AereA

AereA

ps4

1
7
6
15
7
2

Infos complémentaires

+ -
Date de sortie : 30/06/2017
Genre(s) : Action , RPG
Territoire(s) : FRANCE

150 joueurs possèdent ce jeu
29 trophées au total
0 trophée online
13 trophées cachés

Platiné par : 39 joueurs (26 %)

100% par : 39 joueurs (26 %)


Note des joueurs :
2.5/5 - 2 notes

Note des platineurs :
2.5/5 - 2 notes

Test rédigé par Flitterbloom le 13-06-2020 - Modifié le 13-06-2020


Introduction

Posez un pied dans AereA, où le monde est régit par la musique.

Triangle Studios n'en étaient pas à son coup d'essai avec AereA. Le studio, fondé en 2005, avait déjà quelques jeux à son actif lors de la sortie du jeu en 2017. Il s'agit néanmoins du premier Action-RPG/Aventure qu'ils publieront, grâce à Soedesco, sur une console Sony.
Si la musique a régulièrement une place dans les RPG, en plus de celle évidente de la bande originale, dans AereA elle est l'élément central. Vos armes, vos ennemis même, sont basés sur des instruments. Votre aventure commence dans une salle de concert, peut-on faire plus parlant ?
Si l'histoire est typique, c'est cette approche qui différenciera AereA des autres RPG. Mettez-vous en route, découvrez l'histoire de ce monde musical et utilisez votre instrument pour sauver ce monde du mystérieux Demetrio en récupérant les Instruments Primordiaux, , dont la musique est le pilier de la pérennité d'AereA. Après tout, ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ?

Contenu du jeu

Si AereA ne dispose que d'un mode de jeu, l'équivalent d'un mode histoire où vous pourrez ré-accéder à n'importe quelle zone une fois celle-ci débloquée, le jeu vous propose de sélectionner votre personnage parmi 4 différents, chacun représentant une classe plus ou moins typique du RPG.
Faites donc votre choix entre Jacques et son Violoncelle, le tank ; Wolff et sa harpe, l'archer ; Jules et son luth, le mage ; et Claude doté de ses trompettes, le pistolero. Chaque classe a accès à 5 compétences spécifiques qu'il vous faudra débloquer (en montant de niveau) et, si vous le souhaitez, améliorer au prix de nombreuses clefines (la monnaie du jeu). Vous avez donc le choix entre le tank, plus défensif, ou l'une des trois classes d'attaque à distance qui, outre leurs divergences de statistiques de base, et les compétences précédemment citées, n'auront pas de différence notable.
Le jeu propose aussi un mode co-op en local (deux trophées sont d'ailleurs liés à celui-ci), vous permettant de parcourir AereA à 2, 3 ou 4 joueurs.
En plus de l'expérience obtenue par votre personnage, votre instrument montera également de niveau lorsque vous tuerez des ennemis. Vous générerez ainsi des points à répartir dans vos statistiques comme bon vous semble : améliorez vos PR (point de rythme, équivalent aux points de magie), PV, Défense, Dégâts ou votre Précision (vous permettant de rater moins de tirs et d'infliger plus de coups critiques). De manière moins flagrante, votre instrument évolue au fur et à mesure des niveaux qu'il engrange. Ce n'est pas mis en avant par le jeu et le changement est purement visuel mais ça a au moins le mérite d'exister.

Outre ces possibilités, le jeu est plutôt pauvre. Les différentes zones à explorer (9 environnements différents, au total, certains divisés en deux zones distinctes auxquelles s'ajoute votre "quartier général") n'ont pour variation que votre point d'apparition. La carte est toujours la même et on trouvera généralement trois types d'ennemis spécifiques par environnement. Par exemple : dans le désert vous ne pourrez croiser que des scorpions, des hérissons, et des vautours ; les souris quant à elles apparaissent dans 4 zones comme ennemis uniques.
Outre votre quête principale, le jeu dispose de 21 quêtes secondaires qui vous demanderont de retourner visiter les zones, tantôt pour récolter des objets directement au sol, tantôt pour abattre un certain nombre d'ennemis, voir un mix des deux : obtenir un objet sur un type d'ennemis précis.
À cela s'ajoute de nombreux items : pas moins de 45 ! 15 types d'items donnant des bonus variés, chacun dotés de trois niveaux de puissance que vous trouverez dans des caisses à briser tout au long de votre exploration, puis que vous pourrez acheter dans la boutique de votre QG une fois les objets débloqués via la récolte de livres dispersés dans les différentes zones du jeu.
Note : 2/5

Aspect technique du jeu

Graphiquement le jeu est plutôt agréable à l’œil. Ici pas de réalisme, mais des couleurs chatoyantes et des visuels simples sans être ultra-minimalistes. La bande-son quant à elle, loin d'être désagréable est tout de même rapidement répétitive, et il suffira de traîner un peu trop dans un niveau pour vouloir baisser le volume sinon couper le son.

Malheureusement, ces points positifs ne sont pas très nombreux comparés au nombre de défauts dont le jeu fait preuve. Baisses de FPS, absence de certaines zones de collisions ou au contraire murs invisibles, IA tout bonnement stupide, latences d'animation et bugs divers... si je n'ai pas vraiment eu de gros soucis lors de ma partie, c'est au cumul beaucoup de petites choses dommageables voir désagréables qui peuvent se présenter à vous. Dans l'ordre précédemment cité, voici les soucis que j'ai rencontré ou dont j'ai pu lire des échos :
Lorsque trop d'éléments sont présents à l'écran (c'est ce qui semble déclencher le soucis), le jeu rame. J'ai surtout rencontré ce problème dans la zone du marais. Passé un certains nombre d'ennemis, ou de dégâts affichés l'image freeze parfois plusieurs secondes avant de reprendre comme si de rien n'était.
Les cubes que vous déplacez jusqu'à des marquages au sol n'ont tout simplement pas de zone de collision. Elles passent littéralement à travers les éléments du jeu, qu'il s'agisse d'une colonne comme illustré dans cette section, d'un mur ou même d'un ennemi.
Les ennemis, d'ailleurs ne savent visiblement soit pas vous repérer, soit pas viser, non seulement ils sont lents et peu réactifs, mais ceux frappant à distance tirent parfois dans la direction opposée à la votre.
En explorant AereA vous croiserez et traverserez de nombreuses portes. Qui elles n'ont plus ne sont pas toujours réactives. Heureusement, pas de dommage ni de nez cassé pour votre personnage, qui si vous ne ralentissez pas toujours risque de se retrouver à courir le visage collé contre la porte le temps que celle-ci daigne se lever ou s'ouvrir. Si elles pivotent vous aurez d'ailleurs tendance à passer à travers lors de leur ouverture.
Pour ce qui est des bugs, certains ennemis prennent très peu de dégâts sans raison apparente (potentiellement lorsque vous les touchez avant qu'ils soient totalement apparus), vous pourrez donc vous retrouver à faire de lourds dégâts à un ennemi pour ensuite taper du 1 en critique sur le même type d'ennemi, dans la même salle, sans pouvoir rien y faire. Autre potentiel bug : les items générant des afflictions font parfois démesurément mal. Il m'est arrivé de me retrouver face à des ennemis qui demandaient 6 ou 7 coups avant d'être abattus mais se faisaient one-shot au poison.
J'ai aussi eu la surprise de voir un PNJ à deux endroits différents en même temps, allongé et flottant dans les airs à l'une de ces positions.
Et tant qu'à parler de soucis graphique, l'écran de sélection des personnages ne montre pas toujours le bon design d'arme à l'affichage. Vous verrez parfois votre arme de base, d'autres fois (notamment quand vous avez lancé le jeu et êtes revenu au menu principal) la version "améliorée" si tant est que vous l'ayez obtenue.
Il semblerait également que le trophée lié au boss de fin soit parfois glitché et ne tombe pas, dans ce cas si vous n'avez pas copié votre sauvegarde quelque part vous n'aurez plus qu'à recommencer entièrement votre partie. Je n'ai cependant pas eu ce soucis.

Encore une chose, plus rédhibitoire : les commandes. Elles ne sont vraiment pas intuitives. Une fois que vous avez équipé plusieurs objets (dans la limite de 4 simultanés) et plusieurs compétences (3 simultanées), devoir utiliser (L1) et (R1) pour choisir votre compétence et (L2) et (R2) pour choisir le consommable n'est pas vraiment une évidence. Par ailleurs la caméra étant fixe, (R3) vous permettra aussi de déplacer le curseur de choix dans vos consommables.
Autre point peut-être un peu plus neutre : on ne vous annonce pas quelle est la limite du niveau de votre personnage ni de celle de votre instrument. Comme indiqué dans le contenu du jeu, les niveaux pris par votre instrument génèrent des points de caractéristique que vous pourrez répartir comme bon vous semble. Notez cependant qu'il n'est pas possible de les reset pour les ré-investir. Une fois qu'ils sont placés, il faudra faire avec.
Enfin j'en terminerai sur ce point : la carte. En haut à droite de votre écran se trouve un morceau de carte vous indiquant à quoi ressemblent les alentours proches. N'espérez pas qu'elle vous serve à vous repérer. Il n'est pas possible de l'agrandir, et les téléporteurs rendent son usage encore moins utile, préférez faire confiance à votre mémoire.
Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer

S'il n'est, malgré tous ces petits couacs, pas vraiment désagréable de jouer à AereA, vous n'en tirerez pas un énorme plaisir pour autant. Les mécaniques sont répétitives et on se retrouve rapidement à juste utiliser l'attaque standard, les compétences étant parfois jolies mais toujours trop lentes à se déclencher, rarement pratiques à utiliser (lancer une nova à distance d'une telle vitesse que les ennemis sont déjà à votre corps à corps me semble difficilement intéressant), sans parler du fait qu'elles ne font pas plus de dégât qu'un coup basique.
Comme énoncé précédemment, les zones sont fixes, et seul votre point d'apparition diffère. Une fois que vous avez atteint et bien exploré la zone une première fois afin de trouver les collectibles, vous n'aurez pas vraiment de raison d'y retourner si ce n'est pour une quête, principale ou secondaire.

Le jeu semble une succession de longs couloirs quasiment vides, autant dans les zones à explorer que dans votre QG, qu'on vous demandera de parcourir en long, en large, en travers et où les allers-retours vous lasseront vite.
L'avancé dans l'histoire principale n'est pas toujours évidente, les quêtes se valident automatiquement et rien ne vous indique quel PNJ vous devez rejoindre pour pouvoir passer à la suite, vous laissant parfois l'opportunité de faire le tour du QG, en vain, allant d'abord dans la mauvaise direction pour en déduire que le personnage vous donnant la quête suivante se trouve à l'autre bout de la zone. Et comme dit, les zones sont désespérément vides ! Outre les animations des PNJ, le seul qui se déplace de lui-même est Hubert, répétant inlassablement le même trajet en attendant que vous veniez lui parler et chercher vos quêtes secondaires, qu'il est d'ailleurs le seul à donner.
S'en ressent surtout un possible désir de rallonger la durée de vie du jeu, très artificiellement.
À noter que le jeu semble très axé sur la coopération, jouer à plusieurs réduira probablement la lassitude face au jeu.

La difficulté du jeu est elle aussi plutôt mal gérée, rendant la fin du jeu parfois frustrante. J'ai choisi de parcourir AereA aux côtés de Wolff. Passant mon temps à sniper les ennemis en courant pour parcourir les zones aussi rapidement que possible, explosant les jarres d'un coup de pied bien senti afin de remplir ses poches de clefines. Je n'ai ressenti aucun semblant de difficulté si ce n'est au tout début du jeu, l'archer ayant peu de PV, peu de défense, et les pièges de-ci de-là faisant très mal (comprenez là que rester sur une mine me retirait 100PV quand mon personnage en possédait moins de 200 au départ).
J'ai donc monté principalement deux statistiques, à savoir l'attaque (car un ennemi mort est un ennemi qui ne risque pas de me faire de dégâts) et la précision (afin de rater aussi peu que possible). J'ai traversé les zones sans soucis, abattus les boss de zone plus facilement encore, souvent de trois flèches ou moins. Et arrivé au boss de fin, ça s'est compliqué. Ou plutôt pas tout à fait. Pour faire simple : le moindre coup critique de sa part assurait la mort de Wolff, tout simplement. En un seul coup. M'obligeant à retraverser la dernière zone, inlassablement. Et pour rappel, il n'est pas possible de modifier l'investissement de vos points une fois qu'il est effectué. La mécanique du boss vous empêche de l'abattre en un coup. Il ne vous reste plus qu'à courir afin d'esquiver ses attaques, et surtout faire attention à ne pas buter contre un décor qui pourrait vous bloquer car sa zone de collision ne correspond pas exactement à son visuel.
En soit, rien de vraiment difficile, mais quelque chose qui peut s'avérer vite frustrant.
Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Le platine d'AereA est un platine très accessible. Rien n'est particulièrement difficile à accomplir. Attendez vous cependant à beaucoup, beaucoup de grind ! Si la plupart des trophées ne vous demanderont que de jouer au jeu, terminer l'histoire, ramasser les collectibles, remplir les quêtes secondaires, ou tout simplement collecter des clefines ; il est deux trophées qui augmenteront grandement votre temps de jeu.
(Bronze) Legato vous obligera à utiliser chaque personnage et à atteindre le niveau 30 avec chacun d'eux. (Or) Fortissimo de son côté vous demandera de ramasser des clefines à en avoir la nausée (environ 24 000 par personnage), là aussi avec chaque protagoniste puisque votre "porte-clefines" est individuel (ce qui annonce de rudes bataille en co-op : l'expérience est commune mais divisée, les clefines sont pour celui qui les a ramassées). Et pour ça deux zones en particuliers sont les plus rentables. Il vous faudra donc répéter encore et encore la zone 2 des Grottes de Lave pour rentabiliser votre temps en gain d'expérience ; et pour ce qui est des clefines, la zone 1 des Montagnes Enneigées semble la plus indiquée. À hauteur d'environ trois heures par personnage, vous verrez ces zones à vous en dégouter.

En résumé, rien de transcendant à faire, et un tout complétement plombé par une nécessité de grind. Une liste qui ne procure ni défi, ni plaisir.
Note : 1/5

Conclusion

AereA n'est pas un mauvais jeu. Ce simple fait n'en fait malheureusement pas un bon jeu pour autant. Il n'est pas désagréable à parcourir, mais sa liste de trophées n'est pas plaisante à valider.
Si l'idée d'un RPG ultra-centré sur la musique peut plaire ou attirer, le jeu pêche techniquement un peu et ce n'est pas son gameplay ou son histoire qui marqueront les esprits.
En soit, probablement un jeu que vous oublierez plutôt rapidement. Même si le jeu n'est pas désagréable, décrocher le platine ne vous procurera ni plaisir, ni la satisfaction d'avoir réussi à compléter un jeu difficile. Il suffira d'accepter d'y passer du temps pour en venir à bout.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
7
Je recommande ce jeu : Aux enfants, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Flitterbloom (Flitterbloom)

34
171
386
1138