Test : Alienation


Alienation
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Note des joueurs :
4.6/5 - 41 notes
Note des platineurs :
4.6/5 - 17 notes

Alienation

ps4


42 trophées au total
3 trophées cachés 3 DLC's

2363 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 624 joueurs (26 %)
100% par : 180 joueurs (8 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Alienation

  • Test rédigé par monsieurP_ le 18-04-2017 - Modifié le 18-04-2017


Introduction


- C'est un sacré bordel, vous êtes sûr de vouloir y aller capitaine !? - ... Je vous le dis ! La fierté de l'UNX ne sera pas la honte de cette planète ! En avant ! Allons botter le cul de ces xénomorphes !
« L’invasion extraterrestre de la Terre commença si tranquillement que nous l’avons à peine remarquée. Les premiers événements ont été étouffés par les gouvernements mondiaux. La grande guerre fait rage depuis des décennies, et l’humanité est presque vaincue… Alors que les forces extraterrestres se rapprochaient des derniers bastions de l’humanité, le gouvernement mondial de l’UNX développa des exosquelletes de combat qui confèrent des capacités surhumaines à leurs utilisateurs… À présent, notre temps est compté, et nous devons nous préparer pour notre dernier combat. Le futur de l’humanité repose sur les épaules des unités d’infanterie mécanisées. »

Sorti le 26 avril 2016, Alienation est un twin stick shooter à la vue isométrique, développé par le studio Housemarque et édité par Sony. Au fil des années, le géant japonais a en effet fait de la petite société finlandaise un partenaire privilégié même si elle ne fait pas partie de ses nombreux studios internes. Spécialisés dans les shooters nerveux proposés sur le PS Store, les développeurs reprennent la formule et les bases solides qui ont fait le succès du très apprécié Dead Nation. Si l’aspect philosophique de l’aliénation « comprise comme la dépossession des forces propres d’un individu ou d’un groupe au profit d’un autre » est en lien direct avec la trame principale du jeu, Alienation doit surtout son nom aux célèbres extraterrestres aliens à l’affiche de nombreux films de science fiction. C’est également la fusion des mots Alien et Nation, preuve s’il en était besoin, qu’il s’agit bien de la suite spirituelle du shooter apocalyptique originel d’Housemarque (Dead Nation, Alien Nation).

Contenu du jeu


Regagner l'hélicoptère de l'UNX en fin de mission est vécu comme un soulagement dans les niveaux de difficulté les plus élevés.
À l’image des nombreux nanars hollywoodiens relatant l’invasion extraterrestre, le scénario d'Alienation tient en quelques lignes. Et comme la simplicité est une vertu, les phrases sur lesquelles vous tombez en lançant le jeu ont été reprises à l’identique dans l’introduction de ce test ; si j’avais voulu résumer, j’aurais été sans doute incapable de faire mieux. Défendre notre magnifique planète et sauver l’humanité sont de nobles causes, mais ce sont surtout des prétextes plus ou moins avoués pour se défouler sauvagement sur des hordes de zombies… ou plutôt, d’aliens assoiffés de sang.

Le lapsus est révélateur, et pour cause, le concept qui a fait la singularité de son grand frère DN (remasterisé sur PS4 à travers une Apocalypse Edition) est en effet ici repris à l’identique. Les fans ne seront pas dépaysés ; le tout est bien évidement contextualisé mais sachez qu’on y retrouve les mêmes mécaniques de jeu et les mêmes maps à explorer, et du coup à « nettoyer ». Pour atteindre les différents objectifs fixés par vos supérieurs qui consistent bien souvent à interagir avec un élément du décor ou bien à récupérer un objet particulier à un endroit bien précis, il vous faut faire face à d’innombrables vagues ennemies, toujours plus grosses les unes que les autres. Le joueur est bien souvent poussé à faire machine arrière tant les attroupements ennemis sont légions. Certains événements, déclenchés volontairement ou non, contribuent également à renforcer cette sensation d’oppression permanente et conduisent bien souvent à ce que les aliens s’agglutinent inexorablement autour de vous, à l’image d’une jeune pop star envahie par une foule hystérique de groupies pré-pubères. À noter que le bestiaire est plutôt convaincant même s’il reste au final peu original et assez convenu. Aussi, on est parfois pris d’étonnement quand on voit certains aliens user eux aussi d’armes alors qu'on aurait certainement aimé les voir utiliser exclusivement leurs spécificités biologiques. On apprécie néanmoins la présence d’une demi-douzaine d’ennemis plus imposants qu’on aura malgré tout du mal à qualifier de boss vu qu'il sont assez peu résistants et qu'ils sont régulièrement mis sur notre route. Même si cela se révèle assez anecdotique, les noms dont ils ont été affublés prêtent largement à sourire : xénocommandant, superviseur, trembleterre, chef du culte, etc.

Pour faire face à la menace alien toute entière, vous devez choisir entre l’une des trois classes disponibles : tank, saboteur et bio-spécialiste, chacune disposant de spécificités d’attaque et de défense qui lui est propre. Aussi, les haut-majors de l’UNX mettent à votre disposition un arsenal assez conséquent articulé d’un exosquelette ultra sophistiqué. Vous avez la possibilité d’acquérir de très nombreuses armes allant du traditionnel fusil d’assaut au lance-roquettes en passant par des armes d’équipement de type « grenade », dont vous pouvez toutes améliorer significativement l’efficacité en farmant des cellules d’énergie de puissance variable. L’aspect RPG est véritablement la grande nouveauté de ce DN déguisé, vous avez notamment la possibilité d’ : augmenter le niveau de votre personnage, accéder à un arbre de compétence complet adapté à la classe choisie, améliorer chaque arme composée d’un certain nombre de slots fixés aléatoirement. Le loot, vous l’avez compris, est également une composante essentielle du dernier né du studio finlandais.

Comptez 10H pour voir le bout de la campagne solo composée de 18 missions différentes lors de votre première partie, un chiffre qui varie bien sûr en fonction du niveau de difficulté choisi. Le NG+ permet d’accéder à deux missions uniques et donne la possibilité de débloquer trois autres niveaux de difficulté (dont la terrible difficulté légendaire). Le tarif de base affiché à 19,99 € sur le PSN est somme toute assez correct disons-le, d’autant plus que les développeurs ont eu le chic de proposer des carottes (dans le premier sens du terme, je vous rassure) qui poussent les joueurs à prolonger significativement leur expérience de jeu : NG+, multi local, multi en ligne, possibilité d’invasion PvP, scoring omniprésent, classement par pays, mode hardcore, missions supplémentaires ovni et vaisseau Ark (assez proches les unes des autres, il faut bien le dire).

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Alienation est visuellement réussi, les effets spéciaux d'armes et les dégâts qu'elles provoquent sont notamment très bien réalisés.
À l’image de l’excellent Resogun, les jeux estampillés Housemarque affichent une multitude d’effets visuels très réussis. Les différentes capacités actives de votre équipement ainsi que les couleurs flashies des munitions alliées et ennemies y contribuent largement. La succession de nombreuses explosions, les vagues de fumée qu'elle provoquent, les bourrasques de vent, de pluie et de neige, les projections de feu et les objets en tous genres qui volent dans tous les sens ont un rendu particulièrement agréable à l’oeil. Ajoutez à cela, quelques alliés à vos côtés ainsi qu'une une bonne cinquantaine de xénomorphes qui se ruent littéralement sur vous, vous obtenez à l’écran un résultat parfois chaotique où l’on peine parfois à distinguer clairement les uns des autres. Cela dit, comme dans tout bon shoot em up, il est assez compliqué de maintenir une certaine clarté dans une telle pagaille, de ce côté-là et au vu des circonstances, il faut souligner qu’Alienation s’en tire plutôt bien.

L’ambiance pesante et malsaine liée au background apocalyptique du jeu est également l’une de ses forces. Ceci étant, les niveaux pèchent par un manque de variété évident et peinent à se démarquer du level design déjà bien exploité dans DN. En plus des quelques vaisseaux aliens à visiter, seules quatre destinations sont au programme : le Nebraska, l’Alaska, Prypiat (ville fantôme ukrainienne à deux pas de Tchernobyl) et le Brésil. Cette dernière a d'ailleurs le mérite, de par sa végétation dense, d’apporter des niveaux plus colorés.

Côté technique pure, hormis quelques rares problèmes de path finding où certains aliens se retrouvent parfois coincés dans le décor, aucun grief majeur n’est à faire au jeu. Alienation ne subit pas de ralentissement perceptible et possède des serveurs stables qui font le bonheur des amateurs de parties en ligne. La bande son quant à elle, est de qualité, les quelques musiques et les différents bruitages font le job, et les voix anglaises des quelques interlocuteurs sont assez convaincantes. Enfin, véritable marque de fabrique du studio finlandais, la voix féminine qui détaille certaines actions (quand on change d’armes ou quand la santé de votre personnage est faible) et qui jaillit du haut parleur de la DualShock 4, est toujours très appréciable pour ne pas avoir en permanence les yeux rivés sur l’interface de jeu.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


La coopération donne au jeu une toute autre dimension.
Comme c'est le cas pour un grand nombre de jeux de tir, la prise en main d'Alienation, en l’occurrence celle de votre soldat mécanisé, se fait en quelques minutes. Le gameplay est assez classique et s’appuie essentiellement sur le bon maniement des sticks directionnels, celui de gauche servant à se déplacer, celui de droite à orienter les tirs. Les différentes capacités sont agréables à utiliser, je pense notamment à la vapeur toxique qu'émet le bio-spécialiste ou la pluie de météorites provoquée par le saboteur. Si le nombre d’ennemis rencontrés sur chaque carte est important, c’est surtout leur vitesse de déplacement et leur résistance qui confèrent aux combats un aspect dynamique et tactique vraiment intéressant. Le jeu est assez spectaculaire, il est toujours plaisant de tout « faire péter » en utilisant le décor à son avantage. En ce sens, les bidons d’essence et les nombreux véhicules disséminés un peu partout se révèlent être des armes redoutables, y compris contre vous-mêmes alors prenez garde.

Vous avez à votre disposition une poignée de balises de réapparitions que vous pouvez choisir d’activer, ou de détruire afin de glaner quelques armes supplémentaires en fin de mission. Hormis en mode hardcore qui vous sanctionne par l’arrêt immédiat de la partie en cours, chaque mort vous renvoie à la dernière balise activée. Dès lors, à l’image des jeux From Software, il vous est demandé d’affronter à nouveau tous les ennemis de la zone que vous avez déjà éliminés. Un parti pris discutable pour certains qui pestent contre le fait que cette démarche est superflue, vu qu’elle enlève une bonne partie du plaisir de jeu.

Ainsi, si les autres se délectent à souffrir et à avancer avec un maximum de précaution tout n’est objectivement pas irréprochable. Il est vrai que les nombreux allers-retours, le manque de diversité des objectifs et la répétitivité des actions menées confèrent au jeu une certaine redondance à laquelle les plus convaincus auraient bien du mal à échapper. Pour palier à ce sentiment de lassitude qui est sans doute la critique la plus évidente à faire au soft, il est conseillé de créer sa propre escouade ou d’en rejoindre une. En effet, à trois ou quatre, les ennemis sont plus nombreux ; les assauts, plus dynamiques ; les effets visuels, sublimés ; les réanimations sont instantanées et le gameplay, valorisé ; en somme, les sensations de jeu sont décuplées et le fun, garanti.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un spécimen très rare : une arme légendaire à 12 slots vides. "Armez"-vous de patience si vous souhaitez en obtenir une.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, concentrons nous tout d’abord sur les quelques aspects positifs de la liste proposée. Le fait qu’aucun trophée ne puisse être manqué est toujours appréciable et permet au joueur de vivre pleinement son expérience de jeu en glanant notamment la dizaine de trophées liés à l’histoire. Certains autres viendront récompenser la prise de risque comme ceux liés aux difficultés les plus élevées, d’autres encore privilégieront la découverte en nous demandant d’expérimenter les deux classes restantes.

S’ils ne sont pas compliqués à obtenir, les trophées liés à l'accomplissement d’actions contextuelles ont la particularité d’être complètement inutiles. Mentionnons entre autres (Bronze) Gifle qui demande de tuer un goliath avec une attaque au corps-à-corps et (Bronze) Très subtil, en effet obtenu en terminant un niveau sans utiliser de compétences. Ces exemples sont marquants mais je ne résiste pas à citer le trophée ironiquement intitulé (Argent) C’est que ça m’a l’air utile qui réclame d’activer toutes les balises de réapparition en mode hardcore, autrement dit sans pouvoir en bénéficier car dans ce mode la mort est définitive… enfin, bref.

Les jeux du studio Housemarque, à part peut être Super Stardust Ultra sur PS4, possèdent un certain nombre de trophées incroyablement longs à décrocher, je pense notamment à (Argent) Et après du 3è DLC de Resogun que beaucoup ont d’ailleurs abandonné l'idée d'obtenir un jour. La liste de trophées d’Alienation ne déroge pas à la règle, pire, le facteur "chance" prend désormais une place prépondérante sur la route nous menant au graal. Un trophée en particulier a d’ailleurs provoqué la colère noire d’un bon nombre de joueurs et installé le dépit chez de nombreux autres, je veux bien sûr parler de (Or) Par la puissance des artefacts extraterrestres bizarres, le pouvoir est à moi qui consiste à obtenir une arme légendaire possédant douze emplacements de cellules libres. En obtenir une, dropée par un ennemi ou à travers une récompense de fin de mission ne relève pas vraiment d’un énorme coup de chance mais en obtenir une à plus de dix emplacements, si ; alors une avec douze… Vous pouvez maximiser vos chances en élevant la difficulté des niveaux mais soyez bien conscients que certains ont obtenu une de ces fameuses armes au prix d’un acharnement déraisonnable. Quelques autres sont certainement encore en train de farmer...

Les plus veinards (car il y en a) ayant obtenu l’une d’entre elles assez rapidement, ne sont pas au bout de leur peine pour autant. Si vous avez survolé notre excellent guide des trophées, vous avez certainement noté qu'il faut continuer inlassablement à nettoyer les différentes cartes pour obtenir le platine tant espéré. Ainsi, la liste des trophées chronophages s'allonge. Pour les décrocher : vous devez boucler une NG+ avec chacune des trois classes de personnage, monter l’un d’entre eux au niveau 30 en mode hardcore, atteindre le niveau 100 de héros, terminer 100 événements et, j’ai gardé le meilleur pour la fin : obtenir 12 cellules de niveau 6 pour équiper votre fameuse arme légendaire à 12 slots. Sachez que les cellules de puissance de niveaux variables peuvent être fusionnées entre elles ; pour obtenir les 12 cellules de niveau 6, vous devez récolter au minimum 2976 cellules de niveau 1… Tout est dit, vous voilà prévenu, jamais un platine ( (Platine) Aliéné ) n'aura aussi bien porté son nom.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

À travers sa dernière production grimée en Dead Nation, le studio Housemarque montre une nouvelle fois tout son son savoir faire en matière de jeux de tir. Si la prise en main rapide assure au joueur un fun immédiat, surtout en coop, le jeu pèche quelque peu par des missions trop répétitives et ce, dans des environnements trop proches les uns des autres. Ainsi, Alienation a beaucoup de mal à se démarquer de son ainé, et révèle un défaut bien plus grand : la longue et pénible route qui nous mène jusqu'au platine. Espérons que le prochain shooter déjà annoncé du studio finlandais se montre plus original pour les joueurs et plus souple pour les chasseurs de trophées.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, À un public averti