Test : MediEvil


MediEvil
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Pas de note
des joueurs
Pas de note
des platineurs

MediEvil

ps4


39 trophées au total
18 trophées cachés

440 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 233 joueurs (53 %)
100% par : 233 joueurs (53 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
MediEvil

  • Test rédigé par DarkCid le 04-11-2019 - Modifié le 04-11-2019


Introduction


Un siècle auparavant, le vil sorcier Zarok leva une armée de démons afin de régner en maître absolu sur le Royaume de Gallowmere. Mais sur son chemin se leva une autre armée, menée par le plus fidèle des Chevaliers du Roi Pérégrin, le légendaire héro, Sir Daniel Fortesque. Ce dernier perdit la vie dans un affrontement à mort contre le sorcier, l'emportant avec lui dans la tombe... c'est tout du moins ce dont le peuple de Gallowmere était persuadé jusqu'à ce que Zarok face son retour, propageant les ténèbres sur le Royaume et ressuscitant sans le vouloir le faux héro dans son corps à présent dénué de chair, prêt à prouver au monde qu'il est digne de son rang de véritable héros.

Si ce bon Sir Dan aura dormi cent années en Gallowmere, c'est par chez nous vingt-et-unes années qui nous sépare de sa première apparition sur nos consoles. C'est en effet en l'an de grâce 1998 que ce cher squelette fit bouger ses os pour nous faire traverser le Royaume de Gallowmere en long en large et en travers, nous faisant visiter un monde médiéval à forte inspiration halloweenesque et Tim Burtoniesque. Marquant, malgré ses défauts, son époque dans le genre du jeu d'action-aventure et de plates-formes, Sir Dan vient gonfler les rangs de ces icônes de la première génération de PlayStation dotées de graphismes réactualisés, aux côtés de Crash Bandicoot et Spyro. Mais Daniel a-t-il assez de muscles... pardon, a-t-il les os assez solides pour se mesurer à ses confrères ?

Contenu du jeu


C'est plus de mon age tout ça...
Légendes de Gallowmere

Il est temps de partir sauver le Royaume de Gallowmere, à présent peuplé de morts-vivants, de villageois possédés, de citrouilles explosives et de bien d'autres fantaisies apportant une touche d'humour noir au titre. Et pour cela, Sir Dan n'est armé au début que... de son propre bras qu'il peut utiliser pour taper ses ennemis et l'envoyer à distance. Pas très efficace mais bougrement amusant. Rassurez-vous, votre arsenal se voit très vite doté d'une bonne épée, de boucliers et d'armes de jet diverses. Vous pouvez d'ailleurs choisir deux armes en même temps et passer de l'une à l'autre avec la touche (triangle).

Votre arsenal sera d'une grande aide pour parcourir la vingtaine de niveaux du jeu et affronter l'armée de Zarok, une armée aussi diversifiée que les lieux que vous traverserez. Un cimeterre, un champ de citrouilles, une forêt enchantée, une caverne de cristal, l'office de tourisme de Gallowmere vous propose moult zones à visiter pour votre plus grand plaisir, il paraît même que la visite passe par un bateau fantôme pirate volant. Mais rassurez-vous, vous ne parcourrez pas ces terres seul : les divers ouvrages positionnés par-ci par-là et surtout les gargouilles moqueuses vous guideront et vous éclaireront sur l'histoire du Royaume.

Un squelette peut en cacher un autre

Les niveaux ne seront d'ailleurs pas nécessairement à traverser en ligne droite. Si certains sont plus ouverts que d'autres, ils proposent pour la plupart de devoir bifurquer à droite à gauche afin de trouver les clés ouvrant les portes fermées vous empêchant d'avancer. Mais il vous faudra aussi pourfendre autant d'ennemis que possible afin de remplir le Calice des Âmes qui, une fois trouvé et récupéré, vous ouvrira la porte du Hall des Héros où vous recevrez de quoi agrandir votre arsenal avec une hache, un marteau ou un arc par exemple. Il faudra parfois chercher un peu plus loin pour récupérer certains artefacts qui vous serviront dans d'autres niveaux et pourront obliger les joueurs trop hâtifs à revenir en arrière. Ceci apporte un léger côté Metroidvania, mais vraiment léger car la plupart des niveaux n'auront jamais besoin d'être refait, même pour les Calices, si vous les fouillez convenablement.

Nouveauté du remake, vous aurez aussi la possibilité de trouver des Âmes perdues dans les niveaux qui vous demanderont d'accomplir quelques défis, parfois assez amusant, comme gagner une course que vous finirez en 20 secondes contre... 30 minutes pour votre adversaire. Petit bémol cependant sur cet ajout. Cette quête commencera au détour d'un coffre se trouvant dans l'un des derniers niveaux du jeu (l'avant-dernier si on exclut le niveau du boss final). Et le principe de la quête sera systématiquement d'accomplir le défi dans un autre niveau que celui ou vous trouvez l'Âme. Une bonne organisation comme celle indiquée dans notre guide n'empêchera malheureusement pas de devoir refaire pratiquement tous les niveaux une seconde fois. Mais avec un arsenal de fin de jeu, ce n'est qu'une formalité. Quant à la récompense ? Eh bien il s'agit de la possibilité... de jouer à la version originale de MediEvil. Il s'agit d'une bonne surprise et qui part d'une bonne attention, mais y avoir accès signifie que le joueur a déjà fini le jeu à 100%, et pas sûr que l'idée, à ce moment précis, d'y rejouer en moins beau soit attrayante.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


À droite, les graphismes. À gauche, le gameplay.
Œil neuf...

Il faudrait avoir perdu un œil... ou plutôt les deux, pour ne pas voir le bond graphique entre le jeu original et ce remake. Mais quoi de plus normal ? Après tout, ce n'est pas moins de trois générations de jeux qui les séparent. Et quand on voit ce que les autres remakes proposent, cela aurait été difficile à vendre. Heureusement, à ce niveau en tout cas, Daniel Fortesque n'aurait pas à rougir de la comparaison s'il en était physiquement capable. Les décors sont magnifiques et ne trahissent pas le matériel d'origine, au contraire. Je pense plutôt qu'il sera difficile de retourner vers sa bonne vieille PS1 (ou vers sa version originale en bonus) si l'on souhaite parcourir à nouveau Gallowmere.

Appuyée par une bande-son sans fausse note, l'ambiance du titre est telle qu'elle l'a toujours été, entre cartoon, comédie d'horreur et film de Burton. Petit bémol toutefois sur la faune locale, rehaussée elle aussi bien sûr, mais un cran en dessous des paysages. Mais là je cherche la petite bête dans le crâne d'un squelette, surtout que le titre a beaucoup d'autres choses à se reprocher...

... et vieux squelette

Car oui, mieux vaut être parfaitement clair, les aventures de Sir Daniel Fortesque vont se dérouler sous un ciel couvert par un épais nuage de défaut venu tout droit de son passé. Si les graphismes ont été modernisés, les ouvriers de ce remake se sont purement et simplement arrêtés là. Intelligence des ennemis : la même, pratiquement inexistante et résumé par la commande "moi voir héro, moi foncer sur héro". Les hitbox : les mêmes, alors ne soyez pas surpris de voir votre épée traverser des ennemis sans les toucher ou de vous voir prendre des dégâts en pensant avoir esquiver. La maniabilité : identique, Dan est toujours aussi balourd et les phases de plateformes immondes alors même qu'en tant que squelette, il devrait se sentir plus léger pourtant. Bugs : toujours fidèles au rendez-vous. Quelle pitié de perdre de la vie (ou la vie tout court) à cause d'éléments qui ne devraient pas exister de nos jours, comme mourir de la main d'un ennemi car le jeu n'a pas fini de charger votre équipement ! De voir le jeu vous ramener sur la terre ferme à la suite d’une mauvaise chute pile sur un ennemi qui vous refait chuter de plus belle avant que vous ne repreniez le contrôle de votre squelette favori !

Mais tout cela n'est rien et pourrait presque être pardonné s'il n'y avait pas ce boss ultime des pires défauts des jeux de cette époque, l'impitoyable caméra de la mort ! On pouvait la comprendre à l'époque, les jeux en 3D en caméra libre n'avaient pas encore trouvé leur marque et Mario 64 venait tout juste de montrer l'exemple. Mais aujourd'hui, une telle monstruosité est purement inacceptable. Quand vous en avez le contrôle, celui-ci est total et jamais le jeu ne fera l'effort d'ajustement, rendant les endroits étroits haïssables au possible et vous obligeant sans cesse à faire vous-même les ajustements. Et quand la caméra décide de faire quelque chose, elle le fait mal, comme changer abruptement d'angle au pire moment, genre près d'un précipice que vous ne pouviez pas voir.

Notez que les développeurs ont toutefois tenté de corriger le tir en ajoutant une nouvelle caméra à l'épaule, mais cela ne fait-il pas qu'empirer les choses ? Déjà, cet ajout est parfaitement inutile dans bien des cas et ne sert finalement qu'à admirer la vue. En pratique, l'utilisation n'est pas terrible, mais surtout, n'est-ce pas un aveu d'incompétence ? Du genre "on sait que la caméra est pourrie mais on a la flemme de corriger le tir alors on vous en file une autre".

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


J'ai comme un mauvais pressentiment...
Y a comme un os

Le plaisir de jeu est ici très difficile à évaluer. Ce n'est d'habitude pas si compliqué pourtant. Mais voilà, les défauts précédemment cités nuisent grandement à ce plaisir. Le squelette d'un test made in PSTHC fait que l'on dissocie la technique du plaisir, mais dans le cas présent, force est de constater à quelle point la technique empiète sur le plaisir. Un exemple simple : comment trouver du plaisir à pousser trois œufs géants de leur nid quand on se fait attaquer par un ennemi invincible et que la zone des œufs pour les pousser est tellement minuscule qu'on ne cesse de passer à côté ? Finir par mourir car on n'est pas capable de pousser des œufs... quel triste monde.

Passé les défauts du jeu, une autre question se soulève : ce jeu peut-il plaire à de nouveaux joueurs ? Des commandes et une caméra archaïque, un système de progression vu et revu mille fois (en souvent beaucoup mieux) et une durée de vie assez faible (comptez une dizaine d'heure pour finir le jeu à 100%). Plus je me pose la question, plus l'évidence s'impose : non, ce jeu, dans cet état, n'intéressera pas les nouveaux joueurs, la nostalgie jouant beaucoup trop sur l'expérience de jeu et le plaisir ressenti.

Pourtant c'est dommage, l'ambiance est vraiment intéressante et peu exploitée dans d'autres titres. La montée en puissance est assez grisante et l'on se surprend à se dire "vivement le prochain niveau, j'aurais enfin ma nouvelle arme !". Quand on se prend au jeu, rien que l'idée d'arriver au bout pour rabattre le claquet à ses maudites gargouilles nous fait avancer encore plus vite. Il y avait matière à faire un remake qui en vaille le détour pour tous, vraiment dommage.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Tu peux me déposer au platine ?
Le Hall des Héros

La liste des trophées de MediEvil n'a pas grand-chose à se reprocher fort heureusement. Au-delà des traditionnels trophées d'histoire, symbolisés par la défaite des différents boss, la liste propose ni plus ni moins que de finir le jeu à 100%. Les platineurs pourront se vanter d'avoir parcouru Gallowmere de long en large. Et avec humour qui plus est ! La plupart des trophées reflètent parfaitement l'ambiance du jeu avec de savoureux jeux de mots, comme la défaite du Démon Vitrail qui se solde par le trophée "Vitre-aïe" ou celle du Roi Potiron et du trophée "Un peu de courge, jeune homme".

Plusieurs trophées demanderont quelques actions amusantes, comme l'utilisation de l'arme "Cuisses de poulet" ou d'éliminer des adversaires avec comme seule arme le bras arraché de Sir Dan. Quelques petits reproches cependant (promis, ce sont les derniers). Les trophées des Âmes perdues récompensent une quête finalement assez ennuyeuse car vous faisant refaire tous les niveaux et qui n'apportent aucun défi particulier. Mais surtout le trophée "Trépas à toutes les sauces" qui en plus d'être buggé pour certains joueurs manque clairement d'intérêt. Mourir dans le jeu est assez rare finalement quand on maîtrise bien son squelette. Sans compter que la barre de vie de Sir Dan, une fois le jeu terminé, est assez colossale. Alors devoir mourir 7 fois de 7 sept façons différentes, cela est assez barbant. Si encore les morts de Dan étaient mises en scène de manière comique comme celles d'un certains Bandicoot, mais là...

Mais ce n'est que du chipotage, la liste des trophées est très simple et ne devrait poser de problème à personne. Sans parler de l'esthétisme des trophées qui est à saluer je trouve.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Œil neuf et vieux squelette, cela résume parfaitement ce remake de MediEvil qui, s'il a bien fait peau neuve, en a oublié de dépoussiérer son squelette bien trop daté. Il n'en reste pas moins que les aventures de Sir Daniel Fortesque restent intéressantes à suivre, ne serait-ce que par nostalgie, mais les nouveaux venus risquent d'être rebutés par le gameplay à l'ancienne.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile