Test : Mass Effect : Andromeda


Mass Effect : Andromeda
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Note des joueurs :
4.3/5 - 71 notes
Note des platineurs :
4.4/5 - 33 notes

Mass Effect : Andromeda

ps4


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Platiné par : 470 joueurs (21 %)
100% par : 470 joueurs (21 %)
Note du jeu
10/20
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Test du jeu
Mass Effect : Andromeda

  • Test rédigé par DarkCid le 27-04-2017 - Modifié le 27-04-2017


Introduction


Bienvenu dans Andromède Pionnier. Attention au gros truc noir au milieu du secteur, mort garantie si vous approchez.
Dans la Voie Lactée, alors que certains se préparaient à la plus impitoyable guerre qu'ait connue connue la galaxie, un projet se mit en place afin de pousser encore plus loin l'exploration de l'univers connu : l'Initiative Andromède. Son but, envoyer des explorateurs coloniser la galaxie voisine d'Andromède. Mais la technologie étant ce qu'elle est, c'est un voyage de plus de 600 ans en stase qui attendent les futurs colons, un voyage sans retour. De nombreuses Arches sont ainsi envoyées par delà l'Abîme séparant les deux galaxies, chacune composée en majorité par une race de la Voie Lactée, à l'instar de l'Hyperion, l'Arche Humaine. C'est donc 6 siècles après votre départ que vous vous réveillez à bord de l'Arche dans cette nouvelle galaxie à explorer. Mais les ennuis arrivent vite et vous devrez vous adapter au plus vite à de nouveaux environnements toujours plus hostiles afin de donner une chance à votre peuple de survivre.

C'est donc après 5 ans pratiquement jour pour jour (à 2 semaines près on va pas chipoter) que nous avons enfin l'opportunité de nous replonger dans l'univers culte de Mass Effect. Edité comme toujours par Electronic Arts et développé par BioWare, le jeu ne change que très peu sa recette globale : une bonne dose de Jeu de Tir à la Troisième Personne et une petite dose de RPG. La trilogie Mass Effect avait fait évolué son gameplay au fur et à mesure des épisodes pour se diriger vers toujours plus d'action. Cet épisode se veut un retour aux sources, au premier épisode donc, avec plus d'exploration et plus de RPG. Un retour réussi ? C'est ce que nous allons voir ensemble. Alors accrochez vos ceintures et montez à bord du Tempête, direction Andromède !

Contenu du jeu


Jolie vue ! Hein ? Comment ça c'est que le monde tuto ? Et le reste ? Banal ? Et merde...
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Mass Effect Andromeda propose au joueur de nous faire découvrir une toute nouvelle galaxie dans le but de la coloniser. Enfin pour être exact, il ne s'agira que d'un secteur d'Andromède et non de la galaxie toute entière, un secteur gravitant autour d'un gigantesque trou noir. Bien sûr, impossible de se dire que les développeurs n'ont pas fait ce choix en pensant d'emblée à la suite de la saga, mais il y a suffisamment de systèmes à explorer pour passer l'éponge. En introduction, je vous parlais d'un retour aux sources, et ce retour est symbolisé par le Mako qui signe son retour (renommée ici le Nomade). Et qui dit véhicule d'exploration dit vastes zones à explorer. Alors pour ceux qui se souviennent de la conduite... particulière du Mako, mieux vaut commencer par vous rassurer, le Nomade tient la route (et hop, bonus jeu de mot). La conduite est très agréable et vous propose plusieurs modes : 4 ou 6 roues motrices. Le premier mode vous donnera un maximum de vitesse et le second vous permettra de défier les hauteurs les plus abruptes (enfin sous certaines limites tout de même, c'est le futur mais il ne faut rien exagérer). Des options pourront être développées et équipées pour améliorer votre monture qui sera votre meilleure amie lors de vos excursions car chaque monde impose quelques contraintes rendant l'exploration à pieds au mieux difficile, voir pratiquement impossible entre radiations ou températures extrêmes. Heureusement que ces conditions s’atténueront en progressant dans l'histoire.

Ces excursions, vous les ferez malheureusement dans un nombre assez limités de mondes. En plus d'un certain nombre de niveaux "couloirs" très classiques pour la saga, le jeu vous propose un total de 6 zones ouvertes à explorer. Quatre sont assez grandes et en Nomade, il vous faudra pas mal de temps pour tout explorer. Pour les deux autres, l'une est assez petite et à explorer uniquement à pieds, et l'autre est aussi relativement petite et vous ne pourrez pas débarquer du Nomade. Côté ambiance, la variété n'est guère au rendez-vous : un monde désertique et un autre encore plus désertique, un monde gelé (qui ne sera pas sans rappeler un certain Star Wars V) et un monde montagneux pour les plus grandes planètes. Le côté exotique d'une nouvelle galaxie se retrouva plutôt sur Havarl, une petite zone style jungle ainsi que dans le premier niveau "tuto" du jeu.

Le jeu propose également des niveaux vous plongeant dans une architecture extraterrestre très avancée qui sont pour le coup très réussis et vraiment sympa à explorer. Vous aurez enfin accès à quelques zones plus calmes, comme le Nexus, la Citadelle version Andromède, ainsi que quelques zones habitées. Bref, cette nouvelle galaxie a un bilan assez mitigée mais pas inintéressant pour autant, surtout si vous êtes un habitué de la saga.

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Maintenant que le décor est planté, il est grand temps de le remplir un peu de vie. Et à Andromède, on a décidé de faire comme dans la Voie Lactée : du classique. Vous aviez l'habitude de vous battre contre des extraterrestres belliqueux voulant vous éliminer sans raison particulière ? Voici les Kerts qui seront un mixte entre les Récolteurs de ME2 et des zombies des Moissonneurs de la trilogie d'origine (comprenez par là qu'il y en a plein de différents ressemblant étrangement à d'autres races). Vous aimiez démonter les machines Geths ? Pas de soucis, ici on les appelle Reliquats. Vous verrez c'est presque pareil (quoique les Reliquats ils parlent pas et sont plus en mode défense de territoire qu'en mode invasion). Et bien sûr, par une habille pirouette scénaristique, on s'est arrangé pour qu'une partie de votre organisation se la joue hors-la-loi histoire d'avoir quelques ennemis humains/krogans/etc...

Vous l'aurez compris à travers ce petit guide touristique rapide, nouvelle galaxie, mais vieux ennemis avec simplement de nouveaux skins. Un voyage de plus de 600 ans pour se sentir comme chez soi dès qu'on fait parler les flingues, c'est assez triste. Il y a bien sûr quelques exceptions, comme la faune locale mais qui se résume à 4 types d'espèces à peu près : les tout petits, les moyens, les gros et les très gros. La faune offre un peu de fraîcheur sur la première planète, mais dès qu'on comprend qu'elle est copiée/collée sur chaque monde avec un simple changement de couleur, cela ne passe plus. Une petite exception toutefois qui vaut le détour : les Architectes. Peu nombreuses, ces machines gigantesques vous offriront des batailles assez mémorables. Même si la stratégie sera toujours la même, il faut reconnaître que ces combats envoient vraiment du lourd et on peu se demander pourquoi il y en a si peu.

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Face à cette ribambelle d'ennemis, il va falloir s'attarder sur l'un des points forts du jeu : son système de combat. Alors je préfère commencer par ce qui pourrait fâcher certains fans de la première heure, la pause active est passée aux oubliettes. Oui. Mais c'est pas grave car les combats sont vraiment plus agréables à présent. Déjà, car vous et vos ennemis êtes beaucoup plus mobiles qu'avant. Fini ce bon vieux Shepard cloué au sol et faites place aux propulseurs dorsaux vous permettant bien sûr de sauter (et de tirer en même temps, plutôt cool) mais aussi d'effectuer des dashs dans n'importe quelle direction afin d'esquiver vos adversaires ou de vous mettre à l'abri. Autant le dire tout de suite, si vous aviez l'habitude de vous trouver un couvert et d'y rester à l'abri pendant tout le gunfight, il va falloir changer vos habitudes car les ennemis, eux, ne resteront pas au même endroit et ils auront tous comme idée à un moment ou un autre de venir vous débusquer.

Pour leur faire face, rien ne vaut une bonne pétoire. Et on peut dire que vous avez le choix. Réparties dans les catégories classiques (Pistolets, Fusils d'assaut, Fusils de combat et Fusils de précision), vous aurez plusieurs dizaines de possibilités pour chaque vous permettant de vous faire un arsenal sur-mesure. Et si ce que vous trouvez ne plait pas, alors fabriquez ce que vous voulez. Ce sera d'ailleurs la meilleure option, vous permettant de concevoir un arme personnalisée en lui attribuant quelques améliorations pouvant transformer un simple pistolet en lance-grenades. Votre seule limite sera vos ressources vous obligeant à faire quelques choix, sachant qu'en plus des modifications apportées lors de la confection de votre arme, vous aurez aussi des modifications possible après coup, moins radicales et surtout interchangeables. Bref, à vous un équipement sur-mesure.

Et si vous manquez de ressources, plusieurs moyens pour en obtenir. Tout d'abord en récupérant les matériaux sur le terrain, soit manuellement soit via un système d'extraction minière inclut au Nomade. Sinon, vous pouvez aussi attribuer les points Nexus (récompense de votre progression dans la colonisation d'Andromède) pour obtenir régulièrement des ressources. Évidemment, rien ne vous empêche d'en acheter auprès des commerçants. Dernière possibilité : les groupes d'assauts. Il s'agit d'unités que vous envoyez en mission et qui en cas de succès gagnent de l'expérience pour eux et vous rapportent des récompenses.

Liberté des armes donc mais aussi de vos compétences. Si dans la précédente trilogie vous deviez avant même de commencer le jeu faire le choix de votre orientation (Soldat, Biotique, etc) sans avoir la certitude que cela vous correspondra au mieux, cette fois vous pourrez changer de profil à la volée, en plein combat. Vos pouvoirs biotiques ne sont pas assez efficaces face à votre adversaire ? Passez donc en Porte étendard ou en Soldat, cela passera peut-être mieux. Et si vous trouvez que vos points de compétences ont été mal répartis, pas de soucis, passez à l'infirmerie histoire de tout réinitialiser.

Mais bien sûr, rien n'est parfait une fois encore et le jeu botte en touche sur un point, le même en fait que ses prédécesseurs : les compagnons. Une fois n'est pas coutume, leur utilité n'ira très vite plus au delà de simple diversion pour les ennemis, vous permettant de souffler un peu avant de faire à peu près tout le boulot (en tout cas en difficulté Normal et plus). Et si vous êtes maître de votre avatar, vos compagnons sont eux très mal lotis puisque vous ne pourrez pas changer leur équipement (qui sera donc très vite obsolète) et le nombre de compétences limité fera qu'il aura à la fin de votre partie plusieurs dizaines voir centaines de points de compétences ne servant à rien. Aïe, on avait presque un sans faute sur un aspect du jeu, presque.

Un petit mot vite fait pour conclure en précisant que le jeu dispose d'un mode multijoueur assez solide et calqué sur le multi de ME3. Les amateurs auront de quoi se divertir un bon moment donc. Mais étant un réfractaire absolu au multijoueur je ne m'étendrais pas plus que ça sur le sujet. Il y en a un, il est bon, voilà.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Et un petit tour en Tempête, un ! Pitié ne bug pas, ne bug pas...
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Allons droit au but. L'Initiative Andromède est partie trop tôt... ou trop tard. Question de point de vue. Évoquons tout d'abord les points positifs du jeu, car se sera le plus rapide. Les décors sont très beaux et assez bien réalisés. Les quelques planètes explorées ont, à défaut d'originalité, une vraie personnalité et sont des plus crédibles. Certains paysages méritent même de faire une petite pause tourisme. L'ambiance musicale s'adapte assez bien et propose quelques pistes des plus intéressantes lors de la quête principale. Mention spéciale aux temps de chargement, qui sont finalement très courts. Les plus longs sont au chargement de chaque planète, partiellement cachés par les cinématiques de décollage / d'atterrissage. Mais les déplacements instantanés sur une même planète sont étonnamment rapides comparé à d'autres jeux.

Bon voilà, les points positifs c'est fait, j'avais prévenu, sur le plan technique, il n'y a pas grand chose de bien à dire. De paysages, passons donc aux personnages. Si vous avez un peu suivi l'actualité, il ne vous aura peut-être pas échappé que la modélisation des personnages, des visages en particulier, date d'un autre âge. C'est bien simple, la majorité des personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires (y compris le héros ou l’héroïne qui ont autant de charisme qu'une huître), ne font pas illusion et pas une seule fois on se surprend à avoir de l'intérêt pour ce qu'ils disent tant ils rappellent en permanence de vulgaires robots. Humour, colère, tristesse, toutes les émotions sont retranscrites par la même expression sur les visages, à savoir aucune. Et le pire, c'est que la majorité là encore des doubleurs sont sur le même ton. D'ailleurs, on dit partout que la VF (et la VO aussi d'ailleurs) est très mauvaise. Mais en fait elle est excellente : elle colle à 100% avec ces robots qu'ils doublent (et pour les fans du bonhomme, oui, même Alexandre Astier reste à peu près tout le temps sur le même ton).

Le plus incompréhensible dans l'histoire, c'est que contrairement aux précédent épisodes qui montraient les conversions en zoomant au niveau du torse, laissant les visages un peu plus loin de nos yeux donc, ME:A zoom encore plus près, faisant des gros plans sur les visages, comme s'il semblait fier de ces expressions faciales indignes d'un jeu de 2017. C'est la raison pour laquelle on peut se demander si le jeu est arrivé trop tôt ou trop tard : soit il lui manque une bonne année de développement, soit ce jeu est un jeu de 2012 (et encore je suis gentil).

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Bien des choses peuvent être pardonnées dans les jeux selon moi. Une histoire faiblarde peut être pardonnée par un gameplay jouissif. Des graphismes basse qualité peuvent être pardonnées via une touche artistique soignée. Mais des graphisme digne de la génération précédente ne peuvent être pardonnées s'ils s'accompagnent d'une armée de bugs en tout genre. Il y en a tellement que je ne sais par où commencer. On passe par un peu tout en fait. Alors commençons par un bug bénin. Pendant les combats, normalement très intéressants je le rappelle, il arrive régulièrement que l'IA des ennemis se mette à faire n'importe quoi et bien souvent c'est pour son plus grand malheur à elle. Vous aurez donc des ennemis qui arrêtent de tirer et s'immobilisent, d'autres qui cessent toute animation et flotte au hasard dans l'arène de combat ou d'autres qui, suite à une explosion, finissent bloqués dans un mur. Je ne vous le cacherai pas, quand vous jouez en mode Folie (difficulté max), quand cela arrive au milieu d'une bataille ardue, on est presque content que ce jeu soit buggé.

Par contre, quand pendant ces mêmes batailles, l'esquive se met à bugger à son tour, cela devient tout de suite plus gênant. Rien de plus rageant que de vouloir esquiver un coup mortel mais que votre personnage reste sur place. Les ralentissements à foison n'aident pas non plus à se détendre, pas plus que les freezes multiples ou même les bugs de menu obligeant à relancer le jeu. À la liste, rajoutons le manque de synchronisation entre l'audio et la vidéo. Bien souvent, l'un n'attend pas l'autre. Exemple : une scène de dialogue est censée se déclencher à la fin de mon atterrissage sur une planète. Et bien cette conversation commence alors que je suis toujours dans l'espace en train d'attendre que le vaisseau atterrisse. Ou mieux, la conversation qui commence pendant un temps de chargement qui lui bug : un régal au moment de faire un choix de dialogue que l'on ne voit pas.

Bref, même si cela est assez jouissif (ben oui, écrire un test d'un mauvais jeu c'est plus drôle pour moi, chacun son truc), je vais arrêter la liste là, mais sachez que j'en ai encore sous le coude (comme des dialogues qui se superposent, un vrai brouhaha).
Je tiens à préciser que cette section du test a été rédigée suite à de nombreuses heures de jeu sur une PlayStation 4 standard et non une PS4 Pro. Certains défauts ci-dessus sont donc conditionnés au matériel, mais je suis sûr d'une chose : à part les ralentissements, je n'imagine pas un instant que la Pro puisse réellement changer le bilan de cette section. Plus de puissance ne peut régler les soucis de voix, d'inexpression faciale ou de bugs d'IA.

 

Note : 1/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Ça consomme combien en électricité un truc comme ça ?
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Partie du test ô combien sujette à la subjectivité, ME:A est un cas bien particulier qu'il conviendra de nuancer. Plusieurs aspects influeront sur la note de chacun ici. La première chose sera évidemment votre attachement à la saga. Commencer directement par ce titre semble être une mauvaise idée mais le faire en connaissant la trilogie d'origine ne sera pas forcément un bon point non plus. En fait cela dépendra de votre niveau d'attachement à la série. Les fans hardcores auront du mal à prendre du plaisir je pense car cet épisode s'éloigne finalement sur beaucoup de points de ses prédécesseurs. L'histoire tout d'abord sera bien moins captivante, même si elle proposera quelques séquences très fortes (mais très rares). Votre équipe aura clairement moins de charisme que l'équipage du Normandy. Pour comparer les races, Vétra n'arrivera pas à la cheville de Garrus, PeeBee ne pourra rivaliser face à Liara ou Samara et je ne parle même pas des humains Cora et Liam, enfin surtout Liam. Vos compagnons Krogan et Angara (la nouvelle race amie du jeu) sortiront un peu du lot, on en sauve 2 sur 6 donc.

L'univers de Mass Effect est toujours là en revanche, assez travaillé sur le fond, rempli de références à droite à gauche et les fans ne seront pas perdus. Au contraire, sur ce point on peut dire que vous pouvez vous attendre à apprécier certaines intrigues comme les relations entre certaines races : évolueront-elles par rapport à la Voie Lactée ou seront-elles pires ? (et là je pense évidemment aux relations Krogans/Galariens, le Génophage, ça ne se pardonne pas facilement).

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Autre point à nuancer selon vos goûts : les activités annexes. ME:A propose beaucoup de quêtes annexes, mais vraiment beaucoup. Vous en aurez par palettes par moment et votre messagerie en sera inondée. Seulement, pour comparer avec un jeu récent comme Horizon Zero Dawn qui proposait une narration pour chaque quête, ME:A lui, semble se contenter du minimum scénaristique pour 90% des quêtes annexes, les 10% restant étant les quêtes de Loyauté faisant leur retour et étant tout aussi sympa que dans ME2. Mais pour le reste donc, et bien on peut résumé cela ainsi : "Va là-bas chercher un objet / scanner un objet / tuer tout ce qui bouge". Le souci étant que ces quêtes sont scénarisées au minimum et bien souvent on se contente de suivre le marqueur sur la carte sans chercher à savoir ce que l'on fait car bien souvent, on a tellement de quêtes en même temps que le temps d'arriver à la fin d'une on en a chopper 10 autres sur le chemin.

C'est donc une architecture de quêtes à la MMO finalement qui s'offre à nous, des quêtes servant juste à occuper, à gonfler votre jauge d'expérience et la durée de vie du titre. Donc de deux choses l'une. Soit on adhère à ce genre de contenu et dans ce cas c'est cool. Soit on adhère pas et clairement le jeu mériterait 10 bonne heures de jeu en moins (et croyez-moi, je n'en reviens pas moi-même de devoir écrire ça dans un test). Personnellement, lors de ma première partie, cela ne m'a pas dérangé car je voyais avant tout un bon stock d'XP qui me servirait pour une partie en difficulté MAX. Mais à la deuxième partie, la lassitude était beaucoup plus grande.

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Subtile transition, abordons un peu la rejouabilité du titre. Mass Effect est une série qui s'est fait connaître pour ses choix moraux souvent importants pour l'histoire mais se limitant en gros à être Conciliant ou Pragmatique (Sympa ou Connard si vous préférez). Ici en revanche, on se rend assez vite compte que le système a changé, sans doute un peu trop. Ce choix bipolaire emblématique de la série fait place à un choix de ton. En gros, vous n'aurez quasiment plus à faire de véritables choix au cours de votre aventure, et pendant les dialogues, vous aurez à choisir simplement la manière dont vous direz les choses, mais le résultat sera dans la majorité des cas exactement le même. Vous aurez quelques choix importants à faire au cours du jeu, mais même là, on se rend vite compte que l'impact de ces choix est très limité.

Par exemple, pendant une mission principale, vous aurez le choix de venir en aide à une personne que vous venez de rencontrer ou à des prisonniers bossant pour l'un de vos hommes. Dans les deux cas, il y aura quelqu'un pour vous reprocher ce choix... mais pas plus de 5 minutes. Après, ce choix aura été oublié et vous pourrez boire un coup tranquillement avec la personne que vous aurez déçue. On est loin du choix Ashley/Kaidan de ME1 n'est-ce pas ? Vous me direz, ces choix seront peut-être plus impactant dans la suite (ME:A2 donc), sauf que les développeurs ont précisé que l'aventure de votre avatar était finie, qu'elle se limiterait à ce simple opus. Donc s'ils tiennent leurs promesses, les choix dans ce jeu ne risquent pas d'avoir un gros impact sur d'éventuelles suites, et s'il y en a, on reprochera ces choix à quelqu'un d'autre donc.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Allez, on ne se décourage pas, il fait chaud mais y a encore un long chemin à parcourir.
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La liste des trophées de ME:A se divise en 3 catégories : la progression dans l'histoire, la progression de votre avatar et les actions spécifiques.
Les premiers trophées sont assez classiques et vous accompagneront tout le long de votre aventure et ce de façon assez régulière. Ces trophées incluent aussi bien les missions principales, que les missions secondaires et surtout les missions de loyauté. Cette section est très classique et sans réel point négatif à une petite exception près : aucun trophée n'est masqué. Du coup, le risque de spoil est très conséquent alors prenez garde. La progression de votre avatar est elle aussi assez logique et comprend votre équipement, vos compétences mais aussi vos groupes d'assauts qui devront atteindre un haut niveau. Enfin, les actions spécifiques englobent principalement des kills à faire de nombreuses façons.

Le bilan de cette liste est assez mitigé. D'un côté, elle englobe une partie des possibilités du jeu, demandant au Pionnier d'explorer de fond en comble la galaxie d'Andromède et ça c'est un bon point. Mais d'un autre côté, les nombreux trophées demandant des kills spécifiques peuvent gâcher la donne. Certes le jeu permet de changer la répartition de vos points de compétence et donc de ne pas vous obliger à faire une nouvelle partie pour profiter de telle ou telle compétence. Mais certaines actions ne correspondront certainement pas au style de combat de tous. Personnellement, devoir attraper un ennemi avec la télékinésie pour le balancer sur un autre 25 fois m'a fait grimacer.

Pour finir, notez que certains trophées sont manquables et s'étalent malheureusement sur toute la partie. Vous devrez en effet résoudre un certain nombre de puzzles dont une partie devra être faite à des moments précis, avec très peu de marge d'erreur. Vous devrez obligatoirement utiliser l'une des compétence sur des ennemis très précis qui apparaissent en nombres limités. Enfin, classique de la saga, vous devrez conclure, mais cette fois, avec trois personnes différentes. Bon OK, ce dernier trophée ne sera pas le plus déplaisant.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
10/20

5 ans d'absence, 5 ans d'attente, 5 ans d'espérances. Mass Effect Andromeda était attendu au tournant après une trilogie qui aura marqué la génération précédente et dont l'ombre plane sur cette suite. Et c'est un bilan on ne peut plus mitigé qui s'offre à nous. Techniquement, le jeu est à la ramasse par rapport aux critères d'aujourd'hui et accuse un retard presque aussi long que l'attente qu'il a suscité. Le contenu est conséquent et offre une très grosse durée de vie mais un peu trop artificielle car remplie de quêtes inintéressantes. L'histoire principale est tantôt palpitante tantôt mollassonne, servie par des personnages au manque de charisme flagrant. Si on a souvent comparé Mass Effect avec Star Wars, je conclurais en disant que c'est une fois encore très vrai : les deux sagas ont effectuées un retour prometteur pour la suite mais avec un épisode manquant cruellement d'originalité et bourré de défauts.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, À un public averti