Test : Rogue Galaxy


Rogue Galaxy
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Note des joueurs :
4.7/5 - 27 notes
Note des platineurs :
4.3/5 - 13 notes

Rogue Galaxy

ps4


35 trophées au total
6 trophées cachés

587 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 119 joueurs (20 %)
100% par : 119 joueurs (20 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Rogue Galaxy

  • Test rédigé par DarkCid le 01-01-2016 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


C'est parti pour une aventure interstellaire !
Sorti sur PlayStation 2 en 2007 et faisant partie des premiers venus parmi les titres de cette génération à débarquer sur PlayStation 4, Rogue Galaxy est le dernier jeu du studio Level-5 à sortir sur PS2 (tout du moins en Europe) après les très bons Dark Cloud, Dark Chronicle et Dragon Quest : L'Odyssée du Roi Maudit. Autant dire qu'après ces trois titres, le studio était à l'époque attendu au tournant, d'autant que Rogue Galaxy était assez ambitieux pour l'époque, mêlant Action-RPG et Space-Opéra. Un peu moins d'une décennie plus tard, que vaut encore ce titre bien trop méconnu aujourd'hui (sans doute dû au fait qu'il est sorti en fin de vie de la PS2, alors que la PlayStation 3 était déjà arrivée) ?

L'histoire nous place aux côtés de Jaster Rogue, jeune homme vivant sur la planète désertique de Rosa (toutes ressemblances avec les origines d'un certain Jedi sont... probablement voulues). Alors qu'il rentrait de la chasse, un gigantesque monstre décide de s'attaquer à sa ville. Rejoint par un mystérieux guerrier, il va partir au combat sans se douter qu'un équipage de pirates est aussi de la partie, cherchant la légendaire Griffe du Désert, un célèbre chasseur de primes. Suite à un quiproquo, Jaster va endosser ce surnom et partir de sa planète à bord du vaisseau pirate. Après sa rencontre avec plusieurs compagnons divers et variés, il va prendre connaissance de la quête de son capitaine, la chasse à la planète légendaire abritant les plus grand trésors de la galaxie : Eden.

Contenu du jeu


Euh... On prend quel chemin ?
Dans une galaxie très très lointaine...

Vous voilà donc aux commandes d'un petit groupe de pirates en quête de trésors et explorant 6 planètes très différentes : la désertique Rosa, Juraika et ses jungles à perte de vue, la mégalopole Zerard, la planète minière de Vedan, la planète balnéaire d'Alistia et enfin, bien sûr, la mystérieuse Eden. Cela peut paraître peu finalement si on le compare à l'une des références dans le domaine du space-opéra vidéoludique comme Mass Effect (bien que ce dernier soit sorti sur une console plus puissante), mais là où Rogue Galaxy pêche par le nombre, il se rattrape sur le contenu de chacune des planètes. En effet, ces mondes ne sont pas dépourvus de contenu et disposent tous de nombreuses zones que l'on pourrait voir comme des donjons façon Dark Cloud (du même développeur je le rappelle) mais qui cette fois ne sont pas générés aléatoirement. Mais chacune de ces zones est toutefois très vaste et il faudra parfois compter plusieurs heures pour en venir à bout, particulièrement si vous cherchez tous les coffres et affrontez un maximum d'ennemis. Rajoutez à cela un traditionnel donjon optionnel, ainsi qu'un vaisseau fantôme rempli d'adversaires puissants et qui mettra votre endurance et vos connaissances à rude épreuve.

Star Fighter

Niveau combat, on retrouve ce qui fait la marque des RPG japonais : les rencontres aléatoires. Point d'adversaires visibles en avance et que l'on peut éviter. Toutefois, contrairement à beaucoup de Final Fantasy, il n'y a pas de chargement de champ de bataille, les combats se déroulent directement dans les zones d'exploration, ce qui apporte une certaine continuité dans l'action, mais pose parfois quelques soucis lors des combats dans les zones escarpées.

Pendant la bataille, vous disposez de 3 combattants, deux gérés par l'IA et un troisième contrôlé par vous. Vous attaquez directement l'ennemi de votre choix, soit via votre arme de corps-à-corps soit avec votre arme à distance. Vous avez également à disposition des compétences diverses et vos objets, l'un comme l'autre pouvant être utilisés par vous ou par vos compagnons (mais jamais sans votre accord). Dans tous les cas, vous disposez d'une jauge d'action. Chaque action fait décroître cette jauge qui une fois à 0 vous empêche d'attaquer ou d'utiliser un objet. Vous pouvez tout de même vous déplacer ou parer les attaques adverses.

Si vos personnages gagnent de l'expérience, votre véritable puissance viendra de vos armes qu'il faudra faire évoluer le plus possible. Le principe est simple, vos armes disposent d'une jauge d'expérience. Une fois la jauge remplie, vous pourrez la combiner à une autre arme via une option de fusion d'arme. Il faudra donc utiliser toutes vos armes afin d'en booster d'autres. Mais seules certaines combinaisons bien précises vous donnerons accès aux armes les plus puissantes de la galaxie.

Le Collectionneur de l'Espace

Afin de venir à bout de votre aventure et atteindre les 100% (in-game et pas seulement avec vos trophées), vous devrez collectionner un certain nombre d'exploits, parfois très chronophages. Vous avez dès le début du jeu accès à un tableau de chasse. Plus vous tuez de monstres, plus vous grimpez dans le classement des 100 meilleurs chasseurs de primes de la galaxie, le but étant bien sûr de détrôner le number one, La Griffe du Désert himself. Vous devrez également devenir champion de l'Insectron, un mini-jeu consistant à capturer, élever et faire combattre des insectes. Un petit jeu qui peut devenir très prenant quand on prend la peine de s'y intéresser. Au tiers de l'aventure (à peu près), vous aurez également accès à une usine vous permettant de construire divers objets en combinant et en transformant des matériaux bien précis. À vous de trouver les plans de fabrication en parlant avec les habitants des différentes planètes.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Scotty, vitesse lumière !
Un vaisseau d'une bien belle qualité

On ne le répétera jamais assez, juger un jeu de cet âge-là sur ses graphismes est un exercice difficile où objectivité affronte nostalgie et respect des aînés. Fort heureusement, Rogue Galaxy fait partie de ces jeux aux graphismes intemporels. Ceux que l'on ne peut juger vilains que dans les détails mais qui globalement savent flatter la rétine par les choix de design ou tout simplement par un cel-shading qui sait parfaitement comment se prémunir des outrages du temps.
Même si les décors des donjons sont assez répétitifs de par leur longueur, le moins que l'on puisse dire c'est que l'ensemble du jeu est très soigné et devrait plaire aux joueurs plus "récents" (il n'est en effet pas toujours facile d'attirer la jeune génération de gamers vers les anciennes licences).

L'ambiance sonore n'est pas en reste avec une BO assez riche et variée. Chaque lieu a son propre thème qui lui est parfaitement adapté. Si elles sont discrètes lors de phases d'exploration, elles prennent tout leur sens pendant les combats mais surtout pendant les scènes cinématiques où elles peuvent devenir véritablement épiques.

Niveau bug et compagnie, un jeu comme Rogue Galaxy est là pour rappeler que niveau finition, globalement c'était quand même mieux avant, quand les jeux étaient finis au moment de sortir (oui je pratique la pêche au troll régulièrement, pourquoi ?). Donc pas de bugs majeurs à constater, ni mineurs d'ailleurs. Si l'on peut reprocher une seule chose, c'est la caméra qui, parfois, n'est guère appropriée dans des espaces plus réduits et en plein combat. Mais ces moments sont assez rares et se font sentir surtout dans le donjon optionnel du vaisseau fantôme, constitué de petites pièces assez étroites.

Pour finir, l'IA est de très bonne qualité de manière générale. Les ennemis sont très réactifs et ne se laissent pas faire pendant que vous vous concentrez sur l'un des leurs, bien au contraire. Les combats ne manquent pas de panache et cela fait du bien. Mais dans les combats, il n'y a pas que l'ennemi qui compte, avec vos deux alliés contrôlés par le jeu. Et là encore, rien à redire. Vos deux collègues font leur boulot en terrassant autant d'ennemis que vous, parfois même plus. Il arrive qu'ils se fassent tuer en un clin d’œil, mais comme cela peut très bien vous arriver aussi, on ne peut pas leur en vouloir. Et contrairement à d'autres jeux, les alliés ne balancent pas à tout va leurs compétences, se retrouvant vite épuisés. Ils vous proposent régulièrement des actions à entreprendre que vous pouvez valider facilement via (L1) ou (L2).

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Je sens que ça va faire mal !
Vers l'infini et au delà !

Premier moteur de plaisir du jeu, l'histoire est à deux vitesse. D'un côté, elle est d'un classicisme fou avec une chasse au trésor menée par deux clans (votre équipe de pirates et un magnat de l'armement), des trahisons que l'on voit venir à des années-lumières, des liens de parentés et/ou des origines pour certains personnages que l'on pourrait parier sans trop se mouiller et, bien sûr, la fameuse planète Eden qui ne doit bien évidemment pas cacher que des bonnes choses. Mais d'un autre côté, si cet ensemble d'éléments a été vu et revu des centaines de fois, ce n'est pas pour rien : c'est parce que ça marche. Les personnages tout d'abord ont tous un background travaillé et ne sont pas là juste pour remplir les sièges. Ils ont tous leurs motivations, leur lot de casseroles et un caractère bien trempé. Et c'est entre autres pour en apprendre plus sur eux que l'on veut sans cesse aller plus loin, et je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir.

Le nombre d'activités différentes n'est en revanche guère varié, et c'est sans doute le gros point noir du jeu. Si on enlève l'exploration (assez prenante) et les combats, il ne reste déjà plus beaucoup d'activités annexes comme on pourrait en avoir dans un RPG plus classique. Les mini-jeux sont peu nombreux par exemple. En fait, à part l'usine et l'Insectron, il n'y a rien d'autre.

Fort heureusement, les combats sont très nerveux et n'entraînent aucune lassitude à moins d'être contre des ennemis beaucoup moins forts que vous, mais là c'est vous qui cherchez l'ennui. On prend d'ailleurs plaisir à rendre ses personnages toujours plus forts en leur faisant apprendre de nouvelles techniques parfois ravageuses. Mais je mettrai quand même un point en moins pour les combats à cause de certains genres d'ennemis : ceux munis de protections, ceux qui ne peuvent s'abattre qu'en visant la tête et enfin les gros DPS (dégâts par secondes). Les premiers doivent d'abord subir une attaque précise, soit chargée soit via un pistolet anti-barrière, afin de pouvoir les atteindre. Dans les deux cas, vos compagnons ne sont pas vraiment d'un grand secours et vous devrez souvent vous en charger vous-même, ce qui n'est pas tip-top face à 5-6 ennemis de ce genre là. Le deuxième groupe, il vous faut constamment sauter pour atteindre leur tête, ce qui donne parfois des combats juste ridicules où vous sautez, donnez trois coups et on recommence sans que l'ennemi puisse parfois faire grand chose. Enfin, les gros DPS sont des ennemis qui, même avec un bon niveau, vont faire fondre votre jauge de vie en quelques secondes. Du coup, votre réserve de soins va parfois diminuer à vue d’œil sans que vous puissiez faire grand chose, surtout que vous subirez parfois des dégâts une micro-seconde après un soin, et vous devrez déjà en reprendre un... Il y a régulièrement à cause de ce genre d'ennemis des pics de difficultés qui vous obligent à vous équiper mieux, à frapper plus fort et surtout plus vite.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un vaisseau en ruine, une ambiance inquiétante... On fait demi-tour ?
Le Platineur Galactique

Dans le test de Dark Cloud, j'avais reproché à la liste de ne pas être assez complète, de ne pas refléter ce 100% in-game, bref, d'avoir un sentiment d'inachevé. Ici, on tombe beaucoup moins (mais un peu quand même) dans cette problématique. Grosso modo, une fois le platine en poche, on peut dire que vous n'êtes vraiment pas loin du 100% : vous avez les meilleures armes, vous avez tout fabriqué dans l'usine, vous êtes devenu un champion d'Insector, vous êtes au niveau maximum et vous avez fini l'ultime donjon.

Toutefois, il reste quelques tâches à accomplir pour le vrai 100%. Tout d'abord les objets rares, au nombre de 9. Les trophées vous obligent directement ou indirectement à en avoir 4. Et tous ces objets s'obtiennent très facilement quand on sait comment les avoir. C'est du pinaillage certes mais tout de même, un trophée d'argent pour tous les avoir aurait été plus sympa que deux trophées de bronze pour en avoir 2/9. Par contre, les autres choses manquantes ne vont pas manquer et on pourrait même se réjouir de leur absence, comme le tableau de chasse à compléter. Avec plus de 200 monstres différents à chasser en plusieurs exemplaires, certains étant assez timides, la quête aurait été super longue et ultra barbante. De même, le crapaud-journal est un élément assez inutile puisqu'il faut constamment analyser les armes pour savoir quelle est la meilleur combinaison, ce qui ne sert à rien puisque toutes les combinaisons fonctionnent.

Bref, globalement, la liste des trophées est agréable à faire, on progresse à un rythme régulier, non sans challenge dû à la difficulté propre du jeu. Seuls quelques absents font défaut à cette liste que les amateurs du jeu devraient apprécier.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Rogue Galaxy est une petite perle bien trop méconnue. Un système de combat efficace et une histoire qui nous accroche malgré quelques ficelles bien connues font de ce jeu un très bon titre du genre, surtout en cette période où les RPG en tout genre ne sortent pas vraiment à la pelle. Si vous ne l'avez pas connu à l'époque, foncez. Sinon, et bien foncez aussi car il n'a pas pris une ride.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux spécialistes du genre