Test : Dungeon of the Endless


Dungeon of the Endless
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Dungeon of the Endless

ps4


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Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Dungeon of the Endless

  • Test rédigé par yuutsu le 20-05-2020 - Modifié le 20-05-2020


Introduction


C’était pas ma guerre, commandant

Cher journal,

Je ne sais plus depuis combien de temps j’erre dans ce labyrinthe. Je ne sais même plus comment je suis arrivé ici. Je ne suis pas seul. D’autres individus aussi perdus que moi recherchent la sortie au sein de ces couloirs. J’ai même croisé un chien. Tu me diras ce n’est pas plus bizarre que le ninja cybernétique. On a fini par se regrouper dans une grotte retranchée, loin des monstres qui pullulent dans les venelles. On a même trouvé des vaisseaux qui nous aideront à remonter à la surface. Je suis sûr que dehors tout ce cauchemar prendra fin. Qu’on arrêtera de dormir à demi, histoire de veiller à ce qu’aucun monstre vienne nous croquer dans notre sommeil. Qu’on aura plus à sacrifier nos camarades. Demain tout ira mieux. J’en suis certain.

Dernière page du journal de bord d’un Héros

La planète Auriga abritait, à une lointaine époque, une colonie d’Endless, race ancestrale dont il ne reste plus que les ruines… et le sinistre labyrinthe creusant les entrailles de la planète. Condamné pour vos crimes, la barge-prison devant vous mener au sein de votre nouveau foyer s’est écrasé sur la planète. Votre cellule s’est retrouvée, avec celle de vos camarades, au sein des fondations Endless. Regagner la surface se révèle l’unique chance de sortie. Vous allez devoir ré-activer des modules, utiliser des vaisseaux, prendre garde à la moindre porte à ouvrir. Chaque couloir, chaque salle, chaque avancée peut être synonyme de mort.

Dungeon of the Endless mélange le rogue-like au tower defense. Chaque exploration sera différente des autres grâce aux niveaux générés aléatoirement, ainsi qu’aux dangers, et aides providentielles dont vous croiserez la route. Jeu indépendant de Amplitude Studios (un développeur français) Dungeon of the Endless est un opus qui, sous ses airs de retro pixel, dissimule une grande richesse de gameplay.

Contenu du jeu


Le menu des scores retrace vos meilleurs périples et donne des informations précieuses.
Exploration d’un donjon aux mille facettes

Dungeon of the Endless propose une aventure entièrement solitaire et un unique mode : l’histoire. Pourtant, ce mode seul va générer des heures de jeu tant Amplitude Studios a réussi à créer de multiples variantes, rendant chaque partie unique. Rien qu’en choisissant l’un des vaisseaux disponibles, vous lancez un mode différent. Ainsi la foreuse vous fait connaître le mode Survie de l’histoire : le véhicule peut dépasser les douze étages habituels vous entraînant dans un labyrinthe sans fin. Chaque vaisseau apporte son lot de points bonus mais aussi de contreparties, à l’instar de l'infirmerie qui offre davantage de soins mais annule toute capacité permettant de soigner votre équipe après chaque combat.

Si le choix du véhicule se révèle important, il en est tout autant des héros qui constituent votre groupe d’aventuriers. Vous pouvez constituer une communauté de quatre personnages, au maximum. Là encore selon le vaisseau choisi, vous commencez avec un nombre limité. Lors de votre exploration, vous pourrez recruter de nouveaux héros, les remplacer ou les ignorer. Chaque aventurier possède ses propres atouts avec lesquels vous devrez jongler pour arriver jusqu’au bout du périple. Certains sont ainsi plus offensifs, d’autres seront très utiles comme soutien. Avec vingt-trois profils différents, vous avez l'embarras du choix.

Chaque étage étant généré aléatoirement, à vous d’être prudent dans votre avancée. Parfois une porte demandera à être ouverte : elle peut vous apporter aussi bien des avantages (comme de ‘l'argent, de la nourriture) mais aussi causer des dégâts sur votre équipe, rameuter des ennemis… Impossible de savoir ce qui vous attend tant que vous n’avez pas essayé. Vous avez ainsi douze étages à gravir pour retrouver la surface et la liberté. Vous allez devoir veiller sur votre groupe, trouver la sortie menant à l’étage suivant mais aussi garder un œil sur votre vaisseau. Ce dernier utilise un cristal comme énergie : si l’ennemi le détruit, c’est l’échec assuré.

Vaisseaux et héros ne sont pas tous accessibles dès le début. Il vous faudra réaliser certains objectifs comme soigner vos héros un certain nombre de fois, dans le cadre d’un vaisseau. Pour les héros, vous pouvez les recruter directement après avoir atteint l'étage 12 ou finir trois étages en sa compagnie pour pouvoir le choisir d’office dès le départ.

En plus du mode Histoire, un album se remplit d’artworks et anecdotes sur l’univers selon votre avancée dans le jeu. Déverrouillez un héros pendant un certain nombre de parties et vous décrocherez son portrait. Tuez un ennemi un certain nombre de fois et il viendra rejoindre l’album, idem pour les vaisseaux. L’album permet ainsi de développer l’univers de Dungeon of the Endless : on a l’impression de feuilleter le journal d’un Héros ayant noté les exploits de ses camarades. Vous avez aussi le journal qui résume tous les scores que vous avez acquis : vos meilleurs temps, le nombre de créatures tuées, de portes ouvertes...

Trophee


Est-ce un labyrinthe ou un donjon ? Un des Héros a parlé de ruines Endless. On a vu des runes mais impossible de les déchiffrer. Hormis les vaisseaux, il n’y a qu’un ascenseur qui permet de gravir les étages. Est-ce qu’on arrivera un jour à destination ? Je ne sais pas. Je tiens ce journal en espérant qu’il servira aux prochains si jamais on n’arrive pas au bout.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Les interludes en ascenseur sont toujours l'occasion de petites saillies spirituelles.
Le charme du rétro couplé à des mécaniques actuelles

Le style pixel est souvent l’apanage des studios indépendants : il est plus accessible économiquement qu’un logiciel de photo-réalisme et peut permettre de se concentrer sur le gameplay et l’écriture au mépris d’une recherche graphique aboutie. Mais il existe des jeux qui prouvent que le retro-pixel peut encore exister de nos jours et qu’en le travaillant on peut inculquer un charme certain. Amplitude Studios relève brillamment le défi. Le pixel domine Dungeons ot the Endless mais ne se résume pas à une bouillie d’un autre âge. Chaque personnage est reconnaissable sur la carte, les ennemis arrivent telle une masse grouillante sur vous et les décors sont détaillés, offrant un certain contraste avec votre équipe. Une ambiance de ruines et de grottes humides émane même des environnements. Dungeons ot the Endless arrive à instiller cette sensation de se mouvoir dans des boyaux pour avancer et survivre.

Hors des sessions de jeu, Dungeons ot the Endless propose des scénettes en aquarelle que vous retrouverez dans l’album mais aussi en fin de partie si vous gagnez. La scénette connaît de légères variantes selon quels héros composent votre groupe.

La bande-son évite le piège de la composition 8-bits proposant plutôt des pistes proche du style électro ce qui colle parfaitement avec l’univers de science-fiction dans lequel trempe Dungeons ot the Endless. Le jeu ne dispose d’aucun doublage, mais propose un opus entièrement en français et dont l’univers se découvre via l’album qui s’étoffe après chaque partie ainsi que par les interludes dans l’ascenseur. Entre chaque étage, vous avez droit à une réplique d’un des héros, toujours sur le ton de l’humour, qui réclame un niveau empli de jolies filles ou qui fait remarquer que l’ascenseur a ça de positif qu’il n’y a aucun monstre.

En termes de gameplay, l’opus se révèle fluide et les micro-temps de chargement sont masqués par les fameux passages en ascenseur. Chaque personnage possède des capacités qui lui sont propres et qui différencient complètement un héros d’un autre. Il en est de même pour les vaisseaux. Il vous faudra choisir judicieusement car chaque héros a un rôle précis, et chaque vaisseau possède un nombre de places définis ainsi que des bonus et des contre-coups bien spécifiques. Ménagez donc aussi bien la monture que les cavaliers pour arriver à bon port.

Vos héros peuvent monter de niveau en échange d’une ressource. Qui dit niveau supérieur dit nouvelles capacités mais aussi meilleures statistiques. Un système d’équipement est aussi présent qui possède, lui aussi, ses subtilités. Tous les accessoires et armes ne peuvent pas être portés par tous les héros. Qu’à cela ne tienne, ce qui est obsolète peut être revendu contre des ressources. Pour dénicher de nouveaux équipements, traquez les coffres au sein du donjon.

La fouille fait partie intégrante de votre avancée. Vous pourrez trouver des modules qui, si vous les construisez et améliorez, vous fourniront des bonus de défense, d’attaque mais aussi de ressources. Parmi elles, la nourriture vous aidera à soigner vos héros. Manger c’est important !

Si finir un donjon de douze étages vous effraie : pas de panique. Une fonction permet de sauvegarder et de quitter la partie en cours à tout moment. Idéal pour les joueurs préférant mener de courtes sessions (ou utiliser la sauvegarde pour la mettre en sécurité sur le Cloud afin de ne pas perdre toute une progression)

Dungeons ot the Endless propose plusieurs modes de difficulté, permettant à des joueurs de tout niveau d’apprécier le jeu. Même en difficulté Très Facile, le jeu n’est pas dénué de challenge, ni de mauvaise surprise pouvant ruiner votre expédition en quelques secondes. L’IA des ennemis est très bien menée sur ce plan-là. Chaque type de monstre possède ses propres attaques et stratégies. Certains vous affronteront, d’autres préféreront s’en prendre aux modules que vos héros auront installés. Si en recroisant, plus haut, un ennemi vu au premier étage vous pensiez être tranquille, détrompez-vous : plus vous grimpez, plus le danger est présent et les monstres violents.

Trophee


Ces souterrains empestent le renfermé. Dans la pénombre, on les entend grouiller. Je me souviens encore de la première fois que j’en ai vu un : d’ignobles tentacules sont sortis de l’obscurité et ont saisi l’un des nôtres. On n’a pu que courir en espérant trouver la sortie. Derrière nous, ça hurlait et mâchait à grands bruits. La mécano a découvert des modules. Il paraît que ça va nous aider. Faut espérer. Je ne supporte plus la musique qui sort de cet ascenseur.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Découvrir cette aquarelle finale est réservée aux meilleurs héros.
Vers l'infini et au-delà du douzième étage

Dungeons ot the Endless permet une prise en main rapide aidée par les multiples niveaux de difficulté. Si la première partie va surtout servir de crash-test, on apprend très vite les différents mécaniques jonglant entre les créations de modules, l’exploration, la constitution du groupe et ce avec quelques boutons et le pavé tactile qui met le jeu en suspens, permettant de soigner et voir l’état du groupe.

L’opus permet une rejouabilité quasi infinie. Chaque partie se déroule différemment de par le choix de l’équipe et du vaisseau mais aussi des douze étages. Chaque palier est créé aléatoirement et la carte ne se dévoile que lorsque votre groupe avance de pièce en pièce. Vous ne pouvez jamais prévoir à l’avance ce que vous allez découvrir derrière la prochaine porte. À ceci s’ajoutent des évènements comme la présence d’autres héros ou des leviers pouvant amener aussi bien chance que malédiction. À ne pas oublier que certains vaisseaux amènent à d’autres modes de jeu comme la foreuse qui invite à jouer au mode survie de l’opus.

Rien qu’accéder à l’ensemble des héros et des vaisseaux va vous demander de nombreuses parties. D’ailleurs chaque vaisseau possède plusieurs critères pour le déverrouiller mais vous n’avez besoin que d’en réussir un pour obtenir l’accès.

La présence de l’album donne un objectif supplémentaire à chaque partie. En cherchant à en découvrir l'entièreté, on finit par essayer tout ce que propose le jeu et chaque victoire s’accompagne d’une récompense : un nouveau vaisseau, un nouveau héros, de nouvelles photos dans l’album. En réalité, toute victoire ne permet pas d’obtenir un nouveau contenu directement mais c’est un pas de plus vers une récompense bien méritée.

Si l’album fourmille d’annotations, certaines sont malheureusement manquantes et auraient méritées d’être présentes dans ce mode ou celui du score. On ne connaît pas, par exemple, le nombre d’ennemis tués. Un bestiaire détaillé aurait été appréciable ou même une liste des modules pour savoir jusqu’à quels niveaux on les a améliorés. Mais c’est là le moindre des défauts de Dungeons ot the Endless qui réussit à rendre addictif tout joueur qui s’y essaierait.

Trophee


Le ninja cybernétique commence à bien trop aimer notre situation. Il vient de clamer qu’il allait rester pour guider tous les autres hors des entrailles de cette foutue planète. Je crois qu’il a pris goût à chasser les monstres. Il tient même un album. Il dessine bien : où est-ce qu’il a trouvé des crayons, d’ailleurs ? Enfin, c’est son choix hein. Moi dès qu’on a trouvé la sortie, je me tire. Deux étages encore. C’est si proche et si loin à la fois.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


23 héros à sauver : que d'aventures en perspective !
Le panthéon des héros

Si vous accrochez au concept même de Dungeons ot the Endless, le platine vous offrira des objectifs à atteindre plutôt que des contraintes à réaliser. Ainsi vous devrez remporter une victoire avec chacun des vaisseaux ce qui implique de mener à bien les objectifs permettant de les débloquer. Il en est de même pour les héros : vous devrez avoir accès à l’ensemble du casting et mener chacun d’eux à la surface. Ces objectifs vont de pair avec certains trophées comme ne laisser aucun héros mourir ou veiller à ce que le cristal de votre vaisseau ne soit jamais abimé. Autrement dit, réaliser toutes ces conditions vous offrira plusieurs trophées.

L’album devra être complètement rempli. Là encore, vous aurez obtenu la plupart des photos en amenant vaisseau et héros jusqu’à la liberté. Le plus long consistera à tuer chaque type d’ennemi une cinquantaine de fois. La seule façon de savoir si vous avez réussi est de vous référer à l’album. En effet, quand vous avez cumulé 50 morts sur un type de monstre, un portrait apparaît dans l’album. (Or) Éditeur de l’annuaire sera d’ailleurs probablement le dernier trophée que vous obtiendrez. L’apparition des ennemis étant basée sur l’aléatoire, vous allez devoir lancer un nombre de parties indéfinissable. Il vous faudra ainsi conclure l'ascension avec des groupes bien précis. Certains personnages ont des affinités et finir avec certains héros mis ensemble débloquera une image dans l'album.

En résumé, pour décrocher le platine vous devrez réussir avec chaque héros, chaque vaisseau, compléter tout l’album, survivre jusqu’à l’étage 24 avec la foreuse et réussir quelques petits objectifs secondaires. (Argent) Le bon, la brute et le truand consiste à créer un groupe de héros bien précis et le mener à bon port. (Argent) Les vrais héros ne prennent pas de pause demande simplement de jamais mettre le jeu en pause.

En soit, le platine vous permet d’explorer le jeu à 100%. Tout joueur curieux et accrochant au style de Dungeons ot the Endless aura, de lui-même, tenté de débloquer l'entièreté du casting héroïque et du garage à vaisseaux. Même les complétionnistes auront, d’eux-même, cherché à remplir l’album. Aucun trophée n’étant lié à une quelconque difficulté, chacun est libre de l’aborder comme il le souhaite.

On pourra reprocher qu’une partie de l’album (les créatures) repose sur l’aléatoire et qu’aucun menu ne nous permet de suivre notre progression sur les 50 morts à cumuler. De même les trophées ne brillent guère par une illustration inspirée. Chaque trophée ne fait que reprendre l’image du jeu, ce qui est bien dommage. Un détail certes, mais critiquable.

Trophee


Je crois que le ninja cybernétique a définitivement pété un câble (au sens propre). Il s’est mis à tenir une liste de haut-faits à accomplir. Il croit que, comme ça, il pourra tous nous sauver. Je sais plus trop quoi penser de ce pauvre gars. Passer tout ce temps dans le noir, sans réel entretien, ça a du griller une bougie dans toute sa belle mécanique. Enfin, c’est bientôt la quille pour moi. Demain, douzième étage : l’antichambre de la liberté.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Dungeons of the Endless fait parti de ces jeux indépendants qui savent tirer leur épingle du jeu. Proposant un jeu propre et possédant son propre charme, Amplitude Studios a su créer un opus qui parlera aux amoureux du genre et pourra titiller l’attention des plus curieux. Chaque partie est une re-découverte du donjon et de ses entrailles, rappelant au joueur qu’il n’est rien face aux monstres du labyrinthe. Que l’aléatoire touchant la complétion de l’album ne vous réfrène pas : Dungeons of the Endless a tant à offrir.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux curieux