Test : Batman : The Telltale Series


Batman : The Telltale Series
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Note des joueurs :
4/5 - 139 notes
Note des platineurs :
4/5 - 132 notes

Batman : The Telltale Series

ps4


31 trophées au total
0 trophée caché

5525 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 4576 joueurs (83 %)
100% par : 4576 joueurs (83 %)
Note du jeu
12/20
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Test du jeu
Batman : The Telltale Series

  • Test rédigé par Pelotedeneige le 17-12-2016 - Modifié le 17-12-2016



Introduction


C'est ici, dans cette fameuse ruelle, que tout a tragiquement commencé. Mais qui a tué les parents de Bruce ? Et pourquoi ?
"La chevalerie, c'est avant tout l'abnégation." - Arthur Pendragon

Plus que jamais opportuniste, le studio californien Telltale Games sait flairer les bons filons. Après avoir fait ses armes et gagné ses galons à travers la série épisodique The Walking Dead, la firme récidive en s'acoquinant avec d'autres licences ayant le vent en poupe, histoire de surfer sur la hype et de s'assurer de faire un carton. Ainsi, à la suite de sa collaboration avec Gearbox pour accoucher de l'excellent Tales from the Borderlands et de son rapprochement avec HBO pour donner naissance à un dérivé de Game of Thrones (pour ne citer que ces exemples là), les développeurs jettent leur dévolu sur le justicier de la nuit au blason vidéo-ludique redoré par les britanniques de Rocksteady après des productions aux qualités oscillatoires. Leurs velléités proclamées au cours des Game Awards 2015, il ne leur restait plus qu'à transformer l'essai déjà bien séduisant pour certains. La production présente ne déroge pas aux bonnes habitudes de Telltale puisqu'elle s'échelonne sur cinq épisodes disponibles à l'achat unitaire ou d'un seul bloc par le biais du Season Pass.

Tout commence par un braquage au cours duquel, évidemment, le héros ailé intervient pour mettre hors d'état de nuire la troupe de mercenaires à son origine. C'est alors que le justicier fait la rencontre d'une féline insaisissable à la souplesse aguicheuse qui ne se trouve pas là par hasard. Après échange d'amabilités en haut d'un toit, la belle finit par échapper aux serres griffues de Batman, se défaisant lui-même d'un Gordon passablement pressé de lui passer les menottes. De retour au Manoir Wayne, notre avatar se mue en Bruce, légèrement en retard pour un gala organisé à l'attention de son ami Harvey Dent, candidat à l'élection municipale de Gotham City, à qui il compte bien apporter et officialiser son soutien. Arrive un membre de la pègre locale, Carmine Falcone, dont l'intervention va bouleverser le reste de la soirée ... et les jours à venir.

Contenu du jeu


D'un classicisme un peu trop ronflant, le Batman de Telltale propose d'incarner les deux facettes d'une même personne.
Tel Telltale

Rien de bien surprenant ni même de transcendant lorsque l’on connaît la patte Telltale puisque le studio s’en tient à sa formule de base : un développement de la trame scénaristique accentué au détriment d’un gameplay réduit au minimum. On se retrouve donc dans une histoire qui propose des dialogues à choix multiples, dont la faible portée commence à devenir légendaire, couplés à des phases de Quick Time Event pour pimenter un peu les scènes d’action. Comme à l’accoutumée, ce Batman se rapproche davantage du film interactif que du véritable Point & Click en délaissant le contrôle direct sur le personnage et son environnement pour ne nous solliciter que ponctuellement à des endroits préétablis. Une chose dont on ne saurait lui tenir rigueur dès lors que l’on connaît le passif du développeur.

Malgré tout, un brin de nouveautés vient s’imbriquer dans la monotonie et la prévisibilité de l’expérience proposée par les artisans. Le titre insère des phases d’enquêtes qui requièrent de relier deux éléments entre eux afin d’établir une déduction permettant de comprendre de manière progressive ce qui s’est passé sur les lieux. Une fois l’ensemble des connexions établies, le héros masqué visualise l’intégralité de la scène pour embrayer sur les représailles. Cette mécanique se voit également intégrée aux combats qui autorisent de petites variations dans les approches. Vous pouvez, de fait, balancer un homme armé contre un mur ou prévoir de lui éclater la mâchoire contre une table avant de réserver un sort tout autre à son acolyte. Une fois le destin des scélérats scellé sous votre masque, ne reste plus qu’à presser les touches dans le grand intervalle de temps laissé à votre discrétion. On note enfin la présence de mini-jeux destinés à dénouer une situation bien précise mais qui ne mangent pas de pain.

Double Face

Les concepteurs nous l’ont dit : la nouveauté ici, ou plutôt l’intérêt de la production, réside dans la possibilité d’incarner à la fois le justicier masqué, plus grand détective du monde, et son pendant diurne, la personnalité publique et playboy milliardaire Bruce Wayne. Dès lors, l’on va s’attarder non plus uniquement sur la façade froide et implacable du vigilante mais également sur l’humain, en proie aux doutes, fragile et meurtri par des événements survenus par le passé et dont il n’avait connaissance. La proposition a le mérite d’offrir un contenu différent des projets estampillés Rocksteady (les Batman Arkham) dans la mesure où elle en exploite une facette peu usitée. Une manière d’attirer des joueurs probablement rassasiés vers elle et c’était probablement la chose à faire. Le jeu en profite également pour revisiter l’univers archiconnu du chevalier de DC et en propose une autre vision, peut-être plus personnelle ou en tout cas moins attendue qui va donner un petit coup de fouet au derrière que ne renierait pas Selina.

Ainsi, on alterne entre le costume fringant et classieux et la tenue blindée marquée du sceau du chiroptère pendant deux ou trois heures par épisode, soit une durée de vie totale oscillant entre dix et quinze heures, grand maximum. Les énigmes, si on peut appeler ça ainsi, évoquées plus haut, de même que les puzzles (là encore, difficile d’utiliser une telle dénomination) ne vous retiendront pas très longtemps et ont vocation à vous divertir plus qu’à vous faire réellement réfléchir. Ne vous attendez pas non plus à voir émerger de grands embranchements en fonction de vos décisions. Votre emprise sur le scénario se révèle très ténue et tout se déroule comme Telltale l’a souhaité. Attention, il existe bien des nuances dont certaines assez intéressantes mais cela s’avère insuffisant pour nous faire espérer devenir acteur d’une histoire dont on ne reste que le figurant. Malgré tout, les développeurs parviennent à distiller des choix suffisamment cornéliens pour que l’illusion fonctionne et que l’on se sente impliqué. Dommage que tout ceci se voie écorné par une traduction française bancale et partielle qui, en plus de ne pas fournir le bon contexte pour permettre une compréhension correcte, devient inexistante une ligne de texte sur deux sur les derniers chapitres (on exagère à peine).

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Moteur un peu poussif, QTE généreux et sans conséquences ... on commence à connaître la chanson.
Bas les masques

Si l’on s’attarde sur la technique pure et dure, on ne peut que constater le vieillissement d’un moteur de jeu qui devient poussif. Quelques ralentissements sont à noter sur certaines séquences un peu plus pêchues, visibles notamment sur le dernier épisode pour lequel des malheureux ont rencontré des crash. A croire qu'il a été finalisé dans l'urgence. Par ailleurs, on commence à percevoir les limites d’un engin qui ne parvient pas à se renouveler. Non pas qu’il soit à la ramasse ou sous performant (encore que) mais plutôt qu’il n’arrive pas à proposer autre chose visuellement parlant. L’esthétique Telltale colle, certes, parfaitement au propos puisqu’elle rapproche la production des comics (bien que trop sage pour cadrer parfaitement) mais la rigidité des déplacements et ce trait de crayon noir appuyé commencent à peser pour peu que l’on ait fourré son nez dans le catalogue du studio. La modélisation des protagonistes demeure honorable et les réactions de surprise du héros masqué, par exemple, ne manquent pas de faire sourire tant elles le font paraître issu du dessin animé. Les performances vocales de Troy Baker et Laura Bailey restent quant à elles très plaisantes à écouter avec un Bruce plutôt tempéré même dans l’agacement et une Selina indéniablement sensuelle et joueuse. Sans oublier les autres comédiens qui répondent présents de leur côté. Au final, on se trouve devant une prestation bien trop convenue, ne gommant pas les défauts des prédécesseurs, mais néanmoins respectable dans l'ensemble.

Dans la mesure où le gameplay se voit réduit à sa plus simple expression, difficile de palabrer des heures à son sujet. Les QTE apportent du dynamisme et contrastent avec les phases de dialogue ou de recherche d’indices qui, en dépit d’un brin d’investissement, maintiennent parfois difficilement l’attention. Plus que dans les autres opus, la fenêtre de temps pour tapoter la ou les boutons requis (car oui, on dénombre des combinaisons de deux) se transforme en véranda avec des ralentis du plus bel effet mais qui, cumulés entre eux, hachent les affrontements et en réduisent considérablement l’énergie au profit d’une accessibilité perceptible. Si un loupé occasionne dans de rares cas un Game Over, il se révèle pour la plupart du temps sans dommage, d’autant plus que vous avez le droit, quelques fois, d’appuyer sur la mauvaise touche pour vous rattraper dans la demie seconde d’après. Les développeurs en profitent pour revisiter l’interface en ajoutant des flèches directionnelles courbées et une jauge au logo de la chauve-souris dont l’affligeante inutilité sera abordée plus bas. Les moments d’enquête, potentiel point fort du jeu car délaissés ou sous-exploités dans les précédents AAA du redresseur de torts à la cape, paraissent complètement anecdotiques tant la difficulté pour en venir à bout frôle le néant. Bref, avec une technique qui commence à dater et des mécaniques qui, à défaut d’apporter de substantiels changements, peinent à se perfectionner, on n’est pas à la fête.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Frustration et impuissance émergent des phases d'enquête simplistes et des dialogues/choix anodins.
Capé comme jamais

Non, non, non, non et non. C’est presque d’un poing aussi lourd et implacable que celui de notre avatar ambivalent que l’on souhaite marteler l’accoudoir de son canapé. Car de ce Batman émerge de nombreuses frustrations issues non pas d’erreurs à proprement parler mais plutôt de manquements de la part des artisans que l’on n’arrive pas à comprendre et surtout à tolérer. Le premier survient de cette nouveauté implémentée, que l’on va nommer la Bat-jauge. Son remplissage s’effectue à chaque fois que vous réussissez un QTE dans le timing permissif imparti de même qu’elle se vide partiellement au moindre échec. Son incidence sur le combat ? AUCUNE ... ou presque. Certains arguent qu'elle permet d'effectuer un coup final puissant sans que cela ne soit officiel. Alors pourquoi en avoir mis une ? Pour faire joli. C’est tout. Il y avait moyen d’apporter des variations dans l’affrontement, de donner accès à d'autres opportunités au fur et à mesure de sa montée ou de rater automatiquement une action si jugée trop basse mais rien. Le néant absolu. Quel intérêt ? L’incompréhension prédomine et c’est avec beaucoup de regret que l’on constate la sous-exploitation d’une idée qui avait un semblant de potentiel. Même son de cloche pour les connexions lors des phases dynamiques. Peu de choix s’offrent à nous lorsqu’il s’agit de relier un ennemi à un élément de décor. D’accord, nous ne sommes pas en présence d’un jeu d’action pur et dur mais cette limitation tend à décevoir. D’autant que les possibilités sont là. Parmi les deux options à notre portée, l’une aurait pu être plus difficile à exécuter à la manette mais récompensée par une conclusion plus avantageuse. Il y a tant à faire.

Et que dire de l’investigation, donnée telle un jouet à un enfant en bas-âge pour qu’il puisse faire mumuse. Les indices à rapprocher les uns des autres (toujours par paire sinon c’est trop compliqué) demandent à peine un bref moment de réflexion. Au pire des cas, il suffit de procéder à tâtons jusqu’à ce que cela finisse par sourire. Au final, on se sent benêt, presque rabaissé par des gens qui estimaient peut-être que nous n’aurions pas pu résoudre plus complexe ou qui souhaitaient tellement jouer la carte de l’accessibilité que cela en devient finalement insultant. Nous sommes censés incarner le plus grand détective du monde, seulement, on nous met face à des enquêtes pouvant être résolues par Alfred. Autant se recycler dans le service de coupes de champagne. Quid d’un sablier virtuel ? On nous annonce la venue prochaine de personnes extérieures sur notre scène de crime. Il aurait été possible d’exiger une résolution sous chronomètre avec un impact sur la trame en cas de résolution ratée ou incomplète. Ben non. Et rebelote pour les mini-jeux. Faites tourner le premier échantillon d’ADN dans un sens, récidivez sur le deuxième en le pivotant légèrement et boum … vous tenez votre antidote. Magique. Bien sûr, proposer des casse-tête de la trempe d’un Day of the Tentacle serait contre-productif vis-à-vis du récit interactif qui doit plus que jamais demeurer fluide, d’une part, et au regard du public si habitué à ne pas buter sur le moindre caillou qu’il ne faudrait pas le perdre en route, d’autre part. Mais on incarne Batman bon sang, pas l’inspecteur Gadget.

C'est mon choix ?

Telltale parvient toutefois à capter notre attention avec une partie de son casting que le studio a pris le temps de revisiter. Si le jeu du chat et de la (chauve) souris entre les deux amateurs de cuir ne surprend guère, le choix d’apporter un passé plus sombre à la famille Wayne dénote de ce que l’on peut connaître du héros, même si cela demeure un aspect évoqué dans certains comics. Car l’existence de Batman puise son fondement dans sa soif de revanche et de justice issues de la mort des parents de Bruce et qui le pousse à éradiquer toute criminalité. Dès lors, présenter les membres de sa famille comme des malfrats remet en question sa légitimité et tout son combat concomitamment avec les moyens qu’il emploie pour les mener. Les développeurs prennent également quelques libertés sur l’apparence du Pingouin ou même l’origine du méchant principal que l’on ne voit pas venir. Et même avec les personnages que l’on connaît par cœur, ils entretiennent un semblant d’espoir. Lorsque l’on voit un Harvey Dent tout gentil, on se surprend à mettre les formes pour éviter la transformation même si d’autres, moins naïfs, n’y verront que duperie entretenue. Au final, tout est réalisé pour ne pas trahir un univers bien établi tout en cherchant à surprendre et cela fonctionne globalement, bien que les puristes diront qu’ils n’ont pas réinventé l’eau chaude.

Malheureusement, tout ceci vient s’insérer dans un récit écrit à l’avance qui n’évolue pas en fonction de vos choix. Certains demandent plus d’implication que d’autres et tiraillent au point de provoquer une grande satisfaction à prendre parti, de manière plus ou moins radicale. Mais le soufflé retombe aussi vite lorsque l’on constate que le cliffangher de fin d’un épisode se voit balayé d’un revers de la main dès le commencement du suivant ou que deux alternatives nous mènent à la sortie d’un bâtiment quoi qu’il arrive. Bis repetita avec les dialogues dont l’impact se révèle aussi important sur le monde qu’un pet de mouche. « Bidule se souviendra de cela », nous dit-on dans le coin de l’écran. Que nenni. Que vous décidiez d’apporter une réponse abrupte ou mielleuse, votre interlocuteur n’en modifie pas sa façon d’agir dans le futur pour autant. Show must go on, comme le disait le moustachu. Le plaisir réside alors dans l’interprétation et il est bien présent. On ressent un réel amusement à s’investir dans notre rôle. Dommage que cela ne se concrétise pas véritablement de manière plus prononcée.

Cela étant, les variations existent. Double-Face n’apparaît pas automatiquement … physiquement parlant en tout cas car la schizophrénie de Dent demeure bien présente. Oui, vous pouvez décider d’aller flanquer une rouste magistrale à votre pire ennemi du moment ou vous rendre à votre manoir qui requiert assistance. Vous allez alors jouer un pan d’histoire bien spécifique que d’autres ne verront pas. A notre grand dam, l’embranchement ne persiste pas et finit par rejoindre le rail central pour dessiner cette seule et unique voie dont on aimerait se déporter plus radicalement. Quelques-uns ne manqueront pas de dérouler à nouveau l’intrigue pour constater le changement et cette attraction se comprend aisément. La lueur de leurs yeux à cette deuxième lecture s'estompera pourtant bien vite. Mentionnons pour finir une rigidité qui s’inscrit même dans le gameplay. Le titre est tellement scripté qu’il intervient jusque dans les phases de combat, déjà chorégraphiées. Réussissez le QTE affiché à l’écran et votre personnage encaisse une bouffe en pleine poire. Parfois, plusieurs fois d’affilée. Ou alors il échoue à utiliser un gadget alors que votre exécution reste parfaite. Ai-je appuyé correctement ? A quoi bon s’échiner à réaliser tout cela, si mon personnage morfle obligatoirement ? Pourquoi me proposer d’intervenir alors que je n’ai pas réellement la main ? Telles sont les questions que l’on se pose tout du long et qui entachent, un peu plus chaque fois, notre progression.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Contrairement à Bruce, vous n'aurez pas le moindre effort à produire pour venir à bout de la nuit. Pensez-vous avoir été le vrai Batman ?
Je suis l'ennui

Le plaisir à décrocher le sacro-saint Platine dépend grandement des individus. Certains apprécient de pouvoir débloquer l’intégralité des trophées sans fournir quelconque effort, juste en complétant le jeu jusqu’au bout, tandis que d’autres vont pester à la vue de cette trop grande facilité, d’autant qu’il y avait quelque chose à faire. Revenons en effet à cette Bat-jauge (pardon de faire une fixation dessus). Il aurait été possible d’ajouter une récompense demandant de la remplir entièrement au minimum une seule fois au cours d’un combat, synonyme de séquence de QTE intégralement réussie la plupart du temps. Un semblant de défi ajoutant du piquant et susceptible de rendre partiellement moites quelques mains non gantées. Idem pour les phases d’enquête. Pourquoi ne pas avoir inséré une breloque pour la résolution d’une scène de crime en reliant des indices sans commettre la moindre erreur. On ne demande qu’un petit frémissement pour changer de la routine. Mais Telltale est bien malin. Un Graal bleuté accessible à tous, c’est autant de chance d’attirer dans ses filets les chasseurs les plus frileux, timorés et gloutons.

Impossible également de ne pas évoquer l’absence de coupes virtuelles corrélées à une seconde lecture, motivée par la découverte de scènes alternatives. Certaines décisions ne nous ménagent pas et le studio aurait pu nous demander d’en visionner l’opposé mais il ne le fait à aucun moment. Parfois, on en vient à se demander si la démarche n’est pas purement volontaire et que les développeurs ne souhaitent pas, au fond, que l’on découvre le pot-aux-roses, ce simulacre de jeu vidéo dont on est supposé être le héros mais au sein duquel on ne demeure qu’un pion. Pousser à la relecture devrait constituer le fondement même de l’expérience. Si la liste des trophées ne nous sollicite pas, c’est qu’il existe sans doute une raison.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

La même soupe, tiédasse, servie avec une préparation identique en modifiant toutefois quelques ingrédients. Le savoir-faire culinaire du paresseux Telltale commence à montrer ses limites et son manque de créativité allié à des lacunes techniques finiront par avoir raison de notre appétit qui se comblera désormais au troquet d'en face. A moins que le studio ne se décide à bousculer grandement sa formule que nos estomacs peinent à digérer.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux chasseurs de trophées/platine facile