SOMA

SOMA

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 22/09/2015
Genre(s) : Action , Survival-Horror
Territoire(s) : FRANCE

1339 joueurs possèdent ce jeu
10 trophées au total
0 trophée online
10 trophées cachés

100% par : 574 joueurs (43 %)


Note des joueurs :
3.8/5 - 22 notes

Note des 100% :
4/5 - 18 notes

Test rédigé par Logan le 11-12-2019 - Modifié le 11-12-2019


Introduction

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Sorti le 22 septembre 2015 par Frictional Games, SOMA est un jeu survival-horror (FPS) à la première personne, créé par les développeurs/éditeurs d’Amnesia et Penumbra.

SOMA est disponible à l'achat en téléchargement uniquement, sur PlayStation 4, Xbox One et PC en 1080p, 1 joueur, avec les sous-titres en français et voix en anglais et classé PEGI 16+

Plongez dans l’univers de SOMA et affrontez les horreurs au plus profond de l’océan. Fouillez des terminaux verrouillés et des documents secrets pour découvrir la vérité derrière le chaos. La radio est hors service, les vivres commencent à manquer et les machines se prennent pour des humains. Le site sous-marin PATHOS-II est coupé de tout et il va nous falloir prendre de difficiles décisions. Mais attention… le danger est partout.

Le jeu explore les aspects les plus troublants de ce que signifie nos concepts d'identité, de conscience et de ce que signifie être un être conscient. Avec une ambiance oppressante, glauque, Soma nous plonge dans les fonds marins. Si le jeu débute sur une ambiance inquiétante et plutôt mystérieuse, la suite vous réserve une sensation de frayeur et nous envoi rapidement dans l’épouvante. Nous y incarnons Simon Jarrett, qui travaillait dans une librairie "Le Grimoire" à Toronto et qui eu récemment un accident de voiture avec son amie Ashley (laquelle en est décédée), lui causant un traumatisme crânien. Simon se réveille dans un laboratoire abandonné rempli de machines désorientées et étrangement humaines. Percez les secrets qui planent sur ces étranges événements tout en échappant aux sentinelles mécaniques démentes.


Ce jeu a été offert pour le mois de Décembre 2018 pour les joueurs abonnés au PS+

Contenu du jeu

"La réalité, c'est ce qui ne disparaît pas quand on arrête d'y croire" Philip K. Dick

Le jeu dispose uniquement d'un mode solo, pas de multi/coop. Avec une durée de vie d'environ 8 heures et d'une difficulté plutôt facile, une partie en mode normal ne devrait pas réellement poser de problème, mais pour un speedrun, choisissez le safe mode où vous ne risquerez absolument rien.

PATHOS-II se situe dans le nord de l'océan Atlantique, c'est un complexe de recherche sous-marine, il a été construit en 2061 pour permettre l’exploitation minière thermique, mais quand une comète a frappé la Terre en 2103, rendant la surface de la Terre stérile et détruisant toute forme de vie à la surface, le personnel de PATHOS-II est devenus le dernier groupe d'êtres humains vivants sur la planète. Sachant qu'ils ne pourraient pas y survivre indéfiniment, ils ont commencé à chercher des moyens alternatifs de prolonger leur vie et finalement de sauver ce qui reste de la race humaine. PATHOS-II a donc lancé un projet de sauvetage appelé ARK. Il se compose de 8 stations sous-marines et d'une station en surface.

Il vous faudra parcourir les 9 stations de Pathos-II (Upsilon, Lambda, Thêta, Delta, Omicron, Tau, Alpha, Phi, Omega) pour venir à bout de votre aventure, que ce soit dans le fin fond de l'océan, des abysses ou encore explorer tous les couloirs du complexe, vous changerez de lieu au fur et à mesure de votre progression.

Le WAU est une IA construite par Carthage Industries qui supervise la maintenance de toutes les installations de PATHOS-II. Après le passage de la comète qui a anéanti la surface de la Terre, le WAU a déclenché le protocole de préservation de l'humanité. Pour atteindre son objectif, le WAU a utilisé du gel structurel (une substance noire et liquide) pour se manifester physiquement, il est responsable de la création des différents ennemis et de la résurrection de Simon en chargeant des scanners du cerveau des employés de PATHOS-II sur des robots répartis dans toute la station. En Mai 2015, Simon avait passer un scanner de son cerveau par le Dr Munshi aux laboratoires PACE dans son projet de reconstruction du cerveau suite à son accident de voiture lui causant des troubles cérébraux, le traitement ayant échoué, Simon affaibli et en état critique décéda 1 mois plus tard en Juin 2015. Le scan fut conservé durant toutes ces années sur une puce cortex jusqu'en Mars 2104 où le WAU le réactiva.

Les énigmes/puzzles ne sont pas compliquées à résoudre, vous ne devriez pas rester longtemps bloquer devant, elles se composent surtout de code à trouver comme le code du cabinet 2501, les codes du centre de communication 0722, 2203 ou encore Zeppelin canal 5, N°049 et des accès via terminal à déverrouiller, etc.

Les créatures, parlons-en... Il y a un total de 11 ennemis dans Soma, des chercheurs, des scientifiques, des robots fous, des créatures sous-marines... Certaines créatures se contentent de vous fixer du regard, d’autres vous ignorent tant que vous ne les dérangez pas mais quand vous jouez, vous ne savez jamais sur quoi vous allez tomber, ce qui vous oblige à vous interroger sur l’état d’esprit des créatures que vous aurez en face de vous. Certaines attaques ne vous feront quasiment rien, tandis que d’autres vous mettront à terre ou, parfois, il suffira d’un seul coup pour vous tuer.

Le transhumanisme est mis en avant et le jeu veut nous faire prendre conscience de ce qu'est le sens de la vie comme lorsque vous discuterez avec des robots se comportant comme ayant une âme humaine. Le scénario est axé vers l'étude de la vie immortelle à travers le temps, en copiant (pas transférer) le cerveau humain dans des machines pour vivre éternellement. Progressez donc avec prudence et découvrez le véritable sens de la condition humaine.

Je pense donc je suis ? ... Une machine peut t'elle être consciente ?

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Note : 5/5

Aspect technique du jeu

Le gameplay, simple et efficace, consiste surtout à courir, se pencher, se baisser, allumer la lampe torche ou bien interagir avec les objets. C'est un jeu qui est basé tout autant sur la furtivité et l'exploration que sur la réflexion avec quelques énigmes par-ci par-là, ou des codes d'accès à trouver dans un tiroir, sur des cadavres ou bien des terminaux à déverrouiller.

De plus, il n'y a pas d'informations à l'écran (ATH ou HUD en anglais), il faudra bien suivre les dialogues pour comprendre ce qu'il vous faudra accomplir, sans être rapidement perdu dans tous ces grands couloirs sans aucune indication de la marche à suivre, le jeu ne vous aidera à aucun moment, donc n'oubliez pas vos codes d'accès que vous avez trouvé plusieurs minutes plus tôt. Ne manquez pas de lire les documents que vous trouvez, et lire les fichiers/rapports sur les ordinateurs pour comprendre l'histoire des lieux.

Le jeu n'utilise pas de jumpscare, l'ambiance et la bande-son suffisent à rendre les situations oppressantes, de plus tout est basé essentiellement sur la psychologie.

Le personnage ne peut pas utiliser d'armes, ni prendre part à des combats. Vous n'avez pas d'inventaire, le seul objet que vous aurez tout le long du jeu est votre omnitool qui est une interface avancée conçue pour accéder aux systèmes informatisés, une sorte de clé passe-partout qui vous aidera à avancer jusqu'à la fin de l'histoire pour ouvrir des portes, activer les navettes... avec l'aide de Catherine.

Tout est fait ici pour vous poussez à un jeu en mode furtif, car courir attirera les monstres qui sont dans les parages, donc votre seul moyen de progresser est la furtivité et la ruse qui seront les clés de votre survie. Du cache-cache derrière des meubles ou bien des couloirs à contourner... dès leur apparition, sans quoi c'est la mort assurée. Prenez en compte, les "distorsions d’images" qui vous indiqueront que vous êtes à proximité d'un monstre, vous poussant à fuir rapidement.

Une bande sonore envoûtante, avec des sons ambiants de qualité, comme le déplacement du personnage avec ses bruits de pas, la respiration lorsque vous êtes dans l'océan, l'eau qui coule sur les murs ou bien le bruit des machines. Le studio suédois n'a quasiment pas incorporé de musique à leur jeu, ce qui le rend encore meilleur.

Je vous met le lien de la page de Mikko Tarmia le compositeur de ce superbe album pour Soma Original Video Game Soundtrack, avec 24 titres que vous pouvez écouter.

Concernant les graphismes, les décors sont splendides, surtout aux niveau sous-marins avec de très bons jeux de lumière, l'univers est superbement bien représenté. Dans certaines séquences, la visibilité devient mauvaise, c'est beaucoup trop sombre et l'on ne voit absolument rien. Soma n'est pas moche, mais quelques textures font paraître d'un autre temps.

Pour les sauvegardes, elles se font automatiquement à certains passages. On peut voir juste avant une sauvegarde, un micro-chargement qui freeze le jeu quelques secondes. Pas de possibilité de sauvegarder votre partie manuellement, donc si vous faites une erreur ou si vous oubliez quelques choses, vous ne pourrez pas revenir en arrière, de plus une nouvelle partie écrasera totalement la partie qui est en court.
Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Le jeu est très prenant et flippant, surtout que plus on progresse, plus on comprend ce qui se passe réellement dans l'histoire et plus on veut en savoir plus sur les événements ayant eu lieu.

Comme lorsque Simon comprend que son esprit a été copié dans une machine. Ce qui se reproduit une nouvelle fois lors du changement de corps, quand vous aurez besoin de la combinaison cybernautique, vous aurez un choix à faire à ce moment-là, laisser vivre deux Simon ? Le désactiver ? Car quand le Simon n°2 se réveillera, il sera seul dans ce cauchemar. A cet instant, Simon ne comprend pas, s'énerve, trouve cette situation dégoûtante, il pensait que son esprit serait parti dans l'autre corps comme pour une transplantation de cerveau. Voilà une belle preuve du sens de la vie, réfléchir à notre condition humaine, mais au final peu importe la voie que vous aurez choisi, du bien ou du mal dans cette aventure, aucun de nos choix moraux n'auront un impact sur l'histoire, la fin se terminera toujours de la même façon, ce qui est un peu décevant, puisque cela aurait pu être encore plus poussé.

Durant toute votre progression, vous serez aidé(e) de Catherine, qui vous indique la marche à suivre dès qu'une action vous est demandée et à chaque utilisation de l'omnitool, ainsi que d'un petit robot serrurier qui vous viendra en aide comme pour vous remercier de l'avoir libérer. Ce dernier vous sera très utile pour votre progression sous-marine, il pourra vous ouvrir certaines portes bloquées, comme par exemple pour Shuttlestation Upsilon B, et vous libérera aussi de votre navette qui s'est crashée. Vos deux principales missions et aussi but du jeu seront d'arrêter le WAU et envoyer l'ARK dans l'espace et par la même occasion les copies de Simon et Catherine.

Un point sur les attaques des monstres et votre santé, vous trouverez à quelques endroits des sortes de poulpes alien où il vous faudra enfoncer un doigt pour vous remettre d'aplomb, une certaine façon donc de se soigner, sans quoi l'image à l'écran reste troublée.

Si vous recherchez juste le plaisir de jouer sans prise de tête et récupérez vos trophées rapidement, prenez la difficulté "Mode Sûr", ce safe mode vous protège de toute menace du jeu, vous ne pouvez pas mourir, vous ne craignez plus aucunes attaques et vous n'êtes plus obligé de jouer à cache-cache tout le long de la partie, comparé au mode normal.

Le jeu nous laisse songeur sur cette question qu'est le sens de la vie qui reste pour l'instant sans réponse. On aime ou on n'aime pas cela dépend de l'avis de chaque personne mais après cette longue escapade seul dans le noir au milieu de créatures étranges avec cette fabuleuse bande-son, une histoire accrochante, on a envie d'y retourner pour revivre cette expérience... encore une fois.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Avec 10 trophées pour un 100% (pas de platine) qui se feront en environ 8 heures de jeu sur une seule partie.

Tous les trophées sont liés au mode histoire sauf un et ne demanderont donc aucun réel effort, aucun challenge, il suffit juste de suivre la trame de l'histoire, il n'y a pas de collectibles à récupérer.

Avec 9 trophées (Argent) et 1 trophée (Bronze), tous réalisables en Safe Mode, profitez pleinement de cet excellent jeu d'horreur qui vous transportera une centaine d'années plus tard avec des robots étranges à la conscience humaine... Est ce que ce sera notre futur à nous tous un jour, là est la question ?

Petite mise en garde comme écrite pour le guide, pour le trophée (Argent) Espèce en danger qui vous demandera une attention spéciale, car vous ne devez en aucun cas toucher au respirateur de Sarah Lindwall, la dernière survivante humaine dans l'infirmerie. Et puisque c'est la seule survivante du site, ne vous pressez pas, prenez le temps de discuter avec elle pour avoir quelques explications, en aucun cas vous ne devez éteindre le respirateur avant qu'elle accepte de vous donnez l'accès à l'ARK, sous peine de devoir recommencer le jeu en entier ! (N'oubliez pas que les sauvegardes sont automatiques donc aucune possibilité de retour en arrière).
Note : 3/5

Conclusion

SOMA est angoissant. Son ambiance nous immerge au plus profond de l'océan avec la réflexion permanente sur le sens de la vie.

Points positifs :
- Monstres effrayant
- Safe Mode
- Graphismes
- Ambiance
- Bande son

Points négatifs :
- Un peu trop sombre par endroits
- Pas de sauvegarde manuelle
- Freeze pendant les chargements et sauvegardes
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre, Aux habitués des 100%, À un public averti

Logan (TitaniumX_22)

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