Test : Disgaea 5 : Alliance of Vengeance


Disgaea 5 : Alliance of Vengeance
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Note des joueurs :
4.8/5 - 11 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 3 notes

Disgaea 5 : Alliance of Vengeance

ps4


51 trophées au total
21 trophées cachés

433 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 53 joueurs (12 %)
100% par : 53 joueurs (12 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Disgaea 5: Alliance of Vengeance

  • Test rédigé par Kyp-chan le 29-11-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Avec le riz au curry d'Usalia, la taverne du Curry et les différents plats préparés par Killia, le jeu élève la cuisine au rang d'art !
La guerre fait rage entre les Sous-Monde encore libres et l’armée de Lost dirigée par Void Dark et ses généraux. Le choix des démons des différents Sous-Mondes est simple : rejoindre l’armée pour exterminer les autres démons ou être exterminé soi-même. Choix difficile, même pour des démons. Dans cette atmosphère guerrière et délétère, le jeu vous fera suivre Killia, un démon solitaire bien étrange, avalant des quantités de nourriture incroyables et capable d’anéantir des bataillons de l’armée de Lost seul. Son unique objectif de vie semble se résumer à vaincre Void Dark, pour des raisons plus obscures encore que les ténèbres. Alors que les Sous-Mondes connus tombent comme des dominos sous le joug de Void Dark, votre route croisera celle de différents personnages qui cherchent aussi à se débarrasser de l’envahisseur. Tous Overlord de leur Sous-Monde respectif, ils viendront rejoindre vos rangs afin de créer une armée rebelle : la horde insoumise. La plupart de vos alliés s’incrusteront d’ailleurs sans que vous ne le leur demandiez. À mesure de votre progression dans le jeu, vous apprendrez les liens existants entre les deux antagonistes, ainsi qu’entre certains partenaires du premier et les généraux du second. Les motivations de chacun seront révélées et éclaircies dans un formidable déluge de couleurs et de coups bien placés.

Le jeu est sorti le 6 octobre 2015 en Amérique du Nord, soit un peu plus de 6 mois après la sortie japonaise (26 mars 2015), 魔界戦記ディスガイア5 ou Disgaea 5: Alliance of Vengeance. Sans surprise pour cette série, le jeu a été développé par Nippon Ichi Software (Nis), et édité pour l’occident par Nis America qui, fidèle à ses habitudes, proposa une édition collector réservable par le magasin en ligne. Assez curieusement, et pour le coup contraire aux habitudes de Nisa, une édition « Launch Day » est aussi proposée, à mi-chemin entre l’édition collector et l’édition classique, probablement pour attirer le chaland encore indécis. À noter que vous aurez le choix entre l’anglais ou le japonais pour les voix du jeu, et que l’ensemble des textes sont traduits en français.

Si Disgaea 5: Alliance of Vengeance est bien le cinquième épisode de la série 魔界戦記ディスガイア (Makai Senki Disgaea – Chroniques de guerre des Sous-Mondes Disgaea), il s’agit en réalité du sixième épisode de cette série de jeu de rôle tactique, le cinquième étant Disgaea Dimension 2. En version originale, le nom de ce dernier ne possède pas le préfixe 魔界戦記 (Makai Senki), contrairement à tous les autres Disgaea, justifiant ainsi le numéro de cet épisode, le premier à voir le jour sur PS4. Cette singularité de Disgaea D2 se justifierait au niveau scénaristique par le fait qu’il ne raconte pas l’histoire d’une nouvelle guerre de Sous-Monde mais semble plutôt approfondir l’histoire et les relations entre les personnages. La localisation des jeux ne permet pas de voir ces nuances dans leur nom.

Pour ceux qui ont eu la chance de mettre la main sur l’édition Launch Day, ou sur l’édition collector, la dernière page de l’artbook contient un commentaire de Takehisa Matsuda, le directeur de Nippon Ichi Software, dont je reprendrai l’extrait suivant : « Of course, I want newcomers to become fans of Disgaea starting with this title. Also, Disgaea has this image of "grinding". This Disgaea was made with the hope that every player will find their own way of enjoying this title. » Ces quelques mots, précédés de la mention du jeu précédent plus tôt dans le commentaire, m’ont donné une indication très claire sur le jeu avant même que je ne le commence : il s’agit de rendre la franchise plus accessible aux joueurs, ce qui m’a été confirmé après y avoir joué. Je tâcherai de l’argumenter dans la suite.

Contenu du jeu


L'animation de certaines capacités spéciales possède de jolis décors.
You guys are fools ! Do you think I’m just an ordinary prinny, dood ?
What’s so special about you ?
Look closely dood. My beak is sharper, and I am way handsomer than other prinnies.
Is that so, plip ? I'm so sorry.


Attention, les lignes ci-dessous décrivent bien une partie du contenu du jeu. Pour certains joueurs, cela peut déjà être considéré comme du spoil.

Les modes de jeu classiques

Votre première préoccupation dans Disgaea 5 sera d’avancer l’histoire qui se compose de seize chapitres d’environ cinq cartes chacun, un record pour un Disgaea. Rien de nouveau dans le déroulement même de ces chapitres. Pour presque chaque carte, vous aurez une séquence animée avant le début de la mission et une à la fin pour faire progresser l’histoire. Vous pourrez toujours les sauter si elles vous paraissent trop longues. Certaines cartes, et en particulier les premières, vous présenteront l’utilisation des nouvelles mécaniques implémentées dans cet opus, par exemple le mode revanche et l’activation du pouvoir des Overlord. Les connaisseurs de la série savent que les personnages de type monstre sont incapables de porter des unités pour les lancer. Si cela reste techniquement vrai dans le sens où vous ne pourrez pas porter d’unité avec vos monstres, vous pourrez tout de même les lancer, ou plutôt les jeter, c'est-à-dire leur botter le train pour les déplacer. C’est assez curieux à voir, et je suppose que ça doit être douloureux. Attention, cette option est toutefois considérée comme un lancer, et attendez-vous donc à une explosion si vous jetez un Prinny. La vie de Prinny est difficile, respectez-la, dood !

Sans surprise, le monde des objets est toujours présent, mais le principe de montée de niveau des objets a été radicalement changé et le contre-piratage a disparu (fini les innocents ultra rares pénibles à récupérer !). Les objets ont toujours un niveau et une rareté mais cette dernière ne fonctionne plus comme dans les épisodes précédents et peut facilement être modifiée.
Les cartes du monde des objets sont toujours générées aléatoirement et il ne s’agit plus de monter dans les étages en se ruant sur la porte dimensionnelle mais plutôt de terminer chaque carte pour obtenir les bonus « Niv objet +X ». Il existe une nouvelle classe, presque indispensable, qui permet de réduire considérablement le temps passé dans chaque étage. Certains sont peuplés de sphères de niveau, qu’il faudra maintenant détruire, ou de « poissoniveau » qu’il faudra soulever pour obtenir le bonus de niveau. Attention toutefois, un poisson hors de l’eau ne survit pas longtemps, surtout s’il s’agit d’une sardine, dood. Comme pour Disgaea D2, il n’y a plus de limite au nombre d’étages possibles pour améliorer votre objet : le système est bien plus rapide et vous avez le droit à l’erreur.

Dans le cas où vous auriez lancé une mauvaise carte par mégarde, que vous êtes rentré dans le mauvais objet ou que vous sentez un combat mal parti, il existe une option qui vous permet de quitter la carte et de revenir à la base comme si vous ne l’aviez pas encore commencée. Cette option, déjà implémentée sur PS Vita il me semble, est particulièrement pratique.

Le mondes des personnages est de retour après un passage dans les oubliettes infernales de Disgaea D2, et il a bien changé. Heureusement diraient certains, il aurait été difficile de faire plus ennuyeux que celui de Disgaea 4. Le nouveau monde des personnages ressemble quelque peu à un jeu de plateau, un mélange hybride de Mario Party et de Banjo et Kazooie (le « jeu » avant le combat contre Gruntilda). Seule unité alliée sur le plateau, votre personnage se déplace sur des cases qui ont différents effets, positifs ou négatifs, suivant leurs illustrations. Vos déplacements et les combats se font à l’aide d’un lancé de dé 6 mais vous avez le permis de tricher. Si l’envie vous en prend, rien ne vous empêche d’utiliser un objet pour vous octroyer cinq dés supplémentaires au prochain combat, ou bien de piper le dé pour être sûr de faire un déplacement d’un certain nombre de cases (jusqu’à 20) au prochain tour et ainsi de tomber sur la case qui vous intéresse (au hasard l’augmentation d’une aptitude). Réflexion philosophique : s’agit-il de triche si c’est prévu, voire encouragé, par le jeu ? Au bout du chemin, vous pourrez choisir votre récompense pour développer votre personnage. Il existe différents niveaux de difficulté pour le monde des personnages, qui se débloquent en avançant dans l’histoire, avec des récompenses plus intéressantes mais des ennemis plus forts et un trajet plus long.

Il s’agit là des différents modes de jeu. Une fois l’histoire terminée, vous aurez accès au post-game où il sera possible de débloquer la Dimension du Carnage, un mélange entre la Dimension X et le Pays du Carnage des précédents épisodes. Préparez-vous à transpirer à grosses gouttes. L’ouverture de la Dimension du Carnage vous permettra notamment de récupérer des objets propres à cette dimension, beaucoup plus puissants que leurs versions normales.

Les différentes boutiques

L’orientation accessibilité de la série mentionnée précédemment se révèle assez tôt dans l’aventure, puisque dès le chapitre 3 se débloque le Cheat Shop, appelé Cabane de la Triche pour l’occasion, qui provient directement de Disgaea D2. Si les options sont assez limitées au début, il vous sera possible d'ajuster votre gain d'expérience, la force des ennemis (à la hausse) et tout un tas d'autres paramètres de jeu pour adapter votre progression et la difficulté à votre convenance. Dans le même esprit, la récupération et la gestion des innocents, ces monstres habitant vos objets pour en augmenter les statistiques, est facilitée par l’existence d’une troupe et du ranch. Ce dernier est gérée par un nouveau PNJ (personnage non jouable), la responsable des innocents qui entraînera (et reproduira) vos innocents à votre place pendant que vous vaquerez à d’autres occupations. Seules certaines espèces seront réellement utiles et la Taverne du Curry pourra en remplacer certains. Cette fonctionnalité vous permettra de préparez de délicieux riz au curry afin de vous donner des bonus en combat. À vous de créer vos propres recettes et d’en voir les effets.

L’explorateur de Sous-Monde est un nouveau PNJ qui permettra à une partie de votre équipe de se promener dans tous les Sous-Mondes découverts jusqu’alors et d’en ramener des objets ou des unités pour grossir votre armée (en passant d’abord par la case prison gérée par l’intimidateur) ou de découvrir d’autre Sous-Monde à explorer.

L’éditeur de Sous-Monde et quelques options dans les différentes Assemblées permet de faire un peu de personnalisation, par exemple en modifiant l’aspect intérieur de votre base, soit en la créant vous-même de toutes pièces soit en posant des objets décoratifs dans le cadre existant. C’est aussi l’occasion de déplacer les PNJ si vous trouvez que certains ne sont pas placés à votre goût. Le maître des données vous permettra de changer les musiques jouées dans certains lieux, et vous donnera toutes vos statistiques de jeu, tandis que L’archiviste vous permettra de revoir toutes les séquences animées déjà vues.

Enfin, il peut être mentionné les fonctionnalités en ligne comme l’incursion de Sous-Mondes d’autres joueurs dans le monde des objets, le don d’objets à un ami, ou encore la possibilité de jouer aux cartes d’autres joueurs créées par l’intermédiaires de l’éditeur de cartes.

Le contenu manquant

Comme vous pouvez le constater, le contenu de Disgaea 5 est assez conséquent et suffisamment varié pour ne pas s’en lasser trop vite et occupera facilement plusieurs dizaines d’heures rien que pour terminer le jeu. Le post-game n’est pas en reste et vous demandera de développer, un peu, un de vos personnages pour espérer remporter les défis récompensés par des trophées.
Le seul point négatif que j’aurais à formuler concerne le nombre de quêtes annexes présentes dans le post-game qui est très faible pour un Disgaea : à peine trois. Cela permet d’équilibrer avec une histoire un peu plus longue que d’ordinaire et concentre l’attention sur les personnages propres au jeu et pas ceux issus des épisodes précédents, que les nouveaux venus pourraient ne pas connaître. C’est la fête, Maîtresse Etna ne viendra pas nous maltraiter dans cet épisode, dood. Sortez les sardines, dood !
Les scénarios qui auraient pu se trouver dans le post-game restent téléchargeables sur le PSN (8 au total pour un prix unitaire de 3,99€, ou via le season pass pour 34,99 €, lequel contient des personnages supplémentaires comme Metallia, Nisa ou Pleinair pour justifier le prix supérieur). Je crois que tu as parlé trop vite, dood.. Ces scénarios viennent par contre sans trophée.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Un déluge de couleurs innonde l'écran lors de l'utilisation des techniques ancestrales. Sur une image fixe, ça rend moins bien, évidemment.
Ah trop la flemme, mec. Le boulot, c’est relou, mec. Vivement la retraite, mec.
Regardez ce Prinny ! Cette déchéance innée, ce besoin omniprésent de tirer au flanc... Oui, un vrai bon à rien... un vrai démon !


L’aspect graphique

Disgaea 5 ne présente rien de révolutionnaire en terme graphique vis à vis de son prédécesseur. Fidèle à son héritage, le jeu s’illustre toujours par une vue « 3D isométrique » où les sprites des personnages s’animent indépendamment les uns des autres. Lesdits sprites sont suffisamment détaillés et colorés pour flatter agréablement l’œil et pour que l’on veuille prendre la peine de s’y attarder quelques secondes, notamment au niveau des cheveux ou des vêtements de certaines unités. Et si les couleurs des unités ne vous plaisent pas, vous aurez la possibilité de les changer ! L’animation ne semble pas souffrir même lorsqu’un nombre conséquent d’unités doit être affichées en même temps, par exemple dans la salle aux (très) nombreux Prinnies. Le jeu peut sembler ramer un peu lorsqu’une partie de ces unités passent en mode revanche en même temps, mais il semble que cela proviennent uniquement de l’effet d’activation du mode revanche. Même en passant la vitesse du jeu à x4, je n’ai pas senti de ralentissement particulier.

La patte graphique de Takehito Harada, character designer vétéran de la série, s’illustre lors des séquences d’histoire où les personnages apparaissent au premier plan avec leurs lignes sous-titrées. Les dessins des personnages sont beaux et nets, et les expressions du visage et du corps souvent ajustées en fonction du contexte mais les personnages restent désespérément fixes, ce qui contraste avec certains décors animés. Aussi, le mouvement des lèvres est rarement illustré. Quand on voit ce que NIS est capable de faire sur The Witch and the Hundred Knight Revival, ce qu’il a fait sur Trinity Universe (2009 !) en partenariat avec Idea Factory et Gust ainsi que ce que sont capables de faire ces studios, et d’autres, en terme d’animation des personnages lors de séquences similaires, par exemple dans Mugen Souls Z, Hyperdimension Neptunia V, ou encore Agarest: Generation of War 2 , on est en droit de s’attendre à mieux.

L’animation des capacités spéciales, quand activée, est fluide et certaines techniques sont particulièrement jolies et colorées en particulier Macrocosmos et la plupart des sorts Téra. Certaines ont même des CG incrustés, Battle Orchestra ou Son destructeur par exemple. Par contre, d’autres animations font appel au grossissement de sprites de certaines unités et le mélange de sprites HD et de sprites pixellisées n’est pas toujours heureux, comme pour Explosion Prinny, Météore sautant ou encore Poing colossal pour ne citer qu’elles.
L’existence de capacités spéciales uniques pour les différentes classes d’unités, intransférables à une autre unité ou à une autre classe empêche d’avoir une unité capable de tout faire, y compris griller le pain, cuire les œufs au petit-déjeuner ou encore renverser le thé, et redonne un certain intérêt stratégique à avoir un groupe composé de plusieurs classes différentes. Ceci étant dit, près de 95% du jeu peut-être fait avec une seule unité. Sur ce point, cela reste du Disgaea classique, tout comme la lecture difficile des points de statistiques lorsqu’ils sont élevés, puisqu’il n’y a pas de séparateur de milliers ou de millions.

L’aspect sonore

Fidèle à la série Disgaea, Tenpei Sato a écrit la plupart des musiques et des chansons de cet épisode et cela se reconnait bien, que l’on aime le genre ou non. L’illustration sonore accompagne agréablement les différentes émotions éprouvées par les personnages tout au long de l’aventure, qu’il s’agisse de joie, d’angoisse, de doute ou de déception. Quelques chansons sont au programme pour donner un peu plus d’importance à des passages clés ou à des combats épiques. Certaines musiques sont recyclées d’anciens épisodes, en particulier celle jouée dans les magasins de Rosen Queen.
Le jeu dispose des voix anglaises et japonaises, vous pourrez donc faire votre choix quand à la langue que vous préférez. J’ai trouvé le doublage anglais très bon et, comme souvent avec NIS America, tout à fait compréhensible tel quel, sans accent particulier. Je me suis même surpris à préférez écouter le dialogue anglais qu’à lire les sous-titre français, qui m’ont parfois parus édulcorés. Curieusement, je dois dire que je préfère les voix anglaises pour les personnages principaux, les voix originales étant trop stéréotypées à mon goût ou ne correspondant pas au texte du personnage. Par contre, pour les unités génériques je crois que ce sont les voix originales qui l’emportent, montrant de plus grandes nuances entre les différentes personnalités et apportant donc réellement quelque chose.

La localisation

La traduction française du jeu m’a paru assez bien faite et claire, en particulier pour les dialogues de l’histoire, même si parfois un peu trop polie vis-à-vis de la version anglaise. Je m’étonne encore de voir les Prinnies s’adresser à Séraphine en terminant leur phrase par « mec » comme l’illustre les en-têtes des paragraphes suivants. Les plus attentifs pourront noter quelques impairs dans les sous-menus, ou lorsqu'une unité passe un portail dimensionnel dans le monde des objets (« Les Killia Niveau suivant atteint ! »), laissant penser à une traduction automatique pas toujours bien vérifiée, mais il ne s’agit là que de détails mineurs, en particulier pour les gens assez peu sensibles à ce genre de sujet.

Au passage, je me demande d’où provient le nom « Hyperflux » pour les techniques ancestrales. La version originale parle de 超魔流最終奥義 – 無明神水 (chômaryû saishû ôgi – mumyû jinsei) et 超魔流究極奥義 – 心羅万掌 (chômaryû kyûkyoku ôgi - shinra banshou) traduites littéralement par Ultimate demon technique – final skill: Avidya Holy Water et Ultimate demon technique – ultimate skill: Macrocosm en anglais, tandis que la version française fait état de « attaque ultime d’Hyperflux : Eau sacrée d’Avidya » et « attaque suprémentielle d’Hyperflux : Macrocosmos ». Comment, diable, 超魔流 (chômaryû) ou ultimate demon technique devient-elle « technique spéciale d’Hyperflux » ?

En Amérique du Nord, un patch a été crée le jour de la sortie du jeu afin de rendre ce dernier compatible avec le contenu téléchargeable et pour ajouter quelque bonus dans la dimension du Carnage. La galette européenne n'a pas besoin de patch, il n'en existe pas, et le trophée platine peut tout à fait être obtenu ainsi. Après les expériences de Mugen Souls Z et de Disgaea D2 à leur sortie, voire aussi de Disgaea 4, ceci est suffisamment important pour être remarqué.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


C'est aussi ça, Disgaea. Du contenu loufoque.
Prinnies !!
Vous m’avez appelé, mec ?
Dis-moi à quel point tu es heureux de pouvoir obéir à mes ordres tous les jours !
Ah bah oui, mec. Heureux d’être obligé de supporter vos caprices en permanence, mec.


Jouer...

L’intérêt du jeu s’éveille dès les premières minutes, avec l’histoire qui s’installe assez vite, les premiers personnages hauts en couleurs qui sont présentés, les premières mini-séquences qui ajoutent un peu d’humour et les premiers combats couronnés de succès qui nous gratifient de nouveaux objets à équiper, assez mauvais à ce stade il faut bien le dire. L’histoire avance pas à pas, en présentant quelques rebondissements tantôt ingénieux, tantôt prévisibles, et de nouveaux contenus se débloquent au fur et à mesure, pour avoir le temps de se familiariser et de digérer chaque nouvelle mécanique ou chaque nouvelle option. La progression sera régulière jusqu’à la fin de l’histoire, et pour peu que vous ayez fait un tour dans le monde des objets, les niveaux ne vous paraîtront pas difficiles.

La radicale modification du fonctionnement du monde des objets peut laisser les vétérans dubitatifs aux premiers abords puisque tous les repères sont perdus, mais une fois le jeu bien pris en main et la bonne classe développée, parcourir le monde des objets et oblitérer toutes les unités adverses présentes sur la carte sera vraiment jouissif et ce monde des objets deviendra peut-être même plus addictif que les précédents. Au milieu des combats classiques de l’histoire ou du monde des objets, le monde des personnages permettra de voir autre chose tout en continuant à travailler au développement de ses unités. Vous pourrez en profiter pour envoyer les unités dont vous ne vous servez pas beaucoup en exploration, afin qu’elles vous rapportent des objets et qu’elles gagnent de l’expérience par elles-mêmes.

Une fois l’histoire terminée, la progression se fera plus difficile et passera nécessairement par de longues séances dans le monde des objets pour récupérer des innocents, monter le niveau de son équipement afin de débloquer les défis les plus difficiles, et pouvoir en sortir vainqueur. Toutefois, c’est là que vous verrez vraiment la progression de vos unités, et constater l’augmentation presque exponentielle de leur statistiques est jubilatoire : elles ne se compteront plus en milliers ou en dizaines de milliers, mais en millions ou dizaines de millions et les dommages engendrés atteindront des valeurs stratosphériques, si bien que vous resterez béat ou hilare devant ces nombres. Au moins pour un temps. Outre les défis du post-game proposé par le jeu, l’un des objectifs principaux que l’on peut se donner dans un Disgaea, et en particulier celui-ci, est d’obtenir le maximum de points dans toutes les statistiques. Si l’on aime cela évidemment.

Comptez environ 60 heures de jeu pour terminer l’histoire si vous ne zappez pas les séquences animés, une centaine d’heures pour décrocher le platine et près de 150 heures de jeu pour la première unité complètement développée. Il vous restera alors les derniers défis à remporter.

... et rejouer.

La durée de vie d’un Disgaea s’arrête typiquement au moment ou vous en aurez assez de développer vos unités et ce moment est propre à chaque joueur. Si vous aimez le côté collection, Disgaea 5 pourra vous occuper encore de nombreuses heures afin de voir les différentes fins, d’acquérir tous les objets et de contempler l’animation de toutes les capacités spéciales.
Si rien de tout cela ne vous enchante, et que remporter les défis ultimes du jeu vous semble trop rébarbatif quand bien même ils ne vous paraissent pas déjà impossibles, il est clair que l’aventure s’arrêtera au platine. Toutefois, avant d’en arriver là, vous aurez déjà bien rentabilisé le jeu.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un exemple typique de niveau bonus dans le monde des objets, avec un poissoniveau et une sphère de niveau.
Au rapport, mec !! On vient de découvrir que tout notre stock de sardines a été volé, mec !
Quoi ? Mais elles étaient bonnes, au moins ?
Super bonnes, mec !
Cou-pable.
Hiiii, mec !! Comment elle a fait pour trouver que c’était nous, mec ?!


Le jeu possède 51 trophées en comptant le platine, et ils peuvent tous être raflés en un seul cycle, c'est-à-dire sans avoir à recommencer une partie.

Les trophées de bronze (Bronze)

Seize d’entre eux sont basés sur l’avancement de l’histoire et ne peuvent donc être ratés. Ils correspondent à chaque fin de chapitre. Les vingt-deux trophées de bronze restant viendront plus ou moins naturellement en jouant et consistent pour la plupart à utiliser les différentes options du jeu, qu’il s’agisse de sauter dans la base, de filer des coups aux unités présentes dans le mini-Sous-Monde, de terminer un niveau du monde des personnages, d’utiliser l’Assemblée, de récupérer tous les bonus de la liste en fin de niveau, d’invoquer un Sous-Monde, de jouer avec les géo-blocs, de se promener dans le monde des objets pour trouver et tester le onsen, de s’amuser à capturer des ennemis et à en faire des habitants de votre Sous-Monde (dont l’intérêt me questionne encore) ou encore d’utiliser certaines techniques. Je ne vous liste pas tout, mais vous n’aurez aucun mal à obtenir ces trophées, hormis peut-être celui consistant à manger un curry de 100 jours si vous n’avez pas compris que vous pouvez laisser mariner votre curry. Certains trophées pourront vous paraître un peu répétitifs, comme celui consistant à découvrir plus de cent Sous-Monde avec l’explorateur ou à accueillir cent unités dans votre mini-Sous-Monde, mais il ne s’agit que de cas isolés qui ne résisterons pas longtemps à votre volonté si vous ne les avez pas déjà débloqués sans vous en rendre compte.


Les trophées d'argent (Argent)

Les dix trophées d’argent vous demanderont un peu plus d’efforts et certains seront, là encore, un peu répétitifs, notamment celui demandant de récupérer cinquante premiers bonus, et celui requérant de débloquer toutes les classes et toutes les sous-classes. Mais une fois préparé, il ne vous faudra guère plus d’une heure par trophée pour les récupérer. Une bonne partie de ces trophées sont à réaliser dans le monde des objets, et certains s’appellent mutuellement, par exemple celui requérant de monter un objet au niveau 500 avec celui demandant d’obtenir un objet épique. Vous réaliserez sensiblement les mêmes actions pour ces deux trophées et suivant le rang de l’objet dans lequel vous vous trouverez, vous pourrez atteindre le niveau 9999 au passage et décrocher le trophée correspondant. Il vous faudra aussi trouver la salle spéciale recélant un objet légendaire (de rang 40), et éliminer un ennemi puissant apparaissant de temps en temps suite à la visite d’Œufoplat. Vous pourrez profiter de vos voyages dans le monde des objets pour récupérer un tas de pièces d’équipement ou de consommables et les vendre afin d’obtenir rapidement les dix milliards de HL demandés. Les tunadonf obtenus au passage vous permettront d’avoir les cinquantes premiers bonus très facilement. Obtenir une pièce d’équipement épique au niveau 500 vous permettra de débloquer en douceur la Dimension du Carnage et de débloquer un nouveau trophée d’argent, tout en obtnenant l’accès à la dernière difficulté du monde des personnages. Terminer un niveau dans cette difficulté vous fera obtenir le dernier trophée d’argent disponible. Tous ces trophées viennent naturellement en jouant et se suivent pour une progression fluide.

Les trophées d'or (Or)

Les deux derniers trophées, ceux en or, se chargeront de représenter les derniers remparts contre votre accession au tant convoité platine. Si la série abandonne ses trophées liés à l’observation de toutes les capacités spéciales et à la récolte de tous les objets, un cauchemar pour certains, une triste nouvelle pour d’autres, elle conserve son emblématique trophée nécessitant de réaliser dix milliards de points de dégât. En utilisant l’éditeur de cartes, ce trophée sera une simple formalité. Par contre, celui requérant de conquérir la dimension du Carnage vous demandera plus que des statistiques élevées. Il vous demandera de la stratégie et la connaissance des maléfices et des capacités spéciales uniques de quelques unités.

Ce dernier défi terminé, le saint Graal à l’effigie de Prinny devrait se présenter à vous. Vous serez toutefois loin d’avoir terminé tous les défis du jeu. À vous de voir si vous aurez le courage de reprendre la manette pour affronter des démons avec près de cent millions de points dans chaque statistique.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

À n’en pas douter, l’esprit de Disgaea 5 reste fidèle à la célèbre série de jeu de rôle tactique avec un contenu qui semble n’avoir de cesse de croître à chaque nouvel épisode, même si l’utilité de certaines nouveautés reste sujette à interrogation. L’humour piquant caractéristique de la série est toujours présent, de même que les défis à la limite de la raison. Les mécanismes classiques de la série ont été revus pour ce premier épisode PS4 afin de renouveler un peu la franchise. S’engouffrant dans la brèche ébauchée par Disgaea D2 pour rendre la série plus attractive, la quasi-totalité des trophées ne vous opposera pas une résistance très farouche. Avec une traduction française du jeu, et un (Platine) accessible, rien ne vous empêche de mettre la main sur Disgaea 5 si vous êtes amateurs de jeu de rôle japonais ou simplement intrigué par la franchise, plip.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile