Test : Intruders : Hide and Seek


Intruders : Hide and Seek
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des platineurs

Intruders : Hide and Seek

ps4


28 trophées au total
0 trophée caché

21 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 18 joueurs (86 %)
100% par : 18 joueurs (86 %)
Note du jeu
11/20
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Test du jeu
Intruders : Hide and Seek

  • Test rédigé par TalaTinzar le 20-02-2019 - Modifié le 20-02-2019


Introduction


Noir, pluie, intrus, de quoi passer une très mauvaise soirée !
Après une année 2018 plutôt chiche en survival horror, et notamment ceux compatibles Playstation VR, ce début d'année 2019 se voit gratifié de la sortie d'un jeu emprunt au genre, j'ai nommé Intruders : Hide and Seek (Intrus : cache-cache), première création du studio espagnol Tessera fondé en 2016 et encadré par les vétérans de Daedalic games à l'édition. Selon ses développeurs, le jeu est une expérience immersive et réaliste qui s’étale sur environ quatre heures, étudiée pour le casque de Sony mais tout aussi jouable sans. Vous l'avez sans doute compris, la vue utilisée est celle à la première personne pour renforcer cette immersion.

Hormis son titre évocateur, qu'est ce que ça raconte ? Hé bien on vous place dans la peau de Ben, un jeune garçon de 13 ans qui voit sa famille se faire prendre en otage par trois "intrus" alors qu’ils séjournent dans leur maison de vacances. Vous devrez éviter de vous faire prendre, aider votre famille, et survivre à la nuit la plus cauchemardesque de votre jeune existence...

Pour les besoins du test, l'aventure a été terminée à deux reprises avec et sans le casque afin de tester les différentes options et possibilités.

Contenu du jeu


Les placards seront vos amis... pour la nuit !!!
"Les gens de bien aiment le jour, et les méchants la nuit."

Votre aventure commence sous les meilleurs auspices à bord de la voiture de vos parents. Premier constat logique, l'histoire occupe la place principale du jeu et nous n'avons d'autre choix que de lancer celle ci directement. Fait identifiable pour les chasseurs de trophées, il est possible de sélectionner le chapitre désiré à la fin (8 au total), notamment en cas d'oubli d'un collectible plutôt que de devoir relancer une partie, mais nous y reviendrons. Le premier chapitre fait office de tutoriel en vous apprenant à gérer les actions, qui s'avèrent en apparence minimalistes.

Une fois que vous aurez pris connaissance des lieux, familiarisé avec les touches, et après avoir effectué quelques assignations de vos parents, à la nuit tombée vous vous retrouvez très vite traqué par trois mystérieuses personnes déterminées à vous débusquer, ayant pris pour otage les membres de votre famille. Rien d'autre ne sera mis à votre disposition qu'une lampe torche, votre malice et des planques disséminées sur les trois étages qui composent la maison. L'atmosphère et l'inquiétude sont renforcés par la pluie, le noir, les bruits de pas qui jonchent le sol de votre habitation, et la direction des lampes des ravisseurs. Se cacher et fuir seront vos seuls échappatoires, et si vous êtes attentif aux dialogues et aux lectures des objets à collectionner, vous décrocherez des secrets et des vérités concernant les protagonistes du jeu rendant caduque en l'espace d'une soirée l'innocence infantile. Le titre ne propose pas d'énigmes, et bien trop peu d'interactions avec le monde qui vous entoure, cela se résume à prendre des collectibles la plupart du temps (12 pièces de puzzle et 6 documents sont à trouver) et vous cacher dans des placards ou sous des lits pour éviter de vous faire prendre, et même s'il est possible d'ouvrir nombres de tiroirs et d'attraper quelques objets, ceux-ci ne déclenchent que très rarement conversations et anecdotes. La progression est très linéaire, un chapitre fait office d'introduction, six autres sont en intérieurs et un dernier en extérieur. Entre chaque chapitre il n'y a aucun temps de chargement, et seul l'obtention d'un trophée vous indique que vous passez au suivant. Le jeu n'offre pas de cinématiques à proprement parler, mais utilise le moteur du jeu pour faire vivre ses personnages, bien qu'elles soient tout aussi discrètes.

Bref pour vulgariser, vous avez un lieu, 3 intrus, une lampe et des cachettes le tout étalé sur 8 chapitres de très courte durée, avec des objectifs qui demandent de parcourir la maison sans vous faire prendre et quelques objets à récupérer si vous vous en donnez la peine. Le tout pour 19,99 euros, réparti en 3h30 de jeu. Car oui, c'est ce qu'il m'a fallut pour le finir une première fois à l'aide du casque, recherche inclus. Un thriller psychologique un peu avare en contenu, mais une expérience virtuelle avec un platine très accessible se justifie-t-il à ce prix ?




 

Note : 2/5

Aspect technique du jeu


La plus grosse frayeur n'est pas l'intrusion...
"Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe. Même ce soir ?"

On ne va pas se mentir, le point fort du jeu n'est clairement pas son coté graphique. Il s'agit d'une première production d'un petit studio récent, les limitations techniques de la VR en plus. Si vous aimez la touche visuelle des point and click des jeux de Deadelic , on s'en approche... un peu... Aussi il est extrêmement difficile de juger la bande sonore, car hormis dans son menu, elle est inexistante. En soit ce n'est pas un problème, car l'immersion se veut réaliste : vos accompagnateurs pour la nuit vont être les discussions et les bruits alentours; suffisant pour susciter la crainte car le silence est parfois plus pesant. A noter que le jeu est entièrement en version anglaise, sous titré en français.

Si je ne m'attarde volontairement pas sur ces points, c'est pour juger l'essence même du jeu, sa partie réalité virtuelle au casque couplé à la manette. Et bien je dois dire que de ce coté là tout est plutôt réactif, les actions et les mouvements se font en toute simplicité. Le réticule est contrôlé par votre regard et si vous ciblez un objet marqué d'un losange, vous pourrez vous en saisir avec la touche (croix), pour le reste des commandes tout se fait directement à la manette, du très classique. En réalité le casque ne gère que la vision, comme regarder autour de soi ou même se pencher... en plus d'offrir ce petit coté immersif dans la peau de l'enfant. Les autres possibilités ne vous demanderont guère plus d'apprentissage, se baisser exige une pression sur la touche (R3) , l'interaction se fait avec (croix) , la lampe torche s'active avec (carre), le sprint avec (L3) et enfin le talkie walkie se commande avec (triangle), mais ne bénéficie d'aucun sous titrage... De base le déplacement de gauche à droite se fait par un degré de rotation défini dans les options (stickD) , vous pourrez mettre en caméra libre, mais j'ai trouvé que le motion sickness est trop présent dans des déplacement rapides. Par exemple si voulez tourner à gauche de 90 degrés, et si dans les options vous n'avez activez que 45 degrés de rotation, il faudra par conséquent basculer votre joystick (stickD) vers la gauche deux fois. C'est déroutant de prime abord car si vous êtes repéré, le manque de vitesse dans vos exécutions fait que vous vous faites empoigner à presque tous les coups.

Cependant le jeu est d'une grande facilité, la faute à un pathfinding des intrus insuffisant, au point où ils effectuent inlassablement le même parcours vous facilitant le passage. Le stress grimpe bien quand vous vous faites surprendre, mais là encore l'intelligence artificielle des personnages est approximative ; pour exemple, si vous sprintez rapidement dans une pièce après être vu et que vous vous réfugiez dans un placard, l'intrus vous cherche quelques secondes et finit par repartir, en reprenant son chemin précédent... Et si vous arrivez à vous soustraire à leur vue au dernier moment, vous ferez face à un pictogramme cardiaque où il faudra secouer votre manette au bon moment, pour calmer l'enfant. Bien que le style infiltration soit réduite à sa plus simple expression, cela ne justifie en rien le fait d'avoir des protagonistes à la masse.

En ligne droite, aucun bug n'a été enregistré et les trophées sont quant à eux tous tombés sans soucis.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


3 guys, 1 house.
"La redondance des actions nous place dans un confort saturé"

Comme évoqué précédemment le tout se parcourt avec facilité et rien ne vient entacher la prise en main, avec le casque ou non par ailleurs. On éprouve un réel plaisir à suivre l'histoire liée aux personnages, et on sort de la session en ayant cet étonnement d'avoir suivi un film, plutôt bien écrit d'ailleurs. Les rebondissements et les secrets sont nombreux, et malgré le peu d'interactions il faut reconnaitre qu'on ne s'ennuie pas tant que ça, il en aurait été surement autrement avec un titre plus long. Mais ça s'arrête là.

La mise en scène manque clairement de punch, les personnages sont trop peu travaillés et on ne retient pas les émotions qu'ils véhiculent. Le terrain de jeu quand à lui ne se limite qu'à la maison avec un final expéditif en extérieur, le remplissage est donc de mise pour donner un semblant de consistance : aller inlassablement d'une part et d'autre de votre habitation... Ce qui semble invisible les premiers chapitres apparait évident dans les derniers : la redondance des trajets et des gestes à réaliser, la recherche en plus si vous visez le trophée de platine.
Sur la longueur, l'intérêt s'estompe, on perd cette habitude d’avoir peur et la composante survival s’atténue très rapidement. Il y a toujours un certain stress palpable par peur de se faire attraper, mais le titre se transforme peu à peu en simple jeu d’infiltration. Si l'on rajoute à ça une faible rejouabilité, que l’intérêt du casque est dispensable et que vous comptiez jouer sans, vous aurez en face de vous une petite production sans profondeur avec pour seul intérêt son intrigue. Le fait d'avoir offert aux joueurs la possibilité de choisir son expérience est ici clairement justifié, ne pouvant pas s'appuyer sur des mécaniques de jeu au casque multiples.

La dernière zone du dernier chapitre vous offre un bol d'air frais, mais là encore le manque de possibilités ouvre une constatation encore plus formelle ; on suit un long couloir afin de s’enquérir du dénouement et de conclure rapidement ce récit, cela s’apparente plus à un épilogue qu'à autre chose. Une fois l'obtention de la totalité des trophées il n'y a strictement aucun intérêt à y revenir, l'aventure offrant exactement la même chose que ce que vous aviez vécu précédemment, la découverte et la chasse en moins. Intruders : Hide and Seek doit être appréhendé pour ce qu'il est au final ; une petite expérience sympathique à vivre le temps d'une soirée, avec une bonne histoire, et apportant des composantes VR simples mais limpides.

 

Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Catch me outside how about that ?
"Les affaires avant le plaisir ?"

Globalement, c'est ici me concernant la partie la plus convaincante. Essentiellement parce que la majorité des trophées sont liés à l'histoire, et surtout parce que ceux-ci ne demandent que très peu d'efforts.
Concrètement après avoir décroché ceux de l'aventure il reste quoi ? Bah pas grand chose à vrai dire, si ce n'est comme dans la majorité des jeux, des objets à ramasser et des actions à accomplir.
Là encore, ce n'est pas bien compliqué car lorsque vous arrivez dans votre maison au tout premier chapitre, vous pouvez aisément vous balader dans la vaste majorité des pièces afin de dénicher la quasi intégralité de ceux-ci. Ils sont repartis de manière à n'avoir qu'un seul objet récoltable, voire deux maximum par endroit. Toutes les pièces ne sont pas ouvertes dès le début, et vous devrez soit attendre la nuit pour y accéder, ou patienter d'atteindre des zones de l'histoire jusqu'ici inaccessibles. Et même au cas où vous auriez manqué l'immanquable, vous pourrez de nouveau joncher les lieux en sélectionnant un chapitre de votre choix pour élargir vos investigations.

Débarrassé des deux trophées de collecte les plus "durs" du jeu, ceux demandant un minimum d'investissement, il vous restera ceux qui requièrent de réaliser une action particulière ; il est possible de les exécuter en totalité à n'importe quel moment et en moins de 10 minutes. Prenez garde à effectuer le trophée (Or) Potins lorsque vous atteindrez le laboratoire de votre père, en lisant la totalité des documents présents sur son ordinateur, mais là encore la sélection de chapitre vous facilite la tâche.

Les trophées sont cohérents et se suivent avec grand plaisir, nullement besoin de suivre une quelconque vidéo, tout est à votre portée. Ils ne proposent hélas aucun challenge, hormis celui de vous tenir légèrement plus longtemps sur le jeu. Attention quelques objets sont plutôt bien soustraits à la vue, il faudra vous y reprendre plusieurs minutes durant, je pense à une pièce de puzzle en particulier.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
11/20

Appliquant des mécaniques de jeu simplistes, Intruders : Hide and Seek peut néanmoins se targuer de proposer une expérience (facultative) au casque VR pour renforcer l'immersion. Doté d'une intrigue haletante, il y a fort à parier que le titre de Tessera vous fera passer un moment agréable le temps d'une soirée. Cependant il accuse un retard technique évident, avec peu de possibilités et un manque de challenge certain. Ce n'est pas non plus la durée de vie qui marquera les esprits, trop courte pour amortir la somme demandée. Cela reste néanmoins une première production encourageante.

Je recommande ce jeu :
Aux chasseurs de trophées/platine facile