Test : Catherine : Full Body


Catherine : Full Body
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Pas de note
des joueurs
Pas de note
des platineurs

Catherine : Full Body

ps4


56 trophées au total
27 trophées cachés

112 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 3 joueurs (3 %)
100% par : 3 joueurs (3 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Catherine : Full Body

  • Test rédigé par So-chan le 01-10-2019 - Modifié le 02-10-2019


Introduction


C'est Catherine, mais avec plus de corps.

Ainsi commence le récit de ce Catherine : Full Body présenté par Trisha, une femme aussi étrange qu’intrigante. Les plus observateurs auront noté que son nom n'est autre que l'anagramme de Ishtar, déesse de l'amour. Anecdote inutile, me direz-vous ? Du tout, car l'amour est le thème central du récit que vous relate Trisha. C'est à travers son émission, le Golden Playhouse, que vous allez suivre les péripéties de Vincent Brooks. L'homme n'est rien de moins qu'un trentenaire des plus ordinaires, encroûté dans son quotidien partagé entre son travail (plus choisi par besoin que par réelle envie), ses soirées au Stray Sheep, un bar, auprès de ses amis et sa vie avec sa petite amie de longue date, Katherine. Loin de vouloir modifier cette existence monotone, Vincent s'y complaît. Il faut dire qu'une vie sans tracas, aussi morne soit-elle, est plus attrayante qu'une existence tumultueuse.

Mais sans imprévu, pas d'émission, ni même de jeu. Un soir, une femme vient s'attabler devant Vincent. Véritable inconnue, elle tombe à point nommée (ou non). Le jour même, Katherine a laissé entendre à Vincent qu'elle pouvait être enceinte et préparait déjà les futurs aménagements impliquant mariage et vie commune. Jusqu'à présent, les deux tourtereaux vivaient chacun de leur côté, engoncés dans leurs boulots respectifs. L'inconnue vient souffler un vent de fraîcheur avec ses propos dénigrants sur l'engagement et se montre insistante sur le plan de la séduction.

Le lendemain, Vincent se réveille dans son appartement, l'inconnue dans son lit. Sauf qu'il n'a aucun souvenir de l'avoir ramené chez lui. Ce schéma va se répéter plus d'une fois, poussant Vincent à filtrer (voire à sombrer) dans l'adultère avec celle qui se fait nommer Catherine. Si tout ceci n'était déjà pas assez retors à démêler comme problème, des rumeurs circulent au sujet de cauchemars ne touchant que les hommes infidèles. Ces derniers risqueraient, s'ils chutent durant leur sommeil, la mort. Une rumeur qui enfle lorsque, chaque jour, les médias transmettent la liste de morts mystérieuses : des cadavres desséchés – que des cadavres d'hommes.

Sorti en 2012, le jeu avait fait parler de lui (en bien) aussi bien par son scénario que ses mécaniques. Loin de se cantonner à un genre, Catherine en mélange deux : le jeu de drague (dating-sim) et les puzzles. En plus de survivre au cauchemar qui peut le tuer à tout instant, Vincent va devoir faire un choix aussi bien entre les deux femmes que sur sa vie toute entière.

Catherine : Full Body reprend la sauce première du jeu en y ajoutant assez de nouveautés pour que, huit ans après, l'engouement soit encore là. Ressortir un jeu quelques années après avec de nouveaux éléments n'est pas une première chez Atlus. On peut citer Persona 3 qui a été décliné sur PSP avec l'ajout d'un personnage principal féminin apportant de nouvelles possibilités d'interactions avec les personnages, ainsi que Persona 3 : FES qui ajoutait un épilogue. Plus récemment, Persona 5 va se décliner en Persona 5 : Royal cette année.

En plus d'une refonte graphique, Catherine : Full Body apporte dans ses bagages des nouveautés de gameplay. Pour n'en citer qu'un, vous pouvez désormais jouer en version Remix : certains blocs des puzzles sont assemblés ensemble à la manière d'un bloc de Tetris. Autre élément important, et des pas moindres, lié au scénario : l'arrivée d'une nouvelle Qaterine. Surnommée « Rin », cette jeune fille amnésique est à la fois la voisine de Vincent, sa protégée ainsi qu'une nouvelle employée du Stray Sheep.

Que vous soyez donc déjà un habitué ou tout nouveau, Catherine : Full Body possède assez de charmes pour vous appâter.



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Ce test a été rédigé en collaboration avec yuutsu.

Contenu du jeu


En discutant avec les moutons, vous en apprendrez plus sur eux et pourrez les aider.
Le mariage marque-t-il le début ou la fin de la vie ?

Du dating-sim saupoudré de phases de puzzles : voilà comment résumer le concept de Catherine. Ces deux styles de jeux aux gameplays bien différents sont, chacun, associés à une section bien particulière. Chaque journée de Vincent se décompose en soirées passées au Stray Sheep, son bar habituel, et en nuits tourmentées par le Cauchemar. Le jour, Vincent peut répondre aux messages et appels du trio de catherinettes pour aussi bien répondre à leurs avances que se refuser à la tentation. Catherine est, d'ailleurs, très friande de photos érotiques. Vincent ne peut les consulter qu'à l'abri des regards, au sein des toilettes. Katherine et Rin peuvent aussi vous envoyer des photos, mais plus sages. Que ce soit SMS ou appels, vous avez le choix du dialogue. Pour les textos, vous pouvez même composer le message phrase par phrase.

Chacun de vos choix a une influence sur votre karma. Celle-ci va du bleu au rouge : le premier est lié à la sensation de liberté, l'innocence, tandis que le second réclame constance et ordre. Deux opposés qu'on pourrait aussi résumer à vivre au jour le jour, ou établir une relation stable. Mais où se glisse Rin dans tout cela ? Ce nouveau personnage réclame que vous répondiez précisément à certaines questions du confessionnal pour accéder à sa route.

Le confessionnal est une étape obligatoire du Cauchemar. Chaque nuit, Vincent grimpe une tour composé de plusieurs paliers. Entre chacun de ces derniers, Vincent peut discourir avec les autres victimes du Cauchemar. Ici, tous se voient comme des moutons se distinguant par des éléments particuliers comme une cravate, une coiffure. En plus d'aider les autres moutons et les pousser à continuer leur avancée, vous pouvez apprendre de nouvelles techniques pour grimper plus efficacement. Afin de passer au palier supérieur, Vincent devra entrer au confessionnal. À l'intérieur une voix lui posera une question qui influencera sur son karma. Les interrogations apparaissent aléatoirement et peuvent être très sérieuses comme « Le mariage signe-t-il le début ou la fin de la vie ? » ou plus loufoques comme « Seriez-vous prêt à vous balader tout nu ? »

Plus Vincent avance au sein du Cauchemar, plus les paliers se complexifient. De nouveaux blocs sont amenés pour piéger le joueur. Ainsi, marcher sur des blocs de glace vous fait glisser et peut vous envoyer dans le décor. D'autres cubes font apparaître des piques, déclenchent des explosions... Vous pouvez aussi croiser d'autres moutons vindicatifs prêts à vous faire tomber de la tour. Heureusement, vous pouvez compter sur des objets vous octroyant des bonus temporaires comme tuer tout ennemi posté aux alentours, transformer tous les blocs en cubes basiques ou vous créer une plate-forme.

À la fin de chaque nuit, Vincent sera confronté à un boss. En plus de devoir grimper pour éviter l'écroulement de la tour (si vous restez en bas et n'êtes pas assez rapide, vous êtes mort) vous devez éviter les attaques du boss. Chacun dispose de coups qui lui sont propres et qui se révèlent être de plus en plus nombreux si vous montez la difficulté. Rin pourra vous secourir parfois en jouant du piano, ce qui ralentit le boss et la chute des blocs.

Vous êtes d'ailleurs libre de rejouer chaque nuit depuis votre téléphone portable lors de vos soirées au Stray Sheep, et ce dans les deux modes que sont Original et Remix. Avec l'arrivée de Rin, une dixième nuit est disponible. À l'image de la neuvième, deux des paliers vous opposeront au boss sous deux formes différentes. Rien de plus ne sera dit à ce sujet pour conserver le plaisir de la découverte.

En plus de l'Histoire, Catherine : Full Body vous propose d'autres modes comme Babel. Mode qui a participé au succès du jeu sur PS3, il mettra les joueurs à rude épreuve. Chaque étage est généré aléatoirement vous poussant à la vigilance pour pouvoir atteindre l'ultime palier. Le mode peut être joué à deux en local. Pour ceux voulant s'amuser avec des amis en ligne, le jeu propose aussi des tours spécifiques avec un mode en ligne.

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Catherine proposait déjà une riche expérience avec son Histoire et ses multiples fins, sans compter le mode Babel qui montait le niveau du challenge à son paroxysme. Full Body accroît ce contenu déjà riche par l'ajout de Rin qui amène un nouveau chapitre ainsi que la possibilité de grimper les tours en duo en ligne. Chaque chapitre a d'ailleurs droit à une version Original et Remix, de quoi doubler l'expérience en plus des treize fins à visualiser.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Catherine : Full Body insère de nouvelles cinématiques, histoire de développer ses personnages.
C'est donc ça votre genre de fille ?

Loin d'être un remaster, Catherine : Full Body est surtout un portage de la version PS3 avec un rehaussage HD. En y prêtant bien attention, on peut déceler quelques minimes différences au sein des animations des cinématiques entre celles de la première version et de la nouvelle mouture. Mais rien d'assez flagrant pour vous faire sortir du jeu et plisser la bouche. Atlus sait s'entourer d'une équipe de talents et chacune de ses productions prouve la maîtrise de son style. Les cinématiques proposent un visuel proche des dernières productions en date dans le domaine de la japanimation. La transition entre ces cinématiques et le visuel du jeu se fait naturellement. On reconnaît facilement les personnages, les décors : rien ne cloche. En soit Atlus renouvelle ce qu'il a toujours accompli dans ses productions, mais si la formule fonctionne, pourquoi en changer ?

Si certaines personnes réprouvent le style des animations japonaises pour leurs univers souvent bariolés et personnages fantasques, Catherine mise plus sur la sobriété. Les chara-design représentent des protagonistes pouvant réellement exister. Vincent ressemble, rien de moins, qu'à un individu parfaitement lambda. Certes, on a droit à des demoiselles aux cheveux ayant subis des colorations, mais rien de si différent comparé à la réalité, surtout en 2019. Toutefois, le jeu n'est pas exempt d'éléments intrigants, juste de quoi nous faire douter de la tangibilité de certaines scènes. Il faut même avouer qu'avec un style graphique plus réaliste, certains passages auraient de quoi nous arracher des frissons.

Amoureux de la musique classique, entonnez donc une sérénade ! La bande sonore de Catherine : Full Body mise sur les composantes de Mozart, de Chopin et leurs consorts. Choix étonnant de prime abord mais qui se marie fort bien, démontrant, s'il fallait encore le prouver, qu'Atlus sait mélanger les éléments les plus opposés pour créer un ensemble détonnant. Certaines pistes ont subi un remix pour mieux coller à l'intensité de l'escalade durant vos nuits, sans pour autant dénaturer la musique originelle. Pour les fans d'Atlus, le jukebox du bar est toujours présent, englobant les pistes de Persona 3, 4 et le petit dernier qu'est le 5. Certaines pistes propres à Catherine adoptent d'ailleurs une tonalité proche des OST des Persona. Il faut souligner que Shoji Meguro, compositeur que l'on retrouve dans nombre d'opus d'Atlus, est encore présent aux commandes. Concernant les pistes propres au jeu, c'est le jazz qui en est l'inspiration directe. Pour rester dans la thématique du son, cette version PS4 propose les doublages originaux, là où Catherine ne vous laissait que le doublage anglais. L'un comme l'autre sont d'excellentes factures. Pour ne citer qu'un nom, Vincent Brooks est doublé en anglais par Troy Baker, un comédien chevronné dans le domaine vidéoludique : Joël de Last of Us et Ocelot de la saga Metal Gear Solid seraient probablement bien différents sans son implication. Dernier petit mot à ce sujet mais non des moindres : le jeu est entièrement traduit en français, comme il l'était sur PS3.

Tout joueur vous le dira : ce n'est pas parce que l'aspect visuel d'un jeu est sans failles que le jeu, lui, n'est pas dépourvu de défauts. On pense notamment aux bugs se dissimulant derrière une ligne de code, prêt à harceler les joueurs. Catherine en est totalement dépourvu. Même après des heures à écrémer l'ensemble des routes composant l'histoire et avoir vagabondé dans les autres modes, rien à l'horizon.

De même l'escalade des tours dans le Cauchemar ne souffre d'aucun ralentissement ou même non réponse des commandes. Libre à vous, d'ailleurs, d'utiliser le joystick ou les flèches directionnelles : l'une comme l'autre répond à vos sollicitations. Les mécaniques de Catherine sont simples et chaque nouvel élément a droit à un tutoriel. Comme dit plus haut, la version PS4 apporte le mode Remix impliquant des blocs de différentes formes, tels des éléments sortis d'un Tetris. À chaque nouvelle partie, vous êtes libre de jouer dans la version Normale (autrement dit celle de la PS3) et la Remix.

Vous devez grimper une tour en montant de bloc en bloc. Vous ne pouvez grimper qu'un étage à la fois, et chaque bloc possède ses propres propriétés. Ainsi certains cubes ne peuvent pas être déplacés, d'autres dissimulent des pièges comme des piques, une glace qui vous fait glisser jusqu'en dehors du terrain, etc. Grimper se fait avec le joystick ou les flèches tandis que tirer/pousser un bloc s'exécute avec (croix). Parfois vous aurez la chance de trouver un objet possédant des propriétés fort utiles comme transformer tous les blocs en cubes basiques ou vous faire sauter de deux étages. Une simple pression de (carre) permet de l'utiliser.

Un raté étant toujours possible, (R1) vous donne l'occassion de revenir en arrière pour rattraper votre erreur. Cette utilisation n'est pas sans conséquence. Vous commencez chaque étage du Cauchemar avec un nombre limité d'essais. Une mort ou un usage du « rembobinage » (le fameux (R1) ) vous retire un essai. Tous vos essais épuisés, c'est le game over. Rien de punitif malgré tout : le jeu vous laisse la possibilité de recommencer l'étage. Et ramasser les oreillers disséminés sur les tours vous redonne des essais.

Le gameplay de Catherine a beau se dévoiler facile à prendre en main, il est empli de subtilités. Vous devez composer aussi bien avec l'architecture de l'étage que la nature de chaque bloc. Rester sur un bloc à piques vous empalera directement tandis que marcher sur un bloc de glace vous enverra à l'autre bout de la tour... dans le vide. Parfois, mieux vaudra sacrifier des blocs en les poussant pour dévoiler un nouveau chemin ou vous suspendre à ces derniers pour trouver un passage dissimulé. Si en Facile, on grimpe rapidement, en Normal la différence de niveau se fait clairement sentir. Il vous faudra plusieurs essais pour trouver la bonne route. Catherine a du challenge à offrir à qui souhaite se mesurer au jeu.

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Atlus n'a jamais sous-estimé l'impact technique de ses jeux et cela se ressent encore aujourd'hui. Tel un bon vin, le temps n'a fait qu'embellir Catherine aidé par un nouvel étiquetage. L'animation typiquement japonaise, couplé à une bande-sonore classique, fonctionne aussi bien qu'en 2011. L'ascension des tours révèle toute sa subtilité dès la difficulté Normal et atteint toujours son apogée au sein de Babel.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Parfois, il n'y a pas de bonne réponse. Tout dépend de votre point de vue.
On a toujours le choix, Vincent. Mais est-ce le bon ?

À chaque fois qu'un jeu a droit à un portage se pose la question : le jeu ne s'adresse-t-il qu'aux fans de la première heure ? Catherine : Full Body peut toucher tout joueur, qu'il ait connu le premier opus ou profite de cette nouvelle version pour s'attaquer au jeu. Il faut dire que le portage a été bien mené : comme dit plus haut, le visuel est à la hauteur des productions PS4 et aucun bug n'est à déplorer. Le thème de Catherine demeure d'actualité en 2019 : on ne parle rien de moins que de tromperie, de la peur de l'engagement, de responsabilités d'adulte. Rin apporte aussi de nouvelles pistes de réflexions. En dire plus viendrait à révéler un plot-twist sur le personnage (même si l'information a déjà été rapidement relayée sur le net) Néanmoins, rien de plus ne sera dit dans ce test. Mais l'on peut mentionner Erica dont l'identité de femme trans est clairement énoncée. Présent aussi dans l'opus PS3, il était plus discret alors, qu'ici, des cinématiques et de nouvelles lignes de dialogues permettent mieux d'en saisir le propos. Le jeu mentionne même l'amour homosexuel. Non seulement Catherine a été remis au goût du jour sur le plan visuel mais aussi dans son écriture.

Les nouvelles fins ajoutées à Katherine et Catherine apportent un plus à leurs récits respectifs. Catherine devient plus humaine et son personnage se fait plus subtil. Quant à Katherine, le personnage dévoile une autre facette de sa personnalité. De nouvelles scènes sont aussi instaurées dans le récit de base, de quoi surprendre même les joueurs du premier opus. Le récit de Catherine prouve qu'il n'est pas figé et peut évoluer. Dans les ajouts on peut noter celles concernant le couple Vincent et Katherine : les flashbacks venant conclure les nuits du Cauchemar permettent de mieux saisir l'évolution de leur relation.

Par contre, concernant les photos envoyées par les personnages, la version PS4 a modifié quelques éléments. Dans le premier opus, les photos envoyées par Catherine changeaient selon les messages que vous lui envoyez. Ce qui n'est plus le cas, désormais. Ce qui est bien dommage, surtout que le concept aurait pu s'étendre aux trois personnages. Le portable de Vincent centralise d'ailleurs nombre d'éléments importants. En plus de vous permettre de sauvegarder au Stray Sheep, vous pouvez rejouer tous les chapitres déjà traversés. Vous avez aussi la possibilité de revoir l'ensemble des cinématiques, des messages envoyés et reçus. Hors du Cauchemar, le portable est votre meilleur ami.

Pour les premiers fans, relancer Catherine permet de profiter du jeu à nouveau avec une transposition fidèle de la matière première. L'ajout d'un mode Remix et de nouvelles fins permet de renouveler l'expérience et d'y ajouter de la nouveauté. Quant aux nouveaux joueurs, ils peuvent profiter d'une version élargie du premier jeu. Full Body intègre même une difficulté Sans risque qui permet de profiter de l'histoire et des puzzles sans être frustré par l'échec. Quant aux challengers, le mode Difficile et Babel sauront égayer leurs parties.

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Ne se contentant pas d'effectuer un simple portage, Atlus remet en avant Catherine en lui injectant de nouvelles thématiques faisant écho aux réflexions actuelles de la société. Tout joueur pourra accrocher à ce mélange des genres un peu curieux mais qui fonctionne admirablement. Atlus a pensé aussi bien aux joueurs préférant miser sur l'histoire que ceux appréciant d'en découdre avec les puzzles.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Nombre de trophées tomberont d'eux-mêmes lors de votre avancée.
Si vous atteignez la fin de Babel, vous serez récompensés.

Catherine : Full Body reprend les composantes de son prédécesseur jusque dans la construction de sa liste de trophées. Les chasseurs seront avides d'apprendre que Full Body possède six nouveaux trophées... mais que des bronzes. Malgré tout, cet opus demeure aussi complexe que celui sur PS3 (surtout à cause d'un mode bien particulier) et propose même un nouveau challenge de taille.

Mais décortiquons donc cette liste. Les trophées liés à l'histoire ne sont plus que quatre là où le précédent opus offrait un bronze à chaque étape du Cauchemar réussie. À l'inverse, les fins se révèlent plus nombreuses non seulement par l'arrivée de Rin (qui a droit au fameux tiercé des épilogues) mais aussi l'ajout d'une fin supplémentaire pour Katherine et Catherine. Le nombre de finalités s'élève ainsi à treize, ce qui n'est pas rien. D'autant plus que chaque fin a droit à un épilogue dédié, même si les « bonnes » fins sont surtout une partie tronquée de la fin « véritable » de chacune de ces drôles de dames.

La plupart des autres trophées se regroupent autour d'actions à réaliser aussi bien au sein du Stray Sheep que du Cauchemar. On retrouve les clients (et moutons) à sauver en discutant avec eux et en choisissant les bonnes lignes de dialogues. Deux nouveaux moutons perdus rejoignent la partie mais se révèlent bien plus simples que leurs confrères. Il suffit de leur parler que dans le Cauchemar, avec quelques choix assez simples à saisir. Les amoureux de l'alcool seront ravis d'apprendre que les anecdotes liées à vos consommations sont toujours de la partie. Le whisky disparaît pour laisser place au vin. Changer la musique du jukebox, rester au bar, aller dans les toilettes, relancer une partie après Game Over, pousser des blocs : que de menues actions qui s’accompliront d'elles-mêmes.

Et pourtant, me direz-vous, j'ai bien précisé au début de cette catégorie que Catherine : Full Body se révélait aussi retors que le premier du nom. Le mode Babel a toujours droit à ses trophées. Mode entièrement basé sur l'aléatoire, il monte, à lui seul, la difficulté du platine. Quatre étages sont à gravir chacun disposant de sa propre architecture. Impossible de se baser sur la moindre solution puisqu'à chaque nouvelle partie la composition des blocs, leur agencement, tout change. Hormis maîtriser le jeu et beaucoup d'entraînement rien ne vous aidera. Le défi se révèle un poil plus simple s'il est mené à deux (et seulement en local) puisque vous aurez moins d'étages à gravir. Sauf que, à contrario, si l'un des deux meurt, la partie est terminée. La cohésion se devra d'être exemplaire.

Moins complexe, mais tout aussi prenant, un trophée requiert que vous obteniez tous les niveaux en Or. Pour Catherine, seule la difficulté Difficile comptait. Cette fois, tous les niveaux entrent en ligne de compte ainsi que les deux modes : Original et Remix. Avec l'aide de vidéos, rien d'insurmontable. Il en sera de même pour la borne d'arcade Raiponce : à vous les 168 niveaux à mener à bien. Vous allez grimper !

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Conservant l'esprit instauré par Catherine, le platine de Full Body se place au même niveau. Les chasseurs les plus modestes auront de quoi s'amuser avec les multiples fins et les actions annexes comme secourir les clients du bar. Les challengers chevronnés auront de quoi s'occuper entre la borne de Raiponce, tous les niveaux en Or et, surtout, Babel. Même si ce challenge est particulièrement complexe, le retirer aurait fait perdre de sa valeur au platine du jeu. Ce mode a fait parler du jeu : il n'est que justice que de le faire apparaître dans la liste des trophées.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Pari réussi pour cette nouvelle mouture de Catherine. La recette de base fonctionne toujours et les ajouts permettent un relent de nouveauté pour les joueurs du premier opus, mais aussi un plus dans le développement du récit et des personnages. Le platine demandera temps et maîtrise pour le décrocher : la faute au mode Babel et sa conception aléatoire des niveaux. Toutefois, le retirer aurait été un non-sens, le mode faisant partie intégrale de l'opus. Profitez de cette version PS4 à l'image d'un bon vin : en le dégustant.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine difficile