Test : Omen of Sorrow


Omen of Sorrow
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des platineurs

Omen of Sorrow

ps4


41 trophées au total
13 trophées online
3 trophées cachés

6 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 0 joueur (0 %)
100% par : 0 joueur (0 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Omen of Sorrow

  • Test rédigé par yuutsu le 27-12-2018 - Modifié le 27-12-2018


Introduction


L'écran de fin, variante du Game Over.
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Street Fighter, Tekken, Soul Calibur, Blazblue, Dead or Alive, Mortal Kombat – autant de noms rappelant aux joueurs des sagas de jeux de combats sur lesquels ils ont passé des heures, rythmant leurs années. Rares sont les nouvelles licences arrivant à se faire un nom au sein de cette cohorte déjà surchargée.

Le studio chilien AOne Games tente toutefois le coup avec sa toute première production : Omen of Sorrow. Sorti en novembre 2018, le jeu propose son propre univers mêlant des personnages tirés du folklore horrifique : vampires, loups-garous et chasseurs façon Van Hellsing. Un thème qui se veut bien distinctif des autres productions du genre. Omen of Sorrow peut-il devenir une saga à la hauteur de ses prédécesseurs ?

Contenu du jeu


La carte du mode Arcade possède sa propre patte graphique, plaisante et distinctive du reste du jeu.
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Omen of Sorrow répond à tous les critères demandés pour un jeu du genre : histoire, arcade, versus, survie, combat en ligne (avec matchs classés, salons, matchmaking et combats rapides), entraînement, tout y est. Ou presque. Il ne manque plus qu'un mode contre-la-montre pour parfaire le tableau. Le mode en ligne s'assortit d'un profil que vous pouvez personnaliser avec titre, icône, mais aussi vos personnages favoris.

L'arcade propose une histoire en quatre parties, chacune se débloquant après avoir rempli la section précédente. L'ultime épilogue n'est accessible qu'après avoir débloqué un des personnages secrets. Ce challenge réussi, vous pouvez réaliser l'arcade avec tous les segments du récit déverrouillés afin de saisir toute la trame narrative. De son côté, le mode survie se découpe en quatre catégories, chacune demandant à ce que vous enchaîniez un certain nombre de duels (12, 60, 120 et infini).

Le mode entraînement se révèle, lui, une déception. Même si l'on peut s'entraîner librement que ce soit via un autre joueur ou l'IA, le tutoriel, loin de présenter une suite de coups à répéter en situation réelle, n'est qu'un énorme texte. Tel un manuel papier glissé dans la boîte du jeu, le tutoriel doit simplement être lu et appris par cœur. Rien de plus.

Au niveau des personnages, onze sont jouables dès le début dont deux secrets à débloquer en remplissant certaines conditions. Il existe un douzième personnage, mais ce dernier ne peut être joué que durant le mode arcade ce qui reste très dommageable. Chaque personnage possède un style qui lui est propre comme Adam (la créature de Frankestein) dont la lenteur est compensée par la puissance de frappe, Radegonda la vampire se jouant principalement dans les airs, ou encore Quasimodo (le quota français) tout en agilité et acrobaties, mais possédant une faible force. Chaque protagoniste possède d'ailleurs son arène attitrée.

On pourrait critiquer le nombre peu important de personnages. Mais il ne faut pas oublier que c'est là le tout premier jeu du studio, et que les autres grosses licences comme Street Fighter ou Tekken, ont débuté leur premier volet avec moins de protagonistes.

En bonus non négligeable sur le contenu, Omen of Sorrow comporte une galerie présentant les concept-arts sur les personnages et tous les éléments composant le jeu. Ces derniers se débloquent en réalisant les différents modes, récompensant ainsi le joueur qui s'investit, là où d'autres studios auraient conservé ce contenu pour une version collector. Il reste dommage que Omen of Sorrow n'ait pas ajouté à tout cela un mode de jeu propre à sa licence comme l'a fait Mortal Kombat avec ses tours.

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Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Chaque personnage a son arène. Ici, Notre-Dame pour notre Quasimodo national.
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Au vu du thème d'Omen of Sorrow, on aurait pu s'attendre à une inspiration (non dissimulée) de Mortal Kombat, licence de combat connue pour sa violence exacerbée. Il n'en est rien. Point d'explosions d'organes, de jets de sang ou de crânes brisés. L'ambiance se distille surtout par une patte graphique proche du gothique avec landes brumeuses, la Lune éclairant une plaine livrée aux flammes ou encore des personnages dont le design rappelle nombre de créatures folkloriques comme le loup-garou, le vampire ou même le docteur Hyde avec son allure de méchant scientifique. Le studio a tout de même veillé à ne pas tomber dans certains clichés du genre. Ainsi Adam, la créature de Frankestein, ne se présente pas sous la forme d'un géant vert au crâne percé d'une énorme vis. De même que l'unique ange présent dans les personnages n'est pas un simple archange à plumes, mais une guerrière usant de pouvoir spirituels, combattante aux gestes vifs, voire acrobatiques.

Les arènes sont réalisées avec soin et s'accordent totalement au ton de l'univers : celui d'un monde en pleine décadence, rongé par des créatures jugées maléfiques. Cela aurait été un bonus non négligeable de pouvoir interagir avec certains éléments du décor, comme d'autres jeux le proposent, afin de dynamiser les duels. À l'image de la patte graphique, la bande-son va rechercher dans les sons lugubres et sombres afin de s'adapter à l'ambiance. Le mode Arcade accuse parfois des blancs, suspendant toute musique, pour mieux faire ressortir un doute dans la situation du récit. Reste à déplorer que le mode entraînement, clairement sous-exploité, ne possède pas de piste musicale qui lui soit propre.

Tout le contraire du mode arcade qui, lui, bénéficie d'un traitement de faveur. Vos déplacements d'un combat à un autre sont menés sur une carte du monde montrant l'avancée de votre personnage. À chaque fois que vous arrivez au niveau suivant, l'adversaire se dévoile avec un croquis rapide. Même si l'effet demeure mineur, l'effort visuel et son originalité demeurent un petit plus non négligeable. L'IA ne représente guère de challenge, même en mode normal. Il vous faudra vous lancer en difficile, voire très difficile pour faire face à de véritables adversaires agressifs.

Selon le mode de jeu dans lequel vous évoluez, Omen of Sorrow accuse des temps de chargement entre chaque niveau. Le souci se rencontre surtout dans le mode survie où cette attente se fait sentir tous les cinq combats. Heureusement ce chargement demeure très réduit, mais le problème se fait surtout ressentir lorsque vous vous lancez dans le mode Survie à partir des 60 combats d'affilés.

L'absence d'un tutoriel vraiment travaillé demande, par défaut, un certain temps pour prendre en main les personnages qui se révèlent, la première fois, soit lents dans leurs mouvements, soit lourds dans leurs déplacements. Mais, au bout d'une heure, on finit par s'habituer au gameplay et à trouver rapidement les coups les plus efficaces à asséner à l'adversaire. Les combos sont d'ailleurs proches d'un Street Fighter demandant un certain enchaînement pour pouvoir mener l'attaque la plus dévastatrice jusqu'au bout. Quant aux coups spéciaux, les modalités changent d'un personnage à un autre. Vous devez remplir une jauge d'énergie et mener à bien le combo propre à votre protagoniste pour réaliser son coup final.

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Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Douze personnages sont à découvrir, dont deux dont les conditions d'obtention demeurent floues.
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Avec les différents modes proposés, Omen of Sorrow possède un temps de jeu fort honorable pour son genre. Toutefois la désertification totale du online l'ampute d'un gros morceau. Les serveurs sont désespérément vides. Sans la présence d'un ami à inviter, vous n'aurez personne avec qui vous battre. Un point non négligeable qui limite grandement la rejouabilité de l'opus. Dans une époque où les parties entre amis sur canapé sont denrée rares, posséder un jeu de combat dont le online est inexistant (à cause du non succès du jeu) le résume à des parties en solitaire et à laisser le jeu dans un coin après en avoir fait le tour.

Heureusement les mode arcade et histoire sauvent la mise avec leurs multiples voies à explorer, mais aussi le fait de découvrir chaque personnage via une biographie succincte. Reste aussi le mode survie qui propose un challenge aux joueurs les plus aguerris dans ses plus hauts niveaux de difficulté. Le fait que l'histoire se dévoile entièrement en débloquant les personnages secrets donne un objectif au joueur désireux de visualiser tout le contenu d'Omen of Sorrow, sans compter les artworks faisant office de récompenses.

Quant au tutoriel, il demeure la bête noire du jeu. Résumé à du simple texte, celui-ci ne se révèle pas même complet. Rien n'est dit sur certaines mécaniques comme les annulations et les contres risqués dont l'existence n'est connue que via les trophées exigeant de les accomplir un certain nombre de fois. Jouer sans ces éléments est tout à fait possible, toutefois ne pas pouvoir fournir un tutoriel de qualité et surtout, complet, demeure une épine dont Omen of Sorrow aurait pu largement se passer.

La simplicité de l'IA pourra aussi lasser nombre de joueurs recherchant la difficulté et ne pouvant l'approcher qu'à haut niveau. Pour d'autres, elle permettra de profiter de l'ensemble du jeu sans réelle prise de tête. Omen of Sorrow a tous les défauts d'un premier jeu, mais aussi les qualités d'un jeu qui se veut novateur et, surtout, original en comparaison de ses rivaux.

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Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le coup spécial d'Imhotep demeure l'un des plus travaillés.
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On s'attaque maintenant au plus gros point noir du jeu. Les jeux de combats s'accompagnent (malheureusement) souvent d'une liste de trophées demandant aux joueurs de passer des heures dessus, ou de mener des combinaisons d'attaques presque impossibles. Ici les treize trophées demandant à jouer en ligne seront à l'image du jeu : horrifiques. Le mode online étant déserté, vous devrez faire appel à un ami pour espérer glaner les trophées. Sachez que vous allez devoir mener 300 combats, en tout et pour tout, et surtout obtenir le même nombre en victoires... et en match classé, s'il vous plaît. Le secours d'un ami ne sera vraiment pas de trop pour atteindre ce score mirobolant. Dans le même ordre d'idée, il vous faudra atteindre la ligue d'or en matchs classés, et gagner contre dix joueurs mieux classés que vous.

Vous êtes allergique au farm intensif ? Omen of Sorrow sera votre pire cauchemar, et son platine votre Némésis. Vous devrez jouer cent heures au jeu (oui, oui) un temps que vous n'aurez pas atteint même en écumant chaque mode. (Or) Famine porte très bien son nom. Mais ce n'est pas tout. Il vous faut jouer vingt heures avec un personnage, puis cinq heures avec chacun des onze personnages. De même il vous faudra remporter 600 matchs dont la moitié avec un coup final spécial, et l'autre moitié avec des coups spéciaux. Omen of Sorrow s'est peut-être inspiré des plus grands dans son élaboration, mais faire pire que Mortal Kombat IX au niveau des trophées n'est sûrement pas la meilleure idée qu'ait eu le studio. On peut aussi se demander, légitiment, pourquoi (Argent) Une Variété d’Épithètes vous récompensant d'avoir dix titres est d'argent, alors que (Bronze) Fou des Titres est de bronze alors qu'il en demande dix.

Le reste des trophées demeure bien plus raisonnable, mais bien moindre en terme de nombres : vous devrez parcourir les différents modes, vous entraîner pendant 30 minutes et débloquer les deux personnages secrets.

Pour obtenir le platine d'Omen of Sorrow, il vous faudra suer sang et eau... et bloquer le joystick pour cumuler les heures de jeux pendant que vous faites autre chose. Là où le jeu demeurait accessible avec une IA basique, les trophées se révèlent une purge avec un temps d'obtention juste faramineux pouvant aller jusqu'à dégoûter le joueur d'obtenir le précieux sésame. Mortal Kombat IX avait déjà fait grincer des dents les joueurs à sa sortie, Omen of Sorrow leur fera cracher du sang.

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Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Premier jeu du studio, Omen of Sorrow se présente avec un concept unique dans le genre qui ne demande qu'à se développer. Faire s'affronter une momie et Quasimodo a cette saveur de la nouveauté que ne proposent plus les grosses séries. Toutefois, le jeu accuse aussi des lacunes et une portée médiatique moins importante se ressentant dans la désertification du online. Les trophées enfoncent le clou, reprenant les travers du genre. Omen of Sorrow n'en est qu'à ses débuts et a tout pour se développer s'il évite les écueils de ses aînés.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine difficile