BioShock 2 Remastered (Complete Edition)

BioShock 2 Remastered (Complete Edition)

ps4

1
4
17
32
17
4

Infos complémentaires

+ -
Date de sortie : 16/09/2016
Genre(s) : FPS
Territoire(s) : FRANCE

1779 joueurs possèdent ce jeu
54 trophées au total
0 trophée online
22 trophées cachés
2 DLC's

Platiné par : 702 joueurs (39 %)

100% par : 236 joueurs (13 %)


Note des joueurs :
4.8/5 - 20 notes

Note des platineurs :
4.4/5 - 14 notes

Test rédigé par monsieurP_ le 21-10-2017 - Modifié le 18-06-2018

Introduction

Enregistrement audio Débat Ryan-Lamb : Réalité

- « À vous écouter Docteur Lamb, le noir c'est le blanc, le haut c'est le bas, et tout ce qui brille c'est de l'or. Mais regardez autour de vous. Rapture n'a rien d'un miracle, Rapture est née de la raison, et c'est la raison qui nous dit que 1+1 égale 2, et que A ne peut s'écrire B ! » Andrew Ryan

- « Et pourtant ... pris dans son individualité, l'homme seul est prisonnier de sa subjectivité. Le rêve, l'illusion ... ou la douleur d'un membre jadis amputé ... pour un homme seul, ils sont aussi vrais que la pluie. Le consensus, voilà la réalité ... Les gens perdent la foi. Sortez donc dans la rue, Andrew. Il pleut à Rapture ... mais vous avez "choisi" de fermer les yeux. »
Sophia Lamb


Cette fois-ci, c’est dans la peau d’un protecteur qu’il nous est proposé de redécouvrir Rapture, une dizaine d’années après les événements relatés dans BioShock premier du nom. L'objectif principal est simple : retrouver la petite soeur dont nous avions la charge avant qu’elle ne soit enlevée, de façon étrange, sous nos yeux impuissants.

Contenu du jeu

Inexplicablement revenu à la vie au pied d’une Vita-chambre après un très long sommeil, le sujet Delta - l’un des nombreux protecteurs de la série Alpha -, est très vite confronté à une nouvelle réalité en découvrant que Rapture, après la mort de son fondateur Andrew Ryan, a une nouvelle dirigeante : le Dr Sophia Lamb. La surprise est d’autant plus grande quand on apprend que cette dernière n’est autre que la mère biologique d’Eleanor, la petite soeur avec qui Delta avait noué des liens très forts.

Pour arriver à ses fins, notre Big Daddy a à disposition un vaste arsenal au moins aussi puissant que celui de Jack dans le premier opus de la série. En plus des traditionnels plasmides - arc électrique, incinération, télékinésie, essaim d’abeilles, etc. - et habituelles armes - pistolet à rivets, fusil à canon scié, mitrailleuse, lance-roquettes, etc. - propres à l’univers BioShock, le joueur dispose d’armes caractéristiques liées au statut de protecteur qui est désormais le sien. Ainsi, c’est avec grand plaisir que l’on utilise l'emblématique foreuse de protecteur (très utile une fois améliorée) ainsi que le fameux harpon sous-marin que tout bon scaphandrier se doit de détenir.

Pour le reste, le côté RPG qui colle si bien à cette saga si atypique est toujours aussi présent dans cette suite. On retrouve ainsi les bornes d'amélioration d’armes à usage unique Pouvoir au peuple, les Jardins des glaneuses dans lesquels on achète et améliore les plasmides, les Génothèquess qui permettent de choisir les différents fortifiants physiques trouvés, ainsi que les nombreux distributeurs de munitions, trousses de soin ou autres seringues d’Eve essentiels à la survie dans la cité sous-marine.

Si l’on reconnait dans ce second volet les différents ennemis croisés lors de notre première escapade à Rapture, on ne peut que saluer l’arrivée de nouveaux adversaires venus étoffer encore un peu plus un bestiaire déjà autrefois très convaincant. Ainsi, à la liste des chrosômes de type grosse brute, armé, plafonnier et houdini viennent s’ajouter les chrosômes enragés qui s’avèrent êtres des ennemis vifs et résistants. Mais la principale nouveauté de ce BioShock est qu’il propose deux nouveaux types de protecteurs : ceux de la série Alpha (celle dont Delta est issue) et les grandes soeurs. C’est surtout ces dernières qui attirent notre attention puisqu’elles, en plus d’êtres très réussies, se révèlent êtres des adversaires coriaces, véloces et particulièrement dangereuses.

Le jeu est découpé en neuf chapitres qui sont en réalité des niveaux de tailles diverses représentant des parties de la ville de Rapture qui n’ont, pour l’essentiel, pas été explorées dans BS1. L'aventure se veut encore plus linéaire dans cette suite puisque l’on ne peut pas revenir dans les niveaux visités après les avoir quittés. Malgré cela, la durée de vie est très proche de celle du premier opus, tablez raisonnablement sur une bonne vingtaine d’heures pour compléter le jeu de base à 100%.

Épreuves de protecteur

Si les amateurs de FPS compétitifs regretteront certainement l’absence du mode multijoueur de BioShock 2 présent sur PS3, le remaster du jeu compte dans ses rangs les deux autres extensions solo originelles. Dans la première, sobrement intitulée Épreuves de protecteur, le joueur a pour objectif de protéger une petite soeur dans différents lieux afin qu’elle puisse récolter un maximum d’Adam sur l’unique cadavre de la zone. L’intérêt de cette extension est fondamentalement liée à la façon dont le joueur s'adapte aux différentes contraintes d’armes et de plasmides imposées sur chacune des 36 épreuves (4 épreuves sur chacune des 6 maps du DLC, hors épreuves bonus) afin d’obtenir le rang le plus élevé possible.

L’Antre de Minerve, une extension de grande qualité

Nous voici cette fois-ci dans la peau du protecteur Sigma (issu lui aussi de la série Alpha) afin de faire face à une entité artificielle surnommée le Penseur. Si l’histoire se déroule dans un quartier inexploré de Rapture et en marge des événements narrés dans BioShock 1 et 2, les mécaniques de jeu elles, restent identiques. Ainsi, pour suivre correctement la trame scénaristique de ce DLC, le joueur va devoir récolter les nombreux enregistrements audios disséminés un peu partout dans cette partie de la ville dont l’existence était jusque là insoupçonnée. L'Antre de Minerve met en scène plusieurs personnages dont certains sont déjà bien connus du joueur (Andrew Ryan et Tenembaum) et d’autres qui font office de protagonistes principaux comme C.M. Porter et Reed Wahl. Sans vouloir trop en dévoiler, sachez que cette extension est riche en bouleversements et se termine en apothéose avec un twist final dont seul les développeurs de 2K ont le secret.

Pour le reste, on retrouve avec plaisir plusieurs petites soeurs qui sont sous la houlette d’un nouveau type de « monsieur P » : les protecteurs de type Lancier. Pour faire face à ces nouveaux adversaires ainsi qu’aux nombreux chrosômes qui errent dans les différents couloirs, Sigma a à sa disposition une nouvelle arme : le fusil laser doté de différents types de munitions, et un plasmide inédit : le plasmide Trou noir qui a le pouvoir de créer un vortex aspirant tout ce qu’il y a autour de lui. À titre informatif, sachez que ce modeste DLC a à lui seul une durée de vie d’une campagne solo Call of Duty, à savoir entre 5 et 7 heures pour en faire le tour à 100%.
Note : 5/5

Aspect technique du jeu

À l’instar de son prédécesseur, BioShock 2 se démarque avant tout par son ambiance oppressante et dérangeante incontestablement réussie. La bande-son quant à elle est encore une fois grandiose et s’appuie toujours sur des musiques jazzy des années 30 d’artistes tels que Pattie Page, Anette Hanshaw, Billie Holiday ou encore Django Reinhardt. Mention spéciale pour l’excellent Ten Cents a Dance de Ruth Etting. Le doublage français des différents protagonistes est une fois des plus remarquables ; celui de l’omniprésente Sophia Lamb est criant de justesse et ceux des personnages de second plan, tout aussi réussis. Il faut également saluer l’incroyable travail qui a été effectué sur chacun des 129 enregistrements disséminés dans la cité sous-marine ainsi que sur tout le sound design du jeu.

Rapture a changé... En dépit du fait qu'elle fut marquée par les événements qui se sont déroulés dix ans plus tôt, elle n’en demeure pas moins un incroyable lieu toujours aussi fascinant et dérangeant qu’à l’époque où Jack en fit l'exploration. Bien sûr, le plaisir de la découverte de la cité est sans doute moins grand qu’il ne l’a été lorsqu’on y entra la première fois dans le précédent BioShock, cependant le charme et la magie du lieu opère toujours autant. Artistiquement, le jeu ne souffre pas de la comparaison avec son ainé, bien au contraire, il sublime la formule. Le level design est toujours impeccable et fait encore un peu plus la part belle à l’exploration des lieux (chemins escarpés, cachettes, passages secrets, items variés à découvrir). Les différents intérieurs ont toujours autant de cachet et se marient à la perfection avec les différentes façades vitrées par lesquelles on aperçoit coraux, poissons et plus surprenant, protecteurs et grandes soeurs. À ce propos, plusieurs courtes excursions sous-marines en scaphandre nous sont proposées, ce qui permet de casser légèrement (ou accroître) le perpétuel sentiment de claustrophobie que l’on peut ressentir an arpentant les différents quartiers de Rapture.

BioShock 2 s’en tire plutôt bien graphiquement même si, à l’image du remaster de son prédécesseur, on est en deçà de ce que peut nous proposer une PS4. De la même façon, le jeu délivre un rendu global lissé, des textures plus fines, des effets de lumières travaillés et affiche un rendu global quasi-constant à 60 FPS et 1080p.
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Niveau gameplay, la principale nouveauté de ce BioShock réside essentiellement dans la possibilité qui est offerte au joueur d'utiliser un plasmide et une arme de façon simultanée. Ça n'a l'air de rien dit comme çà, mais cela fluidifie considérablement les phases de combats qui avaient tendance à être un peu hachées dans l'opus précédent. Pour le reste, les mécaniques de jeu sont les mêmes ou presque, ce qui n’est pas forcément un mal étant donné qu'elles ont déjà fait leurs preuves. Ainsi, le joueur a toujours la possibilité de choisir de quelle façon il souhaite progresser dans l’aventure : tantôt frontalement, armé de son plasmide électrique et de sa foreuse, tantôt discrètement, en piratant les machines ennemies par exemple afin de les retourner contre eux. Il est à noter que le système de piratage a changé lui aussi, le fastidieux mini-jeu de tuyauteries fait désormais place à un système demandant un peu plus de réflexes puisqu’il met en scène une aiguille défilant à toute vitesse que l’on doit arrêter dans une zone bien précise.

On prend toujours beaucoup de plaisir à utiliser les différents plasmides d’autant plus qu’ils disposent désormais d’un certain nombre d’effets secondaires une fois améliorés (ex : apparition de pièges à abeilles au niveau 3 du plasmide du même nom). Les combats contre les nombreux protecteurs sont toujours d’actualité mais là ou BioShock 2 se différencie de son ainé c’est que cette fois-ci, le joueur va pouvoir à son tour protéger les petites soeurs (s’il a décidé de les adopter) afin qu’elles puissent extraire un maximum d’Adam de certains cadavres. En ce sens, l'idée d'incarner un Big Daddy est très rafraîchissante d’autant plus qu’il va falloir faire face à de nouveaux ennemis de taille : les grandes soeurs. Celles-ci entrent en scène une fois que toutes les petites soeurs d'un même niveau ont été sauvées. Leurs arrivées sont toujours très stressantes et doivent être bien préparées (en posant des pièges par exemple) si l’on veut pouvoir sortir vainqueur des affrontements, surtout si l’on a préalablement désactivé les Vita-chambres. Ces protectrices sont en effet très résistantes et incroyablement mobiles comparées à leurs équivalents masculins, cela confère aux combats un moment de tension encore plus intense que les traditionnelles confrontations contre les habituels "boss" de la série (personnages antagonistes principaux et protecteurs).

En toute logique (mais à mon plus grand dam), les développeurs du jeu ont opté pour reconduire le système de résurrection instantanée qu'offrent les Vita-chambres. Comme ce fut le cas pour le premier BioShock, le joueur (Delta en l’occurence) peut revenir à la vie autant de fois que nécessaire pour éliminer un protecteur ou n’importe quel autre adversaire du jeu. Autrement dit, si vous avez déjà entamé la barre de vie d’un ennemi avant de mourir, vous pourrez reprendre le combat normalement sans avoir à le recommencer, comme si rien ne s’était passé… La gestion de la progression est d’autant plus maladroite qu’elle inclut encore une fois la possibilité de faire des sauvegardes autant de fois que le joueur le souhaite et ce, à n’importe quel moment… Enfin, à l’instar de son prédécesseur, BS2 dispose d’une re-jouabilité très correcte dans le sens où les choix moraux effectués par Delta au cours de l’aventure conduiront à six fins différentes (bonnes, neutres et mauvaises).
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Si vous avez platiné le premier BioShock, vous aurez surement constaté que la liste de trophées de ce second volet est très proche de celle de son prédécesseur. Ainsi, une bonne partie des trophées sont liés à la progression du joueur dans l'histoire. En parallèle, on retrouve les traditionnels trophées liés à la réalisation d'actions contextuelles comme par exemple, tuer 30 ennemis à l'aide de pièges ou encore, pirater 30 machines à distance. Les collectibles quant à eux apportent une véritable plus value au jeu dans le sens où ils permettent de diversifier le gameplay (postes d'amélioration d'armes et plasmides à dénicher) et de mieux comprendre la trame scénaristique plutôt complexe de ce deuxième volet (journaux audio). Pour pimenter un peu l'expérience de jeu, qui se veut pour le moins très accessible, on apprécie vraiment avoir à terminer le jeu dans la difficulté maximale et ce, sans utiliser de Vita-chambre. Enfin, pour le plus grand bonheur des chasseurs de trophées, sachez que le jeu est "platinable" en une seule partie.

Les choix moraux effectués ont encore une fois toute leur importance puisqu'ils débouchent sur plusieurs fins possibles même si ici une seule nous intéresse. En se montrant généreux envers certains antagonistes principaux et aimant envers les petites soeurs, le joueur devrait pouvoir y accéder sans obstacle majeur. En soi, ce ne sont pas les trophées pouvant être manqués qui posent problème, c'est plutôt le fait de ne pas pouvoir revenir dans les zones déjà visitées. En effet, si vous avez oublié une petite soeur ou raté un poste d'amélioration dans tel ou tel chapitre, il ne vous sera pas possible d'y retourner... alors que c'était pourtant le cas dans le premier opus. Autre exemple marquant : le type de chrosôme grosse brute sur lequel on doit terminer les différentes pistes de recherche n’apparaît plus après le troisième chapitre du jeu... pas vraiment l'idée la plus brillante des développeurs.

Le 100%

L'essentiel des trophées du premier DLC peut être décroché en obtenant le rang A dans chacune des épreuves de protecteur, ce qui n'a, disons-le, rien de très compliqué bien que cela demande un certain temps (cinq heures grand maximum) et une bonne préparation. En effet, poser des pièges, repérer les alentours et se servir à bon escient de l'arsenal à disposition devrait amplement suffire à protéger efficacement chacune des petites soeurs. Les épreuves sont sensiblement les mêmes, seules les restrictions d'armes et de plasmides diffèrent d'une épreuve à l'autre, ce qui confère aux actions à mener, il est vrai, une certaine répétitivité.

La petite liste de trophées de l'Antre de Minerve s'inscrit dans la lignée de celle du jeu de base. Ainsi, la moitié (quatre sur huit) d'entre eux sont liés à la progression du joueur dans l'aventure, deux, à la réalisation d'actions spécifiques, et enfin les deux derniers (qui peuvent être manqués), aux "collectibles" (six petites soeurs à trouver et dix robots de nettoyage à détruire). Et c'est bien ce dernier point qui peut poser problème car s'il est vrai que les trophées s'obtiennent de façon agréable et assez naturellement, on ne peut que regretter, à l'instar du jeu originel, qu'il ne soit possible de revenir dans la première zone du jeu après l'avoir quittée.
Note : 4/5

Conclusion

Alors oui, il est vrai que BioShock 2 ne bénéficie pas de l'aura de son prédécesseur ni de l'effet waouh lié à la découverte de Rapture mais il n'en demeure pas moins un excellent jeu, certainement plus maîtrisé, plus abouti et tout aussi captivant. Ajoutez à cela un DLC narratif grandiose, vous obtenez alors un remaster convaincant, à défaut d'être irréprochable.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17
Je recommande ce jeu : À tous

monsieurP_ (monsieurP_)

142
640
1502
4143