Test : Crash Bandicoot


Crash Bandicoot
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Note des joueurs :
4.3/5 - 86 notes
Note des platineurs :
4.4/5 - 57 notes

Crash Bandicoot

ps4


25 trophées au total
7 trophées cachés 1 DLC

6192 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1212 joueurs (20 %)
100% par : 455 joueurs (7 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Crash Bandicoot

  • Test rédigé par DarkCid le 15-07-2017 - Modifié le 15-07-2017



Introduction


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Première licence du célèbre studio Naughty Dog sur la toute première PlayStation, Crash Bandicoot pointa le bout de son nez en 1996 sous la forme d'un jeu de plateforme en 3D. Ayant connu un certain succès autant auprès de la presse que des joueurs, le marsupial déjanté devint la mascotte officieuse de la console et engendra de nombreuses suites (mais seuls 4 jeux en tout seront développés par Naughty Dog, la trilogie de base ainsi que CTR, un Mario Kart-like d'excellente qualité). C'est donc environ 20 ans plus tard que nous revient ce bon vieux Crash, après des épisodes plutôt moyens (voir carrément mauvais) sous la forme d'un remake de la première trilogie intitulé Crash Bandicoot N. Sane Trilogy. Développé par Vicarious Visions, c'est une véritable refonte graphique de fond en comble qui nous est livrée. Pour notre plus grand plaisir ? C'est ce que nous allons voir dans ce test.

L'histoire de Crash commence aux îles Wumpa, propriétés d'un scientifique mégalomane, le Docteur Neo Cortex. Souhaitant se créer une armée d'animaux mutants grâce à son invention, le rayon Evolvo, il capture le marsupial afin d'en faire le chef de son armée, mais l'expérience est un échec et Crash s'enfuit en laissant à contre-cœur derrière lui sa copine Tawna. Échouant sur une plage, il décide de retourner au laboratoire pour la sauver. C'est ainsi que commence sa quête qui le confrontera à Cortex à plusieurs reprise au cours des 3 épisodes de la trilogie et à travers de nombreux niveaux cachant des artefacts précieux et biens cachés : les Cristaux et les Gemmes.

Contenu du jeu


Dans l'espace, personne ne vous entendra casser des caisses
C'est l'heure du Crash-test

Comme évoqué en introduction, Crash Bandicoot N. Sane Trilogy contient l'intégrale des 3 épisodes PS1 : Crash Bandicoot, Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back et Crash Bandicoot 3 Warped. Chacun des 3 volets se découpe à peu près de la même façon, sous la forme d'une succession de niveaux de plate-forme que vous parcourez avec des angles de vues variants : caméra placée au dos de votre personnage pour des niveaux où vous avancez vers le fond de l'écran, caméra de côté pour les niveaux en 2.5D ou encore caméra de face pour les niveaux inspirés du film Indiana Jones premier du nom vous opposant à un gros rocher ayant pour seul but de vous écraser.

Chaque jeu vous donne accès entre 26 et 30 niveaux environs, certains étant plus ou moins bien cachés. En fait, les jeux reprennent à leur sauce certains codes du taulier du genre : Mario. L'entrée de ces niveaux bonus est cachée dans d'autres niveaux, le héros meurt au premier contact avec les ennemis mais peut récupérer un item symbolisant un "joker", et hormis dans le premier jeu le but est de récupérer des artefacts plus ou moins cachés, etc. Vous avez même l'option invincibilité si vous parvenez à garder sur vous 3 masques Aku Aku (le fameux "joker" cité plus tôt). Vous aurez aussi bien évidemment à affronter plusieurs boss afin de progresser, chacun pouvant vous faire perdre plusieurs vies jusqu'au moment où vous comprenez comment les vaincre. Car oui, Crash est un héros à l'ancienne, de ceux qui se doivent d'avoir un stock de vies s'ils veulent vaincre leur Némésis.

Bref, vous l'aurez compris, cette trilogie dispose d'une grande quantité de contenu, surtout que certains niveaux peuvent parfois s'avérer assez longs. Mais n'allez pas croire que l'ennui pointera facilement le bout de son nez. Si enchaîner les 3 jeux peut sembler long et répétitif il n'en est rien. Tout d'abord car le jeu varie régulièrement ses gameplays. Pour rappel, le jeu vous propose plusieurs angles de vues selon le niveau et chaque angle change la façon de progresser. Les niveaux en vue de côté ne se feront pas de la même façon que ceux vue de dos. Mais au-delà de ça, vous aurez souvent quelques petits changements plus conséquents histoire de varier les plaisirs. Le premier volet vous proposera par exemple des niveaux où vous chevaucherez un sanglier (puis un ours polaire dans le 2 et un tigre dans le 3). Dans le deuxième épisode, vous pourrez parcourir quelques niveaux en jet-pack ou sur un jet-board. Enfin le 3 proposera la plus grande variété avec des niveaux sous-marins, des niveaux un peu plus ouverts à parcourir en jet-ski ou en avion ou encore des niveaux de courses à moto.

Un petit pas pour un marsupial, un grand voyage pour le joueur

Les environnements changeront aussi pas mal la donne, chacun offrant son lot de dangers. Le premier épisode offre assez peu de décors différents dès qu'on le compare aux deux autres mais la variété est tout de même présente. Sur l'ensemble de la trilogie, c'est plusieurs dizaines d'ambiances différentes que vous parcourrez en quête de Gemmes, l'un des principaux objectifs de l'ensemble de la trilogie. Car c'est dans sa quête du 100% (in-game, nous verrons les trophées plus tard) que chaque jeu offrira le plus de contenu. Chaque niveau vous demande de casser toutes les caisses pour vous octroyer une Gemme, mais certaines demandent des conditions plus spécifiques et parfois amusantes (comme justement une Gemme s'offrant à vous en faisant l'exact inverse, en ne cassant aucune caisse).

Pour finir, chaque jeu propose un système de Timeattack vous demandant de parcourir les niveaux le plus vite possible afin d'obtenir des reliques. Ce système déjà présent dans l'épisode 3 original a été ajouté au 2 premiers opus de ce remake et vous permettra même, grâce à la magie d'Internet, de comparer vos scores à ceux de vos amis et de voir l'écart vous séparant du number one mondial (oui, autant tout de suite parler d'écart car si vous comptez battre les meilleurs scores, il vous faudra des compétences surhumaines et un entraînement hardcore).

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Maman ours pas contente !
Un tourbillon de nostalgie

Vous connaissez la chanson, quand on parle de remake ou de portage, deux angles de vues sont à prendre en compte : ce que vaut le jeu par rapport à l'original et ce qu'il vaut par rapport aux jeux récents. Plutôt que de tourner autour du pot, allons droit au but : le jeu sur un plan technique est une réussite quelque soit l'angle abordé. Et les arguments qui suivent prennent bien plus de valeur quand on a connaissance du contexte de développement de cette trilogie, à savoir que les développeurs de Vicarious Visions n'ont pas eu accès au code source des jeux de Naughty Dog, même si les créateurs originaux de Crash donnèrent leur "bénédiction" et se sont dit très satisfaits du résultat final de ce remake. Bon déjà rien qu'avec ça, cela commence à sentir très bon. En repartant de 0 ou presque, c'est une trilogie incroyablement fidèle qui nous est livrée jusque dans la bande-son, reprise à 0 elle aussi mais qui n'a rien à envier à l'originale puisque ayant subi le même traitement que les graphismes, à savoir un traitement de qualité.

Les nostalgiques tels que votre humble serviteur pourront par moments avoir de légers doutes en jouant et se dire "mince, c'est bien la version PS4 ?". Mais attention, pas pour de mauvaises raisons (genre c'est moche ou quelques réflexions du genre) mais plutôt car le niveau de fidélité est pour ainsi dire de 100% et que les souvenirs des vieux joueurs de PS1 entreront en conflit avec la notion de jeux refaits depuis rien. C'est bien simple, si grâce à un outil de Tool Assisted SpeedRun vous pouviez enregistrer vos touches en finissant un niveau sur PS1, en utilisant cet enregistrement vous pourriez sans soucis finir le même niveau sur PS4. Bref, amis fans de la première heure, soyez rassurés, Crash Bandicoot est bien de retour, et c'est bien à 100% lui.

Un gameplay qui sent bon les 90's

Mais qu'en est-il des nouveaux venus alors ? Et bien le bilan pourra être légèrement plus mitigé. Graphiquement le jeu est assez irréprochable. Les niveaux sont très beaux et les personnages aussi, surtout Crash qui dispose de beaucoup de détails quand on se rapproche. On est très loin des gros polygones d'il y a 20 ans. Non là où la trilogie pourra sembler plus critiquable pour les nouveaux joueurs sera au niveau du gameplay. Celui-ci n'a pas bougé d'un iota depuis les 90's et après 2 décennies de jeux se voulant de plus en plus accessibles, revenir à un gameplay de précision pénalisant immédiatement chaque erreur pourra rebuter certains. Les sauts par exemple en feront criser plus d'un. La même touche gère les sauts courts et les sauts longs (et les sauts moyens). Tout se joue à la pression. Sauf que faire un saut long demandera d'enfoncer vraiment à fond la touche et enchaîner certains niveaux pourra donner des crampes à certains. Un gameplay à l'ancienne donc, vous voilà prévenu.

Concluons cette section en parlant des bugs, des temps de chargement ou autre problèmes divers. Les temps de chargement sont parfois assez longs, surtout au démarrage du jeu et entre les niveaux. Heureusement, aucun chargement notable pendant un niveau ce qui rassurera les perfectionnistes du speedrun. Pour le reste, aucun soucis à l'horizon, pas de bug, de freeze ou quoi que ce soit. Les sauvegardes sont même légèrement améliorées puisque dotées d'un enregistrement manuel ET automatique histoire de ne pas pénaliser les têtes en l'air qui n'ont plus l'habitude de sauvegarder avant de quitter.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


The Road so Far
Difficulté et plaisir de jeu, mauvais mariage ?

Encore une fois, je vais devoir faire deux poids deux mesures afin de distinguer les vieux routards et les nouveaux venus. Et je pense que vous le comprendrez non ? Après tout, on ne peut pas ressentir la même chose face à cette trilogie manette en main selon si on a déjà parcouru les Îles Wumpa il y a 20 ans, si on a déjà traversé des portails pour parcourir le globe ou si on a déjà voyagé d'époque en époque à la recherche de Gemmes et de Cristaux, que si à l'inverse on démarre cette trilogie tel un nouveau né. Le ressenti est forcément très différent et il convient de le nuancer.

Toutefois, les deux clans pourront se réunir sur un point, au moins sur le premier des trois épisodes : Crash Bandicoot est un jeu difficile. Derrière ces graphismes cartoon et son humour léger se cache un jeu de plateforme à l'ancienne qui après quelques niveaux seulement mettra vos nerfs à rude épreuve, et ce même si vous voulez juste finir le jeu sans vous soucier du 100% (in-game ou trophées). Vous devez bien comprendre que vos vies diminueront comme neige au soleil à certains endroits, la faute à un gameplay qui n'a pas bougé depuis 20 ans et on peut facilement perdre une vie à cause d'un précipice qui n'avait rien de particulier, le genre de précipice que vous évitez à 100% des cas dans un jeu plus moderne. Crash par défaut ne saute pas bien loin et il faut vraiment apprendre à doser ses sauts, comprendre de quoi est capable l'animal et savoir quand sauter, parfois à la limite absolue entre le sol et la chute.

La difficulté est donc un paramètre à prendre en compte. Mais est-elle un point noir ? Pas forcément. Si l'intégrité physique de votre manette pourrait être mise en danger par moment, il faut reconnaître que le jeu n'est jamais vraiment injuste envers vous. Tous les ennemis sont scriptés à 100% et le hasard n'a pas sa place dans la partie d'un joueur prudent qui saura prendre le temps d'analyser ce qui se trouve devant lui. Il n'en sera évidemment pas de même si vous voulez avancer plus vite et/ou si vous vous essayez aux différents contre-la-montre. Dans ces cas précis, il y aura un léger facteur chance puisqu'en refaisant plusieurs fois le niveau à l'identique, en arrivant à un point donné le timing des ennemis pourra être légèrement décalé.

Mais au final, quelle est donc la différence entre nostalgiques et nouveaux joueurs ? Et bien justement la nostalgie. Elle comblera certains défauts du jeu par rapport à des productions modernes, comme des niveaux pas très originaux au final et surtout pas ouverts pour un sou. Même si le jeu propose quelques embranchement par-ci par-là, on est très loin des niveaux parfois très vastes de jeux comme Mario ou Ratchet & Clank. Mais le plaisir de retrouver ces niveaux effacera ce manque de modernité et le plaisir sera comme à la bonne époque, nous rappelant que Crash Bandicoot est l'un des pionniers du jeu de plateforme en 3D (et oui, excusez du peu).

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le cauchemar des speedrunner a un nom désormais...
Attention à ne pas tomber dans les pommes

Les 3 listes de trophées sont très similaires et proposent du classique, du rigolo, de la complétion et des crises de nerfs. Un beau programme n'est-ce pas ?

Le classique, vous le retrouverez dans les célèbres trophées liés à l'histoire. Ah ces trophées, ils ne sont exceptionnels finalement que lorsqu'ils ne sont pas là. Bref, vous en aurez un pour chaque boss vaincu. Vous aurez aussi des trophées très simples comme accéder un à niveau bonus, un chemin mortel (branche d'un niveau accessible uniquement si vous parvenez à leur entrée sans mourir) ou encore en accédant à un chemin de gemme (une fois une gemme de couleur acquise, elle débloque un passage secret dans un ou plusieurs niveaux). Enfin, pour les choses "simples", vous devrez obtenir 99 vies sur vous. J'utilise les guillemets car si vous voulez le faire de façon honnête, cela pourrait être long et difficile. Fort heureusement, il existe quelques astuces dans les trois jeux pour faire gonfler votre total.

En terme de rigolade, certains trophées sont presque là pour se foutre de votre gueule mais dans le bon sens du terme. Vous aurez en général 2 trophées vous demandant de mourir d'une certaine façon, vous permettant de profiter de nombreuses animations de mort assez drôles pour la plupart comme se voir transformer en grenouille par un magicien du Moyen-Âge. Vous aurez quelques trophées moins mortels également comme dégommer des poules à coup de bazooka ou permettre à un singe ennemi d'atteindre l'illumination.

Mais le plus gros du boulot sera votre chasse aux Gemmes et aux Reliques. Les premières sont intéressantes à chasser, vous obligeant à éclater toutes les caisses d'un niveau, parfois sans mourir, parfois dans un certain ordre et souvent en explorant des zones cachées, voir des niveaux entiers cachés comme la course en avion à travers des anneaux d’accélération dans Crash 3. Cette collecte est un challenge plus corsé que de simplement finir le jeu évidemment mais sera malgré tout très sympathique.

Non, votre véritable ennemi sera les Reliques. Pour chaque niveau des 3 jeux, vous devrez faire du contre-la-montre pour récupérer une Relique Saphir, Or ou Platine correspondant à 3 paliers de temps. Les jeux ne vous demandent "que" l'Or et c'est encore heureux car son obtention dans certains niveaux se révèle d'une difficulté incroyable, en particulier dans le premier jeu où les niveaux sont très longs et en contre-la-montre... ils doivent être fait d'une traite ! Pas de checkpoint ! Quand on voit sur notre forum que beaucoup de joueurs passent près de 4 heures sur un seul et même niveau (parmi les plus durs hein, faut pas déconner non plus), il est aisé de voir que l'Or ne sera peut-être pas accessible pour tous. De plus, ce choix de trophée, qui correspondant à la grosse majorité de la difficulté dans les trois listes, est somme toute assez étrange. 3 paliers de temps et on nous demande de viser celui du milieu ? On pourrait comprendre le premier palier ou le troisième, mais pourquoi le deuxième ? Les développeurs eux-même auraient remarqué que les reliques Platines étaient bien trop difficiles ? Quoiqu'il en soit, les Reliques seront définitivement le plus gros point noir de la trilogie qui aurait pu obtenir une note quasi parfaite sur un autre site. Seulement voilà, nous sommes des chasseurs et la chasse ici sera un véritable parcours du combattant.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Crash Bandicoot est de retour plus en forme que jamais dans un remake de la trilogie PS1 des plus réussi et d'une fidélité incroyable. Pour un prix très correct, on se retrouve avec 3 jeux d'une grande qualité offrant un challenge pas inintéressant et graphiquement soigné. Si les trophées pourraient en rebuter plus d'un, cette N. Sane Trilogy sera un incontournable pour tout joueur ayant apprécié les épisodes originaux sur PS1 ou en dématérialisé sur les consoles plus récentes. Une seule question se pose désormais : à quand Crash Team Racing ?

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile