Test : Mirror's Edge Catalyst


Mirror's Edge Catalyst
  • 1
  • 3
  • 5
  • 41
Note des joueurs :
3.8/5 - 39 notes
Note des platineurs :
4.1/5 - 27 notes

Mirror's Edge Catalyst

ps4


50 trophées au total
16 trophées cachés

1731 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 500 joueurs (29 %)
100% par : 500 joueurs (29 %)
Note du jeu
13/20
Discuter du test

Test du jeu
Mirror's Edge Catalyst

  • Test rédigé par samagass le 28-06-2016 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Certaines situations sont étrangement d'actualité même dans un futur dystopique.
Mirror’s Edge Catalyst est un jeu de plateforme à la première personne développé par Dice, plus connu pour la série Battlefield, comme le Mirror’s Edge original. Cet épisode n’est pas une suite de ce dernier sorti en 2008 mais un reboot de la franchise suite au succès mitigé de l’épisode initial. Si l’histoire et l’univers ont été remaniés, Faith, l’héroïne, ainsi que le gameplay restent très proches de ce qui est déjà connu.
Le gros changement par rapport au précédent opus consiste en la mise en place d’un monde ouvert d’une taille assez correcte, que l’ajout à votre arsenal d’un grappin vous permettra de parcourir plus aisément. Cette ville présente un aspect futuriste et totalitaire qui ravira les fans d’univers dystopique et de «parkour», puisque vous reprendrez vos habitudes suite à la sortie de prison de Faith afin d'éclaircir les circonstances troubles ayant conduit à la disparition de sa famille.

Contenu du jeu


Qui dit monde ouvert, dit carte avec plein d'informations.
Le saut dans le monde ouvert

C’est la nouveauté de Mirror’s Edge Catalyst, censée corriger les problèmes de l’épisode de 2008 qui était jugé trop court, trop répétitif, trop petit. Si l’idée est sur le papier séduisante (n’importe qui ayant joué à Mirror’s Edge a eu à un moment envie de pouvoir sortir d’un des niveaux pour aller explorer la ville), encore fallait-il la concrétiser.

Les efforts sont là, la ville est d’une taille correcte, surtout que vous la parcourrez à pied, même si une option de déplacement rapide est possible). Différents types de missions ont été inclus, ainsi que des contre-la-montre et des collectibles.

Les développeurs ont donc a priori mis tout en place pour offrir une expérience Mirror’s Edge en monde ouvert prenante.

Une ville qui laisse de « Glass »

Cependant le constat s’avère mitigé. S’il fallait comparer, le monde ouvert de Mirror’s Edge Catalyst ressemblerait à celui du premier Assassin’s Creed. En effet, on retrouve les défauts majeurs du premier épisode de la franchise d’Ubisoft qui est pourtant sorti en 2007 : vacuité du monde ouvert, répétitivité des missions et une tonne de collectibles à récupérer.

On se retrouve donc à errer dans une ville bien trop grande pour ce qu’il y a à y faire, les missions sont répétitives à souhait ce qui fait que le contenu du jeu, qui n’est pas par lui-même énorme, est rendu encore plus famélique.
De même, l’aspect social et communautaire du jeu est clairement sous-exploité pour le moment à part la possibilité de créer ses propres contre-la-montre.

Pour résumer, si Mirror’s Edge Catalyst était un pied, le monde ouvert serait une chaussure bien trop grande pour y être confortable et marcher de longues heures.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Le jeu profite clairement du moteur Frostbite.
Un gameplay toujours aussi soigné

Si vous avez adoré le concept de Mirror’s Edge qui consiste en un jeu de course/plateforme à la première personne faisant usage des gachettes plutôt que des boutons « classiques », vous pouvez faire ce jeu les yeux fermés. Vous ne serez nullement dépaysé puisqu’ici la recette est reprise telle quelle. Il y a toujours le parti pris d’afficher l’itinéraire en « surlignant » en rouge le parcours, par contre la possibilité d’utiliser les armes des ennemis a disparu, Faith étant apparemment devenue pacifiste. Il est vrai cela dit que les armes dans le premier épisode ne servaient à rien à part ralentir l’expérience de jeu.

Du coté des ajouts, deux retiennent l’attention. Tout d’abord le grappin (c’est à la mode en ce moment, il faut croire) qui vous permet de vous balancer, d’escalader mais aussi de détruire certains éléments du décor bloquant votre progression. Si cela améliore la sensation de vitesse et la verticalité de votre parkour par moment, cet ajout reste anecdotique la plupart du temps. Enfin, l’apparition d’une jauge de concentration qui se remplit à mesure que vous progressez à pleine vitesse sur les toits et vous sert principalement d’armure pour vous protéger des tirs ennemis. Vous êtes donc ainsi plus résistant que dans le premier opus. On notera enfin l’ajout d’autres gadgets que vous n’utiliserez probablement pas, ainsi que de nouveaux mouvements. Concernant ces derniers, le jeu ayant pris le parti de mettre en place un système d’expérience, vous les débloquerez au fur et à mesure de votre progression, ce qui est assez frustrant car au début du jeu vous êtes privé de la plupart des mouvements dont Faith disposait dans le premier jeu.

Une technique à la hauteur

Le premier Mirror’s Edge avait divisé sur son aspect technique : là où certains critiquaient un jeu morne et graphiquement peu flatteur, d’autres acclamaient son aspect épuré dans la veine d’un Portal fait de tons principalement blancs et monochromes.

Mirror’s Edge Catalyst reprend cela mais de manière plus aboutie, le monde ouvert a permis aux développeurs de se lâcher un peu plus sur le design de la ville avec l’ajout de couleurs qui contrastent comme le violet, le vert et bien sûr le rouge toujours très présent. Le jeu est magnifique, contrairement à l’épisode de 2008, il n’y a pas débat, le jeu tire pleinement profit de l’utilisation du moteur Frostbite (Battlefield, FIFA 16). L’aspect futuriste est aussi très bien rendu. Le seul regret serait le manque de vie de la ville quand on regarde ce qui se passe au niveau du sol. Le jeu est censé se dérouler dans une mégalopole de plusieurs millions d’habitants mais on a l’impression d’être trois cents à y vivre tout au long du jeu.

Pour ce qui est de l’ambiance sonore, rien de particulier à signaler si ce n’est l’habituel problème de vos compagnons qui passent leur temps à vous parler dans l’oreillette et au final, on n’écoute plus vraiment ce qu’ils disent, trop occupé qu’on est à ne pas louper le prochain toit. La musique, elle, se lance dans les moments d’action et s’interrompt pour vous laisser avec le bruit du vent lorsque vous courrez librement sur les toits. Elle est assez générique et ne vous marquera donc pas spécialement.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Par moment, le jeu est aussi fun que ce mur...
Une aventure plaisante

Si il faut se contenter du mode histoire, Mirror’s Edge Catalyst est un jeu plaisant. Certes, l’histoire et ses ficelles sont convenues, la durée de vie est pauvre mais on se prend au jeu en parcourant la ville pour connaître le fin mot de la quête de Faith. Pris pour lui-même, ces défauts sont regrettables mais en le replaçant par rapport à son aîné qui souffrait des mêmes défauts, la pillule est plus difficile à avaler. Il est en effet étrange pour ne pas dire plus que Dice ne se soit pas amélioré sur cet aspect.

On enchaine donc la quinzaine de missions principales en profitant des améliorations du monde ouvert et en attendant de voir ce que propose le reste du jeu.

« Faith no more »

C’est là que la bât blesse, disons le clairement : la série Mirror’s Edge n’aurait pas dû passer en monde ouvert. L’identité que la série avait acquise en seulement un épisode (chose remarquable s’il en est) est ici totalement diluée par cet ajout. En dehors des missions principales, le reste du contenu est, comme on l’a vu, nettement insuffisant à remplir la ville de Glass qui est donc bien vide, sentiment renforcé par le fait qu’on se balade sur les toits, loin de la populace.

Ainsi, que ce soit pour refaire l’histoire, faire le contenu annexe ou simplement se balader dans la ville, il est peu vraisemblable que quiconque veuille retourner dans Glass autrement que pour faire les trophées, ces derniers n’étant pas non plus une sinécure.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il faut ramasser 324 de ces saletés !
Une baisse de la difficulté…

La liste des trophées de ce Mirror’s Edge est sans commune mesure avec celle du premier épisode. Là où ce dernier vous demandait de réussir chaque niveau du jeu en temps record, ce qui a découragé pas mal de joueurs, ce nouvel épisode se contente de vous mettre face à de courtes courses où il sera très aisé d’obtenir le temps requis en à peine quelques essais. Si vous avez été dégouté par les trophées du premier Mirror’s Edge en raison de la difficulté, vous pouvez donc sans souci vous lancer dans cette nouvelle aventure.

Une grande partie des trophées s’obtient en avançant dans le mode histoire et en faisant les missions secondaires et, d’une manière générale, la route vers le platine sera sans encombre.

… pour une hausse de l’ennui

Ce que Mirror’s Edge Catalyst perd en difficulté, il l’a cependant gagné, avec les intérêts, en pénibilité. En effet, le jeu, en passant dans un monde ouvert, s’est lâché sur les collectibles avec plus de 400 items à récupérer en chemin pour le platine, même s’il faut noter que la plupart de ceux-ci sont indiqué sur votre carte après avoir fini le jeu. C’est ce qui vous prendra le plus de temps pour l’obtention du précieux sésame, doublant artificiellement la durée de vie du jeu pour quiconque chasse les trophées. C’est une tare qui se retrouve dans la majorité des jeux en monde ouvert et Mirror’s Edge Catalyst n’y a donc pas échappé.

Au delà de ce point précis, c’est toute la quête du platine qui est longue et rébarbative car si ce Mirror’s Edge nouveau s’est drapé de nouveaux atouts, il ne se détache pas suffisamment de la recette originale si bien qu’après avoir fini les missions principales, tout le reste est assez insipide, ce qui se répercute sur la chasse aux trophées restant, tout aussi inutile que l’ajout du monde ouvert lui-même.
Une fois le platine en poche, vous aurez juste envie de vite ranger le jeu, presque dégouté.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Mirror’s Edge Catalyst est un jeu qui reprend les bonnes idées du premier épisode mais en y ajoutant plein de mauvaises, portées par le monde ouvert. Les quelques ajouts pertinents ne suffisent pas à masquer le sentiment de vide que l’on ressent en jouant au jeu, sentiment qui est renforcé une fois l’histoire terminée. Le jeu tire sa force de son gameplay et de ses graphismes tandis que son contenu et sa répétitivité seront un frein pour beaucoup.
Quant aux trophées, ils ne plairont pas à beaucoup de joueurs : les acharnés regretteront la baisse de la difficulté tandis que les autres pourront être rebutés par le nombre infâme de collectibles à ramasser.
Si vous avez aimé le premier épisode, laissez-vous tenter, de préférence d’occasion.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine facile