Test : Prison Architect : PlayStation 4 Edition


Prison Architect : PlayStation 4 Edition
  • 1
  • 4
  • 20
  • 19
Note des joueurs :
4.7/5 - 3 notes
Note des platineurs :
4.5/5 - 2 notes

Prison Architect : PlayStation 4 Edition

ps4


44 trophées au total
0 trophée caché 1 DLC

204 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 24 joueurs (12 %)
100% par : 8 joueurs (4 %)
Note du jeu
16/20
Discuter du test

Test du jeu
Prison Architect : PlayStation 4 Edition

  • Test rédigé par Bas ^ le 05-07-2016 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Tout est calme... du moins de là-haut.
Sorti à l'origine sur PC en Octobre 2015, mais auparavant disponible via le programme Early Access de Steam, Prison Architect est arrivé fin Juin sur notre belle PS4, sous la houlette d'Introversion Software et de Double Eleven pour cette adaptation, à qui l'on doit notamment Limbo, Goat Simulator et la série des PixelJunk pour n'en citer que quelques-uns.

Souvent comparé à The Escapists, de par le graphisme et l'univers, Prison Architect est toutefois un jeu de gestion, au contraire de son camarade : pas question de s'évader ici. À l'inverse, on préfère que tout le monde reste bien confortablement dans sa cellule, ça fait moins désordre. Alors que le genre est sous-représenté, malgré des adaptations plutôt bonnes comme Tropico 5 (Gratuit pour les abonnés PS+ le mois dernier), Prison Architect tente le pari. Payera-t-il ou l'isolement sera-t-il préférable ?

Contenu du jeu


Bon, je ne suis peut-être pas un si bon gardien.
I NEVER BROKE THE LAW...

Comme son nom l'indique, Prison Architect nous place dans la peau d'un gardien de prison, de la construction des fondations en passant par le recrutement du personnel, jusqu'à la plus sordide exécution des détenus les plus violents. Pour les novices, le jeu propose un mode Histoire, présentant différents environnements et suivant grossièrement les démêlés judiciaires d'une énième famille mafieuse. L'idée sera surtout de comprendre le B.A.-BA, en utilisant la plupart des fonctions au travers d'objectifs plutôt bien pensés. Une fois les bases apprises, le gardien en herbe pourra lancer une nouvelle partie, où le choix entre Gardien de prison et Architecte pénitencière lui sera proposé. Pour le premier, il s'agira principalement de gérer au quotidien des prisons déjà construites, avec la plupart du temps une économie relativement stable et des détenus déjà bien installés. Dans le deuxième cas, le futur maître des lieux n'aura qu'un terrain vierge et ses économies pour bâtir le futur pénitencier SuperMax dont il rêve. Moult options permettront de jouer à sa façon, par exemple en activant le brouillard de guerre, comme dans un RTS, qui empêche de voir à l'intérieur des lieux non gardés, ou encore en permettant aux gangs de proliférer, nécessitant une gestion plus fine de votre Alcatraz en devenir.


I AM THE LAW!

Jeu de gestion exclusivement solo, PA, pour les intimes, fourmille de détails pour rendre l'expérience unique, comme nous le verrons par la suite. L'absence de multijoueur ou de coop n'a donc rien d'étonnant ni de véritablement problématique. Il est en revanche regrettable que le mode Escape (note du traducteur : s'échapper, in english), disponible sur la version PC et consistant à jouer sa prison en tant que détenu, n'ait pas fait le voyage vers la PS4. Toutefois, à n'en pas douter, si le succès est au rendez-vous, l'éditeur n'hésitera pas à l'ajouter, soit dans un patch, on peut rêver, soit via un DLC.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Beaucoup de choses sont à débloquer.
ANYTHING YOU SEE WILL BE USED AGAINST YOU.

Visuellement, le jeu se rapproche beaucoup d'un The Escapists, en partie à cause de la ressemblance (cet univers 2D vu du dessus) et bien sûr par le contexte lui-même, à savoir l'univers carcéral. Beaucoup d'éléments, très certainement réalistes, sont ainsi présents dans les deux : la contrebande, l'atelier avec sa fabrication de plaques, le travail des détenus ou encore la fabrication de tunnels grâce aux cuillères de la cantine. Néanmoins, là où le titre de Team17 affichait de la bonne vieille 8-bit, Prison Architect offre des personnages plus lisses et des textures plus travaillées, même si on est à 15 bonnes années, à peu près, du graphisme d'un Uncharted 4. Les animations, avec des personnages qui glissent sur le sol et sautillent permettent toutefois de dédramatiser un jeu qui se veut plutôt crédible et réaliste de par son contenu.


YOU HAVE THE RIGHT TO REMAIN SILENT.

En ce qui concerne le son et les musique, il n'y a rien de particulier à dire, un thème assez générique accompagne l'ensemble du jeu, quelques effets sonores viennent ponctuer l'ouverture, la fermeture des portes et l'utilisation des différents objets mais rien de vraiment génial. Quelques musiques accompagnent parfois les "cinématiques" du jeu, mais là encore, rien que ne soit véritablement marquant. Certaines actions spécifiques, comme l'utilisation du verrouillage général, offrent aux oreilles une certaine tension, amusante au départ, plutôt agaçante si on décide de le maintenir plus que quelques minutes.


IF YOU CANNOT AFFORD A KEYBOARD...

En dehors de l'aspect visuel et sonore, le jeu est assez réussi, avec une intelligence artificielle plutôt correcte : vos gardiens surveilleront un peu d'eux-mêmes les prisonniers, ces derniers essayeront de profiter des brèches dans vos défenses pour s'évader et les différents éléments extérieurs, comme la contrebande introduite dans la prison, donnent une impression de vivant à l'ensemble. A priori, sauf si vous construisez n'importe comment ou que vous oubliez des portes, le pathfinding (la manière dont les personnages avancent à l'intérieur de votre dédale carcéral si vous préférez) est plutôt bon, je n'ai pas décelé de problème particulier. En général, un attroupement à un endroit proviendra plutôt d'un problème de sous-effectif que de la débilité de vos ouailles.
En outre, hormis quelques ralentissements lorsque votre prison devient gigantesque, de l'ordre de 500-600 prisonniers, et que vous décidez d'une fouille générale, le jeu se porte plutôt bien, sans surprise. Un léger temps d'accès au disque dur lors de la sauvegarde quotidienne sera à prévoir, mais rien d'anormal.


ONE WILL BE PROVIDED TO YOU AT NO COST.

Bien que le passage de la souris à la manette soit un handicap certain dans un jeu de gestion, Prison Architect s'en sort correctement, avec l'utilisation de la croix directionnelle et des touches (L1) (R1) pour naviguer dans les menus et des deux joysticks pour bouger la caméra et le curseur. J'ai surtout regretté l'absence d'utilisation du pavé tactile, qui aurait sans doute apporté un vrai plus à mon sens, en permettant de libérer d'autres commandes. Par ailleurs, il est plutôt regrettable de devoir maintenir (triangle) puis naviguer avec (gauche) et (droite) pour changer la vitesse d'écoulement du temps : le jeu étant la plupart du temps à jouer en vitesse 3 ou en pause lors d'un pépin ou durant les phases de planification, devoir utiliser autant de touches pour passer de l'un à l'autre est un peu pénible, mais ça n'arrive pas non plus tout le temps.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


On peut programmer la vie des détenus.
DANS LE SYSTÈME PÉNAL...

Comme je l'ai déjà évoqué, Prison Architect fourmille de mille détails pour rendre chaque partie unique, c'est en ça qu'il est plutôt génial à jouer, et à rejouer : si d'aventure vous souhaitez créer une prison tranquille, où viendront uniquement des prisonniers basse sécurité, vous le pourrez, ils auront même la possibilité de manger des repas étoilés trois fois par jour et de se détendre autour d'une table de billard. Au contraire, si vous souhaitez n'accueillir que les vrais durs, les plus endurcis et les mater à l'aide de vos patrouilles armées, vos repas faméliques et vos cellules d'isolement, pas de problème, il faudra juste penser à renforcer le béton autour de votre centre de détention. À travers de nombreuses options d'agencement et de nombreux outils, comme par exemple des salles de cours pour rééduquer vos prisonniers, ou des sessions de thérapies comportementale, vous pourrez construire à peu près tout et n'importe quoi, de la maison de retraite carcérale au SUPERMAX dans le désert. Il y a même une option pensée par la NSA pour écouter les conversations téléphoniques, mais ça, a priori, c'est moins légal.


VOICI LEURS HISTOIRES.

Si vous n'avez pas trop d'imagination dans la création de votre prison, sachez en outre qu'il est possible, après une petite inscription à la communauté DoubleID, de télécharger les prisons mises en ligne par les autres joueurs. Comme souvent, vous aurez la possibilité de donner une note à la création d'autrui, sans pouvoir toutefois commenter. L'absence de description est un peu dommage par contre, on télécharge sans trop savoir où on va mettre les pieds, en sachant qu'on peut arriver au milieu d'une émeute ou d'un camp de vacances.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Je l'avoue : je n'en suis pas l'auteur.
ARE YOU SURE YOU'RE READY FOR THIS?

Avant tout, je salue la présence d'un (Platine), ce n'est pas tout le temps le cas, mais pour le prix réduit (24,99€ au lancement), c'est plutôt agréable. Ensuite, bien souvent dans un jeu de gestion bac à sable, la liste de trophées est un excellent moyen d'avancer dans le jeu, en ayant ainsi un objectif global et des objectifs annexes. Prison Architect ne fait pas exception à cela, puisque pour la partie Jeu libre, il offre un but, avoir 500 prisonniers au total, et parsème le tout de trophées intermédiaires logiques, comme par exemple de débloquer toutes les options disponibles via la bureaucratie, une sorte de Recherche & développement ou encore de récolter tout l'argent que l'État peut fournir à travers des subventions. Quelques-uns vous demanderont d'arrêter des émeutes ou de déloger des gangs, ce qui pourra être fait rapidement, à l'aide d'une deuxième sauvegarde, si vous ne voulez pas ruiner votre précieuse prison, ou en cours de route si vous ne gérez pas convenablement votre établissement. En dehors de tout cela, quelques trophées viendront récompenser le mode Histoire, à condition de remplir tous les objectifs secondaires. Enfin, le jeu vous offrira sur un plateau certains (Bronze), qui ne nécessitent globalement que de tester les derniers modes de jeu.


LOSERS ALWAYS WHINE ABOUT THEIR BEST.

Le seul problème, selon moi, qui vient ternir cette liste autrement réussie et sympathique, c'est la présence d'un trophée concernant la collecte de 155 polaroids. Oui, j'ai bien dit 155. Une très grosse partie de ceux-ci seront récupérés durant l'histoire, mais d'autres feront l'objet d'une apparition assez aléatoire au gré de la chance durant le jeu libre. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, il faut savoir qu'ils ne sont pas automatiquement ramassés : vous devrez les sélectionner manuellement. Comme ils ne font pas très gros à l'écran, il sera nécessaire de fureter dans les endroits probables où ils peuvent surgir pour les obtenir. Et encore, heureusement, on a échappé aux pages du carnet de développement, présentes dans la version PC qui n'apparaissaient qu'à raison d'une toutes les 5-10 minutes...

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Finalement, Prison Architect sur PS4 est une bonne surprise, malgré la petite perte de maniabilité engendrée par la manette. On ne viendra pas pour le design dernier cri, mais on restera sans problème tant le jeu est riche et les possibilités infinies. En ajoutant à cela la liste de trophées plutôt sympa et le petit prix (25€), le jeu est une belle réussite, qui pourra séduire les chasseurs.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile