Test : Final Fantasy VIII Remastered


Final Fantasy VIII Remastered
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des platineurs

Final Fantasy VIII Remastered

ps4


35 trophées au total
1 trophée caché

699 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 384 joueurs (55 %)
100% par : 384 joueurs (55 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Final Fantasy VIII Remastered

  • Test rédigé par Yohko_Kurama le 23-09-2019 - Modifié le 28-09-2019


Introduction


J'ai passé 20 ans à t'attendre
Trophee

Après des années d’attente, la bande du taciturne Squall Leonhart débarque enfin dans sa version remastérisée sur PlayStation 4. Les épisodes VII et IX de la saga Final Fantasy ayant fait de même il y a quelques années, il ne restait plus que le frère cadet de la génération PlayStation 1 à faire revenir. C’est en effet le 27 octobre 1999 que nous avons fait la connaissance des étudiants de l’académie militaire de Balamb, un temps trop long pour le solide noyau de fans dont dispose cet opus. La cinématique d’ouverture du jeu est d’ailleurs restée gravée dans la mémoire de beaucoup de joueurs par le biais de ses scènes magnifiques pour l’époque couplées à une musique digne d’O Fortuna de Carmina Burana.

Final Fantasy VIII est le second volet de la saga à voir le jour sur PlayStation 1 et même si l’épisode VII fut considéré comme une œuvre majeure de l’éditeur, celui-ci s’est également taillé une belle réputation puisqu’il s’est malgré tout écoulé à plus de 7,8 millions d’exemplaires de par le monde.

Développé par ce qui s’appelait encore simplement Squaresoft à l’époque, l’histoire vous plonge donc aux côtés de Squall Leonhart, académicien de la B.G.U (comprenez Balamb Garden University). Loin des cours didactiques de nos facultés, ici vous apprendrez à devenir un militaire et un tacticien émérite dans une organisation appelée SEED. En tant que mercenaire à louer (mais toujours pour une noble cause), Final Fantasy VIII vous emmènera vous et votre équipe, à lutter contre l’État de Galbadia du despotique président Delling et sa politique expansionniste. Mais ceci ne sera que l’arbre qui cache la forêt et vous vous rendrez bien vite compte que de puissantes forces occultes sont à l’œuvre et que leur objectif est tout autre.

Bénéficiant des renforts respectivement français et japonais de Doetmu et Access Games Inc. pour la refonte de cet opus, allons voir si nos jeunes étudiants ont pris quelques rides en 20 ans.

Contenu du jeu


Bienvenue à la Balamb Garden University
Trophee

Après la magnifique scène qui vous lance dans le jeu, vous vous réveillez groggy aux commandes du protagoniste principal, Squall, dans un lit de l’infirmerie de la faculté de Balamb City. Vous découvrez alors une salle de classe, une cafétéria, une bibliothèque, un internat ; en somme tout ce qu’une bonne faculté doit posséder. Un parallèle peut donc vite se faire avec le joueur, qui démarre dans un environnement connu. De ce fait on s’approprie assez vite les lieux et l’ambiance étudiante. Mais le jeu nous rappelle assez vite que nous sommes bien dans un milieu militaire avec sa serre de combat et ses premières missions à l’extérieur.

Pour un jeu qui rappelons le date de 1999, votre école, et les villes en général, sont plutôt bien fournies en PNJ et ne laissent pas de sentiment de vide eu égard à la grandeur des lieux. Chose par ailleurs très utile pour le fameux jeu de Triple Triad, jeu de carte jalonnant votre aventure. En parlant de personnages, le jeu met à votre disposition 6 personnages principaux (jouables en équipe de 3) ainsi que 3 autres qui apparaîtront ponctuellement dans le jeu. Si la manière de combattre se trouve identique pour chacun d'entre eux, ils disposent néanmoins d'armes et de limit-break propres. Parfois on pourra tomber sur de petits villages campagnards où des lieux retirés du monde, mais souvent les lieux principaux se veulent résolument moderne et actuels. On pourrait presque penser que le jeu se déroule à l’époque à laquelle il a été conçu.

Toujours en se référant à l’époque de création, la carte du monde est d’une taille honorable. En jouant à vitesse normale (j’y reviendrai par la suite), il faut compter une quarantaine d’heures pour la trame principale. Vous pouvez également rajouter une vingtaine d’heures supplémentaires pour les quêtes annexes. Ces dernières sont par ailleurs bien fournies et vous enverront visiter les moindres recoins de la carte pour les mener à bien. Certaines vous demanderons quand même d’avoir un niveau conséquent et d’être équipé des meilleures magies (coucou le Minotaure). Vous aurez également l'occasion de vous essayer au Triple Triad, qui comme je le disais est un mini-jeu dans le jeu. Celui-ci peut allonger à lui seul votre temps de jeu pour peu que vous vous y intéressiez.

Trophee

Comme je vous le disais, le jeu nous rappelle que nous sommes étudiant militaire, ce qui rime nécessairement avec combat. Et c’est bien là, la principale différence avec l’opus VII. Non pas dans le tour par tour qui reste fidèle à lui-même mais dans la manière d’utiliser magie et invocations (appelées ici G-Force).

En effet pour combattre vous devrez associer une G-Force à votre personnage (sinon seule la commande « Attaquer » se trouve disponible) afin de bénéficier des commandes « Magie », « Objet », « G-Force » et « Voler » entre autre. Ce sont ces deux dernières qui nous intéressent.

Sans vous faire un rappel complet du didacticiel, il me semble opportun de dégrossir ces deux points. Tout d’abord la G-Force. C'est une entité qui possède ses propres points de vie. Quand vous l’invoquez, sa barre de PV remplace la votre jusqu’à ce que sa barre ATB se vide et qu’elle attaque, vous redonnant ainsi la main. Elle dispose également de capacités à débloquer en gagnant des points de compétences à chaque combat. Ces capacités sont associées au personnage lié à la G-Force.

Et c’est là que les magies entrent en jeu. Ici, nouvelle façon de faire également. Pour avoir de la magie, l’unique moyen sera d’en voler à vos adversaires où sur des sources se trouvant ça et là dans le jeu. Ces magies devront être associées aux compétences débloquées pour augmenter vos statistiques de combat. C’est donc là toute la subtilité puisque si vous utilisez trop vos magies, vous risquez de perdre en statistiques.

Sans révolutionner le système de combat, Final Fantasy VIII a su se montrer assez malin pour obliger le joueur à faire des choix de jeu et trouver le bon équilibre dans la gestion des personnages. Il se peut malheureusement que beaucoup d'entre vous délaissent l'utilisation de la magie afin de la conserver et ne décide de combattre qu'à grand coup de G-Force par obligation, cela pouvant se révéler quelque peu frustrant.

Malgré tout, vous l'aurez compris, Final Fantasy VIII est un jeu où il y a de quoi faire, sans que sa durée de vie soit artificiellement gonflée.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Une nette amélioration a été apportée aux personnages
Trophee

Annoncée par Square Enix comme une version remastérisée et non un simple portage, l’engouement de revoir la sulfureuse Quistis sous un meilleur jour était à son comble. Et de ce côté là, il est assez difficile d’être déçu. Les personnages ont subi de nettes améliorations graphiques que ça soit en exploration, en combat ou bien lors des cinématiques. Les G-Forces ont elles aussi reçu un soin du visage et c’est un grand plaisir de voir Shiva, Golgotha, Ifrit et leurs amis sous un meilleur jour. À un degré moindre, les PNJ affichés sur des plans rapprochés ont également été rajeunis. D’un point de vu global, les visages sont plus détaillés, les vêtements aussi et tout cela apparaît beaucoup moins pixelisé. C’est un joli travail à souligner.

Mais, car il y a un « mais » bien sûr. Il est dommage de voir que ce ravalement de façade n’a pas été étendu à tout le jeu. En effet, les décors, notamment lors des combats, restent désespérément plats et ternes. Lors des combats en forêt par exemple, le fond reste sur un affichage 2D qui tranche avec les efforts fournis sur le reste. De même lors par exemple de la l’attaque de la faculté de Balamb, des étudiants en rang dans les couloirs apparaissent flous. Certes, ce ne sont que quelques détails, mais cela peut gâcher quelque peu le plaisir des yeux. Du plaisir des yeux, il faut noter également le passage de Dame Censure sur le soft. Est-ce dû à l'époque actuelle, mais cela devient de plus en plus présent dans le monde des jeux vidéo. Exit donc le décolleté de Linoa, et les vues suggestives sur Ondine et Shiva. Le débardeur de l'espiègle brune est remonté, et les entrejambes des G-Force féminines cachés à nos yeux. Évidemment, cela ne gâche pas l'expérience de jeu de prime abord mais ouvre une nouvelle fois le débat sur le sujet. Peut-être qu'offrir le choix au joueur de démarrer avec ou sans une version censurée eut été plus judicieux.

À l’instar de ses deux prédécesseurs, vous pourrez bénéficier de « Cheat » dans cet opus. La touche (R3) accélérera la vitesse du jeu en x3, (L3) vous donnera de la vie infinie et une jauge ATB toujours pleine, la combinaison (R3) + (L3) désactivera les combats aléatoires. Rien de bien nouveau en somme mais il est à noter malgré tout la présence de quelques rares bugs sonores lors des combats ainsi que quelques ralentissement sur certains écran lorsque l’on joue en x3. Rien de bien méchant rassurez vous.

À propos de son, une bonne nouvelle de ce côté là puisque ce sont les musiques de la version PSOne qui ont été choisies et non celles de la version PC qui disons-le, sont bien moins doucereuses à nos oreilles. L’œuvre de Nobuo Uematsu est donc respectée et c'est tant mieux pour nous.

Final Fantasy VIII a donc été quelque peu rajeunis de prime abord, mais il aurait été bon d’être un peu plus « jusqu’au-boutiste » et d’étendre le lissage des textures à tout le jeu, surtout quand on sait que des « moddeurs » amateurs ont passé le jeu en tout HD sur sa version steam.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Non !!!! Pas la règle "Aléatoire" s'il vous plait !!!!!!!
Trophee

Je vais répondre immédiatement à la question « est-ce que la nostalgie suffit ? » par un oui. Pourquoi ? Parce que même si le jeu est daté, le scénario fait toujours mouche et que même avec 20 ans de plus, les personnages sont suffisamment accrocheurs pour que l’on s’y intéresse. Chacun a sa personnalité propre que vous soyez rigide et introverti comme Squall ou exubérant et dynamique comme Zell et Selphie. Le jeu laisse peu de place aux temps morts et les révélations sur les liens entre les divers protagonistes sont plutôt bien amenés sans pour autant tomber dans le cliché et la facilité.

Et si jamais vous souhaitez faire une pause dans le scénario, le jeu est parsemé de quêtes annexes bien dosées qui n’altèrent en rien le plaisir de jouer. Il faudra quand même vous préparer sérieusement car certains boss optionnels s’avèrent retors. Point important d’ailleurs, le farm intensif n’est pas obligatoire puisque le niveau de vos adversaires se calque sur le votre, rien de lassant donc à l’horizon.

Il faut savoir également comme mentionné dans la section précédente, que vous avez la possibilité de faire usage de « cheat » afin de vous faciliter la vie. Malgré tout, sachez que même si vous avez la vie infinie d’activée, si une attaque vous fait des dégâts égaux ou supérieurs à vos points de vie, vous en mourrez quand même. Il en va de même pour une magie vous tuant directement comme Ankou. Donc malgré cela, le jeu vous force à être un minimum préparé, comme vous devrez l’être pour faire face au Minotaure par exemple.

Trophee

Quand on parle de plaisir, comment ne pas évoquer ce mini-jeu qui peut/va vous faire oublier le reste. Pour peu que comme moi vous ayez la fibre collectionneuse et que vous aimiez ce jeu, vous allez y passez des heures et des heures. Pour faire simple, vous jouez sur un plateau de 9 cases. Les cartes représentent quant à elles dans l’ordre de puissance, les monstres, les boss, les G-Forces et les personnages. Chaque carte possède 4 chiffres allant de 1 pour le plus faible à « A » pour le plus fort, un par côté. Le but est de retourner les cartes adverses afin de remporter la partie et piocher dans son tas pour agrandir votre collection. Dis comme cela, ça peut paraître simple, mais avec les règles s’ajoutant suivant les régions, cela peut vous rendre vite la vie compliquée. Sans toutes les énumérées, le combo des règles « Identique » et « Plus » par exemple peut, si vous ne faites pas attention vous faire rapidement perdre la partie. Je m'explique. « Identique » retourne les cartes avec les mêmes valeurs sur au moins 2 cotés. Les cartes qui ont des chiffres en commun sont retournées. Pour « Plus », elle retourne les cartes dont l’addition des chiffres adjacents forme le même total sur au moins 2 côtés. il faudra donc être prudent et parfois même s'essayer au calcul mental lorsque vous posez une carte.

Scénario immersif, quêtes annexes non rébarbatives, et mini-jeu, tous les ingrédients sont réunis pour que le joueur passe un excellent moment aux commandes de Final Fantasy VIII.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


À bord de l'hydre, chassez les trophées
Trophee

Attaquons-nous maintenant à la partie dédiée à ce pourquoi vous êtes inscrits ici ; les trophées.

Quand on regarde la liste au premier coup d’œil, on se dit que rien de bien compliqué ne va venir entraver notre recherche du (Platine), et c’est vrai. Sur les 35 trophées dont dispose le jeu, 17 sont dédiés à l’obtention des G-Force. Alors certes, certaines peuvent être manquées, mais avec le guide savamment concocté par JohnBuckheart, il semble difficile d’en rater une seule, d’autant qu’on les obtient soit en les affrontant, soit en les volant à certains boss.

Au rayon des trophées pouvant être manqués, nous retrouvons également 2 quêtes annexes ainsi qu’une recherche de collectibles, les magazines Timber Maniacs. Les quêtes annexes vous laisse jusqu’à l’ultime donjon du jeu et la fin du CD 3 pour terminer tout ce qui doit l’être. Là non plus rien d’insurmontable tant que vous n’avez pas passé le point de non retour se trouvant proche de la fin du jeu.

Il est aussi à noter qu’il n’y a aucun trophée qui rythme l’avancée de la progression, les trophées restants étant dédiés à des actions précises comme voler des magies aux ennemis ou aux sources, obtenir 1000 victoires et vaincre des adversaires aux cartes par exemple. Sachez bien sûr que l’utilisation des « Cheat » va grandement vous simplifier la vie et ne bloque pas l'obtention des trophées. Faites malgré tout attention pour le trophée où vous devrez vaincre le minotaure, car ce « Cheat » ne vous rend pas invincible pour autant.

Pas de farm aberrant, pas de tâche ingrate à signaler, on peut donc dire que la liste de trophées de Final Fantasy VIII est très abordable mais ne brille pas non plus par son originalité eu égard au nombre de trophées liés aux G-Force.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Avec ce remaster, Square Enix vient faire vibrer notre corde nostalgique avec plaisir. Le plaisir de retrouver Squall et ses amis est toujours présent dans un monde qui n’a pas pris une ride scénaristiquement. Il est malgré tout dommage que les effets de cette jouvence n’aient pas été étendus à tout le jeu mais uniquement aux personnages. Cependant ne boudons pas notre plaisir, le (Platine) est vraiment agréable à obtenir.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile