Test : Assassin's Creed Chronicles : China


Assassin's Creed Chronicles : China
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Note des joueurs :
3.7/5 - 18 notes
Note des 100% :
4.4/5 - 10 notes

Assassin's Creed Chronicles : China

ps4


18 trophées au total
0 trophée caché

598 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 123 joueurs (21 %)
Note du jeu
12/20
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Test du jeu
Assassin's Creed Chronicles : China

  • Test rédigé par Platine le 13-05-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Assassin's Creed Chronicles China - un interlude printanier au pays du soleil levant
La licence première d'Ubisoft nous revient en ce printemps 2015 sous le nom d'Assassin's Creed Chronicles China, un jeu en 2.5D aux graphismes volontairement différents des jeux de la franchise qui sortent à l'automne. Beaucoup de joueurs/fans crieront au scandale au vu du choix du studio de jouer la carte de la différence. Mais que ceux-ci se rassurent, cette différence n'en fait pas un titre de qualité moindre, AC China proposant son propre univers et style, tout en gardant l'essence de ce qui fait Assassin's Creed.

Sous ce nom à rallonge se cache le premier opus d'une trilogie annoncée depuis peu qui nous fera voyager de la Chine médiévale, à l'Inde, pour finir en pleine révolution Russe. L'ensemble de ces titres sera disponible pour les joueurs ayant acquis le passe saisonnier ou à l'unité en version dématérialisée (pour le moment tout du moins) pour la modique somme de 9.99€.

La protagoniste de ce spin off sera Shao Jun, une ancienne concubine, qui a grandi en captivité et a rejoint les Assassins après avoir vu l'empereur assassiné par le clan des Tigres (la branche chinoise des Templiers). Après avoir vu également la confrérie anéantie, elle quitte son pays pour fuir une mort certaine. L'histoire prend place deux ans après cet exode.

Contenu du jeu


♪♫ Un petit cochon pendu au plafond ♫♫
L’héroïne, revenue d'Italie après avoir été entraînée par un certain Ezio Auditore, est bien décidée à éradiquer l'ordre des Templiers de Chine qui a placé un empereur fantoche sur le trône, et restaurer la confrérie des Assassins décimée quelques années auparavant. Après une première séquence qui ressemble à un long tutoriel, vous éliminerez votre première cible, votre geôlier. S'ensuivra une quête à travers onze séquences qui aura pour but de récupérer le coffret offert par Ezio, venger votre mentor, ainsi qu'éviter l'invasion de votre pays par les barbares du nord.
Les aventures de Shao Jun vous feront visiter Macao, la Cité interdite ou encore la Grande Muraille de Chine (entre autre). Vous aurez aussi la possibilité d'effectuer des missions secondaires qui vous demanderont de sauver des innocents ou encore des alliés de votre cause.

Pour vous aider, vous aurez à votre disposition des armes et objets très utiles dans les moments délicats, comme la dague à corde qui vous permettra de passer au-dessus des gardes, ou encore les fléchettes appeaux qui sont vitales pour les joueurs qui joueront l'infiltration. La possibilité de siffler fait également son retour et ravira ceux ayant regretté sa disparition sur Unity. Vous pourrez également compter sur la traditionnelle lame secrète et une particularité propre à notre assassin : une lame dissimulée sous la botte, ce qui permet des assassinats plutôt acrobatiques (après tout, Shao Jun était une danseuse exceptionnelle).

Ubisoft a également doté le jeu d'un système de notation par points pour chaque séquence. Ces points s'obtiennent en acquérant des médailles dans des sections-checkpoints, et on s’aperçoit vite que trois approches très différentes s'offrent à nous.
On pourra alors chercher les médailles Ombre et passer la séquence sans jamais être détecté ni tuer un garde (à part les cibles de missions), ou vouloir les médailles Assassin qui vous autorise à tuer mais discrètement, sans que cela ne se voit, ou encore les médailles Combattant, et là, pas d'infiltration : un katana, et on court en décimant en masse les rangs ennemis.

Outre cette nouveauté, les collectibles chers à cette licence sont bien présents, et il faudra chercher des fragments d'animus ou encore ouvrir des coffres qui contiennent tous des rouleaux racontant l'histoire de Shao Jun. Bien trop peu toutefois pour dégoûter les réfractaires à ce genre de contenu.
Quant aux modes de jeu, seul se présente à nous un mode solo qui a (encore une nouveauté) trois difficultés à proposer. Mais pas de mode multijoueur, ni de mode coopération. De fait, le contenu d'ensemble n'est ni trop, ni pas assez. Il est juste en rapport avec le prix et le style arcade (comprenez sans (Platine) ) du titre.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Le système de notation ajoute un challenge non négligeable
Le changement apporté sur le jeu intervient surtout pour cette section. Tout d'abord la dimension passe de 3D à 2.5D, ce qui permet d'approcher les ennemis de plusieurs façons sur un jeu à défilement horizontal. Il vous sera parfois possible de changer de plan pour éviter tout un groupe de gardes, ou simplement pour récupérer un fragment d'animus ou autre collectible. On pourrait penser que c'est une régression, mais il n'en est rien. Cela donne une impression de nouveauté pour une licence qui s’appuie depuis trop longtemps sur ces acquis.

La jouabilité a subi quelques modifications pour s'adapter à la dimension : outre le fait que vous pouvez passez en-dessous ou au-dessus des ennemis ainsi que les contourner par les côtés, vous pouvez aussi effectuer des assassinats tout en glissant sous votre ennemi. Ce style d'élimination jamais vu dans la licence est un agréable ajout, couplé à ce que la dague à corde permet de faire tant au niveau furtivité qu'au niveau des assassinats, ce sont deux possibilités indispensables pour avancer sans encombre et garder cette sensation de jouer à un Assassin's Creed. Et même si cela ne suffit pas à en faire un titre à part des autres AC, cela y contribue légèrement. Une mention spéciale tout de même pour la fluidité des mouvements qui est irréprochable, que ce soit dans les déplacements ou pendant les combats.

Comme on le sait depuis l'annonce du titre, le réel changement se fait au niveau des graphismes. Au fur et à mesure que l'on avance, on a la sensation de jouer sur une fresque chinoise se mouvant au gré de nos actions. Les couleurs qui sont peu nombreuses restent tout de même agréables à l’œil, et les arrière-plans sont soignés de sorte que tous les plans superposés forment un ensemble harmonieux. Les cinématiques subissent le même changement graphique, néanmoins il ne s'agit que d'images fixes dont la transition par effet de fumée nous raconte une histoire. Comme si nous lisions un livre qui changerait de page à chaque dialogue. Le tout forme quelque chose d'assez poétique et se révèle être le point fort du titre

La bande son est en parfaite symbiose avec les graphismes, on évolue dans des niveaux accompagnés d'une musique au style très asiatique, plutôt bien faite. La musique changera selon que vous jouiez une séquence d'infiltration ou une séquence de fuite, ces dernières ayant des rythmes plus adaptés à ce qu'il nous est demandé de faire. Nous pourrions malgré tout regretter que le concept d'immersion n'eût été plus poussé, et que les voix des protagonistes n'aient été chinoises. Seuls les gardes parleront la langue de Confucius, les personnages importants quant à eux parleront la langue de Shakespeare, ce qui enlève un peu de charme.

L'IA pour sa part est plutôt correcte, les gardes suivent aveuglement le chemin prédéfini par les développeurs et ne le quittent que lors d'une distraction ou d'une mort (que vous donnerez). Le système de détection est bien pensé et permet d'anticiper le chemin à prendre afin d'être le plus discret possible.

Les seuls problèmes réels de cette section concernent les éventuels bugs que vous pourriez rencontrer. Comme souvent sur les jeux d'Ubisoft, nombres de joueurs ont rencontré des freezes, voire des sauvegardes corrompues. Ce dernier problème étant cité à de nombreuses reprises sur le net (m'étant même arrivé), il est de bon ton de prendre les devants et de copier souvent votre sauvegarde. Cependant, contrairement aux grands frères, il y a peu de retours sur ces problèmes pour qu'ils prennent le pas sur les qualités du titre.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


L'envol d'oiseaux rouges vous signifiera que vous êtes sur un point sync
La première fois que nous lançons le jeu, on y prend un plaisir certain car on redécouvre cette licence. Le temps pour chaque séquence dépendant entièrement de l'approche voulue par le joueur, le ressenti ne sera forcément pas le même pour tout le monde, au moins sur la difficulté. En effet, passer les niveaux le katana à la main demandera moins d'efforts que les passer sans être vu.
Beaucoup d'améliorations sont disponibles en atteignant un ou plusieurs paliers de point dans les séquences. Que cela soit les améliorations de santé, de barre hélix, ou encore la capacité d'augmenter le nombre d'objets disponibles, toutes se révèlent indispensables pour finir le jeu sans encombre.

Pour prolonger l'expérience et/ou tenter une approche différente, il nous est possible de rejouer en mode Plus, qui permet de garder ses acquis en gardant une IA pareille à celle du mode normal. Notons que ce mode double les points pris dans les séquences afin d'atteindre de nouveau des paliers débloquant de nouvelles améliorations. Du moins, ce seront les mêmes mais en sus de ce que vous possédez déjà, ce qui n'est pas négligeable. Et pour les joueurs en mal de challenge, vous pouvez également rejouer en mode Plus Difficile. Vous garderez une fois de plus vos acquis, mais votre santé descend et reste à une barre, et les ennemis sont plus à l’affût et plus coriaces.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Certains trophées demanderont d'effectuer encore et encore les mêmes actions
Cette partie du test va, hélas, grandement entamer le capital qualité du jeu pour une raison simple. Il n'y a que peu (voire pas) de plaisir à obtenir les trophées.

Dès la fin de la première séquence, vous aurez votre premier trophée. S'ensuivra une longue disette jusqu'au 3/4 du jeu où l'acquisition des trophées devient plus courante. Et ce seulement si vous avez tué assez d'ennemis, ou encore passé le niveau 5 assez vite, voire le niveau 11 sans être vu. En gros, des actions qui gâcheraient le plaisir de jouer lors du premier passage.

Et pour peu que vous ayez obtenu les trophées consacrés aux niveaux et aux "boss", il vous faudra retourner chercher les fragments d'animus et les coffres non ouverts sur les niveaux concernés (données consultables via les statistiques). Cela peut s'avérer ennuyeux sur un jeu à monde ouvert, mais ça l'est encore plus quand il faut refaire presque un niveau entièrement pour un objet oublié.

Le trophée des scores parfaits et du mode Plus (ou Plus difficile) demanderont chacun un passage ou un passage commun selon votre envie. Mais le plaisir pour les avoir est lié au plaisir de jouer, et dépend donc de l'envie du joueur à refaire encore les mêmes actions.

Enfin, le mal survient sur les trophées liés à une action, comme faire 100 éliminations + 100 éliminations hélix. Cette possibilité n'étant pas disponible en mode normal, il vous faudra attendre le deuxième passage. Mais les ennemis étant rarement nombreux à un même endroit dans le jeu, il faudra en tuer quelques uns, puis recharger, et recommencer, etc.

Le jeu possédant plusieurs trophées du genre, ils émoussent facilement le plaisir que l'on pourrait en tirer. On les débloque pour avoir le titre à 100%, mais certainement pas pour le plaisir.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

Assassin's Creed Chronicles : China est très différent de ses compères tout en gardant l'essentiel de la licence. Le jeu est loin d'être mauvais malgré un plaisir amoindri concernant la chasse aux trophées. On retiendra que le choix graphique des développeurs est une agréable surprise qui donne au titre une saveur toute particulière. Gageons qu'Ubisoft saura retranscrire les qualités de l'opus pour le reste de la trilogie.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux spécialistes du genre, Aux curieux