Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent

Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 04/09/2015
Genre(s) : Aventure, Point&Click
Territoire(s) : FRANCE

755 joueurs possèdent ce jeu
34 trophées au total
0 trophée online
26 trophées cachés

Platiné par : 547 joueurs (72 %)

100% par : 547 joueurs (72 %)


Note des joueurs :
4.4/5 - 46 notes

Note des platineurs :
4.5/5 - 39 notes

Test rédigé par Ray-chan le 04-11-2015 - Modifié le 21-12-2016

Introduction

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Lorsque Charles Cecil, cofondateur du studio Revolution Softwares, créa la licence Broken Sword (Les Chevaliers de Baphomet dans notre belle langue) en 1996, il était loin de se douter du succès qu'elle aurait et de sa longévité. De facto, 5 épisodes sont sortis en presque 20 ans, mettant le genre point n'click en valeur de fort belle manière. Et c'est ce cinquième épisode qui nous intéresse particulièrement dans le test du jour.

Ainsi, malgré quelques soucis, c'est par le biais d'un projet Kickstarter que le studio a pu lever des fonds pour créer cette nouvelle aventure de George et Nico. Aventure sortie initialement en deux volets sur PC, Vita et tablettes et qui, dans cette mouture Playstation 4, sera complète et agrémentée d'un platine.

Dès l'introduction, tout a été fait pour charmer les nouveaux joueurs mais surtout pour rendre heureux les amoureux et nostalgiques de la licence ! George Stobbart, notre américain préféré est, comme toujours, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Assistant au vernissage d'une galerie dans Paris en compagnie de Nicole Collard, journaliste de son état et amie de toujours de George, nos deux compagnons vont assister au braquage d'un tableau nommé "La Malediccio" ainsi qu'à l'assassinat du responsable de la galerie. Sommé par son patron de trouver un moyen de ne pas payer l'assurance que la galerie avait souscrite à leur société, George va une fois de plus s'immiscer dans ce qui ne le regarde pas, entraînant Nico avec lui dans de nouvelles péripéties rocambolesques.

Contenu du jeu

Ce qui fait, et a toujours fait la force du point n'click à la sauce Chevaliers de Baphomet, ce sont des décors riches, un scénario travaillé, le tandem George/Nico et le dosage savant entre énigmes et avancée dans l'histoire. Si le passage à la 3D fut pour le moins désastreux à l'époque, que donne ce retour aux sources ?

Premièrement, sachez que cette nouvelle itération a été pensée pour les fans de longue date de la série. Ainsi, vous trouverez du fan service à tous les étages dans cette "Malédiction du Serpent", retrouvant avec plaisir vos amis Dwayne et Pearl, Lady Piermont ou la désormais fameuse chèvre démoniaque tant aimée de George. Mais, rassurez-vous, ce jeu n'est pas destiné qu'aux aficionados de la série (loin de là) et se présente comme un parfait premier jeu pour découvrir le genre point n'click.

Ainsi, l'histoire vous emmènera à la recherche de ce fameux tableau volé dans les rues de Paris mais vous fera aussi visiter d'autres lieux comme il est de coutume dans la série. Et comme toujours, George et Nico devront enquêter et résoudre moult énigmes à la difficulté variée afin de découvrir la vérité cachée derrière ce vol. Mystique, ésotérisme et réalisme s'entrechoqueront donc afin de vous tenir en haleine le temps de finir le jeu. Temps estimé à une quinzaine d'heures sans être un professionnel du genre et sans solution, si tant est que votre cerveau soit bien en place. Chose habituelle dans la série, de nombreuses références historiques seront éparpillées afin de densifier et rendre crédible le scénario avec des allusions voilées ou non à l'Église, aux Dominicains, aux Gnostiques, à Lucifer et Jéhovah.

Cela étant, et malgré un jeu vendu complet, le joueur habitué, tout comme le joueur découvrant la licence, percevra assez nettement la "cassure" entre les deux épisodes. La première partie étant plus narrative et centrée sur le développement de l'intrigue et la seconde plus retorse du point de vue des énigmes. Rien de vraiment dommageable mais sur le coup, on peut s'étonner de ce parti pris au niveau déroulement de l'histoire.

Petit point intéressant et nouveauté de cet épisode : les fiches personnages. Lorsque vous rencontrerez un personnage pour la première fois, vous débloquerez une fiche (consultable depuis l'écran titre) permettant d'en savoir plus sur lesdits personnages. Une manière de s'immerger un peu plus dans la structure narrative et scénaristique de cet opus.
Note : 4/5

Aspect technique du jeu

À l'heure ou la surenchère se fait sur les graphismes en 3D, Les chevaliers de Baphomet prend le parti pris de revenir à ses origines en proposant un jeu en 2D, avec des décors entièrement dessinés à la main (quelle joie et quelle nostalgie de revoir Paris dessinée par les artistes de Revolution Software) et d'une facture impeccable. Seuls les personnages seront en "3D" et leur évolution dans les décors se fera de manière naturelle. Malheureusement, dû à certains effets de lumière ou d'ombres mal fichus, vous aurez parfois l'impression qu'ils sont moins bien intégrés dans le décor, ceci restant toutefois assez anecdotique pour ne pas être dérangeant. En terme de réalisation graphique, on peut dire que l'on frôle le sans faute. Pour finir, quelques petites animations d'arrière-plan ont été ajoutées sur ce portage Playstation 4 (des passants qui vagabondent, des oiseaux voletant dans le ciel pour exemple) mais rien de bien transcendant rapport au format de base.

Concernant la partie bande son/doublage, en revanche, le bonheur est absolu ! Les doubleurs originaux de George et Nico sont toujours présents à l'appel et c'est avec un sourire énorme que l'on retrouvera l'impayable accent américain de Georges, son ironie et son humour si proche de l'humour britannique. Emmanuel Curtil donne vraiment tout son savoir-faire afin de faire revivre le George d'époque et sa collègue Nathanièle Eshter n'a rien à lui envier pour son interprétation de Nicole. Pour aller de pair avec ce doublage français intégral, vous aurez aussi la possibilité d'utiliser les sous-titres, français également.
La bande son, quant à elle, a été confiée aux bons soins de Barrington Pheloung qui signe son grand retour après avoir été l'instigateur des deux premiers épisodes. Des thèmes soignés, discrets et qui, même si on ne les retiendra pas forcément une fois la console éteinte, remplissent parfaitement leur office dans la mise en scène du jeu et l'implication émotionnelle du joueur.

En revanche, le portage sur la Playstation 4 et la réalisation dans son ensemble a pris un sacré coup en terme de maniabilité et de gameplay. Citons dans le désordre l'impossibilité d'accélérer les mouvements de notre personnage ou de passer des micro-cinématiques (George se déplace plus flegmatiquement qu'un aristocrate anglais. Acceptable en 1996 mais ça fait tâche en 2015.) mais aussi des micro-mouvements lors des dialogues ou des associations d'objets, des légers temps d'attente lors de certains dialogues (et qui ne sont pas justifiés par une pause du style inspiration, soupir ou autre) et quelques petits problèmes d'interaction lors des énigmes. Encore une fois, rien de vraiment dommageable au plaisir de jeu, mais on était en droit d'attendre un effort supplémentaire de la part de Révolution Software sur ce point.
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du Serpent est un bon jeu. Certes, pas un très grand jeu comme le furent les deux premiers, mais il n'a pas à rougir face à la concurrence en terme de scénario et de structure narrative. Les décors sont somptueux et les légers défauts dus au gameplay un peu daté ne nuisent pas vraiment au plaisir de jeu.

Cela étant, on peut reprocher des petits défauts agaçants pour les amoureux de la licence, comme par exemple le fait d'être guidé sur les associations d'objets (lorsque vous sélectionnez un objet dans votre inventaire, les objets inutilisables se grisent et ne peuvent donc être testés) ou ce satané double clic manquant pour accélérer un peu la cadence lors des allers-retours que l'on peut être amené à effectuer.

Enfin, que vous soyez débutant dans le genre point n'click, un habitué du genre et/ou de la licence, sachez que cet épisode des Chevaliers de Baphomet se jouera quasiment d'une traite, tant il est plaisant de participer aux pérégrinations de George et Nico. L'aventure déroule sa trame narrative de fort belle manière et, à moins d'être réfractaire au genre, enchantera vos sens durant quelques heures.

Niveau rejouabilité, le problème se pose différemment. Comme un bon épisode de la série, il ne vous posera aucun problème d'y rejouer quand de l'eau aura coulé sous les ponts, les qualités du soft étant indéniables. Mais, l'aventure ne variant pas d'un iota (ou si peu que c'en est anecdotique) il y a fort à parier que cela soit peu agréable pour vous d'y rejouer de suite derrière si vous avez manqué un trophée par exemple. Attention, cette remarque est valable pour un joueur lambda ou un chasseur de trophées, le fan de la série y trouvera largement son compte vu le nombre de références et d'easter eggs disséminés à son attention qu'il découvrira encore dans cette nouvelle partie.
Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

La partie qui intéresse les chasseurs que nous sommes !

La Malédiction du Serpent propose un joli contenu de trophées dont plus des 3/4 se débloqueront naturellement au fil de votre progression dans l'histoire. Ceci dit, il faut savoir que plusieurs trophées sont manquables et, si vous n'avez pas pensé à utiliser régulièrement vos 10 slots de sauvegarde, il vous faudra certainement reprendre une partie du début. Autant dire que ce deuxième run risque de particulièrement vous gonfler si vous n'accrochez pas au genre. N'oubliez pas que vous n'avez pas la possibilité de double cliquer pour accélérer le déroulement de vos actions.

Ces trophées manquables sont d'autant plus retors que rien ne laisse à supposer qu'ils existent si l'on ne prend pas la peine de parcourir la liste avant de jouer. Heureusement pour vous, notre cher Chibimoko77 a rédigé un guide qui vous permettra d'éviter facilement ces écueils.

En somme, ce jeu est si agréable que le platiner revient à une partie de plaisir pur et simple.
Note : 4/5

Conclusion

En définitive, cette Malédiction du Serpent est un très bon cru 2013/2015. Malgré les quelques menus défauts évoqués plus hauts, le talent de Revolution Software et de Charles Cecil est toujours présent, et passer quelques heures en compagnie de George et Nico n'a pas de prix. La notation prend en compte votre expérience ou non du genre point n'click et la différence d'intensité narrative et cérébrale entre les deux épisodes.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15
Je recommande ce jeu : À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Ray-chan (Ray-chan80)

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