Test : Death Stranding


Death Stranding
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Death Stranding

ps4


63 trophées au total
2 trophées online
31 trophées cachés

400 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1 joueur (0 %)
100% par : 1 joueur (0 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Death Stranding

  • Test rédigé par So-chan le 01-11-2019 - Modifié le 07-11-2019


Introduction


Trophee

Tout joueur a déjà entendu le nom de Hideo Kojima tant il semble faire partie du décor depuis toujours. Chef de projet chez Konami, l'homme a fait parler de lui à travers sa saga, Metal Gear, qui a bousculé les codes du jeu vidéo. En plus de créer le genre même de l'infiltration, les opus de la licence se distinguent par des cinématiques puisant clairement dans les codes du cinéma, réduisant la distance entre ces deux médias. Ce choix sera d'ailleurs (et l'est toujours) décrié par nombre de joueurs, assurant que Kojima crée des films dans ses jeux à défaut de pouvoir les réaliser en dehors de ce support. Ce qui fait l'objet de blagues chez certains est devenu gage de qualité chez d'autres et, au final, fait partie intégrante des œuvres de Kojima.

Originellement, ce dernier travaillait conjointement avec Guillermo del Toro et Norman Reedus sur un nouvel épisode de Silent Hill. Les joueurs avaient eu droit à une démo titrée sommairement P.T désormais disparue du store. Ce geste fut le précurseur à une chute spectaculaire de Kojima au sein de Konami. En plus de suspendre le projet, l'entreprise retira le nom du développeur de toutes ses créations alors que Metal Gear Solid V était encore en plein développement. Avant la fin de l'année, Kojima quitta l'entreprise non sans rester en contact avec l'équipe pour finaliser ce qui s'annonçait comme l'ultime épisode de Metal Gear.

Repartant de zéro, Kojima avait toujours cette ambition de créer un jeu, quelque chose de foncièrement nouveau. Death Stranding est un jeu né à partir de rien (un crayon, un carnet et un ordinateur comme le précisera Kojima récemment) avec un créateur ne voulant pas lâcher son idée malgré les épreuves traversées. Fondant son propre studio, Kojima Productions, ramenant uprès de lui nombre de collaborateurs, et avec l'appui financier de Sony, l'homme put finaliser son projet.

Définir Death Stranding est plus complexe qu'on ne pourrait le croire. Malgré les trailers et informations données par le studio, le jeu demeure énigmatique. Hideo Kojima étant connu pour ne pas créer comme tout le monde, les questions se multiplient.

Afin que vous puissiez profiter du jeu dans son ensemble (car Death Stranding est de ceux qui se savourent lors d'une première partie découverte), aucun spoiler ne filtrera et les éléments donnés n'iront pas plus loin que le chapitre 3.

Vous incarnez Sam Bridges un Porteur, un métier qui consiste à effectuer des livraisons dans des conditions souvent périlleuses et au sein d'un décor accidenté, voire dangereux. En plus d'opérer un métier risqué, Sam est un Rapatrié : un individu qui, lorsqu'il meurt, est projeté dans l'Abysse, l'équivalent d'un Purgatoire. De là, Sam peut retourner dans son corps. Mais ce n'est pas parce qu'on ne peut pas mourir que votre vie est sans danger. En plus de l'environnement hostile, Sam doit faire face aux Echoués : des créatures invisibles dont la présence est signalée par une pluie qui, lorsqu'elle vous touche, vous vieillit. Bien évidemment, ces aléas ne seront rien en comparaison de l'intrigue dans laquelle Sam va être plongée. Fils de la présidente, cette dernière, ainsi que sa sœur, vont réclamer son aide pour ré-unifier les Etats-Unis désormais démantelés depuis que l'humanité survit, chacun dans son coin, suite à une extinction de masse.


Image

Ce test a été rédigé en collaboration avec yuutsu.
Merci à NicoFantasy et Sony de nous avoir permis de toucher au jeu afin de proposer ce test,
et à StaffOnly de l'avoir agrémenté de son travail sur le titrage.

Contenu du jeu


Avec de la chance, vous croiserez des noms familiers parmi les autres Porteurs.
Trophee

Kojima oblige, le récit principal se voit emmaillé de cinématiques aussi longues que fournies, présentant aussi bien l'univers dans lequel Sam évolue que le passif des autres protagonistes principaux dont il croise la route. Les quinze chapitres présentent des longueurs très inégales, certains étant surtout constitués des dites-cinématiques et servant plus de transition dans l'arc narratif que de véritables phases de gameplay. C'est à partir du chapitre 3 que vous aurez accès à la plus grande zone du jeu. Même si vous étiez déjà libre auparavant de continuer l'histoire ou d'explorer le moindre recoin pour vos livraisons, c'est à partir de ce moment charnier que vous pourrez véritablement plonger plus avant dans les méandres de Death Stranding par vous-même.

Sam étant un Porteur, vos quêtes consisteront à mener des livraisons avec des critères bien précis pour certaines. Une règle de base demeure : moins un colis est abîmé, plus vous récoltez de  « Like ». Ces derniers vous permettent d'augmenter votre relation auprès des PNJs qui, en échange, pourront vous ouvrir de nouveaux services dans leurs bases équivalents à ceux des installations Bridges, mais aussi des objets améliorés. Des envois d'e-mails et des entretiens (dans le cadre de l'histoire) viendront ponctuer votre avancée. Ils permettent d'étoffer, et d'expliquer, le lore conséquent (et parfois cryptique) de Death Stranding. Certains renferment même des informations qui vous aideront à trouver les collectibles. Ces derniers regroupent des éléments très divers, nichés au sein de cartes-mémoires, dispersées sur toute la carte, elle-même divisée en trois zones distinctes. Vous allez devoir traverser aussi bien les plaines verdoyantes aperçues dans les trailers que des zones plus désertiques et même des monts enneigés. Avec les difficultés qui en découlent comme escalader des roches, traverser des rivières au courant tempétueux, et éviter les chutes.

Sam a beau être un Rapatrié, votre mort n'est pas sans conséquences. Vous ressuscitez, certes, mais en perdant nombre de vos objets surtout si votre décès s'est effectué lors de la traversé d'un camp de MULEs. Ces ennemis tenteront de vous voler sans répit, quitte à vous tuer par la même occasion. À vous de voir quelle voie vous empruntez pour vous confronter à eux : la violence ou l'infiltration.

Votre équipement s'étoffe aussi bien en parcourant le récit central qu'en améliorant vos relations avec vos clients. Dans un cas comme dans l'autre, vous accédérez à des plans qui ne demanderont que des ressources pour que l'objet soit confectionné. Cela peut aller de l'arme à l'objet le plus basique qui soit, comme une paire de chaussures. Croyez-moi, vous allez aimer vos bottes vu qu'elles s'usent à force de marcher. Pieds nus, votre vie descend inexorablement. Prenez donc bien soin de Sam.

Heureusement les installations de Bridges vous permettent de profiter d'une chambre privée dans laquelle Sam et BB (le petit bébé dans sa coque) peuvent se reposer. À l'intérieur résident aussi le terminal donnant accès à vos données tels que les e-mails et entretiens, l'ensemble de votre équipement incluant des éléments de personnalisations constitués surtout de changements de coloris et la possibilité de porter, ou non, certains objets. BB a droit aussi à son propre berceau, si je puis dire, vous permettant d'interargir avec. Des interactions, vous en avez plusieurs à votre disposition dans votre chambre comme le miroir, la douche dont je ne dirais pas plus que vous puissiez découvrir par vous-même leur utilité.

Quid de l'utilité du BB, d'ailleurs ? Ce dernier pourra vous aider à apercevoir les Echoués, ces créatures qui demeurent invisibles pour vous. En restant immobile et en appuyant sur (R1), vous pourrez les visualiser pendant un court instant. Plus BB pleure, plus le danger est proche. Le petit poussera des cris si vous êtes poursuivi et dans ce cas, fuyez. L'enfant exprimera aussi ses peurs et craintes si vous vous mettez vous-même en danger, par exemple en chutant. Plus BB sera malmené, plus sa jauge de bien-être baissera. Pour éviter cela, bercez-le et retournez si besoin dans votre chambre privée pour l'apaiser.

Heureusement, vous n'êtes pas seul et l'aide (in)volontaire des autres joueurs pourra vous être bénéfique plus d'une fois. Même si vous ne croisez jamais leurs avatars, les autres joueurs de Death Stranding partagent la même carte que vous. Parfois, vous verrez qu'une structure, jusqu'ici totalement absente, a été érigée par quelqu'un dont le pseudo s'affichera si vous vous en approchez. Quel bonheur que de voir un pont nous permettre de passer une rivière, ou une échelle finement disposée pour atteindre les hauteurs. Vous-même, en construisant et en laissant des objets, vous contribuez à l'évolution des joueurs.

Cette aide s'exprimera aussi à travers les marchandises perdues. Libre à vous de les ramener à une installation. De même que vous pouvez laisser un véhicule au garage pour que d'autres puissent en profiter. Ou encore ériger des panneaux aussi inutiles qu'informatifs pour signaler un élément important (présence d'une carte-mémoire, d'un danger, etc). Le multijoueur de Death Stranding ne s'impose jamais, mais demeure présent tout du long, vous laissant librement en user comme vous le souhaitez.

Trophee

Une cinquantaine d'heures (cinématiques inclus) vous seront nécessaires pour arriver au bout de l'intrigue principale. Les multiples livraisons à délivrer aux PNJs ne feront qu'accroître cette durée de vie. Si vous vous intéressez au lore, les entretiens et les e-mails (plus d'une centaine chacun !) auront de quoi étancher votre soif.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


L'environnement, finement modélisé, offre des plans magnifiques.
Trophee

Les productions de Kojima ont toujours su briller par un visuel époustouflant. Death Stranding ne déroge pas à la règle. La modélisation des différents acteurs ayant participé au projet est à souligner. Même si Quantic Dream et Supermassive Games nous avaient habitué à un beau travail, celui opéré sur Death Stranding se place au-dessus tant les personnages paraissent vivants et jamais, à aucun moment, l'effet Uncanny Valley ne se fait ressentir. La synchronisation labiale, que ce soit en anglais ou en français (d'ailleurs le doublage est maîtrisé, quelque soit la langue), n'accuse aucun problème : pas de lèvres bougeant alors que le personnage est muet, ou inversement. Si vous souhaitez voir jusqu'à quel point la modélisation est accomplie, amusez-vous à faire des grimaces avec Sam devant son miroir dans sa chambre privée. Vous aurez de beaux clichés à prendre !

Même s'il a été présenté avant même la sortie du jeu, quelques mots doivent être portés sur le casting. Comme l'ont souligné nombre de rédacteurs et de joueurs, on retrouve Guillermo del Toro et Norman Reedus déjà présents sur le projet P.T. À noter que, contrairement aux autres acteurs, Guillermo ne fait que prêter son visage (et son corps) au personnage de Deadman. Troy Baker est aussi de la partie et même s'il n'a rien à voir avec l'affaire P.T il n'est nullement étranger aux productions de Kojima puisqu'il n'est, rien de moins, que la voix de Revolver Ocelot, un personnage emblématique de la saga Metal Gear Solid. Preuve encore que Hideo Kojima porte le cinéma dans son cœur, le nombre d'acteurs présents dans son casting comme Léa Seydoux dans le rôle de Fragile, Margaret Qualley dans celui de Mama ou encore Mads Mikkelsen. Chaque membre du casting s'implique dans son rôle et aucun d'eux n'est laissé de côté, le jeu se permettant des moments de pause pour expliciter le passif de chacun.

En dehors des personnages principaux, ceux que vous croiserez durant vos voyages ne sont pas exemptés du morphing, même si moins mis en avant puisque la plupart des gens que vous croiserez seront sous forme d'hologrammes. Quant à l'environnement, il offre assez de variété pour éviter d'avoir la sensation de voir la même chose, tout en offrant assez d'obstacles pour venir titiller la patience du Porteur que vous êtes. Les plaines herbeuse succèdent à de vastes landes rocheuses, sans compter les crevasses et les rivières dont le courant peut vous emporter. L'absence de réelle vie en dehors de vous et des autres humains pourra gêner nombre de joueurs, mais n'oublions pas les Echoués. Comme dit plus haut, leur présence est précédée par la pluie. Après quoi, un signal et les pleurs BB vous indiquent leur proximité. Si jamais vous êtes attrapé, vous devrez vous extirper d'une vaste flaque de mazout avec une créature vous poursuivant, prête à vous croquer. Death Stranding finira par vous arracher un petit cri de rage dès que la pluie se fera sentir dans le jeu.

Avant de continuer plus avant sur le gameplay, finissons sur la musique. L'OST est composée par Low Roar, un groupe islandais folk-rock dont l'oeuvre a immédiattement plu à Kojima. Et on ne peut que le comprendre. Chaque piste a été travaillée afin de s'accorder au moment où elle apparaît. Ainsi, en avancant simplement sur la carte durant l'histoire, une musique précise va se déclencher souvent accompagnée d'une caméra panoramique offrant alors à l'écran un visuel proche des films avec crédits de la musique sur le côté, en remplacement du générique. Toutes les pistes peuvent être écoutées à tout moment depuis la chambre privée. Cela reste dommage de ne pas avoir la possibilité de l'écouter durant vos escapades, par le biais d'un lecteur quelconque, à l'image des Metal Gear.

Trophee

Joueurs qui n'appréciez pas les quêtes dites Fedex, fuyez Death Stranding. Sam étant un Porteur, la majorité de ses actions consistera à livrer d'un point A à un point B. Même si cela peut paraître, de prime abord, d'une simplicité enfantine, il n'en est rien. La plupart de commandes réclament des critères spécifiques comme livrer en un temps donné, porter le colis dans un sens précis (à plat, ou à la main), veiller à ce que la livraison ne subisse pas de haute température si elle est réfrigérée, etc. Dans le même ordre d'idée, vous devrez veiller à ramener la marchandise intacte ou, du moins, dans le meilleur état qui soit. Sam évoluant au sein d'une nature accidentée, bien souvent à pied, et qu'il peut croiser aussi bien des ennemis humains tirant à vue que des Echoués, la tâche se complexifie singulièrement. Oh et selon le poids à porter, vous devrez éviter de dégringoler avec vos 100 kg sur le dos en restant appuyé sur (R2) + (L2) ce qui, en pente, grignote férocement votre barre d'endurance.

Mener la vie de Sam c'est presque jouer à une simulation de livreur en conditions extrêmes. Heureusement la marche à pied ne sera pas votre unique option et vous débloquerez l'accès à des véhicules vous aidant dans votre tâche comme la moto ou la voiture. Si la première se montre rapide, elle ne peut porter qu'un poids maximum tandis que la voiture, plus lente, est très efficace pour les livraisons les plus lourdes. Vous disposerez aussi d'exo-squelettes couplés d'un turbo pour les robustes, tout terrain ou encore augmentant de base votre vitesse. Dans la même veine, des armes viendront compléter votre attirail afin de repousser les MULEs, ces ennemis prêts à vous dézinguer pour récupérer vos colis. Que vous appréciez l'usage de la violence ou vouliez seulement assommer vos adversaires, le choix est laissé vôtre. L'histoire vous obligera tout de même à mener quelques combats même si vous appréciez l'infiltration.

En plus d'être un livreur d'exception, Sam sait aussi ériger des structures. Vous commencerez doucement avec des échelles et d'ancres à escalade, de quoi permettre de grimper plus facilement contre les parois ou descendre dans des canyons. Viendront ensuite s'ajouter les ponts, routes mais aussi des générateurs pour alimenter la batterie de vos moyens de locomotion (tout fonctionne à l'électricité, on n'arrête pas le progrès !) Ces édifications réclameront beaucoup de ressources, peuvent être améliorées et surtout érigées... à plusieurs !

Death Stranding propose un aspect multijoueur aussi bien passif qu'actif, au sens où vous pouvez jouer avec ou sans, sans que le jeu ne vous l'impose. Mais l'accepter vous ouvrira de nouvelles façons d'aborder Death Stranding. En avançant, vous croiserez plus d'un élément laissé par un joueur et que vous êtes libre d'utiliser, de réparer si les précipitations l'ont érodé, voire de détruire pour certains. Dans ce cas-là, vous obtenez des ressources en retour. Chaque utilisation d'une construction érigée par un joueur tiers envoie à ce dernier des « Likes ». Ces derniers n'ont aucune valeur in-game entre joueurs (comme l'équivalent d'une monnaie) seulement le sentiment d'une gratification. Vous pouvez vous-même laisser des « Like » simplement en appuyant sur le pavé tactile à proximité d'une structure. Les PNJs vous gratifieront aussi de « Like » pour vos commandes (en plus de denrées plus matérielles, comme les ressources).

Avec son poids de 55 Go, Death Stranding tient la route de bout en bout. Le jeu n'accuse que quelques téléchargements lors du lancement du jeu, d'un changement de zone ou lorsque vous vous téléportez. Au niveau des bugs, quelques-uns ont été rencontrés à un moment donné, renvoyant au menu de la console comme s'il était impossible de se rendre dans une zone précise. Mais cela n'a eu lieu qu'une fois.

Trophee

Visuellement impeccable, Death Stranding témoigne d'un travail soigné sur tous les aspects. Le gameplay prendra probablement plus d'un joueur en dépourvu par ce mélange atypique de la simulation de livraison avec des phases alternant entre l'infiltration et le FPS selon les choix du joueur.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


En montant de niveau dans chaque catégorie, vous améliorerez vos aptitudes de Porteur.
Trophee

Death Stranding n'est pas un de ces jeux dont on relance plusieurs parties mais qui se savoure en une fois sans aucun spoil, dans la plus pure des découvertes. Au niveau du scénario, afin de préserver toute surprise, rien de plus ne peut être dit. Seulement que Kojima démontre, une nouvelle fois, qu'il sait où il va quand il narre un récit mais que celui-ci pourra perdre tout joueur espérant autre chose qu'un récit axé sur la psychologie. Certaines phases de gameplay même durant l'histoire surprendront le joueur tant elles changent de la mentalité auquelle la communauté du gaming est habituée. Dans ces cas-là, rappelez-vous la citation présente dans l'introduction même du jeu. Au début, l'humanité avait deux objets : le bâton servant d'arme et la corde, servant de lien.

Le récit même de Death Stranding se présente d'ailleurs comme une expérience davantage qu'un pur jeu. Est-ce parce que Kojima a son propre studio ou suite à ses récentes expériences personnelles, mais Death Stranding tente des incursions différentes, se permet même des clins d’œil aux joueurs concernant l'univers même du jeu vidéo. On passe aussi bien du rôle de spectateur durant les cinématiques qu'acteur durant les phases de gameplay, et parfois la solution est si simple pour réussir, mais difficile à trouver tant Kojima demande de penser autrement.

En dehors du récit principal, mener les multiples livraisons aura de quoi vous occuper. Pas moins de trente-six clients réclament votre aide dont les modalités vont de la recherche scientifique à la triviale commande de pizza. Certaines de ces commandes sont accompagnées de scénettes permettant de développer les PNJs, en plus des e-mails qu'ils vous envoient.

La chasse aux collectibles pourra vous occuper un temps. Je dis bien, un temps, car fouiner le moindre recoin vous demandera beaucoup de patience. En plus du scan que vous pouvez effectuer avec (R1), vous pouvez construire des tours de guet afin de trouver ces cartes-mémoires. Même avec une fouille méthodique, plus d'une vous échappera et comme il est impossible de savoir où elles se trouvent hormis via une recherche « manuelle », les moins patients attendront un guide. D'autant plus que le contenu des collectibles n'est guère alléchant partageant surtout les coups de cœurs de Kojima et des réflexions peu attrayantes. On préférera se pencher sur les entretiens.

Aussi curieux que cela puisse paraître, jouer un Porteur n'est pas ennuyeux, si on accroche au jeu. Death Stranding plaira ou déplaira à chacun, mais il ne laissera personne indifférent. On retrouve ce sérieux dans l'intrigue qui a fait le succès de Metal Gear, matiné de réflexions actuelles, interpellant le joueur sur ce qu'il est et sur son propre univers, hors du jeu. Et à côté, Kojima distille des scènes et tirades de la part de ses personnages plus proches de l'humour, comme un sas de décompression. Histoire aussi de nous rappeler que Death Stranding est un jeu et que vous êtes là pour vous amuser.

On l'a déjà détaillé longuement auparavant mais l'aspect multijoueur contribue à ce temps que l'on passe sur Death Stranding, à cette sensation de cohabiter avec d'autres joueurs sans pour autant jamais les voir réellement. Chaque rencontre faite par le biais d'une construction, chaque apport de ressources au pont d'un autre, chaque « Like » envoyé et reçu sera perçu différemment par chaque joueur, rendant l'expérience unique. Et quel petit plaisir que de croiser des pseudos connus et de recevoir des « Like » ou de leur en donner.

Trophee

Death Stranding oscille entre l'expérience et le jeu. La patte Kojima est présente de bout en bout et rappellera à ses fans leurs premiers pas sur la saga Metal Gear. L'aspect multijoueur permettra à chaque joueur de vivre sa propre version du jeu, en plus d'un récit riche interpellant le joueur sur sa façon de jouer.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Veuillez patienter jusqu'au prochain embargo pour en savoir plus sur les trophées.
Trophee

Le platine de Death Stranding se présente comme le plus accessible au sein des autres opus dirigés par Kojima. Hormis (Or) L'avènement d'une légende, l'ensemble de l'opus peut être joué dans la difficulté de son choix dont la plus basse, la Très Facile. Même en Normal, en préparant correctement Sam pour ses livraisons et en observant l'ennemi durant les combats, vous vous en sortirez sans trop de dommages. La difficulté vient surtout des affrontements et en Difficile la différence se fait clairement sentir, même auprès des ennemis lambdas comme les MULEs. Là encore, un bon équipement vous aidera grandement. Pourquoi (Or) L'avènement d'une légende requiert une difficulté précise ? Car ce dernier demande à ce que vous obteniez une évalutation « Legend of Legends » et cette dernière ne peut s'obtenir qu'en difficulté Normal minimum. Mais le ratio de réussite est si faible qu'il vaut mieux le réaliser en Difficile où l'évaluation tombe dès que vous respectez les délais de livraison et que vous livriez vos colis intacts.

Des commandes, vous allez en mener et pas qu'une seule. Vous aurez 36 clients à satisfaire à leur maximum. Cette jauge est symbolisée par cinq étoiles que vous remplissez à chaque commande effectuée. Plus votre livraison est bien évaluée, plus la satisfaction augmente. Rien de compliqué, mais ce sera long. Chaque commande menée à bien augmente aussi votre niveau de livreur vous accordant quelques bonus comme la possibilité de recevoir plus de « Like » ou de porter plus de colis sur vous. Vous devrez atteindre le niveau 60 dans chaque type de livraison et le pont de connexion pour un trophée. Le pont de connexion montera de lui-même à chaque « Like » donné et reçu, et chaque action communautaire réalisée.

Malgré la liste impressionnante de trophées (plus d'une soixantaine !) dix-huit d'entre eux sont rattachés à l'histoire. Le reste se découpe entre votre clientèle à satisfaire, votre niveau de livreur à atteindre et des actions basiques. Ces dernières regroupent aussi bien des actes triviaux comme uriner, bercer BB que liés à la construction tels qu'ériger toutes les structures au niveau maximum, fabriquer l'ensemble de l'équipement ou construire une route. Vos livraisons étant aussi payés en ressources, base même de vos édifications, vous n'aurez pas à fouiner longtemps pour arriver à votre objectif.

Seule la recherche de l'unique collectible du jeu, les cartes-mémoires, va requérir l'aide d'un guide. In-game, vous n'avez que deux possibilités de trouver leurs emplacements : via votre radar personnel et les tours de guet. Autrement dit, sans aide extérieure, vous êtes bon pour fouiller le moindre cm² de carte puisque rien n'indique leur présence, ni même le nombre disséminé par région. Et vous en avez 56 à trouver ainsi.

Trophee
Du temps, de l'investissement et de la patience : voilà tout ce qu'exige Death Stranding. L'exigence prope aux Metal Gear est ici oublié, rendant accessible le platine à tous les joueurs. Mais comptez plus de cent heures dont une grande partie réservée à atteindre la satisfaction maximale de vos nombreux clients.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Death Stranding plaira autant qu'il laissera sceptique. Mais il ne laissera aucun joueur indifférent. Kojima a assumé un parti pris risqué en s'éloignant des codes habituels du jeu vidéo, s'essayant à de nouvelles mécaniques prenant de court surtout durant l'histoire. Misant plus sur la réflexion que l'action, l'infiltration que la force brute, Kojima rappelle à tout instant que le joueur est « la corde », le lien et qu'il doit cesser d'être dans le rôle du bâton. Reste à voir si beaucoup seront réceptifs à ce message.

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À tous, Aux curieux