Test : Final Fantasy IX


Final Fantasy IX
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Note des joueurs :
4.8/5 - 31 notes
Note des platineurs :
4.9/5 - 7 notes

Final Fantasy IX

ps4


52 trophées au total
0 trophée caché

945 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 166 joueurs (18 %)
100% par : 166 joueurs (18 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Final Fantasy IX

  • Test rédigé par DarkCid le 13-10-2017 - Modifié le 13-10-2017


Introduction


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Développé et édité par SquareSoft, c'est en 2001, soit moins de 2 ans après la sortie du précédent volet que débarque sur nos bonnes vieilles PlayStation Final Fantasy IX, FF9 pour les intimes, troisième et dernier jeu de la saga de l'ère 32 bits. Il fit d'ailleurs de moins bon résultats que ces deux grands frères de par son ambiance radicalement différente et revenant aux sources de la saga. Il fut à l'époque l'un des épisodes divisant le plus les fans (bon depuis il y a eu le 12, le 13 et le 15, à côté d'eux la division du 9 est sans doute moins flagrante). Porté sur le plateforme Steam en 2016, il débarque finalement sur PlayStation 4 à l'automne 2017. Seize années plus tard donc, que reste-il des aventures de Djidane et de toute sa clique ? Le titre méritait-il d'être boudé par une partie du public à son époque ou était-ce simplement car il était trop différent du 7 et du 8 ?

L'histoire de Final Fantasy IX prend place dans le monde de Héra et commence sur le continent de la Brume, région du monde où une mystérieuse Brume recouvre en permanence les terres, épargnant seulement les haut-plateaux. C'est jour de fête à Alexandrie où la princesse Grenat Di Alexandros célèbre ses seize ans (ah ben tiens comme le jeu, coïncidence ?). Au cours d'une représentation théâtrale organisée par la compagnie du Prima Vista, la princesse fugue et se réfugie sur le vaisseau de la troupe de Djidane, héros principal de l'histoire... et venu ici pour la kidnapper, lui et toute la troupe. Fuyant la Reine Branet, ils embarquent sans le vouloir un petit mage noir du nom de Bibi ainsi que le garde du corps de la princesse, Steiner, le tout avant de se crasher dans la Forêt Maudite en plein cœur de la Brume. C'est ainsi que commence l'aventure de Grenat et Djidane qui tenteront de mettre un terme aux ambitions belliqueuse de la Reine d'Alexandrie qui pourraient bien mettre en danger le monde entier...

Contenu du jeu


C'est parti pour l'aventure !
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Final Fantasy IX est un RPG Japonais. Voilà, il fallait le dire car bien qu'étonnant, il y a sans doute quelques profanes qui n'en avaient pas la moindre idée. Le jeu vous place la majeure partie du temps aux commandes de Djidane (ou Zidane, ou Zitan, en fait cela dépend si vous avez le jeu français, américain ou japonais) avec qui vous allez parcourir un nombre incroyablement varié de paysages en tous genres. Mais bien souvent, ces voyages comporteront bien des risques et vous devrez combattre bien des ennemis au travers de traditionnels combats aléatoires que vous livrerez avec 4 guerriers sur les 8 qui composeront votre équipe, équipe qui se formera progressivement au fil de votre aventure. Vous croiserez d'ailleurs des personnages hauts en couleurs tous plus atypiques les uns que les autres. Votre voyage sera guidé par une très belle histoire. Même si elle ne figure sans doute pas dans les meilleures de la saga, elle se laisse suivre avec plaisir.

Mais comme je vous le disais, que serait un Final Fantasy sans combats ? Le système évolue d'un épisode à l'autre et ce neuvième opus nous permet de retrouver une équipe de 4 combattants, chose que FF7 et FF8 avaient mis de côté pour des combats à 3. Les possibilités sont donc augmentées à plus d'un titre car si au bout d'un moment tous les personnages finissaient par avoir les mêmes caractéristiques, FF9 prend le contre-pied et rend chaque compagnon de Djidane unique en son genre et surtout pratiquement irremplaçable. En effet, en tant que voleur, Djidane pourra bien sûr voler les ennemis mais cette fois, il sera le seul à en être capable (si on laisse de côté certains guests temporaires). Grenat sera la soigneuse, Bibi le mage noir, etc. Chaque combattant a sa place dans l'équipe et offre des stratégies qui lui sont propres. Plus question donc de choisir votre équipe juste sur le feeling que vous avez envers certains personnages.

Le système de combat pioche certaines de ses inspirations dans les épisodes précédents, 2 en particuliers. De Final Fantasy VI, il reprendra le système d'apprentissage des compétences, qui demande de s'équiper de certains objets pour voir accès à ces compétences. En les gardant suffisamment longtemps, le personnage finit par les apprendre définitivement, offrant une très bonne excuse pour étoffer son inventaire et en utiliser la moindre pièce. De Final Fantasy VII, il reprendra la jauge de Limite, renommée pour l'occasion jauge de Transe. La Transe est un état de boost où vos personnages deviendront plus efficaces pendant un temps et auront même accès à de nouvelles compétences.

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Qui dit RPG dit activités annexes. Et FF9 sait en proposer un bon paquet pour vous occuper et surtout vous faire oublier votre objectif principal de temps en temps. Il serait trop long de tout lister évidemment mais nous pouvons nous attarder sur certaines activités particulièrement importantes. Déjà, puisqu'il était question d'héritages de la saga, comment ne pas évoquer le Tetra Master. Ce jeu de carte est clairement inspiré du Triple Triad de Final Fantasy VIII et vous permettra d'affronter des centaines de PNJs dans le monde entier. Rien de tel pour se détendre un peu même si les règles sont un chouïa plus compliquées que celles du Triple Triad (qui a de loin ma préférence).

Toutefois l'activité la plus passionnante et surtout la plus rentable sera celle de votre Chocobo. Si vous pouviez en élever beaucoup dans FF7, ici vous n'en aurez qu'un mais qui vous sera d'une grande aide et vous permettra, en plus de moyen de locomotion, de déterrer des trésors un peu partout dans le monde, certains étant particulièrement intéressants puisque vous offrant les armes ultimes de certains de vos personnages. Pour cela, vous devrez creuser sur un site de fouille (au nombre de 3) afin d'obtenir des cartes au trésor représentée sous la forme d'une image de l'endroit dans le monde où se trouve le coffre tant désiré. Une belle partie de cache-cache parfois vraiment très amusante.

Mais comme je le disais, il ne s'agit ici que d'un bref aperçu des activités qui vous attendent au cours de votre aventure. De la chasse à la grenouille à la quête des 12 pierres du Zodiaque en passant par du saut à la corde ou par des enchères, il y a toujours quelque chose à faire dans le monde de Héra... ou toujours quelqu'un à combattre. Tradition oblige, les boss optionnels rempilent encore une fois mais seront plus anecdotiques que dans les précédents opus. En terme de puissance, finalement seul Gaïa sort du lot même si pour une fois le boss final de l'histoire n'aura pas à rougir tant l'écart de force entre les deux est faible. Enfin on ne peut pas toujours faire aussi difficile que le Minotaure de FF8, les Armes de FF7 ou encore les Chimère Purgatrices de FF10.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Qui a bavé sur les décors ?
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Il me semble judicieux avant d'entamer cette section du test de rappeler que le jeu a 16 années d'existence. Parler de l'aspect visuel du titre est donc un exercice extrêmement difficile et qui se doit d'être nuancé, surtout vu le contexte. Le contexte ? Et bien oui, s'il s'agissait de simplement ressortir le jeu de nos cartons, alors il suffirait d'ajuster nos critères à ceux de l'époque. Mais présentement, le jeu vous demande de repasser à la caisse à un prix plutôt élevé pour un titre aussi vieux et certaines pépites visuelles peuvent être trouvées pour moins cher. Donc oui, contexte particulier : un vieux jeu qui veut se vendre comme un jeu neuf. Doit-on donc le juger comme neuf ou vieux ? Et pourquoi pas un peu des deux ? Banco !

Alors visuellement donc... et bien les seize années se voient très vite. Les scènes cinématiques sont toujours très belles mais dès qu'on passe sur le moteur du jeu, cela commence à piquer. Le style super-deformed rend encore assez bien et tous les personnages passent assez bien à l'écran. Mais les décors, là c'est une autre histoire. N'ayons pas peur des mots, ils font tâche. Ils sont encore très beaux, attention, mais sur un grand écran, on ne peut s'empêcher de voir dans les décors un effet flou ou baveux. Pour citer ce bon vieux Bilbon, on dirait du beurre étalé sur une tartine trop grande. Et comme tous les personnages sont eux très nets, cela renforce d'autant plus cette impression assez gênante.

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Fort heureusement, il n'y a bien que cela qui a mal vieilli dans le jeu. Le gameplay est toujours aussi efficace et offre des heures de jeu de pur plaisir. Les combats sont encore de très bonne facture et vous offriront parfois quelques sueurs froides si vous ne prenez pas soin de votre équipe (et si vous décidez de vous passer des bonus de la version PS4 dont nous reparlerons plus loin). Mais le véritable plaisir se laissera entendre dès le lancement du jeu : la bande-son. Elle n'a pas pris une ride et comporte encore aujourd'hui des pistes magnifiques pouvant vous faire vibrer pendant les moments clés du jeu.

Bref, FF9 sur PS4 est toujours un plaisir pour les oreilles et pour les manettes, mais les yeux ne suivent pas, c'est fort dommage. Surtout que le jeu ne présente pas vraiment d'autre défaut technique, pas de bug notoire ou d'IA aux fraises. Et si je me dois de sanctionner sévèrement l'aspect technique du jeu, c'est presque à contre-cœur car je ne peux pas laisser passer le visuel vu le nombre d'heures que vous aurez à passer sur des décors baveux. Enfin, ce ne sont que 2 petits points. On ne peut pas être parfait...

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Monstre balèze, décor qui part dans tous les sens... On touche au but !
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Au moment d'écrire cette partie du test, je me suis fais la réflexion suivante : est-ce bien nécessaire ? Mon jugement sur le plaisir de jeu ne se ressent-il pas déjà dans le reste du test ? Et bien peu importe, s'il faut en remettre une couche alors allons-y gaiement. Final Fantasy IX est une belle aventure comme on aimerait en voir plus souvent. Elle vous permet de suivre des personnages jonglant entre émotion, bravoure et pitrerie. L'histoire est riche en rebondissements et si le boss final du jeu me laisse encore aujourd'hui des plus sceptique sur le pourquoi du comment, globalement je pense qu'il n'y a rien à redire sur l'écriture du soft.

L'aventure se veut également suffisamment variée pour ne jamais lasser, que ce soit par la variété des environnements ou par le nombre d'activités annexes offrant une richesse au titre dont certains développeurs devraient s'inspirer encore aujourd'hui (ben oui, le syndrome de la quête FedEx qui ne sert à rien est encore bien trop répandu).

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Et au cas où cela ne serait pas suffisant pour vous convaincre, sachez que le titre hérite de quelques particularités issues du portage sur Steam. Vous aurez droit à pas moins de 7 cheats codes tout au long de l'aventure afin de personnaliser votre expérience de jeu. Vous pourrez ainsi à tout moment avoir accès au mode avance rapide, accélérant la vitesse du jeu jusque dans les cinématiques, option particulièrement utile pour les séances de level-up. Un problème pendant les combats ? Le cheat Dégâts Maximum ou celui de la presque Invincibilité pourra vous sortir d'un mauvais pas. Envie de vous balader tranquillement ? Pas de soucis avec la désactivation des rencontres aléatoires.

Enfin, vous aurez aussi accès à 3 cheats particuliers permettant de maximiser vos économies, vos compétences et votre niveau. Mais attention, ceux-ci ne sont pas temporaires mais définitifs et qui plus est, bloqueront l'obtention des trophées. Et en parlant de trophées...

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


C'est ici que vous avez enterré le fun ?
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En parcourant un peu nos forums de discussion, il vous serait très aisé de comprendre que la liste des trophées pose soucis à bon nombre de personnes. Voyons donc ensemble ce qui coince. Tout d'abord, le nombre de trophées pouvant être manqué est assez important car certaines activités ne sont présentes qu'à certains moments du jeu. Mais au-delà de ça, quelques trophées s'étendent sur toute la durée du jeu et sont hautement manquables, comme les ATE. Kézaco ? Les ATE sont des scènes cinématiques optionnelles s'activant sous certaines conditions. Et vous devrez toutes les visionner pour un trophée. Et vu les conditions de certaines, autant dire qu'il vaudra mieux avoir notre guide des trophées à porté de main en permanence.

Vous devrez également faire une partie en speedrun afin d'obtenir une arme qui ne vous servira à rien. Finir le jeu en moins de 12 heures implique d'avoir une équipe très faible et aucune arme ne peut compenser cela. Certes réussir sans les cheats codes est plutôt impressionnant mais cela n'empêche pas d'être assez inutile. Tout comme le trophée des 10 000 ennemis vaincus. Quel intérêt ? Une fois que vous avez fini le jeu à 100% (vous êtes niveau max, toutes les quêtes finies, etc), il devrait vous rester facilement 2 à 3 mille ennemis à occire ! Ridicule.

Mais le pire élément de la liste est sans doute possible le saut à la corde... Qui, en voyant le mini-jeu du saut à la corde, penserait qu'il s'agit d'une bonne idée de demander aux joueurs de sauter 1 000 fois d'affilé pour un trophée ? Et encore, vous vous dites peut-être que cela ne doit pas être si horrible que ça ? Mais vous ai-je dis que le rythme de la corde ne cesse de changer ? Qu'il faut bien 7 minutes de concentration intensive pour en venir à bout suivant des dizaines d'heures d'entraînement ?

Heureusement que le reste de la liste est très classique pour un RPG (boss optionnels, quêtes annexes, etc) car sinon, on aurait presque pu finir sur un 0 pointé. Enfin, c'est quand même un gros point noir dans ce test et c'est bien dommage.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Final Fantasy IX nous revient après 16 ans d'absence. Pas plus beau mais toujours aussi palpitant, il nous offre encore aujourd'hui une aventure incroyable dans un monde fantaisiste de toute beauté. Malheureusement, il manque de peu son retour en se privant d'une partie de son public avec une liste de trophées pour le moins atroce et qui pourrait bien dégoûter ceux qui auraient voulu se plonger dans les aventures de Djidane. Dommage.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile