Test : Unearthed : Trail of Ibn Battuta – Episode 1


Unearthed : Trail of Ibn Battuta – Episode 1
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Note des joueurs :
2/5 - 9 notes
Note des 100% :
1.8/5 - 8 notes

Unearthed : Trail of Ibn Battuta – Episode 1

ps3


7 trophées au total
0 trophée caché

53 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 41 joueurs (77 %)
Note du jeu
1/20
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Test du jeu
Unearthed : Trail of Ibn Battuta – Episode 1

  • Test rédigé par Miflin111 le 20-01-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Le trio d'aventuriers qui ressemble à s'y méprendre à celui d'Uncharted...
Dans l'univers du jeu vidéo, au même titre que les explorateurs, on fait toujours des découvertes incroyables même après avoir vu des choses qui pourraient combler toute une vie, pour le meilleur comme pour le pire.
C'est dans ce contexte que le studio Semaphore, basé en Arabie Saoudite, a développé Unearthed, un jeu d'aventure basé sur l'histoire vraie de Ibn Battuta, un explorateur ayant voyagé pendant près de 3 décennies dans de nombreux pays.

Surfant sur le succès de la trilogie Uncharted, Unearthed - dont la typographie et le genre sont sensiblement identiques - nous convie à un voyage mêlant combat, plate-forme, aventure, gunfight et même de la conduite. Une épopée dont on aurait pu se passer...

Contenu du jeu


Une animation qui n'est pas très à l'aise vis-à-vis des joueurs, gare aux crampes !
Jeu exclusivement solo, le premier épisode nous demande d'abord de choisir la langue du jeu puis le doublage avant de nous propulser dans un fatras qui ne durera pas plus de 1 à 2 heures en traînant la patte. Hormis des trésors à ramasser qui n'apportent absolument rien à l'histoire - encore un plagiat d'Uncharted - , des héros stéréotypés ressassant des clichés gros comme le joueur du grenier et l'absence totale du moindre replay-value, le rapport qualité/prix pour 5 euros est déficitaire au possible. On peut toujours mettre le jeu au palier maximal de difficulté mais comme dit le proverbe : "pas deux fois la même erreur".

 

Note : 0/5

Aspect technique du jeu


Les moments de baston sont les plus drôle mais aussi les plus ratés, admirez la hitbox pour des fous rires garantis.
Il y a beaucoup de choses à redire dans cette section alors attaquons sans plus tarder : tout d'abord les graphismes, indigne d'une PS2 où les décors redondants se mêlent à des animations boiteuses et des design très peu inspirés. En effet, on s'étonnera de la rigidité des mouvements de Jarid d'une non-fluidité exemplaire, notamment lorsqu'il se déplace sur une corniche ou lors du moindre gun-fight. Les textures sont ratées, le moteur physique surréaliste est bourré de bugs et autres glitches que même la version Gold n'arrive pas à complètement corriger.
Bien que les environnements se veulent variés, on ne ressent aucune originalité dans la grotte, ni le sentiment de vie quand on traverse une ville. Le jeu parvient même à laisser des personnages stoïques lors de cinématiques, c'est dire!

Concernant la bande-son, on a droit à des bruitages qui peuvent candidater pour être l'exemple de la future expression 'déjà-entendu' : toutes les armes sonnent comme les pistolets des westerns de jadis. La musique est, quant à elle, tellement anecdotique qu'on ne se souviendra même pas qu'elle existe.

Les contrôles sont de ce qu'il y a de pire : les séances de combat à la hitbox ridicule virent à la zizanie quand on ne sait pas comment placer les coups que l'on désire et l'attaque 'assaut' ne se déclenche qu'en matraquant la touche correspondante en priant pour que ça passe avec la distance adéquate. Un tutoriel n'aurait pas été de trop mais le jeu a jugé que c'était de trop, probablement... Même la séance de conduite est une torture avec une physique juste hallucinante où votre voiture peut se retourner si vous prenez un virage trop serré tandis que la police, enfant bâtarde de la série Driver, viendra vous emplafonner sans aucune sommation dans des rues où les bâtiments viendront et reviendront en boucle. Même la caméra se positionne parfois à des endroits improbables.

Pour finir, l'I.A. du jeu. Jamais on n'a vu une débâcle pareille : entre le script des ennemis lors des gunfights qui consiste à être à couvert-dégainer en se montrant-tirer-se planquer, celle des phases de combat où il suffit de jouer du pied droit pour le tenir à distance et le blesser sans danger et celle de la police locale qui pourra vous voir à plusieurs mètres devant elle mais qui ne sentira même pas votre présence quand bien même vous lui collerez au dos, tout semble nous faire revenir 20 ans en arrière, la nostalgie en moins.
Dès lors, on peut s'estimer heureux de n'avoir aucun problème de sauvegarde corrompue mais on pourra s'attendre à un chargement qui s'éternise avant de devenir un freeze qui vous obligera à redémarrer la console, comme s'il fallait ce problème en plus.

 

Note : 0/5

Plaisir à jouer et à rejouer


La longue marche à travers retranscrira à merveille la sensation qu'éprouvera le joueur : de la mollesse.
Avec une prise en main effroyable, une difficulté absente et une durée de vie rachitique, autant vous dire que le plaisir de jeu est totalement inexistant, au même titre que le replay-value.
La seule chose positive à tirer est que l'histoire se base sur le célèbre explorateur Ibn Battuta, méconnu et pourtant si riche ; malheureusement, on n'apprend que bien peu de choses et la masse de défauts fait qu'on se lasse très vite du soft, sauf si on rit du jeu avec un solide second degré.
Le manque d'originalité fait cruellement défaut, la volonté de rendre hommage à Uncharted n'est pas une excuse valable pour être paresseux à ce point-là.

Inutile de tergiverser plus longtemps, Unearthed est une heure d'ennui profond.

 

Note : 0/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Des moments de suspense mal amenés à cause d'une narration cauchemardesque (allégorie du fantasme du joueur face au studio de développement.)
Dans la ligne directrice du studio, je demande le classicisme des trophées... Gagné !
À l'exception du trophée demandant de ramasser sept trésors, le reste du jeu ne concerne que la progression en achevant chaque chapitre. Impossible d'en tirer le moindre plaisir vu la facilité avec laquelle on trouve les trésors et la vitesse à laquelle on boucle le jeu. Heureusement, ils restent dans la logique du jeu et on ne les blâmera pas sur ce point.

Allez, je leur donne un point pour le fait que le 100% puisse se faire en une heure si les joueurs sont pressés !

 

Note : 1/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
1/20

Pour une première tentative de l'Arabie Saoudite de tenter l'aventure vidéo-ludique, le constat est sans appel : c'est un désastre.
Graphismes en retard, animation bancale et pas réaliste, bugs à foison, contrôles balourds et décors sans saveur. La bande-son est anecdotique, le jeu ne contient aucune originalité et le tout respire le plagiat honteux d'Uncharted .
Mais ne soyons pas si sévères, le soft a au moins le mérite de se baser sur la légende extrêmement riche et intéressante de l'histoire de Ibn Battuta et on peut rire du jeu et découvrir l'univers vidéo-ludique sous un jour nouveau. Reste à savoir si l'épisode 2 verra le jour avec une amélioration de qualité.

Je recommande ce jeu :
À personne