Test : Dark Cloud


Dark Cloud
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Note des joueurs :
4.1/5 - 19 notes
Note des platineurs :
4.4/5 - 17 notes

Dark Cloud

ps4


28 trophées au total
7 trophées cachés

515 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 218 joueurs (42 %)
100% par : 218 joueurs (42 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Dark Cloud

  • Test rédigé par DarkCid le 27-12-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Au clair de la lune, mon mauvais génie, montre-moi ton bide, que je le défonce !
Sorti à l'origine sur PS2 en 2001 (et oui ça remonte), Dark Cloud est un Action-RPG, premier jeu du désormais célèbre studio Level-5 à qui l'on doit aujourd'hui un certains nombre de sagas de renom (pour rester dans le domaine RPG, citons par exemple certains Dragon Quest ou Ni no kuni). C'est donc 14 ans plus tard que l'on retrouve avec plaisir ce titre ayant marqué les premières années de la PlayStation 2 grâce à la première vague de jeux PS2 à ressortir sur PS4.

L'histoire qui nous est contée ici est celle de Toan, un jeune garçon du village de Nolan (aucun rapport avec un certain réalisateur) qui ne se doute pas une seconde de ce qui est en train de se passer dans un sombre château du Royaume de l'Est. En effet, un certain Flag, militaire de l'Est, décide de sortir de son sommeil le Génie des Ténèbres, être surpuissant ayant autrefois ravagé le monde et qui va très vite se remettre au travail en détruisant notamment le village de notre héros. Sauvé de justesse par le Roi Magicien, ce dernier confie à Toan la tâche toute simple de sauver le monde en le reconstruisant grâce à la pierre légendaire Atlamillia, tout en trouvant le moyen de vaincre ce satané Génie.

Contenu du jeu


Une fille chat, un femme peu vêtue et des hommes atypiques, pas de doute, c'est bien un jeu japonais
Dark Dungeons

Maintenant que l'histoire est posée, il est temps d'aller sauver ce monde dévasté muni au départ d'un simple couteau. OK, dit comme ça, cela semble mal barré et ce n'est pas complètement faux car le début du jeu s'avère assez ardu, mais on y reviendra. Le jeu se décompose grosso modo en 2 phases. Dans un premier temps, vous explorez un donjon dont l'architecture est générée aléatoirement. D'ailleurs, tout est question d'aléatoire, que se soient les ennemis rencontrés, les objets obtenus ou les "coups de pouces" du jeu. L'avantage est de ne jamais avoir la sensation de refaire le même niveau, même si, visuellement, l'impression est là au bout de 2-3 niveaux seulement. Le jeu vous propose 6 donjons principaux ainsi qu'un donjon optionnel comptant pas moins de 100 niveaux (je l'ai fait à l'époque et mine de rien, c'est long 100 niveaux). Dans ces donjons, votre but, au-delà de trouver la clé permettant de passer au suivant et détenue par l'un des monstres, est de ramasser avec Toan de grosses sphères contenant un morceau du monde, ou plutôt de la ville d'à côté. Cela peut être un simple tonneau, un personne voir tout un bâtiment. Et tous ces morceaux serviront pour la deuxième partie du jeu : la reconstruction.

Dark Cities

Une fois suffisamment de sphères récoltées (leur nombre variant d'un niveau à l'autre), vous pouvez quitter le donjon pour les assembler. Il faudra d'abord trouver les bâtiments que vous pourrez placer dans votre zone de construction. Ensuite il faudra les compléter avec des objets mais surtout des habitants. Les habitants seront d'ailleurs le seul moyen de savoir comment finaliser un bâtiment. Ils vous indiqueront aussi où ils souhaiteraient que leur maison se trouve dans l'idéal. Une fois un bâtiment complet, vous aurez droit à un petit bonus comme une arme, une amélioration, ou tout simplement la réouverture d'un commerce. Terminer une ville en remplissant toutes les conditions vous offre un bonus plus important qu'il ne faudra pas négliger. Il n'est pas toujours nécessaire de finir une ville à 100% pour pouvoir continuer, mais il faudra tout de même pas mal avancer car vous aurez besoin de la ville pour avancer dans le donjon qui par 2 fois sera bloqué : la première fois, au milieu du donjon, par un obstacle que Toan ne pourra pas franchir sans l'aide d'un allié et la deuxième fois à la fin pour pouvoir accéder au boss.

Dark Friends

Car oui, Toan ne sera pas seul bien longtemps dans sa quête et sera rejoint par 5 compagnons : une chatte devenue humaine, un chasseur grognon, une magicienne, un guerrier des sables et inventeur dont je tairais ces origines pour ne pas gâcher les quelques surprises du scénario (vu qu'il n'y en a pas beaucoup, ça serait dommage). Dans les donjons, vous pourrez à tout moment changer de personnage pour faire face à toutes les situations, à part dans quelques niveaux de restrictions où vous n'aurez droit qu'à un seul combattant.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Cheveux gris, regard menaçant et grosse épée, laisse-moi deviner, t'es un méchant ?
Dark Years

Qu'il est difficile de juger un titre comme Dark Cloud sur le côté technique et graphique. Il s'agit d'un jeu qui affiche tout de même pas loin de 15 années au compteur, alors forcément, il fait pâle figure face aux jeux modernes, que se soit en général ou dans le même genre que lui. Mais ceci n'est pas un test rétro vu que le jeu ressort en demandant à nous autres joueurs de (re)passer à la caisse, certes pas au tarif d'un jeu normal, mais on repasse quand même par la case porte-monnaie (chose difficile à accepter si on a encore son jeu voire carrément sa PlayStation 2). Cela pourrait ressembler à un gros dilemme pour l'humble testeur que je suis, mais Dark Cloud me facilite la tâche car il faut reconnaître que, même aujourd'hui, il ne manque pas de charme. Le design des personnages et des ennemis est plus que correct et ne devrait pas choquer outre mesure des joueurs peu âgés. Les décors sont en revanche plus problématiques. Malgré quelques lieux très beaux, globalement, le jeu est à la ramasse de ce côté là avec des environnement assez vides et très répétitifs dans les donjons (là où on passe le plus de temps, donc ça compte). Les villes, même une fois reconstruites, sont elles aussi assez pauvres. Enfin, la bande son est encore très agréable et parfaitement en accord avec le jeu, mais n'est malheureusement pas très fournie. En général, on aura droit à 2-3 pistes environ par zones (j'entends par là ville + donjon).

Je finirai cette section en évoquant le fait que le jeu arrive sur PlayStation 4 tel qu'il était sur sa grande sœur. Si lifting il y a eu, inaperçu il passe, surtout avec les bandes noirs entourant votre écran. Et je ne suis pas un expert en la matière, mais vu la vitesse de déplacement des personnages, on ne me fera pas croire que le jeu dispose du 60 Hz.

Dark Weapons

Passons à présent au système de jeu en lui-même qui lui ne peut pas se cacher derrière les années pour justifier ses éventuels mauvais points. Comme évoqué plus haut, vous avez 6 combattants accessibles dans les donjons. Ce qui surprend assez vite pour un jeu de ce genre, c'est que vos personnages ne gagnent aucune expérience lors des combats. Toute la puissance des héros passe par leurs armes. Si à la fin du jeu vous vous équipez de la première arme disponible, vous redevenez un débutant d'un claquement de doigt. Ce sont vos armes qui gagnent de l'expérience et votre devoir est de les faire grimper le plus possible si vous voulez survivre dans les donjons. Pour cela, rien de plus simple, il faut, avec l'arme en question, tuer un ennemi. Votre arme engrangera alors de l'expérience. Une fois assez d'expérience acquise, l'arme gagnera un niveau, ce qui sera l'occasion de lui faire absorber des accessoires boostant ses statistiques. Là où le système prend de la profondeur, c'est qu'une fois au niveau 5, votre arme peut devenir un accessoire qui viendra grossir les caractéristiques d'une autre arme. Mais si vous préférez la garder, vous pourrez aussi, en augmentant les bonnes caractéristiques, transformer votre arme en une autre, plus puissante cela va sans dire.

Au niveau des combats, le système est assez simple, voire même simpliste. Vos possibilités sont d'attaquer, de cibler, de parer et enfin de lancer des objets. Ces options sont donc comme vous pouvez le constater assez limitées. Pas d'esquive, vous devrez vous déplacer vous-même pour éviter les coups, ce qui ne sera pas toujours évident, surtout face à plusieurs ennemis. Vos ennemis, parlons-en rapidement, ont quasiment les mêmes options que vous et ont une fâcheuse tendance à vouloir vous éviter pour certains, ce qui donne lieu à des combats ennuyeux à souhait me faisant penser à un petit refrain : "Si j'avance et que tu recules, comment veux-tu que je t'en**** ?"

Dark Choices

Là où le système de jeu va réellement poser problème, c'est quand il décide de devenir réaliste au possible. Vous remarquerez dès votre première visite dans un donjon que vos personnages disposent d'une jauge de soif. Cette jauge doit attirer régulièrement votre attention car une fois vide, votre santé diminuera de façon régulière si vous n'utilisez pas de bouteille d'eau ou si vous ne trouvez pas une fontaine.

Mais le point le plus dérangeant dans les choix faits par le jeu concerne là encore vos armes. Celles-ci, en plus d'une jauge d'expérience, disposent d'une jauge d'usure. Plus vous utilisez une arme, plus elle s'use, ce qui en soit n'est pas une mauvaise idée. Seulement, si la jauge atteint 0, votre arme se casse et... fini. Votre arme n'existe plus, emportant avec elle les heures passées à la développer...

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Non ! J'ai cassé mon arme !! Aaaaaaahhh !!!
Dark Hours

Transition naturelle, du point précédent, le système d'armes vient directement mettre son grain de sel dans le plaisir de jeu. Même s'il est heureusement possible d'avoir des objets de réparation sur soit, ce système vous oblige à avoir constamment un œil sur cette satanée jauge d'usure, plus encore que sur votre propre jauge de vie, surtout que votre propre mort est moins définitive que celle de votre arme vu que vous réapparaissez à l'extérieur du donjon... avec la moitié de votre or en moins. Mais bon, l'argent ça va ça vient hein. Le système ne serait pas dérangeant si l'usure n'était pas aussi rapide. Dans un donjon avec des ennemis étant à peu près de votre niveau, il est quasiment impossible de ne pas avoir à réparer son arme au moins une fois par niveau. Dans les derniers niveaux, même avec une bonne arme ayant le maximum en endurance, il faut parfois la réparer 2-3 fois par niveau. Cela devient très vite très agaçant, surtout que les objets permettant une réparation automatique sans passer par le menu coûtent très cher. De plus, certains ennemis font beaucoup plus de dégâts à vos armes que d'autres, surtout quand ils parent votre attaque. Pour vous donner une idée, l'une des meilleures armes que j'avais à la fin du jeu avait une jauge d'usure de 70 points, mais après avoir battu un seul ennemi, j'en perdais déjà 10, voire 30 d'un coup sur les ennemis les plus résistants, et il faut compter sur une moyenne de 15 à 20 monstres par niveau.

Dark Hazard

Revenons également sur l'autre mauvaise idée de gameplay du jeu : la jauge de soif. Si on ne voit quasiment jamais ce genre d'idée dans un jeu, ce n'est pas pour rien. Cette jauge vous oblige soit à avoir constamment un stock conséquent de boisson sur vous, soit à chercher frénétiquement les fontaines dans chaque niveau. Certains niveaux de restriction poussent le vice encore plus loin en augmentant la vitesse de soif de vos personnages. Et là, c'est l'enfer, car une jauge de soif au niveau maximal se videra en 2 minutes top chrono si vous ne faites rien . Les fontaines seront alors vos meilleures amies, mais sachez que tous les niveaux n'en proposent pas, ces derniers étant construits aléatoirement pour rappel. Et l'aléatoire est d'ailleurs (encore une transition toute trouvée) votre pire ennemi dans ce jeu. D'abord via les coffres qui vous fourniront soit de véritables trésors soit des objets totalement inutiles, ensuite via les cercles de lumières. Présents régulièrement dans les niveaux, ces cercles vous accordent un bonus ou un malus. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que dans un cas comme dans l'autre, ce ne sont pas des petits changements, comme une variation de + ou - 25% de votre argent, une modification définitive d'une statistique pour votre arme ou un boost d'énergie pour vous ou vos ennemis. Ces cercles sont de véritables lames à double tranchant.

Dark Builder

Mais là j'en vois déjà se dire "Mais il est nul ton jeu ! Il a que des mauvais côtés !" et je me dois de redresser la barre car ce jeu est loin d'être mauvais. Oui, il a des défauts qui peuvent très vite grossir avec les heures qui passent. Et pourtant, on y revient, on s'enfonce de plus en plus loin dans les donjons. Ce jeu a ce que tous n'ont pas : un charme. Le côté constructeur / complétion joue beaucoup dans cela. Il est en effet très agréable de reconstruire petit à petit les villes. Et c'est la raison pour laquelle on aime retourner dans les donjons, pour avoir encore et toujours plus de matière pour la reconstruction, pour rencontrer de nouveaux personnages hauts en couleurs, pour faire progresser l'histoire qui, si elle ne semble au premier abord guère plus complexe qu'un vieux conte de fée, propose tout de même quelques rebondissements très intéressants. Les armes aussi n'ont pas que des mauvais côtés car on se prend très vite au système d'évolution et on se surprend à apprécier chaque nouvelle combinaison faite, en espérant avoir un résultat convenable qu'on s'empressera de tester sur le premier monstre venu.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un bon bain, rien de tel contre la soif et contre les blessures mortelles
Dark Trophies

La chasse au trophée est donc la (seule) nouveauté du jeu avec son arrivée sur nos PlayStation 4. Et de ce point de vue, il n'y a que peu de déception. Beaucoup de trophées s'obtiendront très facilement, sans même chercher à les avoir, et ce, sans parler des trophées liés à l'histoire. D'autres vous demanderont de terminer à 100% le premier village, ce qui est intéressant même si un trophée pour récompenser d'avoir tout les villages à 100% aurait été mieux. Mais je pense que, vu les bonus gagnés par la complétion d'une ville, peu de joueurs passeront à côté.

Le système d'arme est lui aussi à l'honneur, nous obligeant à monter une arme à assez haut niveau et essayer toutes les possibilité du système d'évolution. Étant donné le côté aléatoire de l'obtention des armes, on appréciera vite qu'aucun trophée ne nous demande d'avoir la meilleure arme de chaque personnage, ce qui augmenterait énormément la durée du jeu.

Je mettrai un petit bémol sur deux trophées cependant avant de conclure ce test. Tout d'abord sur un trophée de pêche, un mini-jeu de Dark Cloud qui sans cela serait totalement optionnel. Ce mini-jeu étant lui aussi sujet à l'aléatoire, le trophée s'y rapportant pourra vous prendre aussi bien 10 minutes que 10 heures (et là je parle en connaissance de cause car l'aléatoire ne m'a jamais aimé dans ce jeu).

L'autre trophée est plutôt un trophée manquant. En finissant le jeu, vous débloquez le Trou du Démon, un donjon optionnel de 100 niveaux. Il est assez dommage en un sens de ne rien avoir sur lui car cela implique d'avoir le Saint Graal sans avoir réellement fini le jeu à fond. Mais comme ce donjon est vraiment très long et que la récompense n'est pas extraordinaire, cela ne sera qu'un tout petit bémol pour la liste.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Dark Cloud est un jeu fort sympathique, arborant malheureusement quelques défauts qui auraient sans doute été corrigés dans un vrai remake. Mais ce portage reste malgré tout très intéressant pour ceux qui n'auraient pas connu le jeu à l'époque ou pour ceux souhaitant s'y remettre. Ne vous en privez pas car il vaut le détour et pose les bases de ce qui sera un jeu de bien meilleure qualité, mais ça c'est une autre histoire...

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux chasseurs de trophées/platine facile