Test : Galak-Z : The Dimensional


Galak-Z : The Dimensional
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Note des joueurs :
3.1/5 - 8 notes
Note des 100% :
3.4/5 - 5 notes

Galak-Z : The Dimensional

ps4


11 trophées au total
6 trophées cachés

1521 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 33 joueurs (2 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Galak-Z : The Dimensional

  • Test rédigé par monsieur_P le 22-06-2016 - Modifié le 29-12-2017


Introduction


A-Tak, un air de Cobra ou Albator, non ?
Dixit Charles Aznavour : "C'est un teeeeemps que les moins de vingt-aaaaaaaans ne peuvent pas connaîtreeeeeeee" la la li la la... la la li la la laaaa... Hmmm...

Fin des années 80 : Dragon Ball, les Chevaliers du Zodiaque, Albator et Goldorak pour ne citer qu'eux, débarquent en Europe et marqueront à vie toute une génération d'enfants et de jeunes adolescents. Les premières consoles de salon faisaient également leurs premières apparitions et constituaient un véritable drame pour les mamans qui voyaient leur progénitures scotchées devant leurs écrans, manette en mains, au lieu de se pencher sur leurs derniers devoirs. C'était l'époque des premiers Shoot'Em Up adaptés des bornes d'arcade qui ont fait leur succès.

C'est empreint de toute cette nostalgie que Galak-Z arrive sur la toute dernière née de Sony. Sorti en France le 04 Août 2015 sur PC/PS4, édité et développé par 17-Bit (petit studio indépendant auquel on doit également le jeu de stratégie au tour par tour Skulls of the Shogun), le jeu se propose de nous faire revivre les plus belles heures des premiers jeux de tir futuristes. Comme le premier titre de 17-Bit quelques mois auparavant, Galak-Z the Dimensional fût offert aux membres PS+ en mars 2016, et si, contrairement à la grosse majorité de ces mêmes membres, vous n'en avez pas assez des shooters de vaisseaux spatiaux alors, vous reprendrez bien, un dernier carré de chocolat blanc !

Contenu du jeu


L'Empire contre A-Tak !!
Vous incarnez le jeune A-Atak, pilote du GZ-1 Fighter, seul survivant d'une flotte spatiale rebelle décimée par l'ennemi, épaulé par la charmante Beam qui partage la direction du vaisseau rebelle Axelios avec l'amiral Akamoto ; sans oublier le précieux marchand d'armes Crash. Galak-Z est un Shoot'Em Up Spatial bien différent des autres Shooters dont il s'inspire. En effet, même s'il se veut proche d'un R-Type, il a un côté très proche de PixelJunk Shooter de par son interaction avec les décors et par son caractère claustrophobique. Le scénario se veut anecdotique et le découpage épisodique du mode histoire ne favorise en rien une bonne compréhension du véritable but des différents protagonistes du jeu. Il s'agira seulement de contrecarrer les plans adverses sur fond de classiques guerres spatiales. Chaque niveau est généré aléatoirement, Rogue-like oblige, vous n'aurez ainsi jamais vraiment le même chemin à faire, et c'est tant mieux car les niveaux se ressemblent beaucoup (beaucoup trop !) et c'est bien le principal défaut du jeu, nous y reviendrons plus tard.

Des missions répétitives

Ainsi Galak-Z se veut être un savant mélange de genres, à la croisée d'un Shooter Old School et de dessins animés comme Tranformers ou Cobra. Le côté manga étant très présent au niveau de la réalisation, et ce, jusque dans les menus. Comme un dessin animé ou une série télévisée le jeu se découpe en saisons, elles-mêmes découpées en épisodes ; quatre saisons disponibles, pour cinq épisodes par saison. Si l'on considère que l'on fait le tour d'un épisode en un peu moins de vingt minutes, vous aurez un temps de jeu effectif de 6 à 7 heures, voire un peu plus dans la pratique. La durée de vie est donc courte mais pas si ridicule pour un jeu de tir de ce genre.

Bien plus ennuyeux : le côté répétitif des missions. Car, si les combats de boss à la fin de chaque saison sont les bienvenus, vous serez très vite embêté de devoir refaire toujours les mêmes missions ou presque, sans vous parler du bestiaire et des ennemis qui sont toujours les même (ou presque). Fort heureusement, il ne s'agira pas toujours de foncer vers l'objectif de la mission (détruire un émetteur ennemi ou tuer des nids d'insectes géants par exemple) sans vous soucier du reste. Bien au contraire, il vous faudra explorer un minimum les environs afin de glaner quelques améliorations d'armes ou d'armures, très utiles, si vous voulez survivre et avancer plus sereinement dans la saison.

Vous l'aurez donc compris, pas de coop', pas de multi, juste un mode solo épisodique bien fait mais redondant. Pour terminer, sachez que le jeu mentionne bien une saison 5 dans le menu principal et ce, depuis la sortie du jeu, c'est à dire depuis plus de dix mois ! Elle est à priori en prévision mais vous serez pardonné si vous zappiez le jeu, les développeurs en ont peut-être déjà fait autant. Galak-Z ne propose qu'un faible contenu qui vous contentera si vous aviez pu bénéficier de l'offre PS+ de mars dernier. Quant aux autres...

edit automne 2016 : Le jeu, rebaptisé Galak-Z The Void, s'est doté de plusieurs modes de jeu supplémentaires : défis quotidiens en ligne (avec classement), mode infini, mode sans points de contrôle entre les missions. La promesse de pouvoir jouer à cette fameuse saison 5 n'aura pas été tenue mais cette MAJ a le mérite d'apporter un peu de nouveautés, à défaut d'originalité, aux fans de la licence. En conséquence, la note de section s'est vue créditée d'un point de plus. Notez qu'aucun trophée n'a été rajouté à la liste initiale.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Des combats nerveux, dynamiques et hauts en couleur.
Côté graphisme, le jeu est une franche réussite. Bien sûr le petit studio de développement ne dispose pas du même budget ni des moyens de grosses majors du jeu vidéo mais il s'en sort plus qu'honorablement. Là où les petits studios ne s'embarrassent pas de considération technique pour la conception de jeux rétro (en prétextant un vrai retour en arrière) avec des productions plus pixélisés qu'en 89', 17-Bit a remis le Shootem'Up oldshool au goût du jour et l'a très bien fait. Tout y est bien travaillé, bien pensé, le jeu est plaisant, agréable à parcourir, joli, très joli même, même si tout y est très simple et jamais époustouflant.

La bande son n'est pas en reste et colle vraiment bien au jeu, ce qui renforce encore plus ce côté manga. Les animations des personnages ainsi que les cinématiques sont, quant à elles, plutôt plaisantes. À noter que les dialogues sont en anglais, pas bien gênant pour les plus réfractaires des francophiles, vu qu'ils n'ont pas grand intérêt et qu'ils sont évidemment sous-titrés, de plus accompagnés d'une pointe d'humour bienvenue.

Côté décors et environnements, peu de choses à dire si ce n'est qu'ils sont plutôt minimalistes. Les niveaux, très colorés, se ressemblent beaucoup les uns les autres, avec seulement deux variantes : les grottes et les bases ennemies. Hormis la redondance des différents environnements du jeu, il faut souligner un nombre important de ralentissements quand l'écran affiche plusieurs ennemis et que vous vous déplacez en boost continu. Pas bien méchant en soi, cela peut s'avérer quelque peu gênant surtout si vous ne jurez que par le combo 1080p/60 fps.

Ainsi, côté technique pure, le jeu n'est pas exempt de tout reproche mais il faut saluer tout le travail du studio américain indépendant pour lui donner une identité propre, sans jamais renier son héritage de shooter spatial rétro. Galak-Z se veut différent de ses concurrents et se démarque bien sûr de façon positive.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Y aller tête baissée vous conduirait à une mort certaine.
Comme mentionné plus haut, Galak-Z n'est pas un Shooter classique qui consiste à affronter différentes vagues d'ennemis les unes après les autres. C'est là qu'intervient le gros point fort du jeu : son gameplay, matérialisé par les fonctionnalités de votre vaisseau. Pour maîtriser celui-ci, il vous faudra quelques (très) longues minutes d'adaptation. En mouvement constant (sauf si vous restez appuyé sur les freins) le GZ-1 a une inertie et une physique "réalistes", vous tournez et vous vous déplacez par rapport au vaisseau et non pas par rapport à votre manette. Vous accélérez et reculez avec les gâchettes et vous shootez avec (croix) (à l'ancienne, pas avec le stick droit), liste de commandes non exhaustive je vous rassure.

Passé ces quelques détails, vous découvrirez une grande richesse de possibilités d'attaque et de défense (et de fuite !), car chaque vaisseau ennemi rencontré de taille équivalente ou plus se révélera être un véritable obstacle. Sans parler de véritable tactique, il vous sera proposé de vraies batailles où vous devrez ruser pour venir à bout de vos adversaires. Enfin... dans un premier temps, avant que vous ne saisissiez par coeur chaque mécanique de jeu. Vous aurez ainsi à manier un vaisseau très agile, et qui vous donnera même la possibilité de se transformer en Mécha survitaminé armé d'un sabre laser. Vous aurez ainsi une nouvelle approche possible qui donnera une autre dimension à vos différents combats.

Difficulté à l'ancienne ... ou pas !

Pour atteindre la petite cinématique de fin de saison il vous faudra enchaîner les cinq épisodes sans mourir. Chaque échec sera sanctionné par le droit de recommencer au début de la saison en cours. Les joueurs les plus impatients, habitués à compter sur de nombreux checkpoints, auront de quoi rager, surtout s'ils meurent au cours de l'épisode 4 ou 5, après avoir passé près d'une heure à bâtir un vaisseau correct à coup d'upgrades et d'armes achetées auprès du compagnon Crash. Alors oui, la difficulté se veut old-school, mais rien d'insurmontable en soi. Il est vrai que votre vaisseau est difficile à prendre en main au début mais une fois maîtrisée et avec un peu de jugeote dans les combats vous parviendrez aisément à atteindre vos différents objectifs.

À noter que vous aurez la possibilité de recommencer l'épisode où vous avez perdu en collectant 5 pièces Crash, mais sachez que pour parvenir à ce nombre il vous faudra parfois avancer sur une saison entière. Une fois le jeu terminé, vous pourrez rejouer la saison que vous souhaitez, mais autant vous le dire tout de suite, refaire le jeu n'a pas grand intérêt surtout que le scoring n'est pas vraiment au coeur de celui-ci avec l'absence de véritable challenge et de défi quotidien en ligne. La re-jouabilité est ainsi quasi nulle, pas sûr qu'une éventuelle saison 5, même réussie, ne parviendrait à faire oublier la monotonie des précédentes.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Beam, Akamoto et A-Tak, des personnages vraiment sympathiques.
Onze trophées, dont un or obtenu lorsque vous aurez collecté tous les autres. Six d'entre eux sont liés à votre avancée dans l'histoire et ne peuvent être manqués. L'obtention de ceux-ci se veut plutôt agréable vu qu'il y a un certain challenge à terminer une saison complète. À savoir que si vous le souhaitez, vous pourrez recharger une partie que vous auriez préalablement sauvegardée sur une clé USB (entre chaque épisode seulement) pour vous éviter de briser une de vos très chères DualShock 4.

Un trophée demande de terminer un épisode sans subir de dégâts. Si vous décidez de choisir le premier épisode de la première saison, il ne devrait pas vous poser de difficulté.

Liste de trophées plutôt agréable donc, mais à l'image du jeu, rien n'est parfait. En effet, trois trophées réclament de tuer 500 unités de chaque type d'ennemis rencontré dans le jeu, à savoir les Insectes (en vert), les Impériaux (en violet) et les Raiders (en jaune). 500, ce n'est pas négligeable surtout qu'au grand maximum vous ne dépasserez jamais les 50 ennemis tués par épisode. Les codes couleurs ont leur importance car vous n'aurez pas toujours vos ennemis à l'écran, mais le jeu vous les notifiera avec une flèche de la couleur correspondante afin de vous orienter et de vous "faciliter" la tâche. Et c'est bien là le problème, car s'il vous faudra entre 6 et 10 heures pour obtenir les trophées liés à l'histoire, il faudra rajouter entre 3 et 4 heures uniquement pour atteindre les nombres de kills ennemis requis. Dans votre malheur, vous aurez la possibilité de choisir les saisons dans lesquelles chaque type d'ennemis est susceptible d'être le plus abondant, même s'il n'existe aucun compteur statistique pour savoir où vous en êtes, ce qui est d'autant plus rageant.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Malgré de très bonnes idées, Galak-Z ne parvient pas à se hisser au niveau auquel on aurait voulu le voir évoluer. Plein de bonnes intentions, le studio 17-Bit vient dépoussiérer avec succès les Shooters Old School des années 80 mais pèche surtout par un contenu qui peine à se renouveler tant par la nature des missions proposées que par son environnement. Et c'est bien dommage : doté d'une direction artistique soignée, Galak-Z se veut original de par son format épisodique et dispose d'un gameplay nerveux qui comblera à coup sûr les amateurs du genre.

Je recommande ce jeu :
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