Test : Genesis Alpha One


Genesis Alpha One
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des joueurs
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Genesis Alpha One

ps4


29 trophées au total
0 trophée caché

10 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 0 joueur (0 %)
100% par : 0 joueur (0 %)
Note du jeu
12/20
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Test du jeu
Genesis Alpha One

  • Test rédigé par kambujana le 04-03-2019 - Modifié le 04-03-2019


Introduction


Il y a de ces jeux qui débarquent un peu de nul part, pas vraiment attendus, mais qui ont un concept qui vous parle, qui titille votre curiosité, sans être des jeux AAA mais ayant tout de même un nom de studio ou d’éditeur familier. Genesis Alpha One fait partie de ceux-là.

Sur le papier, le bébé de Radiation Blue (édité par la Team 17, les papas de Worms) avait tout pour plaire : du rogue-like spatial en vue FPS avec une sorte de mini-gestion de base… Nous allons donc voir le résultat manette en main.

Contenu du jeu


Le système de module. Primordial dans la construction de votre vaisseau
Le jeu concentre le cœur de son gameplay sur la gestion des ressources et la construction de module.

Vous débutez le jeu avec quelques membres d’équipage et un vaisseau disposant du strict minimum : de quoi respirer et de quoi récolter quelques ressources. En effet, dans un premier temps, votre job consistera à récolter les métaux présents sur les débris spatiaux alentours à l’aide du rayon tracteur. Puis, avec ces métaux fraîchement acquis, vous ajouterez différentes pièces à votre vaisseau. Un hangar tout d’abord, où se garera une navette capable de vous emmener chercher ressources et trésors sur les planètes avoisinantes. Puis, au fil de votre avancée dans le jeu, vous débloquerez un laboratoire de clonage pour augmenter la taille de votre équipage, et le modifier. Face à l’hostilité de l’espace, il faudra s’armer dans l’atelier où vous fabriquerez et améliorerez vos armes. Et ainsi de suite, vous construirez et améliorez de nombreux modules. Passant de systèmes solaires en systèmes solaires et de planètes en planètes.

Dans l’immensité de l’espace, vous ne serez pas seul. Vous croiserez parfois des marchands, qui vous échangeront quelques denrées. Mais la plupart du temps, l’espace sera ennemi. Tout d’abord lors de vos collectes de ressources : l'utilisation du rayon tracteur attire, lors de vos explorations, des petites bestioles absolument immondes qui tenteront de monter à bord de votre vaisseau, afin de ronger les câbles à bord. Cela entraînera une réaction en chaînes : fuite, incendie, explosion jusqu'à ne plus avoir de vaisseau en état de marche : Game Over. Mais ce n'est pas tout, puisque deux factions de mercenaires se trouvent dans l’espace : les Mecanos et les Farmen. Vous les rencontrerez au détour d’un chemin… et l’idée la plus censée sera probablement la fuite. En effet, ces factions sont TRÈS puissantes, et si l’une d’elle vous aborde, vous avez intérêt à être prêt à essuyer une attaque brutale et violente

Vos vies sont symbolisées par vos membres d’équipages. Une fois tous morts, c’est la fin du jeu. Eh oui, le jeu est un rogue-like. Vous conservez toutefois entre vos parties les possibilités d’améliorations d’armes et la découverte de certaines factions. Comptez entre 5 et 10 heures par essai… Un gros investissement niveau temps donc.

Mais au final, tout ça pour quoi ? Eh bien votre but est de trouver un nouveau foyer pour la race humaine. Au cours de votre exploration, vous trouverez donc dans l’immensité de l’espace des planètes « prêtes pour la genèse ». A partir de là, il faudra modifier l’ADN de l’équipage avec celui trouvé sur les ennemis tués afin de vous adapter sur la planète

Malgré cette diversité apparente, on a très rapidement fait le tour du jeu, qui, au bout de quelques heures, commence déjà à montrer le début de l'ennui. Un point noir qui, même s'il est inséparable du genre du farm/craft est bien mal caché ici.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Une vue FPS où les informations (PV par exemple) sont directement dans le jeu. Il n'y a donc pas d'interface à l'écran
Le jeu est dans l’ensemble plutôt joli, on peut même apprécier les effets lumineux qui donnent un certain cachet à l’ensemble. Toutefois, le jeu accuse de sévères lacunes sur certains détails comme les ombres, pixelisées pour certaines (et pas forcément les plus discrètes) ou sur les modèles 3D, pas forcément très beau et surtout très peu nombreux : un par espèce et par genre.

Le sound design est particulier. Des musiques jusqu’aux tirs de laser, on le croirait tout droit sorti d’un film de série B des années 80. Pas forcément désagréables et même plutôt amusant, ce choix est renforcé par les écrans de chargement illustrés par des fausses affiches de films, elles aussi toutes droits sorties de la décennie 80’.

L’intelligence artificielle de ce jeu est... peu performante. Elle se contente du strict minimum, à savoir aller vers vous et vous attaquer.

Cependant, cette "sous-intelligence" est compensée par un nombre assez important d’ennemis qui ne vous laisseront guère le temps de vous amuser avec la stupidité de l’un d’entre eux. De plus, la plupart des ennemis étant de petits insectes, arachnides, ou autres, elle n’ont pas besoin de grandes intelligence, et le tout s'excuse quelque peu. Les quelques humanoïdes affrontés sont quand à eux tout aussi stupides, mais vous mourrez probablement avant de vous en être rendu compte. Leurs puissances et leurs nombres ne vous laissant là non plus, pas le temps d’admirer la chose

Niveau gameplay, le jeu est un FPS basique qui se prend facilement en main. Petite nuance toutefois : comme dans un Counter Strike, il vous sera impossible de viser avec votre arme (à l’exception du sniper). Là où le jeu se distingue, c’est dans l’utilisation de deux objets : les barrières, et les tourelles. Ses derniers vous serviront de multiples manières : tantôt pour vous protéger pendant vos séances de minages sur les planètes, tantôt pour sécuriser les souterrains de votre bases au cas où un alien s’y baladerait.

On regrettera de ne pas pouvoir armer nos membres d’équipages, complètement démunis en cas d’attaque

Le jeu a par ailleurs hélas une myriade de bug, mais facilement oubliables. Pour la plupart, il s’agit de petits bugs de collisions ou de hitbox oubliés… Désagréables mais pas condamnables. Là où le bât blesse, c'est sur la volonté de recyclage du studio en ce qui concerne les planètes : celles-ci ne sont pas très grandes, se ressemblent toutes, et n'ont même pas le mérite d'un design originale tant elle font penser à celles de No Man's Sky.

Une technique bonne dans l'ensemble mais où moult petits détails sont hélas également présents en quantité suffisamment importante pour gêner.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Miner, encore et toujours....
La prise en main du jeu est quelque peu laborieuse. En effet, le jeu ne vous familiarise qu’avec quelques mécaniques au travers d’un rapide tutoriel avant de vous lâcher dans l’immensité de l’espace. Les premières heures de jeu sont donc concentrées sur la compréhension et l’assimilation des bases du jeu. Vous disposez, certes, d’une tablette faisant office de Wikipédia de l’espace… Mais la plupart des informations sont audio et n’ont pas été traduites. Pas le choix, il faudra apprendre sur le tas.

Une fois les premières heures passées, on commence à se plaire dans notre vaisseau, très vite, une petite routine s'installe : récolte des matériaux, ajout de modules, amélioration de ces mêmes modules. Oui, pas de doutes, on progresse. On devient lentement mais sûrement meilleur, plus efficace dans nos gestes, plus performant… Et puis on finit par avoir fait le tour des quelques systèmes solaires de la zone de départ. Donc on plie bagage, on enclenche les propulseurs et, après quelques cases de vide, on arrive dans une nouvelle zone remplie de systèmes planétaires.

Et c’est là que la réalité nous frappe. Toutes les planètes sont beaucoup trop hostiles pour nous. Notre personnage étant faible, chaque sortie est un combat de tous les instants. Après quelques explorations qui coûtent trop cher pour le peu de butin rapporté, on se dit qu’il vaut mieux faire demi-tour ou aller voir ailleurs. Il est donc temps de faire route vers une nouvelle zone, imaginant déjà un confort douillet où l’on butinera bien tranquillement… Mais c'est sans compter sur un nouvel imprévu, à savoir qu'entre ces deux zones, dans l’immensité de l’espace, notre vaisseau est abordé par les pirates qui nous détruisent en une poignée de minutes.

Et voilà, tout ça pour ça… Alors certes, notre partie nous a débloqué quelques modèles armes, quelques avantages pour nos prochaines parties…Mais on a perdu cinq heures dans celle qui vient de se terminer. Et c’est dur de faire une croix dessus et de relancer gaiement une partie. C’est à se demander comment l’équilibre entre le rogue-like et le reste du jeu a été trouvé. Mais il est mal dosé. Mourir est frustrant, humiliant, et nous donne une impression de perte de temps.

 

Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il vous faudra voir cet écran plus d'une fois pour espérer décrocher le Graal
Les trophées de ce jeu sont à l’image du jeu en lui-même : longs à obtenir.

La plupart d’entre eux consisteront à tuer un certain nombre d’ennemis, récolter assez de ressources, etc. Des choses pas spécialement difficiles, simplissimes même… A condition d’avoir envie de relancer partie sur partie, genèse sur genèse. Se rajoutent à cela quelques trophées liés à des actions spécifiques, comme mourir une fois, créer un clone non-humain pour la première fois, finir le jeu une fois, etc. Rien de bien compliqué donc, faisant en réalité plus office de simple point de passage.

Là où réside la véritable difficulté de cette liste, c’est dans les quelques trophées or du jeu, qui vous demanderont ni plus ni moins de découvrir l’intégralité du contenu proposé par le jeu. Sans chiffre concret, je pense que vous pouvez compter au moins quatre-vingt heures de jeu à refaire les mêmes choses en boucle.

Une liste de trophées simple et accessible qui ravira donc tous ceux souhaitant se lancer à corps perdu dans l’aventure. On ne peut finalement pas lui reprocher grand-chose, si ce n’est que le jeu ne pousse guère à accomplir les trophées, et peut-être son manque d’originalité. Toutefois, elle ne sera pas recommandée aux chasseurs qui la trouveront chronophage et demandant un trop gros investissement

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

Genesis Alpha One aurait pu être un bon jeu, puisqu'on se plaît dans nos premières parties, mais le rogue-like est ici la sauce qui vient gâcher le plat. Gâchant le plaisir de jeu, la mort devient frustrante et donne peu envie de recommencer. Malgré de bonnes idées, le titre ne marquera que les férus du genre qui accrocheront à la formule. Les non-initiés et les autres seront laissés sur le carreau. Les chasseurs de trophées ne trouveront pas non plus leurs compte dans une liste peu attractive.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, À un public averti