Deponia

Deponia

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 15/11/2016
Genre(s) : Aventure, Point&Click
Territoire(s) : FRANCE

466 joueurs possèdent ce jeu
19 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 354 joueurs (76 %)

100% par : 354 joueurs (76 %)


Note des joueurs :
4.2/5 - 13 notes

Note des platineurs :
4.1/5 - 12 notes

Test rédigé par Troywarrior le 12-12-2017 - Modifié le 12-12-2017

Introduction

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"Puisqu'on dit que le bonheur n'existe pas sur la terre, que l'aile de mes chimères puisse nous conduire ailleurs" (Jacques Dutronc)



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Les amateurs de mythes grecs (et/ou de God of War III) connaissent Dédale, père du téméraire Icare. Il était un homme reconnu pour son ingéniosité et son talent artistique. Architecte de génie, il fût, entre autres, le concepteur du labyrinthe de Crète, où l'on enferma le minotaure. On le connait moins pour avoir été l'inspiration du nom du studio allemand, créateur d’œuvres tout aussi ingénieuses et artistiques : Daedalic Entertainment (comment on dit antonomase en allemand ?). Parmi elles, Deponia : une saga créée par le studio en 2012 et initialement lancée sur PC. Son succès a été tel que les développeurs ont décidé son portage sur nos consoles. Le premier épisode de la tétralogie homonyme est donc arrivé sur nos PS4 en novembre 2016, pour le plus grand plaisir des fans de Point&Click. La réputation du studio n'est plus à faire depuis bien longtemps et ses nombreuses récompenses confirment son assise dans ce domaine. Partons ensemble à la découverte de ce petit bijou vidéo-ludique


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Déponia est un monde singulier, dont l'histoire s'est perdue, au fil du temps, dans la mémoire de ses habitants. On ne sait plus exactement comment ni pourquoi, mais certains ont réussi à s'échapper de cette planète en ruines, composée d'un amas de déchets et d'épaves mécaniques. Ils ont trouvé refuge dans les cieux et fondé la cité volante d'Elyseum. Cette ville mirifique, que les déponiens ne peuvent que contempler au loin, est l'objet de tous les fantasmes pour cette population, sorte d'Olympe que tous veulent atteindre pour s'arracher à la dure réalité de leur quotidien ici-bas, sous la domination des Organons.
Vous êtes Rufus, inventeur égocentrique, loufoque mais volontaire, qui ne se laisse jamais décourager par un projet. Même face à son impossibilité évidente de réalisation, il s'attache à l'idée que sa débrouillardise franchira les obstacles. Il n'a pas de travail, vit chez son ex, est considéré par la communauté comme un original qu'il vaut mieux ne pas côtoyer et ne rêve que d'une chose : quitter cette décharge qu'est la ville de Kuvaq, dans laquelle il a grandit, et s'envoler vers la cité volante. Votre dernière idée en date pour l'atteindre ? Une capsule, attachée à une fusée par une chaîne, qui vous garantira un vol direct vers Elyseum. Malheureusement, vous avez oublié les vis et ce n'est que votre pauvre corps désarticulé qui sera propulsé sur un croiseur de surveillance Organien. C'est là que vous tombez sur Goal, une Elyséenne qui semble posséder un terrible secret sur les Organons et qui menace l'avenir même de votre planète. Le sort de votre monde dépend maintenant de vos actes.

Contenu du jeu

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Comme à l'habitude du Visual Novel, le jeu vous proposera une histoire scindée en plusieurs chapitres, ici au nombre de 3. Même si, comme nous le verrons, le jeu ne souffre que de quelques défauts mineurs, son contenu restera cependant son principal défaut puisqu'il ne propose une durée de vie que de 3 à 4 heures maximum (platine compris). Un certain goût de trop peu donc, d'autant plus regrettable que l'histoire est originale et surtout plaisante à suivre.

Pour ce qui est des possibilités du jeu à proprement parler, elles sont plutôt satisfaisantes. Au-delà des traditionnelles interactions proposées sur les éléments du décors et les personnages ( (croix) ), vous aurez également tout un panel d'actions possibles : fusionner des collectibles entre eux pour obtenir un objet primordial ; utiliser des objets spécifiques, voire des armes, sur des personnages, des éléments du décor ou même sur vous-même ; choix dans les dialogues pour vous donner des indices voire vous apporter l'aide du personnage (ils n’influeront pas sur le scénario en revanche). C'est par ce joli panel d'actions réalisables que Daedalic Entertainment arrive à s'écarter intelligemment du carcan imposé généralement par le Point&Click, en introduisant ce principe de réflexion dans l'utilisation et/ou la fusion de ce que contient votre inventaire (action souvent absente du Visual Novel)

Autre point relatif à votre progression, les puzzles et casse-têtes. Gros point positif car ceux-ci sont travaillés et vraiment complexes pour la plupart, on est loin de mettre le fil rouge sur le bouton rouge. Il est cependant dommage de laisser la possibilité au joueur de pouvoir carrément les passer avec une simple pression du (bas). Certes les chasseurs abandonneront cette possibilité puisque nombre de ces énigmes sont récompensées par un trophée une fois terminées, mais il reste presque dommage, voire inutile, de proposer cette option.
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Note : 2/5

Aspect technique du jeu

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Comme à leur habitude, les développeurs nous proposent des graphismes 100% 'fait main'. Et comme à l’accoutumée, c'est une magie pour les yeux. Chaque écran est travaillé, détaillé et d'une très belle facture. Les habitués des jeux du studio pourront néanmoins trouver les différentes zones un peu vide du point de vue des personnages secondaires. Si certains endroits en sont remplis, d'autre, comme la ville principale, semble être complètement désertée. On regrettera également une certaine monotonie dans ces fameuses zones visitées. Certes, l'histoire de l'épisode 1 ne concerne que la ville de Kuvaq et de ses environs, mais il est aussi vrai que la courte durée du jeu ne vous emmènera que sur très peu de décors différents. L'ensemble reste néanmoins très plaisant à explorer et l'univers cartoonesque, couplé avec le caractère loufoque des personnages, est un pur régal.

Concernant le gameplay, il reste très fluide avec des temps de chargement quasi-inexistants. Le ciblage automatique de la mire sur un élément du décor est cependant peu réactif et parfois un peu énervant, surtout quand un coffre ou autre contenant avec une serrure est bien différencié de celle-ci justement, vous obligeant à déplacer votre joystick de manière quasi-chirurgicale pour utiliser la clé dans son verrou. Pour ce qui est des déplacements, légèrement figés mais comme il s'agit d'un facteur indissociable des Visual Novels en 2D, rien de choquant.

Enfin, concernant la bande-son, deux points de qualité opposée. Si les dialogues sont délirants et parfaitement doublés, tant sur les dialogues que sur les chansons, la musique est, quant à elle, redondante voire fatigante. Ce détail aurait éventuellement pu passer inaperçu chez un autre studio, mais Daedalic Entertainment nous a tellement habitué à sa maîtrise sur ce point, notamment sur Les Piliers de la Terre, que son absence dans ce jeu en est doublement remarquable.
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Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer

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Et oui, double Huzzah pour un double plaisir. D'une part l'univers du jeu : délirant, en un mot. Chaque personnage vous décrochera un sourire, soit dans ses répliques, soit dans ses attitudes. À l'image d'un excellent Tim Burton, ils possèdent tous leur propre originalité, plus loufoque les unes que les autres : qu'il s'agisse du Maire qui s'est installé un lit dans son bureau, parce que c'est plus pratique, le tenancier du bar qui pianotera sur son orgue fait maison afin de vous préparer un café ou encore votre ex petite-amie, qui n'hésitera pas à vous menacer de mort pour ne pas avoir fait la vaisselle. Rufus, votre personnage, représente à lui seul la quintessence de cette ambiance alliant parfaitement comique et imaginaire. Anti-héros par excellence, il est égocentrique, d'une mauvaise foi sans vergogne, fait preuve d'une désinvolture sans faille et en plus de cela, il reste avant tout amoureux de son propre intellect qu'il estime être au-dessus des autres.

D'autre part le scénario. Partant d'un postulat assez simpliste, la trame de l'histoire vous emporte, malgré vous, dans une suite de situations plus folles les unes que les autres et pourtant habillement structurées entre elles. L'affection que l'on porte aux protagonistes ne renforce que plus notre investissement dans l'avancée de l'intrigue. Un bémol cependant, un certain nombre d'énigmes casse parfois le rythme par leur côté capillotracté. Si les côtés 'utilisation' et 'création' d'objet sont originaux et plaisants, surtout dans ce style de jeu, vous allez cependant passer de longues minutes à rechercher le rapport entre eux. S'il est effectivement 'logique' d'utiliser un entonnoir pour faire boire un café à une personne inconsciente, ça l'est un peu moins de penser à le réutiliser par la suite en tant que sarbacane, combiné à une fléchette empoisonnée, pour endormir votre ex dans son magasin, afin de lui subtiliser un objet (capillotracté vous dis-je !!).

Néanmoins, le jeu dans sa globalité reste une franche réussite et vous garantit, sans hésitation aucune, un court mais génial moment de fun.
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Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

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Cela vous rappelle le titre du jeu ? Normal, nos savants germains n'ont pas tenu rigueur aux romains pour leurs actions passées et ont décidé d'emprunter au latin le terme Depono, signifiant "abandonner" (c'était la minute bouillon de culture de ce test).

Rassurez-vous cependant, cette exhortation à ne pas abandonner est plus pour l'emphase que pour un réel encouragement. Le Platine de Déponia ne représentera pas, en effet, un énorme challenge, comme souvent dans les Point&Click. Cependant, le studio allemand ne s'écarte pas de sa tradition et ne vous accordera pas l'ultime récompense sans un minimum de travail. Vous ne pourrez pas juste vous contenter de terminer les trois chapitres. Un certain nombre d'actions spécifiques, à réaliser dans un ordre bien précis et avec une parfaite chronologie, vous seront demandées.

Ne dérogeant pas à leur leitmotiv, Daedalic nous propose donc une belle liste de trophées habilement équilibrée entre avancée dans le jeu et défis techniques. Certains d'entre eux reposant sur des puzzles et casse-têtes impossibles à réinitialiser, vous devrez donc bien réfléchir avant de vous lancer, sous peine de recommencer le jeu (ou avoir préparer une sauvegarde avant... ce qui peut être considéré comme de la réflexion également). Pour le reste, rien de bien complexe, certes, mais le platine reste bien ancrée dans le plaisir du jeu en lui-même et surtout pertinent par rapport à son histoire.

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Note : 3/5

Conclusion

Deponia est un jeu simple à l'univers loufoque et délirant. Il n'en est pas moins travaillé d'un point de vue technique, comme son développeur nous a toujours habitué. Des graphismes dessinés à la main qui nous transportent instantanément dans ce monde fait de déchets et de métal. Les dialogues sont burlesques mais réfléchis, à l'image du scénario qui, sans se prendre au sérieux, a le mérite d'être au moins structuré. On regrettera une durée de vie (beaucoup) trop courte et un cheminement un peu fouillis, parfois, dans ses énigmes. Le résultat global reste en tout cas parfaitement agréable et offre de bons moments de pur fun. Daedalic Entertainment réussi l'intronisation de sa saga phare sur nos consoles avec un premier épisode perfectible mais très prometteur.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Troywarrior (troywarrior)

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