Test : Goat Simulator


Goat Simulator
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Note des joueurs :
3.3/5 - 40 notes
Note des platineurs :
3.3/5 - 34 notes

Goat Simulator

ps4


83 trophées au total
0 trophée caché 4 DLC's

2059 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1338 joueurs (65 %)
100% par : 113 joueurs (5 %)
Note du jeu
10/20
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Test du jeu
Goat Simulator

  • Test rédigé par Aelon le 21-02-2018 - Modifié le 26-06-2018


Introduction


Je ne comprends toujours pas pourquoi ça existe, mais c'est bel et bien réel...
Les jeux vidéo, vaste sujet s'il en est. Permettant de s'échapper de notre vie quotidienne dans des mondes virtuels parfois extraordinaires à la recherche d'un défi, d'une belle histoire ou tout simplement pour se détendre, les jeux vidéo proposent des expériences aussi riches que variées.

Une fois n'est pas coutume, le jeu vidéo que nous allons tester ensemble ici propose une "folle" aventure. Après tout, qui n'a jamais rêvé d'incarner une chèvre invincible dont l'unique raison d'exister est de tout détruire ? Personne ? C'est pourtant bien ce que propose Coffee Stain Studios avec Goat Simulator, une simulation de vie de chèvre plus vraie que nature, si tant est que vous utilisez des substances douteuses au quotidien...

C'est parti pour l'expérience de petit ruminant psychopathe.

Précisons toutefois que le jeu est vendu à la modique somme de 9€ et fut annoncé en grandes pompes par PlayStation avec cette vidéo pour le portage du jeu sur PlayStation 4 :

Contenu du jeu


Moche comme un pou et disposant du charisme d'une huître, voici votre superbe chèvre, prête à tout casser et tout lécher. La gloire vous attend.
Aussi étonnant (c'est ironique) que cela puisse paraître, le jeu ne propose pas grand-chose. Simplifié à l'extrême, le contenu de Goat Simulator aura au moins le mérite de ne pas vous submerger par des milliers de fonctionnalités.

Votre chèvre peut changer d'apparence, certaines étant d'ailleurs très utiles, permettant par exemple de ralentir une chute, invoquer des chèvres mortes, changer d'animal pour devenir une girafe ou une autruche (je suis sûr que vous êtes aux anges en apprenant cela), etc. Ces apparences permettent de changer quelque peu les possibilités d'action, mais n'espérez pas une composante RPG avec un inventaire non plus, ce n'est clairement pas le but ici.

Le jeu de base, car Goat Simulator dispose de 4 DLC, vous propose de mettre le bazar dans deux zones de jeu différentes. La première est en périphérie de la ville où vous pourrez notamment vous amuser dans un centre truffé de ventilateurs pour planer, vous immiscer dans une fête barbecue, faire un combat de chèvre ou invoquer Satan, carrément. La seconde zone est une petite ville en bord de mer. Nettement plus fournie en animation (parc d'attraction, concert privé de Deadmau5, etc.), elle contient également bien plus de références à la pop culture.

Goat Simulator contient (hélas) divers trophées dissimulés dans les deux zones de jeu, des collectibles qui, en plus de vous offrir de nouvelles apparences, sont surtout compris dans les trophées. Et c'est tout.

Trophee
Il n'y a pas franchement grand-chose à se mettre sous la dent avec Goat Simulator. Même en dépit de son prix, difficile de fermer les yeux sur la vacuité importante au sein des deux (petites) zones de jeu.

 

Note : 2/5

Aspect technique du jeu


Rien ne vaut un bon sacrifice à la gloire de Satan.
Sans que cela n'étonne qui que ce soit au vu des images de ce test ou même tout simplement de la vidéo de PlayStation, Goat Simulator est carrément moche. Avec des graphismes que même la PlayStation 2 aurait du mal à accepter, le jeu ne cherchera jamais à vous impressionner en montrant de jolis effets d'animation, de rendus de lumière, etc. Les textures ne doivent pas être approchées de trop près au risque d'en avoir mal aux yeux, tandis que le jeu souffre de plusieurs problèmes de clipping.

Aussi improbable que cela puisse paraître, avec un rendu visuel si faible, le jeu réussit pourtant le tour de force de subir des chutes de framerate lorsque vous déclenchez une vraie apocalypse (apparu même sous PS4 Pro). Le jeu n'est ainsi absolument pas optimisé pour la PlayStation 4 qui devrait pourtant faire tourner le jeu sans aucune difficulté. N'essayez ainsi pas trop de mettre le bordel dans Goat City Bay, notamment dans les zones les plus "peuplées", sous peine de jouer au ralenti.

Car c'est bien une autre déception du jeu, le peu de personnes dans les deux zones jouables. Certaines points précis contiennent plus d'une dizaine de personnes, mais dans l'ensemble, les zones de jeu sont bien vides, si bien que vous casserez plus souvent des choses que vous cognerez sur de vilains mangeurs de viande.

Point terriblement horripilant, la bande son vous rendra complètement chèvre fou. Avec une seule fichue musique par zone d'environ une minute chacune qui tournent en boucle et qui frise plus la parodie qu'un vrai accompagnement de l'action, vous chercherez bien vite à mettre à zéro son volume dans les paramètres du jeu.

Enfin, le gameplay est assez pataud. Vous n'incarnez hélas pas une chèvre championne d'agilité et devrez donc vous habituer à des contrôles lourds. Les mouvements parfois hasardeux de votre animal vous feront bien souvent aller partout sauf là où vous voulez aller, notamment lors de sauts précis ou tout simplement pour monter une échelle. Heureusement que certaines apparences permettent de mieux appréhender les sauts, sans quoi le jeu (et surtout le platine) aurait été bien plus insupportable. L'autre grande commande de votre chèvre, en dehors du saut, c'est d'attraper n'importe quoi avec sa langue qui pend hors de sa gueule quoi qu'il arrive. Vous pourrez ainsi traîner de pauvres victimes ou vous accrocher à un objet lourd (voiture, hélicoptère, etc.) afin de vous déplacer plus vite.

Prenez toutefois garde au terrible système de collisions, qui montre toutes ses limites lorsque vous vous accrochez à un objet mouvant. Si vous souffrez d'épilepsie, fermez les yeux en accrochant votre chèvre aux montagnes russes, vous risqueriez de devoir aller à l'hôpital dans le cas contraire...

Trophee
Complètement dépassé, tout l'aspect technique de Goat Simulator dessert franchement le jeu, que ce soit par ses graphismes dans les choux ou son gameplay très lourd qui ne permet pas toujours de faire ce que l'on voudrait.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Je suis sûr que vous ne vouliez pas voir une girafe assister à un concert privé sur le toit d'un building, mais c'est cadeau. Ne me remerciez pas, vraiment.
Tout casser sans retour de bâton reste indubitablement une assez bonne source d'amusement, et Goat Simulator le prouve une nouvelle fois.

En l'absence de vrai objectif, vous êtes directement libre d'aller où bon vous semble afin de mettre le boxon. Il y a bien quelques défis qui offrent quelques apparences en cas de réussite, mais dans l'ensemble, rien ne vous oblige à faire quoi que ce soit.

Avec l'obtention d'apparences précises, les possibilités de déplacement ou de destruction se renouvellent afin de toujours mettre encore un peu plus le chaos dans les zones de jeu. Les très nombreuses références à la pop culture seront également de bonnes occasions de rire, tant le rendu "à la Goat Simulator" atteint quasiment systématiquement le ridicule. Tabasser Deadmau5 afin de devenir la première chèvre DJ et obtenir le "pouvoir" de faire danser à volonté les humains du jeu, ou aller casser la figure aux "tortues ninja" qui n'avaient rien demandé, c'est tout de même carrément pitoyable, mais l'effet fonctionne.

Certains éléments du jeu viennent même vous piéger, en témoigne ce tour en bateau qui vous met littéralement au coin. On appréciera la possibilité de réapparaître au point de départ à volonté, ce qui est particulièrement salutaire en cas de bug ou de mauvaise blague des développeurs.

Le plaisir à jouer est donc immédiat, mais sa pérennité dépendra des joueurs. Certains ne se lasseront quasiment jamais du jeu, d'autres passeront vite à autre chose. Les nombreuses surprises du jeu ont toutefois de quoi occuper plusieurs heures. Hélas, la vacuité du soft rattrape bien vite le joueur qui cherchait à l'oublier, à tel point que vous aurez très vite fait le tour des deux zones de jeu avant même d'avoir obtenu la moitié des apparences et, très franchement, continuer à jouer afin de tester chaque apparence n'apporte pas grand-chose.

Trophee
En dépit d'une technique d'une autre époque, le plaisir à jouer en immédiat tant le principe est simple et prenant mais très court. Incarner une chèvre psychopathe et invulnérable offre de bonnes sessions de rigolades, surtout grâce aux différentes interactions possibles dans les deux villes, Goat City Bay en tête.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Quelle superbe idée de passer des minutes voire heures à réussir ce mini-jeu parfaitement mal fait alors que le principe est de tout casser, un pur régal.
Le problème d'une liste de trophées d'un jeu plutôt orienté vers la liberté d'action, c'est d'en amoindrir l'intérêt ou le plaisir à jouer en ajoutant des objectifs dirigistes.

Vous vous en doutez sûrement, Goat Simulator plonge dans ce travers.

La plupart des trophées ne devraient normalement pas venir envenimer votre plaisir à tout détruire ou chambouler, mais ce sont bien quelques incorruptibles trophées qui viendront s'opposer à votre expérience de jeu.

Si les collectibles ne sont finalement pas les pires trophées du jeu, certains demandent des manipulations qui poussent à la monotonie. On se demande bien pourquoi les trophées demandent par exemple d'acheter tous les chapeaux de la boutique de Goat City Bay, quand bien même cela demande de faire des allers-retours en léchant des liasses de billets (avec des soucis de ciblage entre les billets et les tables sur lesquels ils sont posés), ou encore d'apporter les six batteries aux montagnes russes pour aller très vite et surtout frôler de faire planter le jeu.

Mais le pire de cette liste de trophées, ce qui vient carrément en contradiction avec le principe du jeu, c'est de devoir jouer à Flappy Goat, une parodie de Flappy Bird mais sans ses contrôles. Lourd et frustrant, ce mini-jeu vous force à enchaîner les essais afin d'atteindre un score minimal de 10 points, ce qui vous oblige à arrêter toute activité ludique et vous pousse à répéter encore et encore une activité dont on se serait franchement passé dans un jeu qui n'en demandait pourtant pas trop jusque-là pour obtenir son platine...

Trophee
Sans être difficile, le platine de Goat Simulator est parasité par quelques objectifs qui aliènent l'expérience de jeu, obligeant le joueur à réaliser des actions en boucle plutôt qu'à explorer librement les zones de jeu.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
10/20

OVNI vidéoludique, Goat Simulator propose une expérience de jeu atypique et amusante. Avec une technique faiblarde et un contenu mince, le jeu mise sur son concept immédiatement accrocheur mais au plaisir éphémère. Avec un platine facile mais aliénant quelque peu l'expérience de jeu, nul doute qu'il s'agit-là d'un bon petit défouloir sans grande prétention.

Je recommande ce jeu :
Aux enfants, Aux curieux