Test : Agatha Christie : The ABC Murders


Agatha Christie : The ABC Murders
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Note des joueurs :
3.6/5 - 9 notes
Note des 100% :
3.5/5 - 4 notes

Agatha Christie : The ABC Murders

ps4


15 trophées au total
6 trophées cachés

376 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 78 joueurs (21 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Agatha Christie : The ABC Murders

  • Test rédigé par Ray-chan le 02-03-2016 - Modifié le 22-12-2016


Introduction


L'écran titre du jeu. Quand Poirot contemple Londres de son appartement
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Hercule Poirot est l'un des détectives de fiction les plus connus de la planète. Né sous la plume d'Agatha Christie, le célèbre détective privé d'origine belge est l'un des personnages récurrents de la romancière avec Miss Marple. Il est toujours présenté comme un homme de petite stature et d'âge mur, dandy impeccablement vêtu et à la moustache en croc soignée. Moustache qui fait sa fierté car il est extrêmement vaniteux et imbu de sa personne. À contrario d'un Sherlock Holmes, il n'est pas homme de terrain et préfère souvent mettre en avant l'aspect psychologique des affaires qu'il traite, se vantant de pouvoir résoudre n'importe quelle énigme confortablement installé dans un fauteuil grâce à l'utilisation de ses cellules grises.

Dans ce jeu sorti récemment sur Playstation 4, Artefacts Studios et Microids mettent en scène The ABC Murders plus connu chez nous sous le titre: ABC contre Poirot. Adaptation plus ou moins fidèle du roman sorti dans les années soixante, que vaut donc ce jeu présenté sous la forme d'un point n'click? Faites donc marcher vos cellules grises ou accompagnez nous dans le test ci-dessous.

Contenu du jeu


Votre enquête débutera à Andover
Votre aventure démarrera dans l'appartement d'Hercule Poirot. Accompagné de son fidèle compagnon Hastings, le détective vaquait à ses occupations quotidiennes lorsque le courrier du jour fut déposé sous sa porte. Parmi les diverses lettres reçues ce jour, une en particulier, attira l'attention de notre détective. Adressée à son attention, la lettre décrivait un meurtre à venir dans les jours prochains,le 21 Juin plus précisément, dans la ville d'Andover, et le mettait au défi d'empêcher son exécution... Le meurtrier présumé avait signé A.B.C et narguait Poirot. Interloqué mais n'ayant pas plus de précisions, Poirot jugea bon de mettre de côté cette lettre afin de voir s'il s'agissait d'un mauvais plaisantin ou d'une menace réelle.

Hélas, le 22 Juin, l'inspecteur Japp sollicita Poirot pour qu'il vienne à Andover, l'aider dans la résolution de l'assassinat de Madame Ascher, tuée sauvagement d'un coup à la tête dans son bureau de tabac, un guide des chemins de fer ABC reposant à ses côtés. Ainsi donc, la lettre n'était pas une farce, ou alors, elle était sérieusement macabre. Le mari et la nièce de la victime font figure de suspects idéaux, mais Poirot ne peut croire qu'ils soient, l'un comme l'autre, le machiavélique A.B.C. Version corroborée par l'arrivée d'une nouvelle lettre à son appartement quelque temps plus tard.

Débute ainsi une enquête minutieuse ou Poirot devra découvrir qui se cache derrière ces lettres mystérieuses et ce pseudonyme alambiqué. Qui est donc le coupable ? Quelles sont ses motivations? À charge pour vous de découvrir le fin mot de l'histoire. Pour ce faire, vous devrez examiner minutieusement les scènes de crimes, résoudre différents puzzles, examiner puis interroger les différents suspects et témoins et enfin utiliser vos petites cellules grises dans l'optique de déduire les éléments permettant de faire avancer votre enquête.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Bexhill sur Mer: sa plage, ses restaurants, son meurtre
Développé sous Unity, le jeu se présente comme un chevalier de Baphomet-like en cel-shading. Coloré et proche du cartoon, le visuel attire et flatte la rétine. Les plans sont fixes et bien travaillés, et contrairement au dernier Baphomet, on constate assez régulièrement des animations d'arrière-plans qui égaient et donnent plus de vie, de consistance à l'ensemble. Au niveau de la gestion de votre personnage et du réticule, hélas, on ne peut exprimer la même satisfaction. En effet, même si l'on peut comprendre que notre détective soit du genre flegmatique, c'est déjà un peu plus rageant lorsque le réticule s'avère tout aussi lymphatique. L'impression qui ressort au bout de quelques minutes est la mollesse. On peine à s'inscrire dans l'histoire, se focalisant sur le positionnement du curseur afin de valider les actions que l'on désire effectuer.

Heureusement, la bande son vient sauver l'ensemble, remettant le plaisir sur le curseur beau fixe. Celle-ci, sans être exceptionnelle s'accorde parfaitement avec l'esprit anglo-saxon des années trente, ne dépareillant, ni ne jurant avec l'ensemble. Un travail d'orfèvre quand on pense au peu de moyens du studio de développement.

Mention spéciale à l'élément le plus désagréable du jeu : l'auto-sauvegarde. Ce système daté et dépassé vous obligera à recommencer entièrement une partie en cas d'erreur ou d'oubli. Nulle sélection de chapitre pour vous éviter le retour à zéro. Vraiment dommage car le jeu méritait bien mieux que cette contrainte d'un autre temps.

Au final, même si tout n'est pas parfait, le jeu s'en sort bien d'un point de vue technique, plaisir des yeux et des oreilles étant bien présents. Seul le réticule saura se rappeler de temps en temps à votre bon souvenir, mais cela ne sera pas suffisant pour gâcher votre plaisir.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Des indices disséminés sur une table, que va en déduire notre détective belge?
Définir le plaisir de jouer à The ABC Murders est une chose compliquée. Plagiant sans vergogne le mode de fonctionnement des derniers Sherlock Holmes de Frogwares, le soft ne parvient malheureusement pas à se hisser au niveau de l'illustre occupant du 221B Baker Street. Ainsi, vous ressentirez vite les puzzles comme un ajout inopportun à but de rallonger la durée de vie du jeu, et ce, d'autant plus si vous connaissez bien le roman dont il s'inspire. Il en ira de même de certaines phases d'observation des suspects qui, non contentes d'être assistées au possible, ne servent parfois à pas grand chose, à part souligner l'évidence. Et si le jeu n'était pas assez facile, il y a même un système d'indice pour vous permettre d'avancer... Un comble en l'occurrence. Sans parler des points d'égo que vous pouvez collecter mais n'ont aucune utilité.

Oui mais, l'ambiance dégagée par le soft, fait qu'on finit par jouer cette histoire sans trop se prendre la tête, en savourant cette atmosphère so british. Poirot est égal à lui-même. Le rendu cartoon du soft est finalement de bon ton et permet d'oublier les défauts cités ci-dessus afin de se concentrer sur l'essentiel, passer un bon moment. Certes, on ne tient pas le jeu d'énigmes de l'année, mais la production et la réalisation tiennent suffisamment la route pour qu'on y trouve son compte sans trop râler. De plus, il faudra au minimum jouer deux parties pour obtenir votre 100% ce qui ne s'avérera pas trop contraignant si vous appréciez le personnage de Poirot ainsi que le côté très britannique du jeu. Et avec un total d'une dizaine d'heures de jeu pour compléter tous les objectifs, on peut dire qu'on en a pour son argent.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le trophée le plus compliqué du jeu vous rendra chèvre, à défaut de bien porter son nom
Un 100% agréable à faire mais qui aurait pu l'être encore plus sans ce système de sauvegarde vieillot. Cela étant posé, une grande partie des trophées devrait tomber naturellement durant votre première partie, surtout si vous êtes un habitué du genre point n'click. Beaucoup d'entre eux étant liés à l'observation de tout ce qui pourrait vous entourer durant votre aventure et au passage des différents chapitres de l'histoire. Une mention spéciale pour le trophée Grand Bourriquet qui vous demandera de vous tromper huit fois durant vos investigations. Ce qui est impossible sans le faire volontairement tant le jeu est facile. Il porte d'ailleurs très mal son nom car il aurait mérité de s'appeler La Chèvre si le jeu avait été conçu par George Stobbart.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Un petit point n'click agréable et sans prétention qui aurait certainement récolté plus de points en adoptant un meilleur système de sauvegarde, une difficulté accrue justifiant l'existence d'une option Indice et en évitant l'adjonction de puzzles soporifiques et inutiles. Cela étant posé, le jeu réussit à séduire grâce au travail d'orfèvre réalisé sur les graphismes ainsi qu'une bande son correspondant parfaitement à l'ambiance recherchée. Espérons que le studio fasse mieux à l'avenir car si autant d'idées n'avaient pas été volées au Sherlock Holmes de Frogware, peut-être qu'il aurait pu se démarquer de la concurrence de manière plus tranchée.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux spécialistes du genre, À un public averti