Little Town Hero

Little Town Hero

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 26/06/2020
Genre(s) : RPG
Territoire(s) : FRANCE

8 joueurs possèdent ce jeu
45 trophées au total
0 trophée online
44 trophées cachés

Platiné par : 2 joueurs (25 %)

100% par : 2 joueurs (25 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par dayvyde le 24-07-2020 - Modifié le 24-07-2020

Introduction

Un jour je serai le meilleur dresseur, je me battrai sans répit !! …. Oups, désolé ! Je me suis laissé emporter par l’émotion, juste en ayant vu Game Freak aux commandes de ce jeu. En effet, ce studio est principalement connu pour avoir vendu des millions de copies de sa licence phare des monstres de poche, Pokémon pour ne pas la citer. Presque 25 ans après avoir proposé les premières versions que les rouge et bleu, Game Freak nous propose aujourd’hui un jeu unique et totalement différent de leurs jeux de monstres.
Little Town Hero nous fait partager la vie d'Axe, enfant d’une dizaine d’années qui grandit dans un petit village isolé très paisible. Lorsqu’un jour, un monstre apparaît sans que personne ne sache pourquoi ! Mais la réalité est toute autre, et le jeune Axe va tout faire pour trouver la raison et surtout, défendre son village.

Contenu du jeu

A peine le jeu lancé, nous sommes directement plongés dans un univers ressemblant au moyen-âge, au sein d’un petit village de montagne, totalement fermé du monde extérieur, avec comme seule issue de sortie, les portes du château du roi. Cela a pour but de tenir le village en sécurité, justement pour éviter tout conflit avec d’autres nations ou autres peuples. Mais très tôt dans le jeu, un énorme monstre apparaît, et il nous faut alors l’éradiquer dans un premier temps. La suite de l'histoire aura alors pour objectif de lever le voile sur le mystère qui entoure cette apparition et sur celles qui suivront.
Et toute l’intrigue du jeu se déroule exclusivement dans ce village découpé en plusieurs zones. A aucun moment nous ne sommes amenés à visiter d’autres villes ou contrées. Chacune des quêtes nous oblige alors à faire des déplacements entre le quartier, la rue marchande, la ferme, la mine ou le château. L’ensemble du village étant relativement petit, traverser chaque zone se fait rapidement. A tel point qu’un système de déplacement automatique vers une zone précise est possible, mais n’est que très peu nécessaire.

Le style du jeu se veut être un RPG tactique. Tout l’aspect RPG vient du fait que pour avancer dans l’histoire du jeu, nous devons suivre une quête principale, et qu’à coté, quelques quêtes annexes sont présentent et à découvrir. Ces quêtes secondaires nous permettent d’en apprendre un peu plus sur l’histoire du village et ses habitants. Durant chaque quête, plusieurs monstres se mettront en travers de notre chemin, mais également d’autres personnages, et chaque victoire apportera son lot de points Eurêka. Ces points sont nécessaires à l’amélioration du personnage principal, Axe. Et ces combats auront lieu de manière scriptées, liés à l’histoire. Inutile donc de chercher à farmer quoi que ce soit, vous allez comprendre. Et détail qui a son importance, nous n'aurons à gérer qu'un seul personnage, Axe. Il n'y a pas d'équipe à constituer ni d'autres personnages à contrôler.
Particularité ici de cet aspect RPG, notre personnage n’a pas de niveaux d’évolutions ou d’XP à engranger. Seuls les points Eurêka sont accumulés et utiles pour améliorer son arbre de compétences. Cet arbre n'améliore en rien des caractéristiques telles que l’attaque ou la défense du personnage, mais plutôt ses Dazzits. Et c’est ici que le côté tactique du jeu prend tout son sens.
Chaque confrontation se déroule sur un système de tour par tour, et sur une map avec plusieurs cases, tel un Mario Party. Toujours dans ce même esprit, à la fin de chaque tour, un dé est lancé pour définir la prochaine case du combat. La plupart des cases sont vides, mais sur d’autres, des personnages sont présents pour vous aider, en vous apportant soit des bonus d’améliorations, soit des Izzits utiles pour le combat.

Izzits, Dazzits, Kézako ?! Et c’est là que Little Town Hero tire son épingle du jeu par rapport à d’autres jeux du même genre. Ici, il n’est nullement question de combats à l’épée, à la hache ou autre, mais plutôt entre Dazzits.
Les Izzits sont en fait des idées d’actions mentalisées par Axe de manière aléatoire, qui une fois choisies se transforment en Dazzits, pour pouvoir alors être exécutées. Bien évidemment, ces transformations ont un coût, qui varie de 0 à 6 points, et plus la valeur est élevée, plus le Dazzit sera puissant.
Chaque Dazzit possède des points d’attaque et de défense, qui sont alors mis en confrontation avec ceux de l’ennemi. Par exemple, le Dazzit d’Axe qui a 3 d’attaque contre celui de l'ennemi avec 2 de défense, détruira automatiquement ce dernier. Et l’écart de points entre ces deux valeurs (1 dans mon exemple) sera le total des dégâts portés directement à l’adversaire. Ce qui permet alors de toucher directement ses points de vies.
Que ce soit Axe ou les ennemis, chacun possèdent 3 points de vie durant les combats. Mais pour les atteindre il faudra d'abord détruire leur protection. Donc chaque victoire lors d'une attaque de Dazzits, portera atteinte soit aux points de protection, soit directement aux coeurs.
Les Dazzits possèdent chacun des attributs particuliers avec lesquels il faudra absolument jongler pour pouvoir faire tourner les confrontations à notre avantage. Et c’est sans compter les attributs spéciaux des Dazzits ennemis, ainsi que nos alliés présents sur la map. Vous l’aurez donc compris, tout le côté tactique du jeu, est lié aux styles des combats.
Mais les développeurs ont pensé aux joueurs. Pour nous aider, et étant donné que les infos peuvent être déroutantes de prime abord, un épouvantail est présent dans le village, et il permet de se souvenir de toutes les infos qui auront été données au joueur au fur et à mesure du jeu. Cet épouvantail permet également de se battre à nouveau contre les ennemis qui devront avoir été vaincus au préalable une première fois. C’est ce qui est appelé dans le jeu, la visualisation.

En tout et pour tout, il faudra compter une dizaine d’heures pour venir à bout du jeu, quêtes secondaires incluses.
Note : 4/5

Aspect technique du jeu

Le style du jeu choisi se veut être très proche du style manga sur tous les points. Les décors sont extrêmement colorés, ce qui donne une bonne dose de fraîcheur au jeu, même s’ils sont tout de même simplistes. De l’herbe, quelques maisons, des montagnes au loin, etc. Et les personnages sont dans la même veine que les décors. Coté couleurs, Axe possède des cheveux rouge, son meilleur ami Natz est blond et son meilleur ami et rival à les cheveux vert par exemple. Dans la même continuité, les monstres ennemis sont tous différents, en allant du gros monstre au gros poisson transformé, tout en passant par la plante carnivore géante.
Autre point visuel, les animations. Elles sont ici très (trop ?) simplistes ! Les personnages ne possèdent que deux expressions faciales, une heureuse et une énervée, ni plus, ni moins. Et cela ne suffit pas, en particulier dans des moments de tristesse où les visages arborent un large sourire… Niveau gestuelle, même constat. Tous ne font que deux-trois mouvements tout au long du jeu, en fonction des situations. Cela donne un réel sentiment d’avoir voulu faire simple sur cet aspect et c’est un peu dommage…

Coté son, on reste dans des notes musicales qui collent parfaitement avec l’univers donné au jeu. Des petites mélodies entraînantes, sans qu’elles n’en soient énervantes ni insupportables à longueur d’écoute. Et chaque situation à son propre son, totalement adapté et en accord pour nous mettre dans la bonne ambiance.
On regrettera cependant le manque total de voix pour les personnages. Tous les dialogues sont sous-titrés, et c’est bien normal étant donné que les voix correspondent à des bips. Mais l’effort à tout de même été fait pour les sons des bips soient différents en fonction des interlocuteurs. Plus ou moins grave si c’est une fille ou un garçon qui s’exprime, et encore un poil différent si c’est un adulte ou un enfant.

Ces deux points mis bout à bout, font tout de même de Little Town Hero un jeu entrainant et plaisant à suivre. Le rendu de l'univers est extrêmement charmant, et la musique apporte juste ce qu'il faut pour y parfaire l'immersion.

Autre détail qui est extrêmement dommageable, le manque de localisation française. En effet, tout le jeu, que ça soit les menus ou les dialogues, tout est en anglais ou en japonais, au choix dans le menu principal du jeu. Les textes sont tous très simples à lire de par l’univers, mais autant vous dire que les réfractaires aux langues étrangères passeront sans aucun doute leur chemin ici...

Et dernier détail très étonnant, tout le jeu se fait exclusivement grâce au joystick (L3). Les touches directionnelles sont désactivées, allez savoir pourquoi… D’un point de vue ergonomie cela ne change fondamentalement pas grand chose, mais c’est un peu déroutant au démarrage.
Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Les premières heures du jeu, c’est un régal que de se plonger dans cet univers. Un petit village chatoyant et haut en couleurs, mais surtout, le fait de découvrir une nouvelle façon de jouer et de combattre totalement différents des standards. Chaque combat nécessite une très grande réflexion pour pouvoir utiliser les Dazzits dans un ordre qui soit le plus efficace possible, tant pour se défendre, que pour réussir à attaquer l’ennemi. Pour les fans de stratégie et de réflexion, ce jeu est alors du pain béni ! D’autant plus qu’au fur et à mesure, la difficulté va crescendo, en particulier à cause des ennemis qui se retrouvent avec des compétences spéciales forcément néfastes pour le joueur, qui obligent à adapter nos stratégies à chaque combat.
Mais voilà, après plusieurs combats, le soufflé retombe bien vite. Les combats, même s’ils sont intéressants et tous différents, s’avèrent très longs… Il faut compter sur quinze à trente minutes pour réussir venir à bout de chaque ennemi. L’aléatoire concernant les Izzits ainsi que le déplacement sur la map impacte fortement cette durée des confrontations. Il faudra alors bien s’armer de patience et réflexion pour pouvoir parvenir à nos fins.

Deux modes de difficultés sont à disposition, un mode facile et difficile. On pouvait alors s’attendre à plus de facilité dans le mode le plus bas, mais l’aléatoire à une place tellement importante dans le jeu, qu’il n’en est rien.

Globalement, le plaisir de jeu est donc en demi-teinte. Un sentiment partagé entre la découverte d’un jeu avec une réelle fraîcheur, et une difficulté qui peut s’avérer très frustrante.
Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Nous avons ici 45 trophées au total, dont 1 platine, et cette liste de trophées peut être répartie en trois morceau.
Le premier morceau des trophées, comme tout bon jeu qui se respecte, sera obtenu automatiquement en suivant l’histoire, rien de bien méchant donc ici.
La suite sera obtenue en terminant les différentes quêtes secondaires, qui sont au nombre de 7, pour nous récompenser de 8 trophées.
Et voilà la partie la moins évidente de la liste. Le reste des trophées ne porte que sur les combats contre les monstres. Le fait de jouer en mode difficile dès le début du jeu prend tout son sens ici. Tous les monstres doivent être battus dans ce mode de difficulté. Les battre en mode facile fait qu’un pan de la quête principale se conclue pour alors obtenir le trophée du chapitre correspondant. Mais les vaincre en mode difficile fait alors coup double. Et ensuite, il faut alors battre les monstres à nouveau au moins une fois à travers la visualisation, peu importe la difficulté ici. Et c’est plus difficile qu’il n’y paraît, étant donné que les avantages que nous avons pu débloquer grâce aux points Eurêkas ne sont pas pris en compte à l’instant T, mais à l’état auquel nous étions à la fin du chapitre précédent.

En somme, nous avons une liste parfaitement équilibrée, entre ceux automatiques, ceux liées aux quêtes secondaires et les autres liés aux combats. Et pour le plus grand bonheur de tout chasseur de trophées, pas de farm ici ! Et pour un RPG, c’est étonnant ! Mais nous n’allons pas bouder notre plaisir pour autant...
Note : 4/5

Conclusion

Pour un RPG, Little Town Hero est assez court, mais toutes les mécaniques propres aux RPG sont là, avec la touche de tactique en plus. Il saura plaire au plus grand nombre de par l’univers coloré qu’il propose mais également par les mécaniques de jeu qui lui sont propres. La difficulté toute relative pourrait faire peur, mais avec une liste de trophée comme celle-là, c’est un régal de continuer !
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : Aux curieux, À un public averti

dayvyde (Dayvyde)

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