brûler ou charger des petits monstres présents un peu partout, ce qui aura pour effet de libérer des papillons pour nourrir Sparx.

Pour empêcher que le joueur ne se lasse de se balader, chaque monde contient un niveau parmi les cinq où il faut voler tout du long, et remplir des objectifs tels que traverser des anneaux, brûler des ennemis et casser des objets. Le tout dans un temps limité, sous peine que le niveau ne s’achève avant d’avoir pu remplir tous les objectifs. Et c’est certainement là que le jeu vous donnera le plus de fil à retordre. Car les temps imposés sont assez serrés, ce qui vous impose de contrôler Spyro parfaitement et trouver les itinéraires parfaits. Sous peine de devoir repartir de zéro…

Et pour les aficionados du genre, sachez que Spyro est un jeu purement solo. Aucun mode en multijoueur (local ou en ligne) n’est présent.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Chaque dragon adopte un style différent
Etant donné que nous avons affaire ici à un remaster d’un jeu datant de vingt ans, la comparaison avec la première version est inévitable. Et il faut l’avouer, les gars de Toys for Bob ont fait un boulot monstrueux pour parvenir à ce que nous avons entre les mains aujourd’hui !

Dans leur globalité, les niveaux sont trait pour trait identiques à ce qu’ils étaient initialement. Mais tout à été retravaillé pour leur donner un aspect moins terne et bien moins cubique (très tendance à l’époque…) et des détails ont été ajoutés à plusieurs endroits, ce qui rend les environnements plus riches et vivants. Certains endroits sont tellement agréables à admirer que l'on peut facilement s'arrêter quelques minutes pour apprécier le paysage. Les animations tant des décors que des personnages sont très bien réalisées, et chacun de leurs mouvements est très fluide.

De la même manière, notre très cher ami Spyro est agréable à contrôler. Ses mouvements sont plutôt justes et sa maniabilité et réactivité sont très bonnes. Si ce n’est le déplacement lorsque l’on charge, où les virages sont tout de même compliqués à gérer au début. Les développeurs ont même poussé les détails du jeu jusqu’à faire brûler l’herbe dans la zone des jets de flamme du dragonneau. Un autre aspect positif du remaster concerne les dragons libérés. Ils ont chacun un style et une attitude différents les uns des autres, ce qui les rends uniques individuellement. Autre fait intéressant, chaque ennemi possède sa propre gestuelle, ses propres bruitages et une manière unique de mourir. En bref, visuellement, c’est un régal pour les rétines !

Petit bémol au moment de leur libération tout de même : les dialogues. Ceux-ci sont fades et trop vides pour ne pas être assez intéressants, d'autant plus que les réponses de Spyro mettent fin aux discussions de manière très sèche ! Il aurait été intéressant (peut-être judicieux ?) d'améliorer ces dialogues, plutôt que de simplement les avoir repris tels qu'ils étaient il y a vingt ans...

Concernant les options du jeu, deux options propres au remaster sont paramétrables. La première étant l’affichage ou non d’une mini-carte sur l’écran, celle-ci présentant à chaque fois notre position par rapport au niveau dans lequel nous sommes, sans ne rien afficher d’autre. Chaque niveau étant relativement petit, libre à chacun de juger l’utilité ou non de cette fonctionnalité. La deuxième option vient titiller la fibre nostalgique des plus anciens, et elle concerne la bande son. Nous avons ici la possibilité de choisir un style de son original ou remasterisé. Et il est vrai que le premier mode nous fait facilement replonger vingt ans en arrière. D'autant plus lorsque l’on sait que la voix de Spyro dans ce remaster appartient au même homme que pour le jeu original !

Néanmoins, aucun paramètre concernant les voix, tout est d’office en français. Même si c’est très plaisant de pouvoir jouer à un jeu complètement traduit dans notre langue (ce qui était déjà le cas sur la version PS1), il aurait été intéressant de pouvoir découvrir les voix dans d’autres langues. C’est également dommage de ne pas trouver d’option concernant l’orientation de la caméra qui ne reste pas constamment derrière Spyro, à moins de la contrôler soi-même avec le joystick droit (stickD). Autre bémol, il y une option pour l’inversion ou non des axes, mais cela n’influence que la caméra de vision autour de Spyro. Lors des phases de jeu dans les niveaux où l’on est amené à voler, pas d’option possible, l’axe de direction vertical du dragon est forcément inversé. Ce qui impose un léger temps d’adaptation pour gérer les déplacements si l’on ne joue pas de base avec les contrôles inversés.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


On est pas bien là ?!... Ah oui, j'ai des dragons à sauver !
Tous les points expliqués précédemment font que ce jeu est extrêmement agréable à jouer.

Avec une prise en main accessible à tous, l’univers dans lequel nous évoluons au travers des niveaux ajoute une pièce dans la machine du plaisir. Et c’est sans compter la facilité globale du jeu qui ne proposera aucune difficulté notoire au plus grand nombre d’entre nous. Ce qui évite ainsi d’entacher l’avancée dans l’aventure et le plaisir de jouer, et c’est votre manette qui vous remerciera. Seuls certains passages peuvent s’avérer délicats, mais au bout de deux/trois essais, l'obstacle est vite franchi.

Là où le titre propose de la difficulté c’est dans la recherche des joyaux. Ils sont disséminés à travers les niveaux à même le sol ou dans des coffres. Certains sont très bien cachés, mais avec la touche (L3), notre fidèle compère Sparx nous indique la direction où se trouve les trésors manquants. Heureusement qu’il y a cette collecte de joyaux à réaliser, auquel cas le jeu serait bien trop simple à terminer, et il serait alors dommage de le terminer en moins de 5 heures…Toutefois, le fait qu’initialement le jeu soit destiné aux plus jeunes, justifie aisément ce choix de difficulté.

Ce premier épisode de la trilogie a beau sembler relativement simple, rien ne pousse le joueur à poser la manette pour arrêter sa partie. Au contraire, tout se déroule le plus simplement du monde jusqu’à se rendre compte que l’on est déjà à la fin du jeu. Et c’est bien là le point faible de ce jeu. Au-delà de sa faible difficulté, sa durée de vie est assez courte. Et c’est dommage ! On aurait apprécié que le jeu soit un tantinet plus long, mais heureusement, les deux épisodes suivants sont là pour faire durer le plaisir.

Pour faire un rapide comparatif avec la version parue sur PS1, le plaisir à jouer est toujours le même ! Dans cette version 2018, la nostalgie mettra énormément de poids pour faire pencher la balance du côté du plaisir. Par contre, même s’il est accessible à tous, ceux qui découvrent Spyro pour la première fois, peuvent ne pas y trouver leur bonheur à cause de la trop grande facilité, à moins d’accrocher énormément à l’univers.

Une fois l’histoire terminée, il sera toujours possible de retourner dans n’importe quel niveau pour récupérer ce qui aurait pu être manqué. Dans le carnet de progression du jeu, on peut trouver une liste de points de compétence à débloquer en atteignant des objectifs bien précis. La liste est courte (une dizaine) et permet de débloquer une galerie d’images/artworks. Ce carnet nous permet également de connaitre notre avancée dans chaque niveau, et ainsi identifier rapidement où retourner pour atteindre le 100%. Et comme il se doit pour un jeu solo, une fois ce 100% atteint, aucune raison ne va nous inciter à remettre la galette dans le lecteur de la console pour relancer le jeu. Mis à part le fait de reprendre le contrôle de Spyro pour aller enflammer ou cogner quelques gnorcs par pure (plaisir ?) méchanceté.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il n'a pas l'air si méchant que ça Gnasty Gnorc...
Le jeu étant relativement facile et rapide à terminer, est-ce que le verdict est le même pour le platine ? Et bien oui et non !

Si l’on joue au jeu sans se soucier des trophées, une faible partie d’entre eux s’ajouteront à votre profil en fonction de votre façon de jouer, car un seul est lié à l’histoire. Pour le reste, il s’agit essentiellement de trophées liés à la réalisation d’actions dans des endroits bien spécifiques, ce qui oblige à retourner dans les différents niveaux du jeu. Et vous l’aurez deviné, quelques trophées sont liés à la collecte des joyaux et au 100%.

Débloquer l’ensemble des trophées ne présente rien d’insurmontable. Chaque trophée étant lié à un niveau en particulier, on peut facilement deviner où et comment le réaliser. Il n’y a donc pas besoin d’énormément d’aide extérieure pour atteindre le Saint Graal. Là où il peut être nécessaire de voir certaines photos/vidéos, c’est pour la collecte des joyaux. Et encore, avec l’indication de leur position par Sparx, on saura assez facilement où les trouver. Comme dit plus haut dans le test, certaines gemmes sont tellement bien cachées qu’il sera impossible de tomber dessus par hasard. D’autant plus que certains coffres requièrent une clé pour être ouverts et qui peut se trouver être bien cachée…

Quand bien même il faille faire des aller-retours dans les niveaux, l’obtention des trophées se fait rapidement et ne rallonge pas énormément la durée de vie de ce premier épisode. Certes, ils sont indépendants de l’avancée dans l’histoire, pour autant ils n’enlèvent rien au plaisir de jouer. Mais on a tout de même la sensation que les trophées ont été ajoutés dans cette version par obligation, car ils n’apportent rien de plus au jeu.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Le remaster de ce premier opus de Spyro lui permet de faire un retour en grande pompe. Le prix de vente de la trilogie, les graphismes bien léchés, ainsi qu’une liste de trophées plus qu’accessible rendent le jeu très attractif. Cet épisode saura ravir les fans de la première heure comme les nouveaux. Reste à voir si les deux autres épisodes sont tout aussi plaisants à jouer.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux enfants, Aux chasseurs de trophées/platine facile