Test : Ash of Gods : Redemption


Ash of Gods : Redemption
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Ash of Gods : Redemption

ps4


47 trophées au total
20 trophées cachés

3 joueurs possèdent ce jeu

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Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Ash of Gods : Redemption

  • Test rédigé par Flitterbloom le 17-03-2020 - Modifié le 17-03-2020


Introduction


Dessin aux traits et citation rythment chaque changement de chapitre.
Bienvenue en Terminum.
Zones montagneuses, désertiques ou sylvestres, quelle que soit votre préférence, vous trouverez votre bonheur en ces vastes terres. Malheureusement vous n'aurez que peu le temps de profiter du paysage, oubliez l'idée de vacances, vous voilà entre guerre et Fauchage. Autant dire que vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer...

Ash of Gods : Redemption est le premier jeu d'AurumDust, une petite équipe de passionnés ; il a été financé via la plateforme participative Kickstarter. Le projet avait été soutenu, entre autres, par le studio à l'origine de The Banner Saga (Stoic) qui a été l'une des sources d'inspiration à Ash of Gods.
Le jeu est présenté comme un "Jeu de rôle, visual novel rogue-like ainsi qu'un jeu de stratégie au tour par tour". Un joli panaché qu'il est difficile de mieux récapituler.

L'histoire débute en l'an 1002, 700 ans après le premier Fauchage, un grand mal que l'un de nos trois personnages principaux, Hopper Rouley, aurait dû contrer en se sacrifiant avec un groupe d'individus appelés Curros. Baron, guérisseur et scribe de son état, Hopper devra donc de nouveau faire face aux Faucheurs et protéger Terminum de cette terrible menace qui frappe toute la population, sans distinction.
Les premiers témoins du retour de la malédiction se trouvent à Albius, et c'est le deuxième personnage important que nous y trouvons, Thorn Brenin. Ancien capitaine de la garde royale d'Odalah, presque une légende vivante, il profitait jusqu'alors d'une retraite bien méritée auprès de sa femme et de l'une de ses deux enfants, Gleda. Plus encore que défendre de nouveau Terminum, protéger sa famille sera son principal objectif tout au long de cette aventure.
Le dernier de nos protagoniste, Lo Pheng, est un Eikois, c'est-à-dire un guerrier de la paix surentraîné, un garde d'élite. Pour lui n'importe que son clan, le Clan des Ombres. Et c'est alors qu'il est au service de Pelko Soturi, dans le royaume de Frisia, que le nouveau Fauchage se déclenche.

Histoire, croyances, us et coutumes, vous aurez beaucoup à apprendre et découvrir du monde qui s'offre à vous.
Entre univers médiéval et fantastique, l'histoire qui vous est contée ici ne manque pas de richesse.
Il n'y a qu'à suivre Thorn, Pheng, Hopper et leurs compagnons dans leur voyage pour en apprendre plus sur les conflits qui marquent ces terres, la malédiction qui sévit et bien évidemment nos protagonistes... et pourquoi pas, sauver Terminum ?

Contenu du jeu


La carte est encore plus vaste que le menu auquel elle donne accès.
Dans Ash of Gods vous incarnerez, tour à tour, trois personnages dont les chemins sont voués à se croiser... si tant est qu'ils survivent entre vos mains. En effet, bien qu'elle n'implique pas un game over, sachez d'ores et déjà que la mort est définitive. Vos personnages subiront des blessures s'ils tombent au combat, si vous les cumulez ils finissent par succomber, la quatrième étant fatale.

Le seul mode de jeu disponible est une campagne solo, et bien que le scénario de fond soit toujours le même vous pourrez varier les plaisirs à foison en influençant vous-même le déroulement de votre périple de diverses manières. Tout d'abord, via le chemin que vous déciderez d'emprunter. Si vous ne pouvez pas déambuler comme bon vous semble, vous aurez malgré tout le choix de préférer un trajet à un autre, prenant tantôt le chemin le plus court, tantôt le plus long, au rythme de vos envie... et des événements aléatoires. En effet prendre le même trajet ne vous garantis pas l'exact même cheminement, le jeu décidera, à des points fixes, de vous générer un événement pouvant aller de la simple rencontre au guet-apens.
Vos choix dans les dialogues auront aussi le divin pouvoir d'influence, jouant parfois sur vos acquisitions de ressources, d'autres sur le moral de vos compagnons de route voir leur niveau de blessure, par exemple. Vous pourrez également choisir d’interagir, ou non, avec les autres personnages, qu'il s'agisse de votre équipe ou de personnages rencontrés sur le trajet. Vous serez aussi aux commandes du caractère du personnage que vous incarnez durant vos phases de choix. Que vous décidiez d'agir pour le bien commun ou que vous fassiez primer votre survie et/ou celle de vos compagnons, il faudra en assumer les conséquences.

La partie textuelle du jeu est divisée en deux manières d'exposition. Pour vos périodes de voyage, alors que vous traversez la carte, les événements vous seront amenés via l'affichage d'un parchemin. Le texte rédigé sur celui-ci s'adresse au joueur via le personnage qu'il incarne directement.
Les autres phases sont plus proches, visuellement, d'un visual novel classique : une boîte de dialogue en bas d'une scène montrant les protagonistes présents, la vue alternant, vous permettant d'avoir l'œil sur le personnage en train de parler. Ici aussi il y aura parfois des choix à faire.

Tout au long de votre route, vous aurez l'opportunité (ou la malchance, c'est selon) d'affronter l'IA lors de combats tactiques. Il vous faudra alors créer votre équipe (avec un maximum de six personnages parmi ceux disponibles). Vous pourrez bien évidemment la modifier avant chaque combat, aussi bien dans sa composition que dans les accessoires à attribuer à chacun de ses membres.
Les personnages sont de classe prédéterminée : lancier, archer, tank, assassin, etc. ; mais vous êtes libre d'inclure les classes comme bon vous semble.
Chaque victoire vous accordera un gain d'expérience (en plus du butin), vous permettant de monter un personnage de niveau et vous accordant au passage un point de compétence pour ce dernier, que vous pourrez placer afin d'améliorer ses statistiques, ou de débloquer une compétence.

Les combats se déroulent comme suit : vous pourrez tour à tour, soit utiliser une carte de votre deck, soit déplacer et faire agir l'un de vos personnage. Vous pourrez choisir lequel, il n'y a pas d'ordre prédéfini, cependant chaque membre de votre équipe ne peut jouer qu'une fois par tour. Un tour passe uniquement lorsque chaque membre de votre équipe aura agit, quitte à ce que vous préfériez terminer le tour de votre personnage sans le déplacer ni agir.
Vous jouerez en alternance avec l'IA ennemie. Vous pourrez faire agir l'un de vos personnage (ou utiliser une carte), puis ce sera à l'adversaire de procéder, etc.
La zone de combat est définit selon un quadrillage, et vous pourrez donc vous déplacer d'un nombre de cases dépendant du personnage que vous utilisez, certains pouvant parcourir plus de distance que d'autres. Vos possibilités seront représentées par l'étendue colorée au sol autour de ce dernier. La partie bleue est votre zone de déplacement de base, si vous souhaitez atteindre la partie orange il vous faudra sacrifier de l'énergie. En effet, chaque personnage possède, en plus de sa barre de vie, une barre de points d'énergie. Si cette dernière vous permets beaucoup de choses (entre autres, l'utilisation de certaines capacités impliquera de perdre des points d'énergie, voir de vie) la perdre à mauvais escient peut s'avérer punitif.
Si votre adversaire décide de faire des dégâts à votre barre d'énergie et que celle-ci tombe à zéro, la différence (ou la totalité dans le cas où votre personnage n'aurait déjà plus d'énergie avant de subir une attaque) de dégâts vous sera infligée en double sur les PV, ce qui peut faire rapidement très, très mal. Heureusement, cela vaut aussi pour vous. Et s'il sera parfois plus malin de s'attaquer directement aux points de vie de l'adversaire, se concentrer sur l'énergie vous permettra d'abattre certaines cibles plus rapidement.

Comme précisé plus haut, vous aurez la possibilité, durant vos affrontements, d'utiliser des cartes. Si bien utilisées elles peuvent totalement renverser le combat, bien choisir son deck en prenant le temps de lire les effets des cartes peut rapidement devenir une nécessité, particulièrement si vous décidez de vous mesurer à la plus haute difficulté du jeu. Notez également que les tours de jeu sont chronométrés, bien que mettre le jeu en pause gèle la minuterie.

Parlant de difficulté, elle est définie via deux paramètres. Premièrement, c'est le joueur qui décide, en début de partie, du mode auquel il veut être confronté parmi les trois proposés (le mode de jeu n'est plus modifiable en cours de partie).
Le Mode Histoire : comme son nom l'indique, vous permettra de profiter pleinement de l'univers du jeu. La difficulté y est grandement diminuée, le jeu ira même jusqu'à vous proposer d'automatiser les combats (l'option sera activée par défaut, mais vous pourrez la désactiver dans les options).
Le Mode Classique : la difficulté y sera un peu au-dessus du mode histoire. Les ennemis frapperont un peu plus fort, auront un peu plus de points de vie, quand du côté de vos personnages, le traitement sera inverse.
Le Mode Homme de Fer (que nous appellerons pour la suite Mode Ultime, le nom employé dans les descriptifs de trophées) : là encore, pas de tromperie sur la marchandise ; la difficulté augmente, et c'est peu de le dire. La moindre erreur peut vous coûter très cher. Le défi idéal pour les acharnés des jeux tactiques.
Le second paramètre qui influe sur la difficulté du jeu sera lié à vos choix. En cours de partie certains événements et dialogues augmenteront le niveau du Fauchage. Celui-ci n'est qu'un indicateur du renforcement de la malédiction, il est visible en haut à droite sur l'écran de la carte. Plus il est élevé, plus le Fauchage se renforce, et plus la difficulté est accrue. Le Mode Histoire vous permet de modifier ce niveau en cours de partie sans conséquence ni devoir recharger une sauvegarde antérieure. Dans les deux autres modes vous n'aurez d'autre possibilité que d'assumer vos décisions.

Qui dit choix et influence dit fins multiples ! Si le jeu sauvegarde automatiquement après les événements, il vous est possible en mode Classique et en mode Histoire de recharger une sauvegarde antérieure. Le jeu gardera en mémoire toutes les sauvegardes automatiques qui s'inscriront sur l'emplacement que vous aurez sélectionné au lancement de votre partie. Vous en aurez d'ailleurs 5 si vous souhaitez garder vos parties au chaud. De plus, vous pourrez revisionner vos cinématiques débloquées via les Extras.

Pour résumer, le jeu est vaste et touche à beaucoup de choses. Que vous soyez plus attiré par le lore ou par la difficulté d'un tour par tour stratégique, vous trouverez certainement votre compte dans Ash of Gods : Redemption. Vous aurez plaisir à jouer et/ou découvrir l'univers du jeu tout en pouvant décider de vous mettre en difficulté et de relever le défi du Mode Ultime. Et si vous préférez profiter d'une bonne histoire sans avoir à vous casser la tête, le mode histoire vous tend les bras. Néophytes ou experts, le jeu essaye de faire plaisir à tous les types de joueurs.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Les paysages sont une vraie invitation au voyage.
Graphiquement, le jeu plaira, ou ne plaira pas. Il s'inspire directement des anciens cartoons Disney. Tout est dessiné à la main et les animations en combat ont été réalisées à partir de capture de mouvements, et le résultat est bluffant. Je vous renvoie aux captures d'écran qui illustrent ce test pour vous faire une idée. Outre les paysages et les combats, les phases de dialogues sont légèrement animées via un mouvement de caméra et de légères animations des personnages. Vent dans les cheveux et clignements d'yeux les rendent un peu plus vivants.
Léger point, peut-être négatif pour certains, les ennemis sont peu variés, surtout en matière de design. Si le fait que chaque type d'ennemi est facilement identifiable, nous évitant de revérifier tout son arsenal de capacités à chaque combat, est appréciable, on se retrouvera vite avec les mêmes ennemis encore et encore avec au mieux quelques variations de couleur.

Restons dans l'aspect artistique encore un peu et abordons la bande son du titre. La musique est immersive, qu'on parle des mélodies ou du chant, la présence d'instruments traditionnels nous plonge sans difficulté plus encore dans l'univers de Ash of Gods. À la composition on peut d'ailleurs reconnaître les noms d'Adam Skorupa et Krzysztof Wierzynkiewicz (The Witcher). Les effet sonores s'intègrent tout aussi bien au cours du jeu.
Terminons l'aspect son du jeu par un petit regret personnel : l'absence d'option pour choisir la langue du doublage. Si le Russe est noté comme "voix disponible", l'Anglais vous sera par défaut attribué si votre console est configurée en Français sans possibilité de changer le doublage via les options du jeu.
Toujours dans le domaine du langage, le titre peut se vanter d'être entièrement sous-titré en Français, une traduction très bien réalisée malgré quelques coquilles de-ci de-là niveau conjugaison/accord, rien qui dérange la compréhension en somme, et surtout très peu d'erreurs malgré l'étendue du texte.
De rares petits couacs viennent aussi parfois gâcher un peu le plaisir. On remarquera notamment que le jeu rame lorsque l'on change de personnage sur l'écran qui nous permet de placer nos points de compétence. J'ai aussi eu la mauvaise surprise de voir mon écran se bloquer lors d'une phase de carte, m'obligeant à fermer l'application et à la relancer. Je n'ai cependant rencontré le soucis qu'une seule fois, et le jeu a été patché depuis, ce qui a possiblement réglé le soucis.
On retrouve aussi quelques bugs au niveau des trophées, pour plus d'informations je vous renvoie à la section appropriée.
Plus dérangeant, les touches ne sont pas personnalisables et la configuration standard est pour le moins... peu intuitive. Il m'a fallu un peu de temps pour m'y faire, le jeu ayant probablement été pensé surtout pour y jouer à la souris.
Parlons enfin de l'IA. Si vous n'aurez aucun mal à la tromper la plupart du temps, à coup d'appâts notamment, dans la difficulté la plus haute elle cherchera à s'adapter à votre manière de jouer. Dans les autres modes, une fois que vous aurez compris comment fonctionnent les adversaires, les combats devraient être une formalité.

Une fois encore, le bilan est plutôt positif. Le jeu est plus que travaillé autant visuellement qu'auditivement, et les rares soucis sont majoritairement plus des regrets quant à une absence d'options supplémentaires que des problèmes à proprement parlé.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Les choix importants sont signifiés par un petit encrier à droite de la boîte de dialogue.
Si certains trouveront l'aspect narratif du jeu lourd, il est impossible de le qualifier de redondant tant les possibilités sont nombreuses. Entre les événements aléatoires, les différentes possibilités de trajet et les nombreux choix, vous pourrez varier les plaisirs à chaque nouvelle partie et explorer le jeu un peu plus en profondeur chaque fois.
Le lore est extrêmement vaste et varier vos choix de dialogues vous permet d'en apprendre toujours plus sur les lois qui régissent le monde d'Ash of Gods, son histoire et le passé des protagonistes, sans oublier leurs liens et leurs personnalités. Le jeu s'attaque habilement à des sujets parfois plus profonds qu'il n'y paraît lors de votre première partie via ces procédés.
Si sacrifier l'un de vos personnage, volontairement ou non, sans tisser de lien avec lui ne lui donnera pas droit à une éloge particulièrement vibrante, vous intéresser à vos compagnons de leur vivant vous permettra d'en apprendre plus sur eux. Vous aurez alors le choix de vous montrer compréhensif, de ne pas les juger, ou d'être le pire chef de troupe qu'il soit et de les moquer, voir les mépriser.

Ash of Gods : Redemption renvoie un message positif et quasi "anti-bullying". Bien vous comporter envers vos compagnons vous octroie un bonus de loyauté, entraînant une hausse des caractéristiques ; quand l'inverse peut vous pénaliser. La notion de bien commun sera présente tout au long de votre aventure, sous diverses formes, dépendant du personnage que vous incarnez, et certains sujets délicats sont abordés durant votre odyssée (mort, deuil, alcoolisme, religion, etc.).
Le jeu en est d'ailleurs particulièrement immersif. À de nombreuses reprises je me suis retrouvée aux prises avec ma conscience, entre l'idée de ne pas vouloir blesser les personnages (et encore moins ceux auxquels je me suis attachée), la curiosité de voir toutes les possibilités en fonction des configurations (par exemple, en faisant mourir un personnage plus ou moins tôt dans l'aventure, après avoir appris plus ou moins de son passé) et l'évidente envie d'accepter tous les sacrifices qu'il faudra pour m'assurer l'obtention du platine.
On pourrait peut-être reprocher au jeu l'absence d'option pour accélérer les dialogues déjà rencontrés, lors de parties précédentes, par exemple via un mode accéléré, bien que rien ne vous empêche de marteler les boutons croix et rond pour fermer les boîtes de dialogue après avoir réglé la vitesse d'apparition du texte sur instantanée.
Ce point en particulier pourra s'avérer très négatif pour les joueurs dont l'objectif principal est uniquement de se confronter à l'IA et à l'aspect tactique du jeu, ainsi qu'aux purs chasseurs de trophées. Si les premiers cités n'auront pas forcément d'intérêt à relancer une partie une fois leur première fin débloquée, tomber chaque trophée vous demandera de parcourir un certain nombre de fois le jeu, parfois entièrement. Avec, d'ailleurs, le risque de ne pas avoir bien prévu le comportement du jeu vis-à-vis d'un événement, notamment pour les trophées (Bronze) Sans Cœur et (Or) Fils coupés, et de devoir recommencer une partie entière sans savoir exactement ce que vous avez fait de travers.
De plus, les dialogues étant dotés de changement d'angle de vue, l'animation vous fera perdre encore un peu plus de temps, voir de patience.

En résumé, les voies à explorer sont terriblement nombreuses, et nul doute que si certains n'y accorderont aucun intérêt, d'autres ne pourront passer à côté de l'idée de tout explorer ; et pour ces derniers, on peut estimer qu'ils ne risquent pas de se lasser rapidement du titre. Et c'est là que le bât blesse. Le reste des joueurs se retrouvera vite à passer les dialogues afin d'atteindre son objectif au plus vite, et trouvera par conséquent les dialogues et l'histoire bien trop longs.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


L'interface des combats reste très lisible.
Dans Ash of Gods, pas de collectibles, pas de course au niveau. Le farm aux trophées, s'il peut être considéré comme tel, est moins répétitif, mais plus laborieux et demandera parfois un peu d'organisation.

Si une partie des trophées tombera probablement naturellement après votre première partie (rencontrer/sauver un personnage), ceux manqués vous demanderont de refaire une grosse portion sinon la totalité de votre aventure. Notamment, les trophées liés à la survie d'un personnage tombent lors des crédits de fin, et non suite à un événement précis. Dans le cas où vous perdriez l'un d'eux, il vous faudrait reprendre votre sauvegarde avant le moment de sa mort et terminer de nouveau le jeu.
D'autres trophées s'apparentent à une ligne de conduite à tenir tout du long de votre parcours en Terminum, la moindre erreur vous fera recharger votre sauvegarde à un point antérieur et recommencer avant de pouvoir continuer votre épopée.
D'autres encore sont des trophées "en opposition" ( (Argent) Égocentrique et (Argent) Altruiste sont un bon exemple) et vous forceront donc à rejouer au moins partiellement votre partie afin de modifier un événement ou une décision particulière pour son inverse. Pour en terminer avec les trophées liés de près ou de loin à l'histoire, il vous faudra également débloquer plusieurs fins.
Tous ces trophées sont déblocables dans tous les modes de jeu. Ce qui n'est pas le cas de ceux restants. Outre (Bronze) Homme d'Étain, (Bronze) Homme de Bronze et (Or) Homme de Fer qui ne vous laisseront d'autre choix que de battre le jeu en Mode Ultime, la liste est également composée de trophées obtenus en accomplissant des actions spécifiques lors des combats tactiques, et pour ces derniers il faudra s'attaquer au Mode Classique au minimum. Le principal obstacle à l'obtention de (Platine) Dieu des cendres est donc évidemment le dernier trophée de la liste, qui ne sera probablement pas accessible au plus grand nombre tant le Mode Ultime est punitif. À titre informatif, à l'heure où ce test est rédigé son taux d'obtention est de 0,1%.
Je terminerai cette partie sur un point à peine abordé plus tôt : certains trophées semblent bugués. Mais bugués "positivement", si l'on peut dire. En effet, le joueur y trouvera un bénéfice et ne sera cette fois pas pénalisé : j'ai obtenu les trophées (Bronze) Génie tactique et (Bronze) Sur la Touche malgré l'usage de cartes et l'utilisation de Gleda à plusieurs reprises (en plus des combats où elle est obligatoire) durant ma première partie, en mode Histoire. Erreur de descriptif ou réel bug ? Quoi qu'il en soit, ils tombent, et il est plus agréable d'obtenir un trophée théoriquement non mérité plutôt que d'en voir un se bloquer ou refuser de tomber.

En somme, si certains trophées se montreront très faciles à obtenir, d'autres demanderont plus de temps, ou de capacités. Ce platine, il vous faudra le mériter et toucher à toutes les possibilités du jeu ou presque pour espérer le faire tomber dans les conditions les plus avantageuses, en d'autre termes, il ne sera pas à la portée de tous.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Ash of Gods : Redemption, en plus d'être doté d'un lore particulièrement vaste ne manque pas de qualités et se rend même accessible à divers types de joueurs. Mais c'est peut-être ça, le point faible du jeu. Si les fans de lecture et/ou de Visual Novels trouveront leur compte via le Mode Histoire, les fans de Tactical risquent de trouver les phases de dialogue longues.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine difficile