Test : Lords of the Fallen


Lords of the Fallen
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Note des joueurs :
3.7/5 - 54 notes
Note des platineurs :
3.6/5 - 26 notes

Lords of the Fallen

ps4


57 trophées au total
24 trophées cachés 1 DLC

3540 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 419 joueurs (12 %)
100% par : 116 joueurs (3 %)
Note du jeu
12/20
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Test du jeu
Lords of the Fallen

  • Test rédigé par matrobymat le 21-12-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Harkyn a une bonne tête, bien badass.
Laissez-moi vous conter l’histoire d’Harkyn. Laissez-moi vous transporter par-delà les montagnes enneigées, là où les Rhogars envahissent notre monde. Laissez-moi vous relater les exploits de ce hors-la-loi qui s’est dressé contre les forces du mal, alors que tout semblait perdu. Laissez-moi vous conter Lords of the Fallen.

Contenu du jeu


Certains boss sont épiques.
Ma première rencontre avec Harkyn est intervenue alors qu’il pénétrait dans le monastère de Claves. Accompagné de Kaslo, il était à la recherche d’Antanas. J’ai tout de suite été frappé par son charisme, son côté irrémédiablement badass, tatoué à même la peau de son visage. Je n’ai pas eu le choix, son apparence s’est imposée à moi, et il m’avouera, plus tard, alors que nous discutions autour d’un feu de camp, qu’il avait senti lorsqu’il m’avait vu pour la première fois, qu’il avait trouvé sa voie, son chemin : celui du guerrier (ou du voleur, ou du clerc, je ne sais plus).

Dès son entrée dans le monastère, il a immédiatement montré ses compétences de guerrier lors d’un rapide tutoriel, montrant les bases du combat : attaque, parade, esquive. Le premier ennemi à terre, il s’en était allé retrouver Kaslo, l’attendant bêtement devant la porte de la salle d’initiation. Bloqué par une serrure fermée. Harkyn était donc allé chercher cette clé, l’occasion pour moi de le voir pourfendre quelques monstres à l’intérieur des salles du monastère. L’endroit est labyrinthique à souhait, regorgeant de couloirs retords, de salles sombres, poisseuses, et d’ennemis cachés dans l’ombre. Nous découvrirons au fil de nos aventures que le bestiaire des lieux est assez varié, et que les monstres que nous rencontrerons seront de plus en plus fort, de plus en plus protégés et qu’il nous faudra redoubler de vigilance à chaque fois que nous entrerons dans un combat. L’erreur ne pardonne pas, et le moindre mob peut nous envoyer à la mort, surtout que ceux-ci semblent revenir à la vie à chaque fois que nous croisons à nouveau leur chemin. Heureusement, l’architecte des lieux semble avoir pensée à tout, imbriquant parfaitement les zones entre elles, avec de nombreux raccourcis déblocables au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les méandreux couloirs. Les zones que nous avons parcourues sont cloisonnées, mais de bonnes tailles, et avec un level-design bien pensé délivrant ses secrets au compte-gouttes, et seulement si l’on s’en donne la peine.

La clé en sa possession, Harkyn était donc entré dans la salle d’initiation. À l’intérieur, il fit la rencontre du premier Lord Rhogar qu’il dût combattre. Ennemi colossal, puissant et stylé, il ne manquait pas de charisme, mais il faut bien reconnaître qu’une fois ses pattern de frappes assimilés, il ne restait plus qu’à esquiver, et à frapper au bon moment. Nous découvrirons par la suite que les autres boss sont tous du même acabit : stylés et épiques, mais finalement assez peu dérangeants pour quiconque capable de faire preuve de patience.

Après ce combat, un somptueux cristal rouge de sauvegarde est apparu. Harkyn s’en est approché, et je l’ai vu changer sous mes yeux, s’améliorer. Il a choisi de devenir plus fort, et plus endurant, se rendant bien compte que le poids de son équipement l’empêchait d’enchaîner les attaques. L’occasion pour lui justement de vérifier son inventaire. Harkyn emmenait partout avec lui un nombre assez conséquent d’armes, d’armures et de potions en tous genres. Chaque item est différent, ils sont tous plus beaux les uns que les autres et donnent chacun une allure différente à notre barbare. Mais l’esthétique, Harkyn n’en a cure. Harkyn cherche surtout à privilégier le rapport efficacité/poids, qui est primordial. Il cherche à trouver le bon compromis, sinon il sait qu’il sera défait au prochain affrontement.

En le voyant repartir vers son prochain objectif, je me demandais ce qui le poussait, lui, hors-la-loi sans foi ni loi, guerrier cruel et sans pitié, à suivre ce dessein. Pourquoi donc cet homme, marqué à vie par ses geôliers, acceptait-il de suivre Kaslo pour servir une cause qui, à n’en pas douter, l’intéressait peu ? Avait-il soudain pris conscience de son humanité ? Souhaitait-il la rédemption ? La vengeance ? Je pense aujourd’hui qu’il ne le savait pas lui-même. Il faut bien dire que passé le premier aspect, visuel, Harkyn n’est pas très charismatique. Il en va de même pour les PNJ que nous rencontrerons sur notre chemin. J’ai passé 34 heures avec lui à pourfendre du monstre lors d’un premier run, et jamais il n’a eu l’air de savoir pourquoi il faisait ça. Avancer, toujours avancer, semblait être sa seule motivation, son seul but. Rien de bien profond, même si sa compagnie, le peu de temps qu’elle a duré, a tout de même été très agréable.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


L'éclairage des intérieurs est somptueux.
J’emboîtais donc le pas à Harkyn en dehors du monastère. Nous quittions ainsi une ambiance sombre mais ultra chaleureuse pour nous retrouver à l’extérieur, sous la neige et un ciel sombre encombré de nuages d’orage inquiétants. En effet, l’intérieur du monastère était obscur, mais superbement éclairé par des effets de lumière chaleureux. Qu’il s’agisse des halos de lumière passant au travers des vitraux, ou des auras entourant les cristaux de sauvegarde, ou encore de flammes des braseros, l’éclairage est parfait, tout en restant suffisamment inquiétant pour nous laisser dans l’incertitude. Tout est travaillé finement, et regorgeant de détails gothiques, violents, brutaux. L’extérieur lui, nous laisse entrevoir la grandeur architecturale des lieux. Moins travaillés que les intérieurs au niveau de la lumière, ils restent très jolis, et donnent une identité propre au périple d’Harkyn. Impossible de le confondre avec un autre.

Alors que nous poursuivions notre avancée à grands coups de hache, j’ai remarqué que parfois, j’entendais au loin une musique semblant nous accompagner. Étrangement absente pendant de longs moments, elle refaisait son apparition quelques secondes sans que nous comprenions pourquoi, ou lors des combats contre les boss. Très discrète, trop peut-être, les mélodies étaient pourtant de bonne facture, mais j’avoue les avoir totalement oubliées aujourd’hui.

Sur un pont entre deux tours de garde protégées par des arbalétriers, Harkyn a trouvé un étrange item sur le cadavre fumant d’une monstruosité. Il s’agissait d’une sorte de gantelet, capable de délivrer une grande source d’énergie, utilisable comme un projectile meurtrier. Tout heureux de sa trouvaille, il s’était empressé d’utiliser son nouveau jouet, ajoutant une notion de frappe à distance à son arsenal. Malheureusement, il a bien vite compris qu’il ne pourrait pas utiliser cette arme trop souvent, celle-ci semblant dépendre d’une jauge de magie, dont le niveau fondait à vue d’œil à chaque utilisation. Mais peu importe, elle lui permettrait au moins d’entamer un peu les ennemis, avant d’aller les achever à l’ancienne.

J’ai donc eu de nombreuses occasions de voir Harkyn en combat singulier. Son style est particulier, dans le sens où sa masse physique, ajoutée au poids de ses équipements, en font un combattant, lourd, peu agile, qui doit mesurer chacun de ses coups. S’il est capable de parer les attaques ennemies avec un bouclier, dans les faits il ne le fera quasiment jamais, préférant plutôt l’esquive. Bien souvent, il attend l’attaque adverse, esquive, et place une contre-attaque, d’autant de coups que lui permet sa jauge d’endurance. Celle-ci étant impactée par le poids des items qu’il porte sur lui, et par ses compétences de force et de vitalité. S’il est à l’aise en extérieur, dans les grands espaces lui permettant d’utiliser cette technique, celle-ci s’avère plus compliquée à utiliser dans les couloirs étriqués des intérieurs. On imagine à peine Harkyn entrer dans ce couloir, alors y esquiver un autre guerrier (lui aussi engoncé dans une armure impressionnante) est parfois compliqué, surtout lorsque la caméra peine à suivre l’action, rendant la tache de notre héros encore plus délicate. Mais à part ces détails (qui parfois causeront la défaite d’Harkyn à eux seuls), le regarder combattre est tout de même très plaisant, et sa satisfaction au sortir d’un combat technique et acharné fait plaisir à voir.

À noter que j’ai été, à quelques occasions, le témoin d’un phénomène étrange, incompréhensible. Plusieurs fois, alors que nous gambadions Harkyn et moi vers notre prochain objectif, je l’ai vu soudain se figer, sans crier gare, et devenir tout bleu, avec un code d’erreur affiché en plein milieu du front. Je n’ai eu d’autre solution que de le rebooter.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Les maps sont labyrinthiques, et fort bien travaillées.
Ces phénomènes, bien que rageants, ne sont toutefois pas intervenus trop souvent. Rien en tout cas qui ne puisse venir gâcher mon plaisir à suivre Harkyn dans ses aventures. La première fois en tous cas. Chaque nouveau lieu visité était intéressant, profond, bien travaillé, sur plusieurs niveaux. La tension, la peur de la mort, qui nous faisait sans cesse être sur le qui-vive était grisante. La découverte de nouveaux ennemis, plus dangereux à chaque fois, ainsi que de la meilleure manière de les affronter nous a beaucoup rapprochés, Harkyn et moi. Nous aurions pu nous contenter de foncer directement vers notre objectif … non … en fait nous n’aurions pas pu, car ni Harkyn ni moi n’avions de boussole ni de carte à disposition. Nous avancions donc, à tâtons, à travers les dédales de couloirs et de ténèbres qui s’opposaient à nous. Cela nous a permis de découvrir de nombreux secrets, notamment dans des pièces cachées, regorgeant souvent de trésors aussi inestimables que tranchants.

Quelques PNJ que nous avons rencontrés nous ont confié des tâches, que nous avons pris plaisir à accomplir. Bien qu’elles aient toutes été un peu semblables, ce qui est normal en ces lieux troublés et sombres, elles nous ont forcé à pousser nos explorations encore plus loin. Ces personnages annexes, eux aussi, souffrent d’un léger manque de charisme, à part Yetka peut-être, qui prend un malin plaisir à égratigner Harkyn dans ses propos. Les dialogues avec eux étaient d’ailleurs parfois cocasses, souffrants d’animations assez … étranges au niveau de la gestuelle des mains ou de la tête.

Dans tous les cas, la progression avec mon compère a été bien dosée, progressant dans la difficulté comme dans l’intensité. Malheureusement, arrivé au terme de notre périple, Harkyn m’a demandé si j’étais d’accord pour recommencer l’aventure avec lui. N’ayant pas, personnellement, atteint mon objectif, j’ai accepté, et il est vrai que la seconde fois, l’aventure n’a plus la même saveur. Refaire exactement les mêmes choses n’est plus amusant, même si Harkyn a essayé de changer la donne en développant d’autres pouvoirs que la première fois, mais rien n’y a fait. Cette deuxième traversée n’avait pas la même saveur, mais elle était nécessaire à l’accomplissement de ma quête.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Yetka est le seul personnage un peu charismatique.
Et cette quête, c’était de trouver une relique précieuse : un trophée de platine. Et j’ai très vite compris qu’Harkyn serait mon meilleur allié dans cette épopée. J’ai donc décidé de l’aider dans sa recherche, afin d’atteindre mon but plus facilement. Ainsi, nous avons, ensemble, fouillé de fond en comble tous les recoins de Claves et du monde des Rhogars. Nos pérégrinations nous ont permises de trouver de nombreuses notes audio, collectibles nous permettant d’en apprendre un peu plus sur le pseudo scénario et sur la vie des précédents occupants des lieux, mais aussi de nombreuses armes et armures rares, bien cachées, et bien gardées.

Nous avons également massacré du monstre ensemble, en chœur, afin de récupérer un maximum de cœurs de tyran, et battus tous les boss d’une manière spécifique, afin de recevoir leur arme spéciale. Nous avons découvert que chaque boss battu ouvrait un portail entre les mondes, que nous franchissions allègrement pour en découvrir les secrets.

Même si nous étions concentrés sur nos tâches respectives, nous avons été capables de faire preuve d’altruisme, en aidant les PNJ. Ainsi nous avons ramené des crânes humains à l’un, coupé le bras d’un autre afin d’empêcher la propagation d’un poison, et même libéré l’âme d’un dernier, emprisonnée dans un cimetière. Récompensés à chaque fois, nous gagnions en expérience et en niveau, mais surtout, nous y prenions beaucoup de plaisir, tellement le tout était bien pensé et pas rébarbatif pour un sou.

Mais, car il y a un mais, comme je l’ai dit plus haut, à la fin du périple, la récompense n’était pas là. Si l’histoire s’était arrêtée là, elle aurait été très agréable, et une excellente surprise. Malheureusement, il m’a fallu réitérer l’expérience une deuxième fois car les Dieux, le destin, ou la fatalité, ont insisté pour que je retraverse toutes ces épreuves avec un autre Harkyn, d’une autre classe. Quel est l’intérêt ? Vous le demanderez à ces entités supérieures, moi je n’ai pas la réponse. Surtout que l’histoire est connue, les lieux sont connus, les boss sont connus. Les seuls sentiments qui en résulteront seront l’ennui, et l’agacement. Avec peut-être aussi la résignation et l’abandon, pour les moins courageux.

Il y aurait eu un intérêt si cet autre Harkyn avait été réellement différent, et si cela avait eu une influence quelconque sur l’histoire, mais ce n’est pas du tout le cas. Les pouvoirs dont il dispose, spécifiques à chaque classe, sont très proches, quasiment semblables, et de toute façon assez peu utilisés, puisque l’on essaie surtout de raccourcir au maximum l’expérience et que l’on privilégie de ce fait les caractéristiques physiques d’Harkyn. Sa magie est donc peu développée. De plus, le rush est parfois un peu compliqué, car en voulant aller trop vite, on se rend compte qu’Harkyn n’a parfois pas encore réellement le niveau nécessaire pour affronter le boss suivant.

Le pire dans tout ça ? C’est qu’arrivé au terme de ce deuxième périple, il nous a fallu en affronter un troisième. La deuxième fois est ennuyeuse à mourir, la troisième est un calvaire. La troisième classe est aussi inutile que la deuxième, et j’ai beau avoir aimé Harkyn, j’ai été soulagé de le voir partir.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

Ainsi donc se termine mon aventure avec Harkyn. Il n’aura pas toujours été simple d’accompagner ce gaillard lors de sa quête, mais il a su, lui, en tirer une pleine satisfaction, au travers d’une aventure unique, corsée et à l’identité propre. De mon côté, trouver mon platine a été bien plus compliqué, la faute à une redondance barbante, lassante et totalement inutile, dégoutant même de l’aventure. Dommage de terminer sur une mauvaise impression alors que l’épopée en elle-même est très plaisante.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux chasseurs de trophées/platine difficile