Test : Devil May Cry 5


Devil May Cry 5
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Devil May Cry 5

ps4


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Note du jeu
19/20
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Test du jeu
Devil May Cry 5

  • Test rédigé par yuutsu le 06-03-2019 - Modifié le 06-03-2019


Introduction


Toi qui entre ici, abandonne tout désespoir

Annoncé en juin 2018, Devil May Cry 5 a fait couler beaucoup d'encre. Il faut dire que la licence fait partie des créations phares de Capcom et qu'elle a su forger, depuis 2001, une communauté avide de nouveaux épisodes. D'autant plus que le dernier en date n'était autre que DmC : Devil May Cry, un reboot de la série qui a divisé les joueurs. Reprenant tous les codes du gameplay propre à la saga, l'opus a fait flamber la colère des fans par son parti pris de modifier radicalement l'origine de ses héros, tout en proposant un humour bien plus trash que ses prédecesseurs. Ainsi, la mère de Dante et Vergil n'était plus une humaine mais un ange : un choix justifiant le gameplay du jeu mais sonnant comme une hérésie pour les adorateurs de la série.

Ce reboot est désormais mis aux oubliettes. Devil May Cry 5 est bel et bien la suite du quatrième opus, sorti il y a onze ans.

Une rapide présentation de la saga est de mise pour remettre les pendules à l'heure. Le récit commence avec Sparda, un démon légendaire surtout connu pour avoir replacé la frontière séparant le monde des humains de celui des démons (nommé aussi « le monde inférieur »). Le démon se fait oublier, s'unissant même à une humaine avec laquelle il aura des jumeaux : Dante et Vergil. Suite à une attaque des démons sur leur famille, les frères se retrouvent séparés et leur mère se fait tuer. Quant à Sparda, il semble avoir disparu. Depuis, Dante a créé une agence le « Devil May Cry » dans lequel il reçoit toute personne désireuse de se débarrasser des êtres du monde inférieur venus infester l'univers des humains. Sa route croisera plus d'une fois celle de son frère : une relation de rivalité qui les poussera souvent à presque s'entre-tuer tant leur conception du monde est opposée. Devil May Cry 4 insère un nouvel héros avec Nero, possédant un bras démoniaque. Son avancée le confrontera à une secte vénérant Sparda et lui fera rencontrer Dante.

On retrouve Nero suivant les traces de Dante en tranchant du démon à tout va. Il est accompagné de Nico, une mécanicienne qui s'occupe aussi bien de conduire le van leur servant de QG pour leurs opérations que de lui fournir tout l'armement nécessaire à ses missions. Mais la situation se révèle moins sympathique que prévue. Red Grave City est en proie à un arbre démoniaque gigantesque s'en prenant aux habitants. À l'intérieur y trône un démon nommé Urizen. C'est en partant l'affronter, en compagnie de Dante et de V, un mystérieux inconnu, que la vie de Nero va prendre un nouveau tournant.

Contenu du jeu


Un univers dantesque


À l'image de l'épisode précédent, vingt missions viennent découper le récit. Ces dernières vous feront voyager dans Red Grave City que ce soit ses rues ou ses égouts, mais aussi dans l'arbre démoniaque, le Qliphoth et ce, jusqu'à son sommet. D'autres lieux sont aussi présents le temps de quelques scénettes mais rien de plus n'en sera dévoilé pour éviter le spoil et préserver toute la surprise. Chaque section de l'histoire, ou presque, dispose d'un boss qui croisera votre chemin durant votre périple ou scellera votre avancée. Il devra être occis dans tous les cas. Chaque boss possède d'ailleurs une stratégie à adopter pour le vaincre facilement : ainsi il faudra sauter et esquiver les crachats enflammés de Goliath ou frapper les pattes d'un quadrupède colossale pour atteindre son point faible. Foncer dans le tas en frappant à tout va vous aider en basse difficulté mais se révélera être une gageure face à des ennemis plus retors en haute difficulté.

Certaines missions ne peuvent être jouées qu'avec un personnage bien précis puisant dans le triptyque présenté en introduction : Nero, héros du précédent opus, Dante grande figure de la saga et V, nouveau venu. D'autres étapes du récit vous proposeront même d'incarner un des trois, chacun détenteur d'un chemin qui lui est propre, permettant de redécouvrir cette section de l'histoire sous un nouvel éclairage. Chaque protagoniste possède son propre gameplay permettant une variété dans la prise en main et d'affronter les ennemis différemment selon le personnage incarné. De quoi renouveler aussi bien l'expérience qu'éviter la monotonie.

Selon le mode de difficulté, votre progression se fera plus ou moins rapidement ainsi que votre prise en main de l'opus. Comptez entre quinze et vingt heures pour mener une première partie : une durée de vie, somme toute, honorable pour un jeu de la saga Devil May Cry. La durée de vie est décuplée par les multiples niveaux de difficulté inhérents à chaque opus (six au total). En plus de rendre les adversaires plus violents et plus résistants, chaque difficulté implique aussi des apparitions plus nombreuses. Il faudra donc vous armer en conséquence en choisissant bien votre set d'armes avant de lancer une mission (sauf avec V qui n'a pas d'armes) mais aussi en améliorant vos techniques. Ces dernières s'acquièrent auprès de Nico avant chaque mission en dépensant des démonites rouges, monnaie virtuelle récoltée sur vos ennemis mais aussi dans des éléments du décor. Chaque amélioration achetée est acquise à vie : vous pouvez ainsi lancer une partie en difficulté supérieure avec tout votre attirail déjà upgradé.

Loin d'être de simples couloirs menant d'un point A à un point B, nombre de missions recèlent des petits secrets comme des salles dissimulées derrière des murs à briser, mais surtout des missions secrètes. Pour trouver ces dernières, il vous faudra dénicher des pentacles ainsi que le bon angle pour les voir entièrement et, ainsi, déverrouiller la mission secrète associée. À vous de jouer ensuite pour la réussir : combattre des vagues de monstres, battre un ennemi d'un coup en moins de vingt secondes ou voltiger sans toucher le sol font partis de ces défis propres à mettre vos nerfs à rude épreuve.


Vous reprendrez une part de pizza ?


Conclure votre première partie vous octroie quelques petits bonus non négligeables. Désormais, dès que vous tuerez un démon pour la première fois, une photo de sa défaite sera prise et ajoutée à la galerie. Car oui, parlons-en. Là où Capcom aurait pu miser sur du contenu annexe payant, il l'insère dans l'opus, lui ajoutant ce plus qui fait plaisir. La galerie regroupe nombre d'éléments à l'image d'une encyclopédie vous présentant aussi bien ce cinquième volet que l'ensemble de la saga, permettant au néophyte de ne pas être perdu.

À noter d'ailleurs que, dès le menu principal, vous pouvez lancer une vidéo retraçant toute la saga, dans l'ordre chronologique, pour tout connaître de l'intrigue. Mais revenons donc à la galerie. Vous y trouverez une présentation aussi bien des protagonistes que des ennemis, le tout sous la plume de Nico, ce qui permet d'associer présentation utile et punchlines pleines d'humour. Le même traitement est opéré sur toutes les armes du jeu, chacune détentrice de sa petite histoire. S'y ajoutent des concept arts et les musiques aussi bien de l'opus actuel que des précédents. Vous avez d'ailleurs la possibilité de choisir votre thème de combat à associer au personnage de votre choix : quoi de plus nostalgique que de combattre avec Dante sur le thème du premier opus ? Vous pouvez aussi revoir les cinématiques du récit. Pour finir, les Limbes vous permettent de tester les capacités que vous avez acquises, à l'image d'une arène d'entraînement.

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Ne manque plus qu'à cet opus que le Bloody Palace, un grand classique de la saga : véritable antichambre de la souffrance, il constituait en une tour où chaque palier obligeait le joueur à affronter des cohortes de monstres. Selon un communiqué, Capcom l'ajoutera en avril en tant que mise à jour gratuite. De quoi redonner de l'intérêt aux joueurs qui auraient réussi, d'ici là, à écumer tout le contenu.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Jackpot !


Afin de plaire aux fans et ne pas le décevoir, DMC : Devil May Cry ayant divisé aussi sur sa charte graphique (celle-ci s'éloignant radicalement de la patte graphique de la saga), Capcom a mis les bouchées doubles. Le studio a ressorti le moteur graphique créé tout spécialement pour l'élaboration de Resident Evil 7 : le RE Engine. Ainsi, les effets de lumières sont améliorés et l'affichage est fluide : on le ressent parfaitement lors des joutes endiablées qui, même si votre personnage enchaîne coups d'épée et saltos dans les airs, se font sans aucun temps mort, ni le moindre ralentissement. La motion capture fait encore preuve de ses incroyables compétences en capturant aussi bien les mouvements des acteurs que l'expression de leurs visages, jusqu'à l'animation des vêtements.

On ne peut que saluer ces associations techniques qui confèrent à Devil May Cry 5 un visuel époustouflant. L'émerveillement est là dès l'arrivée au menu principal avec les sonorités propres à la saga signalant qu'on se balade dans une section à la voix déclamant le nom de la saga sur l'écran-titre. La modélisation des personnages est impeccable sur tous les points. Comme dit plus haut, les expressions sont là trahissant toutes les émotions éprouvées par les protagonistes. Les ennemis ne sont nullement en reste offrant un vaste bestiaire dévoilant des créatures toutes nouvelles pour cet opus mais se permettant aussi quelques clins d’œils aux fans avec des êtres devenus iconiques. Le rire glacial et les claquements d'une paire de ciseaux évoqueront des souvenirs aux vieux joueurs.

Les décors ne sont nullement en reste dévoilant aussi bien une cité en proie aux êtres d'un autre monde qu'un antre de démons. Nombre d'éléments sont destructibles, donnant cette impression que l'univers est un vaste bac à sable où vous pouvez vous défouler à loisir.

Devil May Cry a toujours été connu pour sa bande-son particulière mêlant aussi bien le hard-rock que les chœurs symphoniques. Ce volet n'est pas en reste sur ce plan. Les pistes, très dynamiques, rythment les différents combats avec tout le punch que l'on est en droit d'attendre. Chacun des trois protagonistes a droit à son propre thème qui se déclenche lors des phases de baston, hors des duels contre les boss et certains moments précis du récit. Nul doute que l'un des thèmes, en particulier celui de Nero, vous restera en tête même après avoir éteint la console. Il a d'ailleurs été utilisé dans l'annonce du jeu faite à l'E3 2018.

Le doublage est de grande qualité permettant de retrouver les voix des personnages déjà croisés par le passé comme celles de Nero ou Dante. Que ce soit comme doubleurs anglophones ou japonais, l'équipe formée recèle nombre de professionnels ayant officié aussi bien dans le domaine vidéoludique que de l'animation japonaise, voire du cinéma. Pour n'en citer quelques-uns, Kôki Uchiyama prête sa voix à V mais a déjà officié dans la série des Kingdom Hearts sous le visage de Roxas, ou encore Kate Higgins, voix anglophone de Lady a déjà officié dans le domaine de l'animation avec Sakura dans Naruto ou encore C.C dans Code Geass. Hormis les voix, l'ensemble du jeu est traduit en français et n'a subi aucune coquille, et ce malgré les lignes de textes conséquentes rien qu'avec la galerie.


Brochette de démons ! Mon préféré !


Au niveau du gameplay, on retrouve aussi bien les bases de la saga que des nouveautés permettant de renouveler le genre et ne pas se sentir lésés. Comme dit plus haut, chacun des trois protagonistes possède son propre gameplay. Nero peut ainsi varier ses coups entre son épée, son fusil à pompe et est le seul à posséder des Devil Breaker. Ces inventions de Nico remplacent son bras perdu et se déclinent en plusieurs modèles, chacun détenteur d'un coup spécifique. Vous pourrez aussi bien lancer un fouet pour cingler vos adversaires que les trouer à l'aide d'une foreuse. Avec une simple pression de Image, le bras mécanique explose, provoquant de nouveaux dégâts sur les ennemis proches et vous faisant changer automatiquement de Devil Breaker. Le gameplay de Dante reprend celui instauré par Devil May Cry 4 en y apportant son lot de nouveautés. À chaque flèche directionnelle est associée à un style misant sur une capacité comme les armes à feu ou l'épée. À ces variantes s'ajoutent un équipement hétéroclite qui ne fera que s'enrichir durant votre avancée : à vous les fidèles double flingues de Dante, mais aussi les nouveaux équipements propres à cet opus. Quant à V, son style se distingue lui aussi du lot. L'homme ne combat pas de lui-même mais peut invoquer trois démons qui lui obéissent : un griffon déclenchant la foudre, une panthère pouvant frapper au corps-à-corps et un golem qui frappe de lui-même, véritable tank. Ces sous-fifres devront affaiblir les démons pour que V puisse mener sur eux son « exorcisme ».

Si vous êtes connaisseur de Devil May Cry, vous vous demandez probablement si les notes de style sont toujours de la partie. Elles le sont. Combattre des démons ne fait pas tout : il faut le faire avec classe. Dès que vous entrez en combat et donnez le premier coup, une lettre s'affiche sur le côté droit de votre écran. Plus vous frappez mais, surtout, plus vous variez vos coups et plus la note grimpe. Recevoir un choc de la part d'un adversaire redescend la note, de même que briser un combo et rester un temps inactif. Il faudra donc associer variété des attaques, rapidité et invincibilité pour atteindre le score S et même, la note maximale, le triple S.

Le challenge se révélera déjà corsé à la difficulté la plus basse et plus relevé qu'un curry indien en difficulté maximale. Les ennemis ne vous feront aucun cadeau. Si ce n'est pas le nombre qui vous submerge, ce seront leurs attaques qui vous frapperont lors d'un moment d'inattention. Loin d'attendre sagement leurs tours, les démons n'hésitent pas à mener l'assaut. Boss ou adversaires standards, tous se donneront à fond pour vous barrer la route. Améliorer vos aptitudes et mettre au point une stratégie ne sera clairement pas du luxe, surtout si vous cherchez à obtenir un score proche de la perfection. De même, il vous faudra améliorer votre barre de vie ainsi que celle vous permettant de lancer une « attaque spéciale » (je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler. Pour n'en citer qu'une, celle de V permet l'invocation de son golem de destruction). Pour cela il vous faudra acquérir des démonites bien spécifiques. Si les rouges permettent l'achat, les bleues sont liées à la vie et les violettes à l'attaque spéciale. Mais pour former une démonite complète, il faudra ramasser quatre fragments de chaque. Autant certaines sont dissimulées dans le décor ou achetables en boutique, que d'autres sont en récompense des missions secrètes. Il vous faudra écumer le jeu dans les moindres recoins pour maximiser votre équipe à fond.

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Capcom a su se dépasser. Visuellement époustouflant, fidèle à l'ambiance d'apocalypse démoniaque de la saga, ce cinquième opus se permet même de n'accuser aucun bug. Tout juste peut on apercevoir, en tombant dessus par hasard, un bras passant à travers un vêtement. Mais leurs présences est si anecdotique qu'elle est largement pardonnée.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Let's rock baby !

On peut le dire sans se tromper : Devil May Cry 5 est la digne suite attendue par les fans depuis des années. Tout ce qui fait la patte de la série est là, magnifié par les exploits techniques réalisés par le studio. Des visages connus comme ceux de Dante ou Nero côtoient de nouveaux protagonistes s'insérant logiquement dans l'intrigue et ayant leur propre importance. V se révèle plus complexe et important qu'on ne pourrait le croire de prime abord, tout comme Nico apporte aussi bien ses compétences que sa gouaille. Car c'est ça aussi la patte Devil May Cry : trancher du démon à grands fracas avec un humour décomplexé. Là où le reboot de 2013 versait dans le trash, que ce soit dans les insultes ou les allusions sexuelles, Devil May Cry 5 renoue avec l'humour noir et l'absurde. Ainsi, tandis que vous appelez Nico pour améliorer vos aptitudes et armes durant une mission, vous aurez droit à une entrée en scène fracassante de l'armurière. Les dialogues et réflexions des protagonistes ont aussi droit à leurs moments forts. Ces instants sont d'autant plus réjouissants pour s'accorder une pause bienvenue et mener un contraste avec des passages bien plus sérieux. Car l'intrigue n'est pas dénuée ni de révélations, ni de moments forts.

Tous les protagonistes ayant marqué la série sont là et bien plus que pour lancer une simple ligne de dialogue et faire acte de présence. Pour les fans les plus férus, ils pourront même noter la présence de Morrisson qui a été intégré à la saga via la série d'animation sortie en 2007. Si vous débutez la saga par cet épisode, pas d'inquiétude : la galerie vous apporte un portrait rapide de chaque protagoniste et on comprend rapidement les liens forgés entre certains par les cinématiques. N'oublions d'ailleurs pas la vidéo résumant toute la saga, accessible dans le jeu et permettant aussi bien de se rafraîchir la mémoire que d'introduire le récit.

C'est là d'ailleurs un des points forts de l'opus : son système de jeu dispose d'un tutoriel, désactivable à loisir, qui permet d'initier le néophyte et rappeler aux plus anciens les bases. Il est même possible d'activer la compétence « Combos automatiques » afin de valdinguer d'un ennemi à l'autre plus facilement. Le seul hic est que, en incarnant Dante, ce dernier peut ainsi changer d'arme à loisir et parfois en prendre une que vous ne souhaitez pas. Le mieux est alors de désactiver l'option ou de lui équiper que vos armes de prédilection pour éviter les mauvaises surprises. Le gameplay de Nero se fait, lui, plus intuitif. Ses attaques étant rattachées aux quatre boutons de la manette (saut inclus), la touche (R1) ne servant qu'à briser le Devil Break ce qui permet de l'user qu'en cas de besoin et non d'appuyer dessus par inadvertance. Quant à V, il tranche de par son personnage qui doit rester en retrait. On alterne entre les attaques à distance et de proximité selon le démon invoqué, le plus puissant exigeant une barre d'énergie remplie et la pression de (R1).


Il m'entraîne jusqu'à l'insomnie...


On pourrait croire que, après avoir fini une première partie, le plaisir de jeu s'en trouve diminué. Il n'en est rien. Chaque niveau de difficulté apporte un nouveau challenge, de par la résistance de ses ennemis mais aussi leurs apparitions plus nombreuses et même aléatoires. Vous pensiez connaître la mission par cœur ? Au niveau au-dessus, vous découvrirez que des ennemis viennent vous saluer à des moments jusqu'ici considérés comme « safe ». Une alternative qui pousse le joueur à demeurer à l’affût et à ne pas se reposer sur ses lauriers. Chaque partie terminée dans une nouvelle difficulté récompense d'un costume aléatoire pour un des personnages. Une petite douceur qui fait plaisir en plus des photos des ennemis vaincus ainsi que des photographies concluant les missions, après une première partie réalisée : ces dernières forment une sorte de mémoire road-trip avec commentaire à l'appui.

Dans le rang des petits bonus, on peut aussi inclure le système online. Ce dernier, lors des missions où vous avez le choix d'incarner un personnage, permet de croiser d'autres joueurs. Ainsi le nom de l'autre joueur apparaît sur le côté et vous pouvez voir les rangs qu'il obtient en cours de route. À la fin de la partie, libre à vous de lui accorder un « Stylish » l'équivalent d'un « J'aime » sur Facebook. Si vous-même vous recevez ces gratifications, en relançant le jeu le lendemain, vous obtiendrez des démonites selon le nombre de « like » reçus. Un petit bonus qui, même s'il n'est pas le plus notable du jeu, mérite d'être souligné dans sa volonté de créer une stimulation saine entre joueurs. Tout comme le mode photo qui vous permet de prendre les plus belles captures de vos parties en mettant le jeu en pause et vous permettant de cadrer comme vous le souhaitez.

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Malgré un récit se terminant, une première fois, entre 15 heures et 20 heures, si vous aimez les défis, Devil May Cry 5 ne vous lâchera pas de sitôt. Entre monter un personnage à son maximum, trouver toutes les missions secrètes, accomplir le jeu dans chaque difficulté vous aurez du temps à revendre. La redondance est partiellement effacée par la multiplicité des ennemis, leurs apparitions aléatoires ainsi que les bonus venant récompenser le joueur de sa ténacité.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Les démons ne pleurent jamais.


L'exigence a toujours été le maître-mot des platines de la saga. Cet opus n'échappe nullement à cette tradition séculaire. Afin d'être le digne descendant spirituel de Dante, vous allez suer, au sens propre comme au figuré. Vous allez devoir accomplir le jeu dans toutes les missions de difficulté. Même en ayant monté vos personnages au maximum de leurs aptitudes, le défi ne sera pas aisé à relever. Il vous faudra être agile pour esquiver les attaques au plus haut niveau de difficulté, sans quoi c'est le Game Over. Et si vous trouviez cela déjà difficile, dites vous qu'il vous faudra atteindre le rang S pour chaque mission dans toutes les difficultés, sauf Enfer ou Paradis. Ce qui consiste à mener la mission en réalisant à chaque fois des combats se concluant par une note A ou S, ne pas subir de dégâts et terminer le tout en temps record sans utiliser de continue. Les amoureux du challenge seront aux anges, quant aux autres, ils bouderont sûrement ces trophées et le platine par la même occasion.

Pourtant, on ne peut pas critiquer ce choix puisque ces défis ont toujours été au cœur de la saga, et ce même dans les portages menés sur la dernière génération. Ils sont même au cœur du système du jeu, qui incite le joueur à se dépasser sans cesse en relançant en plus haute difficulté tout en conservant les améliorations déjà acquises.


Le chemin vers l'Enfer est est pavé de bonnes intentions.

Toutefois, l'ensemble des trophées se révèle moins complexe et permet de récompenser l'investissement du joueur mais aussi de le pousser à découvrir les secrets de cet opus. Ainsi, il vous faudra trouver toutes les missions secrètes et les réaliser ou encore mener des actions propres à chaque mission comme détruire un certain mur ou vaincre un boss avec une stratégie bien particulière. Des objectifs qui éveilleront l'intérêt des joueurs les plus curieux.

D'autres trophées tomberont d'eux-même comme accomplir les missions, cumuler 60 minutes en saut ou en vol (et le double saut étant presque vital dans Devil May Cry, la progression se fera d'elle-même), tuer mille ennemis ou même ramasser cent Devil Breaker, ces bras mécaniques permettant à Nero des attaques spectaculaires. Pour approcher du platine, il vous sera aussi nécessaire de mener les missions, vous proposant de choisir un protagoniste, avec tous les personnages disponibles et obtenir toutes les aptitudes de l'équipe. Cette dernière condition, même si elle paraît fastidieuse, s'accomplira d'elle-même si vous souhaitez mener toutes les parties dans toutes les difficultés.

Au moins, Capcom n'a pas créé de trophée aberrant pour cet opus. On aurait pu craindre de devoir récolter un certain nombre de « Stylish » auprès des autres joueurs ou même réaliser un speed-run dans une certaine difficulté. Les trophées viennent aussi bien ponctuer que votre progression que vous pousser à dénicher un secret du jeu, voire à titiller la difficulté maximale.

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Soyons honnêtes : détenir le platine de Devil May Cry 5 demandera de l'investissement, du temps et de la ténacité. Reste que si vous avez accroché à l'opus, vous serez sûrement tenté de mener à bien ce challenge pour aussi bien profiter des récompenses end-game que du trophée venant témoigner de votre exploit.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
19/20

Devil May Cry 5 est la suite attendue par les fans depuis onze ans. Capcom a su proposer un jeu aussi beau que consistant. On retrouve avec plaisir les personnages de la saga ainsi que la jubilation de déchirer des démons sur fond de playlist metal symphonique. Les novices y trouveront aussi leur compte avec ce défouloir aussi sombre que jubilatoire.

Je recommande ce jeu :
À tous