Test : Beach Buggy Racing


Beach Buggy Racing
  • 1
  • 3
  • 8
  • 34
Note des joueurs :
3.5/5 - 10 notes
Note des platineurs :
4/5 - 3 notes

Beach Buggy Racing

ps4


46 trophées au total
0 trophée caché

407 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 108 joueurs (27 %)
100% par : 108 joueurs (27 %)
Note du jeu
12/20
Discuter du test

Test du jeu
Beach Buggy Racing

  • Test rédigé par Platine le 24-06-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


♫ C'est la course à la plage ♪ (Ahou cha-cha-cha)
Bientôt les vacances ! Envie de soleil, de plaisirs estivaux ?

Beach Buggy Racing vous propose d'allier fun et dépaysement en conduisant prudemment sauvagement sur des plages de sable fin ou moult endroits exotiques vous permettant ainsi de fuir la morosité citadine.

Développé par Vector Unit, un petit studio Californien spécialisé dans les jeux iOS/Android, le jeu est à la base destiné aux téléphones. La société s'étant essayée à faire un portage -bien accueilli- d'un autre titre phare sur XboxOne, elle a compris qu'elle devait réitérer la chose avec son deuxième plus gros succès mobile, cette fois-ci sur les deux consoles current-gen.

Et notre chère PS4 affamée de titres aussi divers que variés avait bien besoin d'un MarioKart-Like, genre peu (ou pas) représenté sur cette dernière. Vous pouvez donc vous procurer l'opus uniquement en version dématérialisée sur le PS Store pour le prix plus qu'abordable de 9,99€.

Cet été, vous n'aurez besoin que d'une manette et de temps pour errer sur la plage (les missiles, les boules de feu et autres armes de destruction massive sont fortement recommandés). Ne cherchez pas à charmer les touristes... à 200km/h, on ne les voit pas.

Contenu du jeu


Affrontez jusqu'à 4 amis en multijoueur local
Pour un titre venant d'une plateforme mobile, qui ne dépasse pas 10€ et étant exclusivement en version dématérialisée, on pourrait s'attendre à un contenu plus que minime, un simple portage légèrement amélioré. On se tromperait lourdement tant le jeu offre de possibilités pour diversifier son plaisir (même si le fond reste la course).

Le mode Carrière nous propose 9 séries pour un total de 120 courses, ces dernières se disputeront sur 15 lieux différents et parfois sous forme de variantes. Contre-la-montre, suivez le leader, élimination et ruée seront aux côtés des traditionnelles courses contre des adversaires qui font l'essence même de ce genre de jeu. Chaque série ne se débloque qu'en battant un boss, qui n'est autre qu'un personnage à débloquer. Plutôt bien pensé mais vu la capacité de notre personnage de base, et celle de l'adversaire, on est vite désappointé. Surtout que nous ne possédons par course qu'une utilisation de notre pouvoir, contre une utilisation illimitée pour nos adversaires.

Il faut ajouter à la carrière le mode Championnats qui propose de concourir dans les 4 catégories de HP (HorsePower, comprenez puissance moteur) et ce pour chaque voiture (au nombre de huit). Chaque catégorie de puissance propose de piloter sur 4/6/8 et 10 pistes augmentant la durée avec la difficulté.

Enfin, trois autres possibilités minimes mais utiles pour étoffer le jeu sont : un système de Défi journalier qui consiste à relever un défi imposé différent chaque jour (tout est imposé, piste, pilote, voiture) et qui augmente les gains remportés si nous réussissons à les relever consécutivement, ainsi que les traditionnels mode Course rapide et Course en écran partagé en local.

Les pilotes sont au nombre de 10 et possèdent tous une capacité spéciale qui leur est propre et se révélera indispensable pour gagner certaines courses. Les voitures quant à elles ont des caractéristiques différentes, certaines offrant plus de rapidité quand d'autres compenseront ce manque par plus de maniabilité. On peut par ailleurs les customiser légèrement (peinture et stickers) afin de les rendre plus personnelles. Il faudra cependant dépenser beaucoup d'argent durement gagné en course pour améliorer efficacement les véhicules, et les sommes demandées sont disproportionnées comparées aux gains de victoires.

Notons que le jeu ne dispose pas d'un mode multijoueur en ligne, ce qui est dommageable à mon sens, l’intérêt de ce genre de jeu étant la confrontation, et pouvoir faire des parties mémorables entre amis PSN. A l'ère des jeux solo qui imposent de plus en plus de paramètres multijoueur, on ne comprend pas qu'un jeu avec un esprit de compétition ne nous donne pas la possibilité de nous mesurer au reste du monde. Le seul aspect compétitif présent se situe dans les temps/scores effectués qui pourront être comparés avec ceux de vos amis.

Le titre est exclusivement disponible en Anglais. Même si la barrière de la langue peut indisposer certains réfractaires à la langue de Shakespeare, sachez qu'il ne faut pas savoir la parler pour pouvoir jouer, les mots affichés étant des mots utilisés couramment dans notre langue, ou facilement compréhensible de par l'interface assez simple du soft.


Avec les possibilités diverses de courses offertes par le titre et les améliorations de véhicules, on a un contenu honorable pour le prix, sachant que c'est un simple portage. Petit bémol pour le manque de mode multijoueur et la langue imposée.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Il faudra vous battre jusqu'au bout. La première place n'est jamais acquise
Niveau graphisme, on retrouve l'esprit du genre. C'est à dire un visuel "cartoonesque", que cela soit au niveau des circuits, des pilotes ou des véhicules. Et on ne demande rien de plus, car le rendu colle au côté décalé que doit avoir un MarioKart-Like. On note même un effort fait sur le rendu de la lumière et quelques détails visuels comme le brouillard, ou la neige sauvagement éjectée par une nuée de véhicules qui dérapent. Il n'est pas recensé de bug lié aux graphismes sur ce jeu et c'est plutôt rare pour le souligner.

L'ambiance sonore quant à elle est plutôt correcte. Qu'il s'agisse du bruit des moteurs vrombissants ou des effets des bonus, ils sont assez réussis. Le problème serait peut-être la musique en fond quand on conduit qui tourne sur deux morceaux et c'est tout.
L'avantage revient à certains effets sonores survenant quand on percute un pingouin ou un yéti (entre autres exemples) qui sont tout aussi cartoonesques que l'aspect visuel, permettant ainsi de rester dans l'ambiance. En effet, percuter un pingouin et l'entendre faire pouic comme un jouet pour chien éveille en nous cette envie de ratisser la banquise :devil:

Seulement, ce jeu n'est pas parfait, et la jouabilité nous le rappelle. La prise en main du soft est très facile au début du jeu, quand les voitures sont peu puissantes. Mais au fur et à mesure que les chevaux augmentent, la voiture devient quasiment incontrôlable à pleine vitesse sur certains circuits. Le pire survient sûrement lorsqu'après avoir cogné un mur, ou encore effectué un saut, on se retrouve avec la voiture sur le côté. On est obligé d'attendre que le jeu daigne nous remettre en piste, car il est impossible de faire un reset et de réapparaître : le jeu décide seul, et certaines fois c'est long, assez pour que les adversaires prennent un temps d'avance conséquent. Néanmoins, je nuancerai mes propos en disant que dans l'ensemble la jouabilité est plutôt correcte pour un titre pensé avant tout pour téléphone et monté par une dizaine de personnes. Et à force de pratique, l'impression négative s'estompe légèrement, mais tout de même pas assez pour passer outre la multitude de petits défauts.

Souvent, le problème majeur de ce genre de jeu, c'est que l'IA est extrêmement forte, voire irréprochable. Et quand bien même nous effectuerions une course parfaite, on se rend compte que les adversaires respirent d'assez près la fumée de nos pots d’échappement pour ne pas nous laisser de droit à l'erreur. Un comble quand on sait que le premier est la cible à abattre, et qu'ils ne se gênent pas pour essayer. Ajoutons à cela que chaque sortie de route/attaque ennemie se soldera par une réapparition sur la piste à l'endroit où vous avez subi votre mésaventure, et lorsqu'on lance une attaque sur un adversaire, il réapparaît parfois (pour en pas dire souvent) à côté de nous, voire devant. Sachant qu'on roule, cela veut donc dire qu'il gagne presque 30 mètres, excluant presque toute tentative d'élimination d'un adversaire devant la ligne d'arrivée : il gagnerait autant (voire plus) de terrain qu'en roulant tranquillement.

Finissons sur une bonne note, il n'existe à ce jour aucun bug récurrent sur Beach Buggy Racing pouvant gêner le plaisir de jouer. Il n'a été rapporté ni freeze, ni lag. Il m'est toutefois survenu un crash du jeu et je me suis retrouvé avec 4 heures de jeu qui n'ont pas été sauvegardées mais je ne saurai dire si cela venait du jeu ou de la console. Attention toutefois car le manque de retours ne signifie pas en soi une absence totale de problèmes.


Avec des graphismes plutôt propres, un travail sonore soigné, et aucun retour négatif concernant des bugs, le jeu est plutôt correct. Mais la jouabilité et l'IA pourront parfois élever le niveau de stress.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Mars offre une sensation différente en mêlant partie normale et partie en semi-apesanteur.
Le jeu offre une durée de vie acceptable pour le prix, il faut compter entre 12 et 16 heures pour finir toutes les courses (carrière et championnats) et encore, cela dépend du niveau de chacun. Le total pouvant doubler ou même tripler pour les personnes moins à l'aise avec la jouabilité et le genre de ce jeu.

La prise en main est plutôt facile, puisqu'il suffit de conduire son véhicule tout en appuyant de temps à autres sur (croix) afin d'envoyer son bonus. Le pilotage ensuite ne dépend que du joueur et de sa capacité d'anticipation. Il sera aisé pour n'importe quel joueur de lancer le jeu et y prendre du plaisir.

Du moins, jusqu'à ce que la frustration ne se fasse ressentir. Cette dernière survient quand les problèmes cités dans la précédente section apparaissent (entre autre). Il est concevable d'être frustré sur un jeu, car après tout, on demande sans cesse plus de difficulté au sein de notre passion.

Seulement, notre désir est avant tout que la difficulté soit réelle et intégrée volontairement au jeu, et que par conséquent on puisse la surmonter à force de pratique et d’expérience acquise. De ce fait, quand on perd sa 1ère place parce qu'on a passé 5 secondes à attendre d'être replacé, ou qu'on perd autant de temps à repartir car la voiture lève l'avant dans les catégories les plus élevées, on est forcement frustré. Cela pourrait passer, mais comme dit plus haut, l'IA est limite parfaite, et cela ajoute au capital stress, car ils ne subissent pas les désagréments de l'attente, ou du départ ralenti.

S'ajoute à ceci le fait que prendre un raccourci et se faire éliminer en le parcourant nous replace sur la piste "officielle" un peu après l’embranchement menant au raccourci. En somme, si on est à la fin du raccourci, on est replacé presque au début, mais sur le chemin normal, ce qui est tout aussi frustrant que le reste.

On finit souvent par gagner à force de refaire encore et encore la même piste, mais pas seulement grâce à nos capacités (bien que cela soit possible durant certaines courses), il faut aussi beaucoup compter sur la chance. La chance d'avoir un vrai bonus utile (le boost étant souvent octroyé mais souvent inutile), la chance d'avoir une IA qui pousse les adversaires à se combattre entre eux, la chance d'avoir le bonus bouclier à chaque fois quand on est premier...

Bien sûr, ce ne sont pas les seuls problèmes constituant des facteurs de stress qui existent sur ce jeu, mais les principaux. Et le cumul de tous ces petits désagréments nuit grandement au plaisir de jouer, au point que beaucoup de joueurs délaisseront le jeu rapidement, par dépit, ou de colère, pour n'y retourner qu’occasionnellement entre amis, ou avec 10 minutes à tuer.

Pour conclure, le titre souffre cruellement du manque d'un mode multijoueur en ligne, le principe même de ce genre de jeu étant le plaisir de jouer contre de vraies personnes une fois la carrière terminée (voire avant et pendant). En effet, l'être humain étant imparfait, les courses exclusivement composées de vrais joueurs deviennent plus attractives de par leur caractère indécis. Et quand on lance un MarioKart-Like, c'est souvent ce que l'on cherche... Le combat pour la victoire.


Avec une durée de vie plus qu'acceptable et une prise en main aisée, le plaisir sera au rendez-vous. Bien que ce dernier sera grandement réduit par les problèmes de jouabilité, l'IA et le manque de multijoueur, qui aurait offert plus de diversité.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Certains trophées sont ridiculement simples quand d'autres sont ridiculement exagérés dans leurs conditions d'obtention
Beaucoup de trophées sont liés aux différents modes, demandant simplement de gagner partout, ce qui n'est pas choquant en soi, et ne demanderont pas un temps de jeu énorme. Le plaisir associé à l'obtention de ces derniers sera forcément en étroite accointance avec le plaisir de jouer, mais la satisfaction de les débloquer atténuera une quelconque frustration accumulée au cours de votre évolution.

Hélas, les développeurs, quand ils se sont réunis, ont sûrement pensé qu'il serait de bon ton d'offrir du challenge aux joueurs en incluant des trophées contextuels et cumulatifs. Jusque-là, aucun problème, mais les trophées contextuels ne reposent que sur la chance d'obtenir un bonus, et le lancer sur des adversaires qui en subissent un autre. Autant dire qu'on ne cherche pas forcément à les avoir puisqu'on ne peut influer sur les données d'attribution des bonus. Toutefois, 6 ou 7 trophées pourront être acquis en mode écran partagé avec une deuxième manette.

Les trophées cumulatifs sont tout aussi pénibles à avoir. Demandant de percuter 20/50/100 ou encore 500 fois des animaux/objets, ces trophées vont à l'encontre même du genre du jeu, à savoir courir pour gagner (et donc éviter de percuter le décor). La palme revient au palmier qu'il faut déraciner 500 fois, sachant qu'on finit le jeu avec à peine une centaine de ces derniers couchés sur le sable.

Deux trophée cumulatifs achèvent de nous dépiter. Il faudra conduire sur 9000 kilomètres et obtenir 1 000 000 de pièces. Autant dire qu'une fois le jeu fini, et tous les autres trophées acquis, il ne reste que ceux-là, et qu'on est loin d'atteindre l'objectif. Pour exemple, ayant fini toutes les courses, il me reste 7300 kilomètres à parcourir et 800 000 pièces à obtenir.

L'ultime affront fait aux chasseurs que nous sommes se situe dans un paramètre assez fourbe. Il faut finir les courses pour valider l'augmentation de nos statistiques. Trouver un lieu de farming et relancer en pleine course effacera toute les statistiques depuis le début de ladite course. On a donc une moitié de trophée obtenable presque sans effort au gré de notre avancée, et l'autre moitié qui nécessite de faire encore et encore les mêmes courses afin d'atteindre le platine. La redondance et le manque d’intérêt font vite leur apparition. Et c'est dommage car cela nuit grandement au titre, seuls les plus obstinés des chasseurs iront chercher le platine, les autres abandonneront l'idée de finir le jeu.


Avec des trophées tombant au fil de la progression de la carrière et d'autres étant déblocables en écran partagé, ou dans divers mode, on prend un minimum de plaisir. Puis on prend du déplaisir à essayer d'obtenir le platine, la redondance s'installant fatalement en atteignant l'objectif des trophées cumulatifs.

EDIT 17/12/2015 : Après avoir subi la grogne des joueurs pendant plusieurs mois, le studio s'est décidé à sortir un patch qui réduit considérablement le seuil à atteindre pour les 2 trophées les plus longs. Il ne faudra plus rouler jusqu'à 9300 kilomètres mais seulement 2 000. Et le seuil concernant les pièces s'est vu abaissé de plus de la moitié. Ceci réduisant par la même occasion le temps passé à faire la même chose et aussi le sentiment de frustration. Note de section remontée à 3/5.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

Beach Buggy Racing est un bon jeu pour mobile, mais le portage n'a pas été repensé pour console. La différence entre le prix des améliorations et les gains de victoires en est l'exemple flagrant. Le jeu contentera les joueurs occasionnels, ceux désireux de posséder un MarioKart-Like, et frustrera souvent les autres. Les chasseurs de trophées seront ravis de la liste s'ils ont un peu de chance et de patience, les autres passeront à l'occasion sur le jeu pour avancer vers le platine.
Néanmoins, n'oublions pas que le studio ne compte qu'une dizaine d'employés et que c'est un portage d'un free-to-play avec une liste de trophées. Si nous tenons compte de ce facteur, on est déjà plus indulgent. Et puis, dans l'ensemble, il y a beaucoup de choses positives aussi. Le contenu pour le prix atténue le goût amer que laissent les quelques défauts et la redondance, ce qui explique que ce jeu trouve sa place dans la moyenne. Ni plus, ni moins. Même si un mode multijoueur en ligne aurait grandement contribué à en faire un titre meilleur, il est distrayant à petites doses et trouve son sens entre amis.

Je recommande ce jeu :
Aux enfants, Aux spécialistes du genre, Aux curieux