Test : Senran Kagura : Peach Beach Splash


Senran Kagura : Peach Beach Splash
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Note des joueurs :
4.7/5 - 11 notes
Note des platineurs :
4.8/5 - 5 notes

Senran Kagura : Peach Beach Splash

ps4


50 trophées au total
3 trophées cachés

322 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 115 joueurs (36 %)
100% par : 115 joueurs (36 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Senran Kagura : Peach Beach Splash

  • Test rédigé par Miflin111 le 06-11-2017 - Modifié le 06-11-2017


Introduction


Fidèle à son habitude, Senran Kagura Peach Beach Splash possède une cinématique d'introduction de toute beauté.
Seins en l'air ! Ceci est un arrosage !

Mesdames et messieurs les téléspectateurs, bienvenue sur la chaîne Stade THC ! Je suis Mr. Q et je suis chargé de commenter et d'animer ce magnifique programme consacré à une licence friponne. Cinq ans déjà ! Cinq années où le Japon incarne de généreuses ninjas qui doivent tataner des ennemis pour parfaire leur apprentissage au sein de l'académie Hanzo. La force du jeu, outre son gameplay rapide à assimiler et son amusement immédiat, est son emballage où la grande majorité des héroïnes sont toutes gâtées et promptes à déshabiller leurs adversaires féminines avec des armes. Ce serait oublier derrière ça un scénario intéressant riche en dialogues et en scènes absurdes.

Fort de ce succès, surtout au Japon et un peu plus tardivement en France, la licence s'est vue débarquer sur d'autres consoles que la DS de Nintendo afin de faire profiter les joueurs de PS Vita et PS4 du bienfait des courbes voluptueuses avec des beat 'em all au scénario parfois barré mais toujours aussi fun. Après la cuisine avec Senran Kagura : Bon Appétit ! où nos kunoichi faisaient des duels de bouffe pour se voir récompensées avec des perdantes se retrouvant nues, recouvertes par des aliments avec une pose suggestive, l'effet Splatoon s'empare d'elles en les mettant en scène pour s'affronter, une fois encore, d'une manière différente : avec des pistolets à eau. Bienvenue dans l'univers de Senran Kagura : Peach Beach Splash (PBS pour les intimes.)

Contenu du jeu


Les combats sont dynamiques, à plus forte raison quand ils peuvent durer entre 3 et 5 minutes lorsque c'est chronométré.
Le contenant sublime un énorme contenu en solitaire

Avant toute compétition, il est capital de s'échauffer et, dès l'entrée en scène, nous passons par un didacticiel obligatoire tout en douceur pour apprendre pas à pas les rudiments d'une bataille de pistolets à eau : viser, tirer, esquiver, courir, sauter, s'élever, attaquer et aussi se sauver sans oublier le plus croustillant : punir la malheureuse perdante de la manière la plus exquise qui soit ! Après ces estafilades solistes, nous nous dirigeons droit vers le Single Splash, une compétition réservée aux amoureux de la forteresse de solitude. Et là mes cocos, nous sommes gâtés : un mode Histoire réparti en 4 équipes qui comptent chacune 10 épisodes et une dernière pour conclure la compétition finale, le tout saupoudré par des dialogues et des illustrations qui respectent l'ambiance de la franchise en faisant avancer l'histoire non sans textes équivoques et humour déjanté avec en climax deux boss à affronter qui ne manqueront pas de donner du fil à retordre.

L'épreuve suivante consiste à vivre des scénarios secondaires afin d'approfondir les liens existant entre les participantes pour ne pas les quitter trop brusquement et profiter de chaque personnage aussi longtemps que vous le souhaitez, dans l'ordre que vous désirez, telle une compétition amicale où la bonne humeur tutoie les jets d'eau incontrôlés. Idéal pour glaner un maximum de récompenses et de zénis à dépenser pour améliorer vos armes et modifier vos équipements et tenues.

Mais rien de tout ça n'est comparable au défi V-Cup qui exigera de vous une amélioration maximale de votre personnage fétiche et de votre équipe pour espérer décrocher la victoire sur 5 joutes consécutives en vue de décrocher le gros lot et accéder au palier suivant qui sera encore plus exigeant. Beaucoup d'entrainement, une bonne cohésion d'équipe et un équipement approprié seront vos meilleurs arguments pour les arroser tous et tirer une grande satisfaction après ces efforts acharnés !


Plus on est de folles, plus on se mouille !

Le temps des compétitions internationales est venu, kunoichi de tous les pays, affrontez-vous ! Intitulé Multi Splash, le multijoueur de PBS permet en premier lieu de faire des parties classées en équipe de 3 contre 3 ou 5 contre 5 sur une arène sélectionnée aléatoirement et des joueurs du monde entier, qu'ils soient qualifiés ou non pour les Jeux Olympiques. Vous aurez ces mêmes possibilités avec des parties libres où la victoire et la défaite ne compteront pas dans le classement mondial, classement que vous pourrez consulter dans cette même section et vous situer par rapport aux autres en vue d'être le numéro un mondial, PARCE QUE C'EST VOTRE PROJEEEET !
Mais la révélation la plus intéressante concerne l'apparition d'un mode survie jouable jusqu'à 5 : le but est de défendre des tours face à plusieurs vagues d'ennemis en faisant équipe avec des joueurs, bien que vous pouvez aussi le faire tout seul. Abordable au début, la difficulté va crescendo au fil des vagues et vous pouvez vous retrouver submergé, surtout si vous êtes seul. Si c'est le cas, la sanction est lourde avec une perte de points et donc des récompenses de moindre valeur, ce qui oblige à bien aborder chaque défi avec minutie et préparation.


Une scène de douche

Élément récurrent de la saga Senran Kagura, vous pourrez interagir en coulisses avec les héroïnes en sélectionnant la ninja de votre choix, l'habiller selon vos désirs, de la tenue jusqu'aux cheveux en passant par les accessoires. La fonctionnalité la plus intéressante est le mode Caresses où vous pouvez ausculter votre personnage, la masser, lui tenir la main, l'embrasser, quand ce n'est pas l'asperger d'eau ou d'autres actes dont je vous laisserai juger de la teneur. Un plaisir pour les yeux et les oreilles qui auront une utilité toute relative.


Collection de ballons et réglages de maillots

Outre la boutique pour se faire sponsoriser par de meilleurs canards arroseurs, des tenues bien plus extravagantes, changer de vendeuse, acheter des musiques ou d'autres objets, vous avez accès à la galerie pour consulter les cinématiques, les saynètes, les illustrations et tout autre bonus pour vous remémorer vos meilleurs exploits. Enfin, n'oublions pas les indéboulonnables options pour régler la caméra, enlever la visée automatique, équilibrer le son et bien d'autres pour optimiser votre confort de jeu.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


"Voilà de l'eau spéciale contre la toux ! - Mais j'ai pas mal à la gorge... ARGBLOUBLOUB !"
J'y vois plus rien ! J'ai de l'eau plein les yeux !

Attaquons dès à présent ce qui nous saute aux yeux dès les premières secondes, à l'instar du physique des demoiselles du jeu : la modélisation des personnages est très travaillée, tout en cel-shading et toujours coloré, propre à l'univers de Senran Kagura dont la physique des physiques bénéficie elle aussi d'un traitement de faveur avec des rebonds mammaires alléchants respectant la gravité et les jets d'eau reçus. Les arènes ne sont pas en reste non plus avec des décors bigarrés, lumineux et souvent avec des thèmes (par exemple un bateau échoué, une plage ou encore une estrade de concert) qui renforce la folie douce du soft. Les effets visuels sont aussi de la partie avec de la pulvérisation d'eau en pagaille, des boucliers, des projectiles de diverses couleurs et la fameuse lumière qui émane des parties intimes lorsque vous réalisez un finish coquin sur une malheureuse.

C'est là que le premier défaut fait tache : l'écran devient alors souvent surchargé rendant les batailles souvent confuses voire illisibles en ne sachant pas qui nous tire dessus, ni qui est notre alliée ou ce qui nous a vaincu. On peut comprendre que le bordel ça amuse mais avec des I.A. à haut niveau, l'agacement se fera sentir, à plus forte raison quand les ligues nous exhortent de tout recommencer à la moindre défaite.

Profond comme un bonnet mal maîtrisé

Le point fort de Peach Beach Splash est sa quantité de mécanismes qui permettent une grande variété de possibilités et ce malgré l'absence des pouvoirs ninjas : outre le fait de pouvoir réaliser tous les mouvements les plus élémentaires de tout FPS qui se respecte, un des fondamentaux repose sur sa gestion de la quantité d'eau de votre réservoir. En effet, si cette réserve s'amenuise avec les tirs de votre arme, le fait de planer et de courir utilisera aussi ce même stock de H2O et peut vous laisser en mauvaise posture si votre assaut est mal planifié. Un détail intéressant qui pimente le jeu bien qu'il soit loin d'être le seul.

Équipé d'une arme de votre choix et du corps-à-corps, vous aurez aussi à votre disposition des cartes pour vous munir de compagnons et de gadgets qui vous permettront de tirer parti d'une joute ou de vous défendre face à un imprévu : ces premiers pourront attaquer à un rythme et un temps défini les ennemis, tandis que les seconds permettent de faire apparaître un bouclier, modifier l'attaque ou la défense d'un adversaire, de briser des boucliers ou encore de lancer une attaque. Au nombre de 3 pour les soutiens et de 6 pour les gadgets, seulement 3 seront disponibles en cours de partie et une autre remplacera celle utilisée, vous obligeant donc à composer votre deck avec intelligence et selon vos forces et vos faiblesses. Autre mécanique qui aura son importance, se faire asperger par ses alliés permet de remplir une jauge qui active un aqua boost où votre réserve d'eau est illimitée pendant de nombreuses secondes ; salvateur pour les joueurs et indispensable pour l'esprit et la cohésion d'équipe.

Ce qu'on peut reprocher à ce stade, c'est que la visée automatique, bien que pratique pour les néophytes, rend la visée manuelle bien désuète de par le fait que les dégâts seront les mêmes, que vous visez ou non la tête mais garder la visée automatique va poser un autre souci : la caméra et le viseur étant braqués sur l'adversaire de votre choix, il devient alors délicat de savoir si un ennemi est derrière nous et de réagir à temps, même si le radar aide un peu à situer ses adversaires.


Du bruit pour les trémousser toutes

Passons rapidement sur les musiques du jeu qui, bien qu'épousant parfaitement l'ambiance du jeu avec des thèmes rapides et enjouées, ne resteront pas dans les mémoires et, encore une fois, c'est bien dommage...
C'est au niveau des bruitages et des voix que le produit est beaucoup plus alléchant, à commencer par un doublage japonais de qualité qui souligne à merveille les personnalités de chaque personnage : la fille timide et réservée, le présentateur chaud bouillant, la femme sarcastique, la kunoichi déterminée, j'en passe et des meilleures pour des dialogues qui, eux aussi, sont bourrés de référence et d'humour qui feront décrocher un rire plus d'une fois, malgré un humour assez typique du Japon. Pour ne rien gâcher, tous les textes sont en français avec une adaptation et une traduction de bonne facture au vue des nombreuses blagues des personnages.

Les bruitages, quant à eux, vont être émaillés par les cris de nos héroïnes qui geindront au moindre coup d'eau qui seront très nombreux de par l'omniprésence des éclaboussures et des tirs provoqués par les armes, de temps en temps l'activation des gadgets mais surtout les finish coquins qui empliront vos oreilles très souvent de la voix d'une demoiselle en détresse. Il est cependant regrettable que le radar pouvant détecter la présence ennemie rende obsolète l'utilisation du bruit émis par l'équipe opposée pour la repérer. Un aspect tactique en moins qui aurait été fameux pour l'aspect compétitif.


Une intelligence artificielle en grande forme

Contrairement à ce que le mode Histoire peut laisser penser avec une I.A. à la progression très lente et des boss dont il faut apprendre les patterns pour en venir à bout non sans mal, c'est tout autre chose lorsqu'il s'agira d'affronter les kunoichis en mode V-Cup. La difficulté s'y fera éclatante et il sera alors obligatoire de passer par l'amélioration de vos personnages, de vos équipements et aussi vos équipières qui feront pâle figure à bas niveau.
Un contraste saisissant pour un jeu qui prône l'amusement, mais l'occasion de pouvoir se confronter à un challenge honnête remportera votre adhésion, à plus forte raison avec un mode survie en ligne qui ne fait pas de cadeau et qui vous forcera à jouer la carte de la coopération sous peine de subir une défaite bien lourde en conséquences.

Concernant les freezes et les sauvegardes corrompues, il n'en existe pas à l'heure où j'écris ces lignes. Les lags sont de temps à autre de la partie selon la qualité de connexion mais dans l'ensemble rien qui n'empêche de jouer correctement. En revanche ne comptez pas sur un équilibrage satisfaisant, les joueurs sont rares et il est légion de se faire pulvériser par un joueur de haut niveau qui a amélioré au maximum son personnages, ses armes, ses compagnons et ses gadgets et ne vous laissant, par conséquence, aucune chance.


On sent que le jeu privilégie l'accessibilité et l'amusement au détriment d'un aspect compétitif mais pour la bonne raison que c'est partie intégrante de la ligne directrice des développeurs et en raccord avec son univers : on prône humblement de s'amuser avec d'autres à s'asperger sans prétention mais avec plein de mécanismes et de possibilités pour inciter le joueur à rester un bon moment et à y revenir avec plaisir et sur ce point-là, c'est plutôt une réussite.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Les finish coquins paraissent osés mais collent à l'esprit gentillet et décomplexé de Senran Kagura.
Flotteurs pour grand bain

De par sa prise en main efficace, sa difficulté croissante tout en restant satisfaisante, sa durée de vie conséquente pour tout accomplir, Peach Beach Splash a tous les atouts pour renouveler le plaisir de jeu grâce à une immersion qui est propre au genre du TPS : des combats courts et dynamiques, de nombreux retournements de situation rendus possibles par l'utilisation d'une palette de mouvements et de mécanismes de gameplay qui rendent les parties aussi nerveuses que tactiques, l'esprit d'équipe qui augmente les chances de remporter la victoire. Les parties classées permettent de rendre le titre un poil compétitif mais sa grande force réside dans son univers qui ne se prend jamais au sérieux et on se prend à bien rire de voir notre personnage subir un finish coquin ou d'asperger un adversaire.

La rejouabilité est grande dans la mesure où chaque victoire accorde un booster de cartes où vous pourrez acquérir de nouvelles cartes pour renforcer vos compétences ou modifier votre deck pour en constituer un qui se rapprochera de votre style de jeu qui sera aussi utile dans le mode solo que le mode multijoueur.

Cependant on peut regretter un temps d'attente assez long et par conséquent une certaine difficulté à jouer en ligne, à plus forte raison en mode Survie qui est carrément déserté et où la meilleure chance de jouer réside dans le 3 contre 3, laissant les autres modes de jeux bien orphelins...

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La traduction française des textes sera un délice de par sa qualité et son adaptation satisfaisante.
Qui a mis du sel dans le pistolet à eau ?

Ne nous mentons pas : la liste des trophées de Peach Beach Splash est conforme à ce qu'on peut attendre d'un jeu développé au Japon. Jugeons plutôt : outre les trophées liés à la progression dans le mode Histoire, on retrouve aussi les trophées liés à l'augmentation jusqu'au niveau maximal d'un personnage, équipiers, compagnon, arme et gadgets qui demanderont plusieurs heures de jeu. L'intérêt sera renforcé essentiellement par les trophées exigeant de remporter les différentes coupes qui nécessiteront de l'expérience et une équipe bien solide.

Viennent ensuite les trophées amusants qui vous font découvrir les différentes fonctionnalités des modes annexes comme asperger une kunoichi dans les vestiaires ou la tripoter et répéter ça sur plusieurs personnages. Cependant les autres trophées seront redondants comme vaincre 100 ennemis avec un pistolet à eau, au corps-à-corps, faire toutes les variantes du finish coquin ou encore cumuler un nombre spécifiques de cartes.
Ce qui peut être un avantage pour les joueurs solitaires devient en revanche un désagrément pour les amoureux du multijoueur car aucun trophée ne rend l'expérience à plusieurs indispensable, un comble quand on sait à quel point le jeu à plusieurs peut être hilarant. Enfin, la durée de complétion pour les trophées se révèle faible comparée aux autres opus de la saga, ce qui ne manquera pas de déstabiliser les fans de la première heure.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Pour une incursion dans le monde du TPS façon Splatoon, Senran Kagura Peach Beach Splash prend le parti d'offrir de l'amusement et uniquement de l'amusement. Aidés par des personnages soyeux, hauts en couleurs avec un scénario avec de nombreuses intrigues et des éléments de gameplay qui rendent l'expérience aussi accessible que riche, le soft souffre néanmoins d'un défaut qui fait un tantinet d'ombre : son manque d'ambition au niveau compétitif. En effet, PBS reste humble en ne se focalisant que sur le fun au détriment de la finition dans ses aspects qui pourrait rendre l'expérience inoubliable. Une expérience très rafraîchissante qui conviendra à la majorité des joueurs souhaitant se détendre dans la joie et la bonne humeur.

Je recommande ce jeu :
Aux curieux, À un public averti