Test : Assassin's Creed Chronicles : Russia


Assassin's Creed Chronicles : Russia
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Note des joueurs :
4.3/5 - 4 notes
Note des 100% :
4.3/5 - 3 notes

Assassin's Creed Chronicles : Russia

ps4


17 trophées au total
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104 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 34 joueurs (33 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Assassin's Creed Chronicles : Russia

  • Test rédigé par Platine le 16-02-2016 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Bienvenue en Russie, Camarade ! Viens participer à la Révolution et visite les steppes chaleureuses de la Mère Patrie.
"C'est mon père qui voulait cette vie, pas moi. Il est venu dans ce pays avec un rêve et a fait de la Narodnaya Volya sa cause. Je ne sais pas si j'ai la force de servir l'Ordre des Assassins comme il le fit."

Un mois après la sortie du deuxième volet de la saga des Assassin's Creed Chronicles, voici venu l'opus Russia.
Épilogue d'une trilogie voulue différente des autres jeux de la licence phare d'Ubisoft, ce jeu est en 2.5D et propose des graphismes différents de ce que nous avons l'habitude de voir en 2016. L'univers tout entier est d'ailleurs à part, tant visuellement que pour l'ambiance sonore ou la jouabilité. La saga sonne comme un interlude reposant et distrayant entre deux sorties d'un opus plus "conventionnel" de la licence (qui nous le savons maintenant n'arrivera pas avant 2017).

Disponible exclusivement sur le PS Store au prix de 9€99, le jeu est vendu seulement en version dématérialisée. Vous pouvez cependant vous offrir l'ensemble des trois jeux de la saga Chronicles en version boite (ou téléchargement) pour un prix avoisinant les 30€.

L'assassin que nous incarnons se nomme Nikolaï Orelov. Fils d'immigré, ayant grandi avec un père devenu assassin en Russie, il baigna dans les préceptes de la confrérie depuis toujours. Devenu adulte, il commença à remettre en cause certaines idées, à vouloir protéger sa femme. Mari aimant, il fit l'expérience de la mort d'un enfant, ce qui le laissa empli d'une peine immense, et d'un doute quant à son destin.

Après avoir chassé pour la confrérie un artefact des Précurseurs possédé par le Tsar lui-même, il fût confronté à une explosion gigantesque, ce qui détruisit le Bâton d'Eden. Il en retrouva un fragment et le porte depuis ce jour autour de son cou.

Nikolaï vit un espoir dans la naissance d'un autre enfant, une petite fille. Et il commença à céder à ses doutes, à ses peurs. Il décida de mener une dernière mission pour la confrérie, puis il partirait en Amérique avec sa famille, pour des jours meilleurs. Seulement en cherchant le coffret d'Ezio perdu du temps de Shao Jun, il rencontra une jeune fille, Anastasia. Notre histoire prend ses marques à ce moment...

Contenu du jeu


Le mode Salle de défi est un ajout plutôt bien pensé. Dommage qu'il ne soit pas plus étoffé.
Une fois encore, le contenu proposé pour l'opus russe ne change pas beaucoup comparé à ses deux grands frères. Il a simplement été adapté à la région, au contexte et à l'époque. Ainsi, nous nous retrouvons à voyager parmi les Bolcheviques avec notre fusil de précision, qui nous sert d'arme de lancer, et d'arme d'attaque/de contre (grâce à la jolie baïonnette au bout) et nos grenades fumigènes. Le sifflement présent depuis le premier jeu de la saga est toujours là. Les fléchettes/bombes de distraction (qui imitait sûrement le cri du canard à col vert) ont tout bonnement disparu pour faire place à un outil plus moderne, et qui se veut moins discret. J'ai nommé le treuil mécanique...

Certains d'entres vous s'imaginent déjà avec un outil énorme et ont peur que le prochain assassin n'utilise une dépanneuse ?! Rassurez-vous, sous ce nom archaïque qui ne laisse que peu d'imagination, nous avons en fait un bracelet discret, servant à arracher des grilles et autres objets gênants, mais surtout, il est possible d'utiliser l'électricité avec cet engin (et je vois déjà les plus sadiques d'entre vous sourire). Initialement, cette option se destine à arracher ou surcharger les tableaux électriques afin de plonger toute une pièce/un immeuble dans le noir et aussi à désactiver les pièges installés un peu partout sur votre chemin. Et parfois, vous trouverez une prise avec un garde devant, et vous pourrez gentiment lui faire comprendre qu'il vous bloque le passage en injectant une décharge violente à ce malotru. Il est même possible d'électrocuter des soldats se trouvant sur une flaque d'eau. Cet objet se révélera indispensable à une bonne progression et trouve peut-être, parfois, une utilité plus grande que ceux qu'il remplace.

A l'instar de l'opus cachemirien, le nombre de séquence est aussi de dix pour celui-ci. Cela reste toujours deux de moins que pour China, mais ici, l'infiltration est à l'honneur, plus que la fuite. En effet, nous n'avons que deux séquences de course (contre 5 pour l'opus précédent), et donc de ce fait, huit séquences consacrées à l'infiltration, la discrétion, l'assassinat et autres joyeusetés de la confrérie. Ces séquences sont toujours découpées en sections qui octroient, elles aussi, toujours des notes de style reflétant votre façon de jouer et votre disposition à être discret ou non.

Ubisoft a également inclus une vidéo bonus à la fin de la séquence 10, que nous pouvons visionner en entrant 9 codes relevés dans les 3 opus. Cette dernière se veut être un teasing de ce que le studio nous prépare (du moins, c'est mon interprétation).

Nous retrouvons également le mode Salle de défi avec ses trois catégories (Collecte, Contrats et Assassinats) pour prolonger notre plaisir sur ce jeu. Ce mode offre une difficulté légèrement plus accrue que dans India, mais reste, hélas, trop court. Même s'il est vrai que l’intérêt principal se situe dans l'histoire et que ce mode n'est que secondaire. Peut-être aurait-il été plus judicieux de nous placer dans des vrais petits niveaux plutôt que dans l'Animus, afin de favoriser l'immersion.

La section Bonus est elle aussi de la partie et offre sensiblement les mêmes choses que d'habitude. A savoir quelques tenues, des papiers peints, et des musiques du jeu. Déblocables via Uplay ou en effectuant certaines actions dans le jeu.
Ajoutons également au contenu les collectibles, présents sous forme de coffres et de fragments d'animus, qui vous offriront des données supplémentaires pour votre Base de l'Animus. Cette dernière recense toutes les informations liés aux protagonistes, au jeu, à l'époque dans laquelle nous évoluons et aux personnages que vous croiserez. L’intérêt pour ces détails étant peut-être amoindri car cette époque est très proche de nous et fut étudiée sur les bancs de l'école.

Pour conclure, il est un ajout plus qu'appréciable dans Russia, un deuxième protagoniste. Ou plutôt une deuxième, car nous jouerons par moment une femme avec ses capacités, que Nikolaï ne possédera pas (jusqu'aux niveaux de difficulté supérieurs). Il s'agit des capacités Hélix (course, meurtre et dissimulation). Ceci nous obligera à jouer différemment et augmentera sensiblement la sensation d'immersion et la difficulté. Nous regretterions presque que ceci n'ait été proposé plus tôt dans la saga.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Le Kremlin la nuit ! C'est quand même beau l'architecture Russe !
N'attendons pas de révolution pour le troisième jeu de la saga au niveau de l'aspect technique. Ubisoft s'appuie sur ce qu'il a fait précédemment (à juste titre) et nous livre un jeu différent dans l'histoire, mais légèrement semblable dans le rendu. La 2.5D est toujours de mise, c'est après tout la touche propre à la saga, et reste toujours aussi jouissive. Les changements de plans moins nombreux dans India le sont un peu plus ici, ce que nous ne pouvons qu'apprécier. Même si j'ai le sentiment que cette sensation de moins tient plus au fait que les niveaux de courses sont assez linéaires (et étaient trop présents dans India).

Pas de nouveauté concernant la jouabilité. La façon de se déplacer ou d'assassiner reste la même, en toutes circonstances. Le meurtre bondissant est toujours plus facile à exécuter et la fluidité de mouvements reste quasi parfaite, que cela soit en mode normal, en mode Hélix, pour les meurtres, ou pour les déplacements.

Graphiquement très travaillés et presque sublimes, les opus Chronicles se démarquent facilement des jeux que l'industrie vidéo-ludique nous propose. Russia ne déroge pas à la règle et nous offre un aspect dessin au fusain parsemé de-ci de-là de nuances de rouges (voire orange parfois). Ce choix du studio est une très bonne chose car en plus d'être agréable à l’œil, l'aspect nous plonge sans que nous nous en rendions compte dans un univers sombre, dans une époque tourmenté, et nous place vraiment malgré nous dans la Révolution Russe. Cette sensation de froideur qui se dégage de l'opus aide énormément à entrer dans le jeu malgré une époque que nous pourrions penser trop contemporaine pour accueillir un jeu de la franchise. Les transitions des cinématiques sont toutefois moins "artistiques" que dans les deux autres jeux, avec des effets plus moderne, basés sur des figures géométriques. Mais cela reste quand même plaisant à regarder.

L'IA est la même qu'auparavant, suivant aveuglement le chemin prédéfini à l'avance et n'en déviant que lors des distractions que nous lançons ou par la mort que nous infligeons. Cependant, même en mode Normal, nous avons certaines fois une sensation de difficulté légèrement supérieure. Peut-être est-ce dû aux outils qu'ils ont à disposition (pièges, lumières, armes) ou aux cheminements qui nous sont offerts et qui se révèlent riches en soldats ?! Mais le sentiment est là. Surtout si la note de style visée est l'Ombre Or (ni meurtre, ni détection).

Un critère souffre d'une baisse de niveau, hélas. C'est la bande son !
Excellente dans l'opus Chinois, légèrement en deçà dans l'opus indien, l'opus russe n'offre pas l'immersion sonore que nous serions en droit d'attendre. Nous étions déjà habitués au fait que les protagonistes principaux et secondaires parlent Anglais, mais nous avions le droit à la langue du pays hôte pour les PNJ pendant notre progression. Ici, les soldats parlent Anglais avec un léger accent russe, ce qui fait que si on omet les affiches de propagandes révolutionnaires, on pourrait avoir le sentiment d'être dans le quartier russe de New York. Dommage tout de même...
La musique de fond reste malgré tout appréciable, elle ne prend pas le pas sur le reste, mais s'écoute sans problème. Elle donne une impression de film à suspense, ou parfois de film de guerre. Ce qui, pour l'époque et le contexte n'est pas forcément inapproprié.

Il est aussi certains bugs qui apparaissent quand nous rechargeons un point de passage, qui fait disparaître un ou deux gardes de leurs rondes. Même s'il semble qu'ils sont toujours là, mais juste invisibles. Un peu gênant pour passer les sections. cependant ce bug n’apparaît que dans certains cas et il n'est pas apparent tout le temps. Recharger le point de passage suffit souvent à corriger l'erreur.
Hélas, un autre bug est plus problématique. Il concerne les gardes qui sont adossés au mur mais en renfoncement. Ici, utiliser une grenade fumigène les fait sortir du plan où ils sont mais quand la fumée se dissipe, il ne retrouve pas leur emplacement. Ils se mettent en effet presque dans le décor, comme ils peuvent, et cela influe sur leur vision et donc notre possibilité d'avancer correctement. Il n'y a que quelques passages avec ces gardes et passer en les tuant résout le problème, mais si on vise la séquence parfaite, on doit parfois exploiter le bug à notre avantage (ce qui n'est pas aisé) ou recommencer la séquence entière. Gageons qu'Ubisoft sortira une MAJ pour ce problème, mais pour le moment, c'est quelque peu ennuyant.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le chemin sera long et éprouvant. Et Nikolaï devra faire des choix...
Le soft offre une prise en main facile, grâce à la première séquence qui, comme toujours, servira de tutoriel et nous permet d'apprivoiser la jouabilité et les fonctionnalités associées. Il est vrai que la première partie en mode Normal proposera parfois des séquences assez ardues mais pas insurmontables, notamment à cause de l'utilisation par les ennemis d'armes à feu. Échapper à des couteaux est une chose, fuir les balles des mitrailleuses en est une autre. Nous noterons la réduction du nombre de séquences courues qui n'ont pas leur place dans un jeu comme celui, du moins pas en trop grand nombre. Ce qui accroît le sentiment de plaisir puisque l'infiltration et la discrétion sont ici de mise. Les séquences de tir de précision sont d'ailleurs moins rebutantes que nous pourrions le croire car le jeu n'offre qu'une séquence basée sur ces dernières (en alternance avec des sections de fuites) et seulement trois autres sections de tirs disposées sur le jeu pour ne pas donner d'impression de redondance.

Russia se démarque des deux autres jeux par le fait que nous jouerons (comme dit précédemment) deux protagonistes. Nikolaï, assassin, mari et père de famille dévoué qui aspire à une vie meilleure pour les siens et Anastasia, fille cadette du Tsar Nicolas II de Russie, qui se retrouve en fuite après l'assassinat de sa famille. Chaque héros possède ses propres capacités et même si Nikolaï jouit d'un plus grand nombre de séquences jouables, notre héroïne n'est pas en reste et nous offre des séquences plus axées sur la discrétion et l'infiltration (car dénuée d'équipement). Une sorte de retour aux sources pour la licence.

Nous pourrions croire que lier ces deux personnages pourrait nuire au jeu, mais il n'en est rien. Ubisoft a parfaitement intégré notre assassin dans l'histoire de la Révolution Russe et du confinement de la famille impériale Russe. Et nous noterons par la même occasion que le scénario est sûrement le plus pensé et abouti des trois opus Chronicles. Offrant quelques rebondissements et des révélations dans l'histoire du coffret d'Ezio Auditore. Cela ne vaut pas les grands scénarios de films mais il tient plus en haleine que les autres. Ce qui est assez paradoxal, puisque les trois jeux de la saga sont tous reliés entre eux et se suivent dans l'histoire.

Le plaisir véritable survient dans les modes de difficultés supérieurs (surtout en mode Plus difficile), car l'opposition est bien là et courir l'arme à la main amènera souvent vers une mort certaine. Les plus perfectionnistes d'entre nous chercheront à atteindre le score maximal pour le plaisir et pour améliorer l'équipement.

Nous n'oublions pas non plus le mode défi qui, même s'il souffre de quelques manques, permet de se tester et offre comme le nom l'indique de vrais défis d'assassins. En somme, un plaisir prolongé découlera de ce mode pour les joueurs qui prêteront attention à ce dernier.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


♫You've been, Thunderstruck♪ ♫Yeah-Yeah-Yeah, Thunderstruck♪
Plutôt dans la moyenne pour China et India, le plaisir associé aux trophées est beaucoup plus grand dans Russia. Dû à une liste plus axée sur des actions discrètes.

Il est à noter que, durant notre progression, nous avons la possibilité d'obtenir un trophée par séquence (ou presque). Ce qui évite la sensation de disette que pouvait par exemple procurer China. En effet, cinq trophées sont liés à la progression. Quand on sait qu'il y a 10 séquences, cela évite l'attente. Et avec un peu de volonté, nous pouvons même obtenir des trophées dans les séquences dépourvus de trophée de progression.

Le reste de la liste de trophée est surtout axé sur le contextuel et nécessitera donc d’exécuter des actions biens spécifiques à un moment donné ou sur une séquence dédiée. Ces trophées sont portés sur l'aptitude à être discret et donc à se comporter comme un véritable assassin, ce qui est plus jouissif que les trophées nécessitant de tuer X ennemis de telle ou telle manière, et aide grandement à rester dans le personnage (et donc à apprécier l'opus).

Il est 3 trophées de cumuls qui sont bien trop abordables pour être considérés comme répétitifs dans l'action à faire. Seul un demandera de tuer 100 ennemis d'un tir à la tête, mais sur les deux parties nécessaires au 100%, le seuil sera presque à portée et l'atteindre ne demandera que quelques minutes de boost.

Pour finir, nous avons le trophée habituel de la saga Chronicles nous demandant de finir le jeu dans une difficulté supérieure (ici le mode Plus difficile) en respectant une condition (ne pas se faire voir). Totalement dans l'esprit de la série et proposant un challenge assez agréable, ce dernier trophée contribue énormément au plaisir de la chasse.

Notons là encore qu'il ne nous est pas proposé de ramasser tous les collectibles, ce qui en ravira plus d'un. Vous pouvez toujours le faire pour le plaisir personnel.

N'hésitez pas à regarder le guide des trophées du site en cas de problème ou pour plus de détails sur certaines actions. Vous pourrez même avoir les 9 codes de la vidéo bonus ou encore la visionner (ce que je déconseille si vous n'avez pas fini le jeu).

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Ubisoft, décrié depuis quelques temps pour la façon dont la licence Assassin's Creed est gérée, a prouvé que cette licence a encore beaucoup à offrir. L'épilogue de cette trilogie conclut brillamment une histoire parallèle à celle que nous sert le studio depuis 2007. Russia offre un peu du meilleur des deux grands frères, tant pour les graphismes en jeu que pour les cinématiques qui sont toujours aussi agréables à regarder. Et avec un contenu adapté à l'époque, plus d'immersion, des trophée agréables à obtenir et un scénario plus travaillé que pour les autres Chronicles, le soft pourrait facilement jouir de retours plus élogieux. Mais les voix à peine travaillées, la musique bonne mais pas autant qu'auparavant, et les bugs quelques peu plus présents, nuisent au jeu. En somme, la trilogie se finit avec un jeu qui nous laissera un goût d'envie quant à de futures adaptations dans ce format en 2.5D. Si tant est que cette façon de jouer vous plaise bien sûr.

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