Test : Sinner : Sacrifice for Redemption


Sinner : Sacrifice for Redemption
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Note des joueurs :
4.5/5 - 2 notes
Note des platineurs :
4.5/5 - 2 notes

Sinner : Sacrifice for Redemption

ps4


61 trophées au total
9 trophées cachés

17 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 6 joueurs (35 %)
100% par : 6 joueurs (35 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Sinner : Sacrifice for Redemption

  • Test rédigé par Enishi00 le 28-11-2018 - Modifié le 28-11-2018


Introduction


Adam vous attend pour se repentir de ses péchés
Après maintes sorties repoussées, c’est le 18 octobre 2018 que Sinner Sacrifice For Redemption ; produit par le studio DARK STAR et composé par d’anciens membres de Blizzard, Konami ou encore Ubisoft ; apparait sur PC (sur la boutique Discord), Ps4 et One. Fortement inspiré de Shadow of Colossus ou des Soulsborne, Sinner vous propulse dans un monde sombre avec Adam, un petit chevalier tombé au combat et sans aucun souvenir de ses actes passés.

Contenu du jeu


Passez le pas et sombrez dans l'univers de Sinner Sacrifice For Redemption
Si Sinner est un petit jeu indépendant, il ne s'en est pas moins inspiré des plus grands. Avec un gameplay inspiré des Souls like, Sinner tire son scénario de films tel que Seven et arpente donc un thème religieux. Un chevalier tombé au combat, qui prendra les armes pour vaincre les 7 péchés capitaux que représente chaque boss. Le thème des 7 péchés capitaux est plutôt bien traité et le jeu évolue autour d’une question déjà abordée à maintes reprise : qu’êtes-vous prêt à abandonner pour vous racheter ?

Inspiré des Souls like, vraiment ?

Bien que déjà connu pour la série Tenchu sur Ps1 et Ps2, c’est le studio From Software qui lança la mode des « Actions RPG » en 2009 avec Démon Souls et qui enchaîna avec la trilogie Dark Souls et ensuite Bloodborne.
Un gameplay exigeant pour des joueurs adeptes des challenges et de difficulté quasi extrême. De l’exploration, du leveling, un catalogue d’arme monstrueux et une jouabilité qui dépasse la centaine d’heures, voilà comment pourrait être défini les Soulsborne.
Sinner Sacrifice For Redemption s’inspire et s’éloigne à la fois des Soulsborne créant ainsi, un nouveau type de jeu : le Boss Rush. En effet, fini l’exploration et les niveaux imbriqués, souvent labyrinthiques, terminé les ennemis secondaires et les immenses zones de Farm. Ici, il n’y aura que 8 boss à affronter. Et ce n'est pas parce que c'est un action RPG qu'on peut y augmenter ses compétences ou caractéristiques,en effet, tout l’intérêt du jeu réside dans un système de leveling vers le bas et donc dans la stratégie à adopter.

On commence avec un personnage badass qui va finir à poil

En effet, dès votre arrivée, vous serez fort, endurant et résistant et donc à votre meilleur niveau, avec un inventaire complet. Encore une fois, on parle d'un système de leveling down, donc aucun objet supplémentaire ne pourra être acheté et les armes sont à leur niveau maximum, tant il en existe. A contrario d'un Souls, les armes ne s'usent pas et l'inventaire s'épuise pendant le combat puis est rechargé pour le combat suivant. Vous aurez le choix de vous battre avec une épée à une main et un bouclier pour parer ; une épée à deux mains ainsi que quelques objets comme des javelots de foudre, des jarres de feu, et des flammes vous permettant d'accroître votre puissance d’attaque. Choix cependant minimaliste face au panel d’armes proposés par les Souls. Cependant, le choix ne s’arrête pas là, puisque vous pourrez également choisir l’ordre de vos combats contre les Boss.

C’est dans ce choix que vous allez devoir être stratégique. En effet, chaque boss que vous allez affronter vous imposera un malus :
• Diminution de votre puissance d’attaque
• Réduction de votre défense
• Réduction de votre santé et de votre endurance
• Diminution de vos potions et de votre capacité d’auto guérison
• Réduction de votre inventaire

Et ça ne s’arrête pas là ! Les malus ne sont pas temporaires, ainsi ils se cumuleront augmentant significativement la difficulté du jeu et imposant au joueur de tryhard. Il s’agira donc de choisir le meilleur cheminement possible afin de vaincre les 7 premiers boss et d’arriver au huitième et dernier boss caché sous peine de recommencer votre partie. Enfin, recommencer sa partie est un terme un peu exagéré. En effet, vous pourrez tout simplement annuler vos combats contre les boss, récupérer vos malus et reprendre votre cheminement dès le départ. Les malus sont très bien gérés et vont demander aux joueurs de la réflexion et de la méthodologie. En effet, certains malus vous impacteront moins en début de jeu comme la réduction de vos provisions par exemple tandis qu'un malus comme la diminution de votre santé et de votre endurance dès le début du jeu placera la difficulté à un niveau plus élevé.

Si la mort est punitive dans Dark souls, elle l'est beaucoup moins dans Sinner. Pas de zone à retraverser, ici on recommencera son combat ! Point ! Quant à vos items, pas de panique, ils ne disparaissent pas. Vous gardez votre stuff tel quel. Et comme tout Soulsborne qui se respecte, vous allez recommencer chaque combat, car le jeu vous imposera de connaitre parfaitement les patterns de chaque boss, et vous obligera à mettre en place une véritable tactique de combat. En somme, du die&retry tout craché !


 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Un univers sombre, glauque et pourtant si séduisant.
Des cinématiques minimalistes

Quelques jolies illustrations, une musique en fond sonore et une voix rauque raconteront très brièvement l’histoire de chaque boss (1 minute grand maximum), faisant office de cinématiques à l’instar du jeu Darkest Dungeon. Et quand on parle d'illustration, le terme n'en est pas moins approprié puisqu'elles sont comme une image de comics, mais en noir et blanc. Il sera donc objectif de dire que la qualité des cinématiques est minimaliste et bien que la trame de fond soit bien exploitée, ce n’est pas pour cela que vous allez jouer à Sinner contrairement à un jeu développé par les studios Telltales ou Quantic Dream.

Boss & Arènes

Comme vous l’aurez compris, il ne faudra pas s’attendre à grand-chose coté cinématique. Dans son ensemble, le jeu reste cependant plutôt joli malgré un univers sombre et glauque, sans réel travail sur les jeux de lumières.
Au niveau des boss, on appréciera l’esthétisme de Levin Undok, Rhodes, Chanel, Camber Luce et Faiz Tilus pour ensuite sentir que les 3 derniers boss ont été délaissés graphiquement, puisque vraiment trop simplistes et parfois du copié-collé d'autres boss comme pour le boss final, Adam ou l'on reconnaîtra fortement les patterns de Soul of Cinder, le boss final de Dark Souls 3.
Les arènes de combats quant à elles sont malheureusement trop basiques et manque cruellement de détails et de décors : en effet, certaines arènes sont littéralement vides. Pas d'élément de décor, juste une arène !

La bande son, un véritable régal

Cependant, ce qui donne de l’attrait au jeu, c’est la bande son et le doublage V.O. Car oui, le jeu est en anglais sous-titré français. L’OST du jeu propose des musiques qui collent parfaitement au thème du jeu et à chaque combat et nous accompagne pendant les cinématiques et pendant les combats.La musique qui m’aura principalement marquée reste celle associée à Chanel dont le pouvoir de glace est brillamment associé à une bande son calme et froide.

Un gameplay neuf

Au niveau du gameplay, tout est dit plus haut. Ce système de leveling down et ce mode boss rush font la réelle force du jeu insufflant ainsi un nouveau style de jeu. Le jeu ne souffre pas de bug hormis peut-être de la gestion de caméra qui peut sembler un poil pénible. La prise en main est simple et presque intuitive, aidée d'un tutoriel qui marque les cinq premières minutes de jeu. Seule la parade nécessitera un peu d'entrainement. Sans zone d'exploration, le jeu semble bien moins long qu'un jeu de sa catégorie (cf "Action RPG") mais n'en est pas moins difficile. La grande question à se poser est : est-ce que je peux finir le jeu ? En réalité, il n'est pas nécessaire d'avoir de solides connaissances, mais le jeu imposera des qualités telles que la patience et la réflexion afin de comprendre comment battre chaque boss : à quel moment je peux taper, à quel moment je dois esquiver, quand ai-je fait une erreur... ? Ainsi, Sinner s'adresse aux plus avertis et pourra vite décourager les joueurs casuels.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


La mort n'est qu'une étape...
La découverte

Votre première partie ou la découverte du jeu sera un kiff total. Car le jeu, bien que court et parfois un peu simpliste de façon général n'en sera pas moins séduisant.
En terme de durée de vie, le jeu n’est véritablement pas long. 5/6 heures suffisent pour le terminer une première fois et dès lors que vous connaîtrez les patterns des boss, la stratégie pour les vaincre ainsi que le cheminement le plus judicieux, 2 heures grand maximum seront nécessaires pour finir une deuxième fois Sinner et 1h/1h30 pour une troisième partie.

Rejouabilité

Le jeu dispose de 3 fins relatives à vos choix dont une considérée comme la véritable fin et qui modifiera quelque peu le combat final. En effet, le dernier boss n’aura pas les mêmes patterns et sera beaucoup plus fort que lors des deux autres fins. Choix très intéressant de la part du studio DARK STAR.
Deux des trois fins vous débloqueront des armes bonus, et finir le jeu une fois permet de débloquer un mode défi, qui lui-même, vous débloquera une troisième arme bonus.
Ainsi vous aurez le choix de pouvoir recommencer le jeu avec une nouvelle arme fraîchement et durement acquise ou de tenter l’impossible avec le mode défi qui vous impose d’enchainer les 7 boss dans un véritable mode boss rush.

Et cela joue sur un point puisque le jeu semble beaucoup moins lassant, et recommencer une partie avec une nouvelle arme va complètement changer votre vision du combat contre chaque boss.
Le jeu s'apprête également aux défis ardus puisque les joueurs les plus acharnés ont quant à eux déjà fait tomber quelques speedrun. A quand le no hit ?

Le Studio DARK vient d’annoncer un futur DLC gratuit qui ajoutera 3 armes bonus ainsi qu’un nouveau boss. De quoi, relancer la jouabilité du jeu.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un véritable vent de fraîcheur qui apporte un nouveau style de jeu
Première partie

La plupart des trophées s'obtiendront naturellement. Il est important de comprendre que vous allez mourir à plusieurs reprises en apprenant les différents coups de votre ennemis. Vous obtiendrez ainsi les trophées liés à votre mort sans y faire attention. Concernant les trophées liés à l'esquive, étant l'une des conditions majeures de victoire contre chaque boss, ils seront vôtre presque automatiquement.

Deuxième partie

Dans cette deuxième partie, il s'agira de trophées beaucoup plus techniques, pouvant être plus facilement manqués que les précédents et qui vous demanderont souvent une action ou un comportement particulier. Et cela va demander beaucoup de patience car en effet, vous devrez être attentif à tous vos faits et gestes pour ne pas ruiner vos efforts et devoir recommencer. Si vous en ratez un et que vous avez cependant vaincu le boss, pas de panique, il suffira de vous tenir devant la stèle du boss et de rappeler votre sacrifice afin de recommencer le combat et de retenter votre trophée. De toute façon, même si vous réussissez à gagner tous les trophées liés à un boss, je vous conseille quand même de rappeler votre sacrifice afin de faire tous les boss sans cumuler les malus.
L'un des trophées les plus difficiles reste celui où il ne faudra pas exploiter la faiblesse de Camber Luce, il remet en question tous les patterns du boss et la gestion du combat.

Troisième partie

La 3ème partie sera expéditive. En effet, vous connaissez maintenant, le cheminement le plus judicieux, il sera juste nécessaire de faire la fin manquante et d'obtenir le/les derniers trophées manquants pour platiner le jeu.(cf : guide trophée Sinner).

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Malgré la reprise de nombreux codes déjà existants, et un scénario dont les thèmes ont déjà été de nombreuses fois abordés, le studio DARK STAR apporte avec Sinner un véritable vent de fraicheur pour les amateurs de Souls like. Le jeu vous prendra aux tripes non pas pour son scénario ou son esthétisme mais simplement parce que chaque boss vous imposera la peur de mourir et de recommencer et chaque victoire sera un véritable soulagement. Sinner saura vous séduire agréablement malgré quelques défauts. Pour ma part, j’attends réellement le studio DARK STAR au tournant, qui pour son premier jeu, tient ses promesses et annonce de futurs DLC ambitieuses.

Je recommande ce jeu :
À un public averti