One Punch Man : A Hero Nobody Knows

One Punch Man : A Hero Nobody Knows

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 28/02/2020
Genre(s) : Combat
Territoire(s) : FRANCE

110 joueurs possèdent ce jeu
47 trophées au total
0 trophée online
13 trophées cachés

Platiné par : 53 joueurs (48 %)

100% par : 53 joueurs (48 %)


Note des joueurs :
2/5 - 4 notes

Note des platineurs :
2/5 - 3 notes

Test rédigé par yuutsu le 16-03-2020 - Modifié le 16-03-2020

Introduction

La force de mille hommes dans un seul coup de poing

Bandai Namco est connu pour son catalogue misant, quasi exclusivement, sur les adaptations vidéoludiques des animes à succès. Le début d'année 2020 s'est ouvert sur Dragon Ball Z : Kakarot, action-rpg proposant aux joueurs (et particulièrement aux fans de la première génération) de se payer une tranche de nostalgie dans la figure. 2020 s'annonce comme une année riche en sorties pour Bandai Namco avec des suites de licences comme One Piece Pirate Warriors 4, My Hero's One Justice 2 ainsi que de nouvelles adaptations.

One Punch Man : A Hero Nobody Knows fait clairement partie de cette seconde catégorie. Premier jeu adapté du manga de ONE, Bandai Namco confie le projet à Spike Chunsoft connu pour avoir développé des jeux comme Jump Force ou encore Danganronpa V3 pour en citer les plus récents. Autant dire que le résultat donné peut se révéler mitigé, à l'image de la réception qu'a connu Jump Force. Là où on s'attendait à ce que Bandai Namco édite un énième jeu de combat manga, Spike Chunsoft propose un action-rpg où le joueur aura le choix de créer son propre héros. Cette ficelle scénaristique n'est pas étrangère aux jeux édités chez Bandai Namco : Jump Force en avait proposé l'expérience.

Les éternelles interrogations se posent donc : en plus des fans de l'univers, One Punch Man : A Hero Nobody Knows peut-il attirer le néophyte ? L'univers est-il respecté et, surtout, l'adaptation est-elle maîtrisée ?

Contenu du jeu

Je suis juste un mec qui joue au super-héros

One Punch Man étant un shonen misant sur le combat et se permettant même de tordre le cou à plus d'un cliché du genre (comme son fameux héros tellement puissant qu'il tue tous ses adversaires, d'un seul coup de poing) on s'attendait à un jeu exclusivement combat. One Punch Man : A Hero Nobody Knows propose de suivre le scénario de la première saison de l'anime mais dans la peau d'un héros lambda : vous. Passé la phase de personnalisation (très rapide au vu du peu de contenu proposé dès le départ) votre personnage est recruté par l'Agence des Héros et va croiser des figures emblématiques de l'univers comme les autres héros mais aussi les ennemis qu'a affronté Saitama. Ce dernier finira d'ailleurs chacun des boss. Votre héros n'est qu'un figurant qui subit les événements de l'anime sans réellement y prendre part, ou avec des pirouettes scénaristiques défiant toute logique.

En dehors de l'histoire, vous pouvez réaliser des missions secondaires qui vous rapportent divers éléments comme augmenter votre rang de héros. Plus celui-ci est élevé, plus vous débloquez d'autres missions ainsi que des réductions dans les différentes boutiques. Ces dernières vous offrent de nouveaux éléments de personnalisation pour votre personnage, des objets à activer en mission pour déclencher des bonus, et de quoi customiser votre appartement. Ce dernier n'a d'intérêt que d'inviter les PNJ avec qui vous avez monté assez haut votre lien en effectuant des tâches pour eux. Car à défaut de pouvoir les jouer en dehors du multijoueur, les héros emblématiques peuvent être croisés dans la ville ou venir vous aider en combat.

Un héros venir vous aider, mais comment ? Vos duels peuvent connaître des événements imprévus comme un orage foudroyant l'ensemble de l'arène ou l'arrivée d'un héros que vous pourrez jouer temporairement. De son côté, l'adversaire peut aussi faire appel à un soutien. Cet élément fait partie des quelques idées intéressantes proposées par One Punch Man : A Hero Nobody Knows mais rapidement expédiées. D'ailleurs le multijoueur consiste seulement à défier d'autres joueurs, voire échanger avec leurs avatars mais rien de plus.

Que ce soit en mission principale ou secondaire, toute l'action de One Punch Man : A Hero Nobody Knows se résume à mener des combats, encore et encore. Il y a bien quelques ficelles scénaristiques pour les quêtes annexes mais elles se résument à traverser la rue (littéralement). Quant aux relations à monter avec les héros, vous ne débloquerez qu'une courte scénette dans votre appartement se résumant à deux-trois lignes de dialogue. On a connu plus attrayant.

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One Punch Man : A Hero Nobody Knows est un jeu qui va à l'essentiel sans s'embarrasser d'éléments pour enrichir son contenu. Le multijoueur et les ajouts comme votre appartement sont si dérisoires qu'ils seront à peine explorés par la communauté. Le roster de 27 personnages, attrayant de prime abord, est rapidement balayé puisque accessible qu'en multijoueur. En local, seul votre avatar peut être joué. Et si créer son propre héros a quelque chose d'attrayant, l'aspect technique de l'opus pénalise grandement cet aspect.
Note : 2/5

Aspect technique du jeu

Être trop fort, c'est super relou

Si One Punch Man a obtenu son succès, c'est avant tout pour l'alliance opérée entre ONE sur le plan scénaristique et Yûsuke Murata sur le plan graphique. Même si l'univers est bel et bien là, celui-ci est rapidement résumé à la ville quasi déserte et des arènes très peu attrayantes variant entre la ruelle vide et des zones... vides. Pourquoi avoir mentionné le duo de mangakas en début de cette section ? Pour souligner que l'aspect graphique de l'opus de Spike Chunsoft est en-dessous du manga, et même de l'animé (je parle de la saison 1, et non de la saison 2, très controversée). Les textures sont lisses, les personnages rigides. L'ensemble manque de vie. Quand on songe que One Punch Man est un shonen misant sur l'action débridée et dont l'apport de Yûsuke a permis de lui faire gagner en popularité, ce constat a de quoi décevoir. Visuellement, One Punch Man : A Hero Nobody Knows accuse un énorme retard, à tel point que le jeu tient plus de la charte graphique digne d'une PS3 en fin de vie qu'une PS4. Bien évidemment, on ne demande pas à une adaptation vidéoludique d'animé d'être photo-réaliste, mais force est de constater qu'il ne se dégage rien d'attrayant de ce jeu. Même les effets de coups portés par votre personnage ou votre adversaire n'ont, en rien, le dynamisme propre à la série. Le tout sonne fade, creux, sans âme.

L'impression est décuplée par un gameplay mollasson. One Punch Man : A Hero Nobody Knows propose, comme Dragon Ball Z : Kakarot, un action-RPG où vos principales missions consistent à mener des combats. Là où Dragon Ball Z : Kakarot offrait la possibilité d'effectuer des coups emblématiques et misait sur les couleurs pour dynamiser le tout, en plus de points techniques appréciables (comme les communautés) One Punch Man : A Hero Nobody Knows se contente du strict minimum en plus d'être extrêmement lent. Je ne parle pas là de freeze ou de bugs pouvant gêner l'avancée, mais bel et bien d'une lenteur calculée. Votre personnage demeure lourd à manier et les techniques utilisées offrent peu de réelle diversité. Si vous ou votre adversaire finissez à terre, suite à un coup reçu, il faudra attendre qu'il se relève. Aucune touche ne permet un rétablissement rapide. Quant aux ultimes coups spéciaux, leur visuel censé être surprenant (on tente toujours de sortir le fameux coup final pour sa cinématique dans un jeu proposant du combat) tombe à plat – hormis celui de Saitama, mais encore faut-il la patience de l'utiliser vu que le personnage tue tout le monde en un coup.

Les personnages n'ont d'ailleurs aucun équilibrage correct et il en va de même pour les types de combat. Misez sur le type psychique et vous pourrez finir vos adversaires sans qu'ils aient la possibilité de vous toucher en usant des bonnes compétences. D'ailleurs vous ne pouvez jouer les personnages de l'univers que dans les fonctionnalités du multijoueur en ligne et local – pour tout le reste, vous êtes cantonné à votre avatar sauf, rares cas, où un héros vient vous aider.

Je parlais, plus tôt, d'absence de bug au sujet du ralentissement mais cela ne veut pas dire que One Punch Man : A Hero Nobody Knows est dépourvu de bugs. Le plus notable demeure celui du temps d'apparition des PNJs. Il vous faudra patienter quelques secondes, même en étant sur place, avant que le PNJ avec lequel vous devez interagir apparaisse. Ce qui rajoute un plus à cette impression globale de vide dans lequel le jeu patauge. Dommage car la possibilité d'effectuer un combat 3vs3 avec intervention extérieure aurait pu apporter un dynamisme bienvenue dans le genre du jeu de combat.

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Ajoutez à cet ensemble une bande-son très oubliable, voire insupportable (j'ai coupé le son au bout de quelques heures) et vous comprendrez que peu de joueurs seront tentés par un jeu qui, rappelons-le, est vendu à 70€, l'équivalent d'un triple A. Le doublage japonais demeure, lui, celui de l'animé. D'ailleurs One Punch Man : A Hero Nobody Knows se lance automatiquement en voix anglaise et il faudra patienter le temps du tutoriel pour accéder aux options et modifier cela (surtout que le doublage anglais surjoue beaucoup trop). One Punch Man : A Hero Nobody Knows est sorti bien des années trop tard.
Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Je me suis entraîné comme un dingue... pour ça ?

Comme dit plus haut, votre héros n'est qu'un figurant, un héros anonyme qui monte les marches de l'élévation dans le domaine héroïque. En soit, le postulat de base aurait pu être intéressant mais Spike Chunsoft voulant rester fidèle au scénario originel, des choix ont dû être opérés. Saitama demeure LE héros et c'est donc lui qui défait tous les boss. Vous, vous devez simplement baisser, un tant soi peu, la vie de l'ennemi afin de déclencher l'apparition de Saitama. Vous ne pouvez défaire que le menu fretin. Quoi de plus rageant que de ne pas pouvoir finir un boss avec son propre personnage ? Le scénario se révèle être une simple succession de combats dont les principaux sont scriptés.

Ne parlons même pas de la mise en scène : les personnages demeurent rigides et le combat final contre Boros est à mille lieues de ce que propose l'anime. Les moments-clés sont donc passés à la moulinette de l'ennui et la cohérence scénaristique pâtit de nombreuses facilités. Les trois derniers chapitres n'en forment même qu'un : le combat final contre Boros et un vague épilogue où Saitama défait votre héros en quelques secondes.

En dehors de l'histoire, vous vous contenterez d'enchaîner des combats mollassons. Une fois le type psychique en votre possession, vous miserez uniquement sur celui-ci puisqu'il demeure le plus efficace. One Punch Man : A Hero Nobody Knows possède quelques bonnes idées, on ne peut le nier. Ainsi travailler avec un héros réclame certaines conditions comme Fubuki qui exige que vous portiez un certain costume. Mais cela ne sauve pas l'ensemble.

Ainsi les gains de missions ne sont pas logiques : une mission de rang B peut vous rapporter plus d'argent et d'expérience qu'une mission de rang S ! L'argent gagné ne vous autorise que des éléments de customisation de votre appartement et de votre personnage. Dans le second cas, vous avez un panel assez large tout en se montrant chiche en diversité. Beaucoup de costumes sont les mêmes avec seulement une nouvelle couleur et reprennent les tenues emblématiques des personnages de One Punch Man. Le reste demeure très basique et, au final, on finira toujours avec un héros dénué de charisme (la faute aussi à la rigidité qui imprègne tout le jeu).

Au final One Punch Man : A Hero Nobody Knows a résumé la quintessence du shonen, le combat, tout en retirant toute dynamique à ce concept. On finit par enchaîner les duels dans des décors mornes et les interventions finissent par devenir anecdotiques. Les fans de l'anime et/ou du manga seront ravis de retrouver l'univers et les personnages... du moins durant les premières heures. Car l'absence de vie qui imprègne tout le jeu finit par faire chuter l'ensemble.

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One Punch Man : A Hero Nobody Knows arrive à être moins attrayant que le jeu Black Clover : Quartet Knights pourtant réputé pour être l'une des pires adaptations menées par Bandai Namco. Autant dire que si le jeu présente peu d'attraits pour un connaisseur de l'univers, il n'en possède aucun pour un néophyte. Même si le récit est intégralement présenté via l'excuse de votre personnage découvrant et évoluant au sein de l'agence des héros, bon nombre de jeux présentant un univers de super-héros se révèle bien plus intéressants que celui-ci.

Les plus tenaces pourront tenter l'aspect multijoueur pour essayer quelques techniques spéciales de leurs personnages favoris, mais à 70 € le jeu cela revient cher la petite tranche de fan-service.
Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Au final, seuls les héros les plus forts deviennent célèbres.

Simpliste, la chasse au platine semble, de prime abord, être une petite partie de plaisir. Une douzaine de trophées sur les quarante-six sont obtenus en concluant l'histoire. Même si vous n'avez à réaliser toutes les missions secondaires composant le jeu, vous devrez en exécuter un certain nombre pour atteindre le rang S des héros mais surtout pour atteindre le niveau 99 de votre personnage, à savoir le niveau maximum.

Le trophée associé (Argent) Être trop fort... c'est super relou, en fait porte fort bien son nom. One Punch Man n'est pas le premier jeu qui réclame, des joueurs, d'atteindre le niveau maximum ce qui inclut un farming plus ou moins conséquent. Mais dites-vous qu'après avoir conclu l'histoire, vous serez à peine à la moitié de votre progression. La méthode la plus efficace reste de refaire en boucle la même mission afin de monter de niveau, sachant qu'à partir du niveau 80, il vous faudra réussir deux matchs pour monter d'un niveau. Et encore cela implique de réussir avec un rang S autrement dit sans prendre de dégâts et en battant l'ennemi en moins de 30 secondes. Rien d'insurmontable mais le trophée demeure laborieux et rallonge la durée de vie d'un jeu déjà plus que moyen.

Le restant des trophées est, heureusement, bien moins éreintant mais sans réel attrait non plus. L'argent tombe facilement dans One Punch Man et encore heureux vu que vous devez acquérir plus de 150 éléments de personnalisation ainsi que des meubles. Visez les moins chers pour en finir au plus vite !

Si vous aimez le farming, One Punch Man va vous en servir à la pelle. Vous devez monter à fond tous les types de combat sachant que celui des monstres ne s'acquiert qu'après avoir fini l'histoire. Hormis les multiples quêtes secondaires, l'opus ne propose pas de réel expérience post-game. Vous l'aurez compris : il faudra combattre et variez les types dès que possible pour se concentrer sur celui des monstres en tout dernier. De même, vous devrez réaliser des missions propres à dix héros afin d'augmenter au maximum votre affinité avec eux. Hormis un trophée, la récompense in-game demeure très chiche vous offrant juste la possibilité d'inviter votre ami dans votre appartement.

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Le platine de One Punch Man : A Hero Nobody Knows ne requiert aucune exigence particulière hormis la patience. Que ce soit pour atteindre le niveau maximum, obtenir le rang S ou être ami avec dix héros, le jeu requiert la même chose : combattre et effectuer des combats se ressemblant tous. Si vous aviez encore un minimum d'intérêt pour le jeu, il aura disparu lors de l'ultime étape de votre course au platine.
Note : 2/5

Conclusion

Pour une rare fois où une adaptation d'anime par Bandai Namco ne tombait pas dans le choix, facile du jeu de combat, ce parti pris se révèle maladroitement appliqué. One Punch Man : A Hero Nobody Knows possède quelques bonnes idées comme la possibilité de créer son propre héros de A à Z, les missions secondaires réclamant des conditions précises pour être accessible (port de tenue, possession d'un type de combat précis, etc) ou encore le multijoueur mais ces quelques éléments sont très mal développés. Il en ressort un jeu sans saveur, sans punch qui semble accuser des années de retard. Et à 70 €, cela détruit votre porte-monnaie plus efficacement qu'un coup de poing de Saitama.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
8
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yuutsu (Sabaku08)

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