Overcooked 2

Overcooked 2

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 07/08/2018
Genre(s) : Adresse 
Territoire(s) : FRANCE

1174 joueurs possèdent ce jeu
55 trophées au total
0 trophée online
1 trophée caché
4 DLC's

Platiné par : 409 joueurs (35 %)

100% par : 75 joueurs (6 %)


Note des joueurs :
4.8/5 - 12 notes

Note des platineurs :
4.9/5 - 11 notes

Test rédigé par Pelotedeneige le 11-08-2018 - Modifié le 11-08-2018


Introduction

C’est marrant les petits bouts de fromage par terre. C’est ça que vous appelez une fondue ? - Perceval de Galles

Après avoir offert un premier service aux qualités gustatives reconnues, les développeurs de Ghost Town Games décident de remettre le couvert et rempilent les assiettes pour délivrer une autre fournée avec un Overcooked 2 qui semble reprendre les bases culinaires de son aîné. A peine sorti du four de l'E3 où le jeu y a été révélé pour la première fois au cours de la prise de parole de Nintendo, le projet, toujours soutenu par une Team 17 bien inspirée, n'aura que peu mijoté pour parvenir dans nos assiettes moins de deux mois plus tard (mais deux années presque jour pour jour après le premier opus). Ne reste plus qu'à découvrir ce que les chefs nous ont concocté dans leurs marmites.

La menace des boulettes de viandes repoussée, le Royaume Oignon n'en reste pas moins toujours fragilisé. En effet, tandis que le régent utilise le grimoire Necronomiammiam dans la confection d'une recette, le résultat ne montre pas les effets escomptés mais débouche sur la résurrection de tranches de pain autrefois trépassées qui ressortent de leurs tombes. Visiblement affamés, les Zomb'Mies en viennent à coloniser les terres du fief pour finalement s'en prendre au château. Cuisiniers, enfilez vos toques et aiguisez vos couteaux car il va vous falloir porter secours au monarque et à son fidèle canidé Kevin.

Contenu du jeu

Fromage et désert

Là où l'expérience paraît un peu fade, c'est dans la frugalité de son menu. La campagne comporte seulement six mondes découpés en autant de niveaux, tous répartis sur une carte du monde à explorer dans un camion alimentaire capable de se muer en bateau gonflable ou en aéroplane de fortune le temps d'un instant. Plus l'on progresse au sein d'un monde, plus la difficulté se réhausse, le changement de région n'impliquant pas nécessairement un défi plus relevé d'emblée. A cela, il faut tout de même ajouter huit localisations bonus à débloquer sous des conditions de score dans l'histoire principale. Chaque lieu demande un nombre minimal d'étoiles pour pouvoir investir les cuisines et même si vous partez en quête de la notation ultime, vous ne vous sentirez que faiblement rassasié. D'autant que les environnements manquent de variété mais nous y reviendrons. Au final, on compte la petite dizaine d'heures pour décrocher le Platine et moitié moins pour ceux qui se contentent du minimum syndical. C'est d'autant plus faible que le plat est succulent.

L'entraide représente le socle même de l'expérience de jeu. C'est d'ailleurs son mur porteur sans lequel tout (ou presque) s'effondre. Aussi, est-il fondamental de retrouver la composante coopérative déjà proposée au sein du premier opus. La grande nouveauté de Overcooked 2 et qui en fait tout le sel, réside dans l'ouverture vers un multijoueur en ligne permettant aux cuistots confirmés ou apprentis de se retrouver ensemble derrière les plans de travail pour partager et savourer des moments de collaboration. Le studio se paye même le « luxe » des combinaisons multiples en associant des joueurs locaux sur leurs canapés à d'autres plus éloignés pour se rejoindre dans les mêmes cuisines. Deux partenaires à la maison + deux à distance, trois au foyer + un « étranger » … toutes les organisations sont possibles. Outre le scénario, il devient alors possible s'associer voire de s'affronter au sein d'un mode Arcade et Duel, servis à part en complément. Malheureusement, à moins de se confronter à des opposants en ligne, ces assortiments ne font figure que de doublon par rapport à la campagne (d'autant qu'on recense seulement six niveaux, un par monde).
Note : 3/5

Aspect technique du jeu

Y a pas de mets qui tiennent

Si vous avez fait vos armes sur le volet précédent, vous connaissez les bases du gameplay de Overcooked 2. Au sein de cuisines spécialement aménagées (c'est peu de le dire), vous devez découper vos victuailles, faire chauffer vos plats et assurer le service pour des clients exigeants au pourboire dont la générosité dépend de leur attente et donc de votre rapidité. Une bonne gestion des cuissons et de la vaisselle reste de rigueur de même qu'une organisation précise si vous souhaitez décrocher la meilleure évaluation auprès de vos visiteurs d'un jour. Les décors évoluent de concert avec les recettes et gagnent en complexité au fur et à mesure de la progression. De fait, si vous débutez par des mets japonais à déguster crus, vous débouchez rapidement sur des pizzas, hamburgers ou burritos aux multiples ingrédients et aux différentes préparations. Parallèlement, l'arrière-boutique s'étoffe de tapis roulants parfois à embranchements, de portails de téléportation quand ce ne sont pas des flammes qui viennent vous bloquer le passage.

La seule réelle nouveauté dans les mécaniques provient de la possibilité de jeter la nourriture crue (ne faites pas ça chez vous), intacte ou découpée, et de la réceptionner. Que ce soit directement dans les bras de vos comparses ou dans une casserole / marmite. Les plus espiègles profiteront même du level design pour gagner du temps dans certaines configurations et déjouer ainsi les embûches de l'établissement. En dehors de cela, hormis de nouvelles concoctions et des chefs inédits à débloquer en parcourant la trame scénaristique, on déplore une absence assez cruelle de renouvellement par rapport l'épisode originel. Même l'agencement des niveaux de cette suite tend à recopier son ancêtre et parfois à supprimer quelques bonnes idées sans les remplacer, un défaut qui n'altère pas sa sympathie mais qui peut décevoir.


Presque Top Chef

Graphiquement, le jeu tient ses promesses en arborant de vives couleurs avec des tonalités qui donnent de véritables identités aux environnements. Les mines du Far West affichent un marron / orangé chatoyant quand l'école des sorciers dispose d'un bleu mystique qui lui confère une toute autre atmosphère. Les compositions musicales viennent donner du caractère au plat en s'associant parfaitement au décor pour en sublimer toute la saveur, qu'il s'agisse des élans d'un voyage dans les cieux ou d'un orchestre de croisière pour accompagner une descente en radeau. Avec une accélération de la mélodie en fin de service, histoire de vous prévenir sans avoir besoin de regarder le chrono et de vous filer un coup de bourre supplémentaire. Tout fonctionne en parfaite harmonie. Les animations des personnages lors de leurs aller-retour ou de la découpe donnent quant à elles immédiatement le sourire. En outre, les ralentissements figurent aux abonnés absents ce qui permet de ne rien louper, un point appréciable lorsque l'on se trouve en plein rush (c'est-à-dire tout le temps). Visuellement et techniquement, Overcooked 2 conserve une grande simplicité et l'on ne déplore aucune bavure… ou presque.

En effet, il arrive de se trouver face à un manque de lisibilité dans certains établissements. Notamment, lorsque deux ustensiles de cuisson se côtoient de trop près, par exemple. Dès lors, il devient impossible de déterminer lequel est concerné par la surchauffe, indiquée à l'écran par un panneau de danger qui chevauche les deux simultanément. Même remarque pour les aliments dont la proximité rend leur manipulation délicate. Enfin, on rencontre quelques fois des bugs de collision à l'image d'une assiette qui vient se glisser sous une poêle sur la plaque chauffante et qu'il devient impossible de récupérer. Ou d'un maître-coq qui n'a pas été détecté sur un radeau après une accélération et qui tombe à l'eau car considéré comme hors-jeu. Ces désagréments restent rares mais ils existent. Signalons que nous avons rencontré des problèmes de serveurs (une soirée seulement) avec impossibilité de se rejoindre par invitation ou de jouer en ligne. Là encore, ce n'est pas fréquent mais cela est arrivé.
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Pas la même mayo mais la même passion

Inutile de tourner autour du pot-au-feu, Overcooked 2 est un régal à parcourir à plusieurs. L'ingéniosité du level design (certes, peu innovant) y est pour beaucoup car, non contents de distribuer des pièges qui nécessitent une première gymnastique intellectuelle pour en tirer le meilleur, les artisans distillent les handicaps avec équilibre de sorte qu'aucun commis n'est plus désavantagé que les autres. La structure des environnements requiert une communication permanente et c'est avec le sourire aux lèvres que l'on vocifère commandements, mises à jour sur ses propres actions, lamentations sur la perte d'un plat qui part dans le vide, commentaires de mauvaise fois, le tout s'entremêlant de rire lorsque l'on cause la chute d'un acolyte dans la précipitation d'un dash un peu trop violent. La coordination et l'organisation sollicitées ne font que renforcer la collaboration et la volonté de se donner à fond pour son équipe au point de rendre l'immersion totale et la tension palpable avec une addiction réelle.

Et cette petite mécanique de lancer somme toute anodine voire anecdotique pour certains vient ajouter un brin de piment dans les échanges. Au-delà de gains de temps parfois non négligeables sur l'élaboration de certaines recettes, cela constitue également l'occasion de se féliciter d'une marmite à trois points savamment réussie ou de l'atterrissage parfait d'un poisson sur la planche de découpe, sans compter la petite joie procurée à l'auteur de la figure. Et c'est dans ces instants que l'on regrette un peu que les développeurs n'aient pas davantage mis la main à la pâte à ce niveau. Le titre aurait effectivement gagné à arborer un lot d'innovations supplémentaires car les pratiquants de Overcooked premier du nom se retrouvent en terrain beaucoup trop connu pour éprouver d'autres sensations. On pourrait arguer que les artisans à la réalisation ne sont que deux à plancher sur leur bébé mais la répétition des mêmes ambiances auraient pu, pourquoi pas, laisser place à davantage de créativité et de diversité.


Sel, sel, sel, sel y mène

Et c'est important de le signaler. Pour peu que l'on dispose d'une équipe efficace, Overcooked 2 fait montre d'une facilité assez déconcertante, quand bien même vous visez toutes les étoiles Michelin (à l'exception de l'énervant niveau 4-6 qui demande une précision d'horloger). Dès lors, les marmitons les plus expérimentés retrouvent aisément leurs marques et cette redite ne risque pas de beaucoup les déstabiliser ou les étonner. Attention, si les testeurs s'accordent pour souligner la relative paresse de Ghost Town Games, il demeure essentiel de préciser que cela n'altère en rien le plaisir de jeu et que les éclats de rire ne s'en verront pas diminués. Ils auraient pu en être plus grands. Ne vous attendez donc pas à être surpris ou ébahi comme lors de la découverte de l'itération précédente mais possiblement un poil déçu. Ajoutons à cela un recyclage assez important au niveau des décors, formules culinaires ainsi qu'une sur-utilisation de certains éléments (tapis roulants, miroirs de transposition) et vous comprenez que l'addition peut sembler assez salée pour une production facturée dix euros de plus que son aïeul. Notons toutefois que l'éditeur a fait l'effort d'une édition physique, un détail non négligeable.

Terminons par préciser que si l'expérience reste jouable en solo (il suffit de presser L1 pour changer d'ouvrier), elle n'a clairement pas été pensée pour ce genre de configuration. D'abord parce que certains agencements et commandes demandent un tel jonglage que la gestion devient extrêmement ardue. Qui plus est, à moins de se parler tout seul lors du service, aucun échange ne vient véritablement donner du piment lors des multiples déplacements effectués dans le restaurant et ce sont autant de rire perdus qui ne voient jamais le jour. Enfin, certains scores à atteindre, même s'ils sont indexés sur le nombre de cordons bleus présents sur les lieux, se montrent bien trop élevés pour seulement deux mains. Dès lors, si vous ne souhaitez pas partager ces instants avec d'autres personnes, vous risquez de vous ennuyer voire de pester plus que de raison. Concluons malgré tout sur une note positive en précisant que l'accessibilité de Overcooked 2 avec son gameplay à trois boutons et son extrême convivialité le destinent aussi à des joueurs occasionnels, aux joueurs potentiels effrayés par une manette complexe ou aux réfractaires qui ont une mauvaise image de notre média.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

100 % naturel

La cerise sur le gâteau, c'est la liste des trophées, impeccable pour les chasseurs en tous points. Tout d'abord, Overcooked 2 dispose d'un Platine, ce qui n'était pas le cas pour l'oeuvre antérieure, pour un nombre total de breloques qui passe du simple au double (dont six dorées). Ensuite, il faut savoir que l'intégralité ou presque se débloque le plus naturellement du monde en complétant l'histoire et en parachevant le 100 % du jeu. Ainsi, aucune action de grind abusif et avilissant n'est requise. Les récompenses nécessitant de découper 800 aliments ou de laver la vaisselle 300 fois tombent invariablement pour peu que vous soyez actifs derrière les fourneaux. Dès lors, si vous visez les trois étoiles, après quelques tentatives infructueuses sur quelques niveaux (bonus compris), vous parvenez à obtenir le compte sans trop forcer, non sans crier victoire pour les objectifs les plus tendus. Servir l'intégralité des types de plats, déverrouiller l'ensemble des chefs… tout vous arrive directement tout cuit dans le bec. Seule la médaille demandant de jeter 99 denrées semble se démarquer. A côté de cela, il suffit de tester les modes de jeu Arcade et Duel, aussi bien en ligne que sur le canapé en local.

Il est important de noter toutefois que certains trophées ne s'obtiennent que pour la personne hôte et non l'invité. Actionner tous les interrupteurs de la carte par exemple ou acquérir tous les cuistots font partie de ces objectifs qui ne se déverrouillent pas simultanément chez tout le monde car strictement corrélés à la trame principale. Il convient donc de s'enquérir d'un guide afin de définir ce qu'il manque en bout de course. Une information capitale puisqu'il faut alors inverser les rôles pour que le(s) partenaire(s) puisse(nt) mettre la main sur leur Graal bleuté (terminer la campagne notamment). Mais lorsque l'on y regarde de plus près, on ne peut que saluer le catalogue de coupes virtuelles qui retranscrit ce que l'on recherche dans la chasse : des trophées qui tombent spontanément pour toute personne qui a adoré l'expérience et souhaite la parcourir dans son intégralité sans l'abrutir dans le processus.
Note : 5/5

Conclusion

En dépit d'un menu moins inspiré et gourmand, Overcooked 2 reste maître de ses cuissons et délivre des plats aussi savoureux qu'équilibrés, assortis par une délicieuse sauce Platine sans matières grasses dans un restaurant où la convivialité et le rire ont élu domicile. On y retourne avec grand plaisir.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Pelotedeneige (Pelotedeneige)

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