Test : Spec Ops : The Line


Spec Ops : The Line
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Note des joueurs :
4.4/5 - 118 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 60 notes

Spec Ops : The Line

ps3


51 trophées au total
0 trophée caché

5226 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1564 joueurs (30 %)
100% par : 1564 joueurs (30 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Spec Ops : The Line

  • Test rédigé par Harshkov le 28-05-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Highway to Hell
En avant jeune recrue !

Après Bioshock ou encore la série NBA, 2K Games débarque pour la première fois en 2012 dans la cour du jeu de tir militaire avec Spec Ops : The Line. Un TPS qui à première vue reprend les grandes lignes des jeux de guerre modernes : l’armée américaine envoie des hommes en Moyen-Orient pour retrouver et sauver un haut gradé. Bref quoi de plus normal me direz-vous ? Erreur ! Toute sa richesse se révèle dans ses choix scénaristiques osés et son ambiance unique. Une seule chose est sûre, cette histoire ne vous laissera pas indemne.

Du soleil, de la chaleur et du sable à perte de vue, un cadre idéal de vacances, non ?

C’est dans cet enfer que les développeurs allemands de Yaeger ont choisi de nous raconter l’histoire du capitaine Walker. Un homme d’honneur, leader d’une petite unité des forces spéciales, qui a pour mission de retrouver la trace d’un colonel de l’US Army. L’intrigue se déroule dans un Dubaï frappé de plein fouet par une catastrophe naturelle, directement sortie d’un verset biblique. À force de chercher la démesure, ne finit-on pas par se brûler les ailes ?

Et un château de sable, un !

La ville est désormais en proie au sable, mais aussi aux affrontements armés. Votre mission, si vous l’acceptez, consistera à vous frayer un chemin dans cet enfer, que ce soit à bord d’un hélicoptère, d’un camion ou à pied, mais aussi à y survivre. Par tous les moyens, même ceux inimaginables.

Contenu du jeu


Une atmosphère qui n'est pas sans rappeler les grands classiques cinématographiques traitant de la guerre
La nature aura toujours le dernier mot

Dès les premiers instants, c’est le dépaysement. Un Dubaï agonisant, croulant sous les violentes tempêtes de sable, victime de sa riche démesure et de l’exploitation sans répits de notre chère planète bleue. Un juste retour me direz-vous.

Nous voici donc à la recherche du colonel John Conrad et du 33e régiment d’infanterie qui avait pour mission de protéger les individus pris au piège des récentes chutes de sable. Une quête qui tiendra le joueur en haleine durant les 15 chapitres qui composent la trame. Celle-ci dévoilera la part d’ombre de chacun au fur et à mesure de la progression dans cet environnement hostile. La durée de vie est relativement courte, comptez environ 10 heures pour faire le tour du jeu et en découvrir toutes les subtilités.
Vous êtes donc à la tête d’un groupe de trois personnes, le capitaine Walker (vous-même) et vos deux acolytes, Adams et Lugo. Vous avez la possibilité de pouvoir leur donner des ordres basiques comme jeter une grenade flash ou éliminer un ennemi ciblé. Cette particularité est bien utile dans certaines situations, mais est à limiter en FUBAR, sous peine de suicide collectif. De manière générale, vous serez assez de trois pour venir à bout des nombreuses vagues d'ennemis et puis c’est bien connu, plus on est de fous, plus on rit !

Côté gameplay, on avance sur un terrain connu, proche d’un Uncharted. Notamment dans les couvertures, les combats rapprochés ou les fusillades. De même que le manque de munition nous force à varier les plaisirs en alternant les différents types d’armes principales et secondaires.
On appréciera le petit ralentit ou plus communément « bullet time » lorsque l’on effectue un headshot. Cela s’avère très utile si l’on corse la difficulté.

Fini les pétrodollars et la luxure. Le jeu nous plonge dans l’horreur de la guerre, certaines scènes vous prennent aux tripes, un désir de pousser l’expérience de joueur hors des sentiers habituels et de la morale. Une atmosphère mêlant folie et réflexion qui n’est pas sans rappeler un certain Apocalypse Now.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Tous les moyens sont bons pour se déplacer dans ce chaos
J’adore respirer l’odeur du sable chaud le matin

Graphiquement le jeu est loin d’être moche. Si on met de côté l’aliasing venant quelque fois vous saluer et l’affichage des textures qui prend un peu de temps selon le chapitre. On sentirait presque le sable nous fouetter le visage, la sueur nous couler sur la joue, et même la chaleur nous brûler les poumons. Dubaï nous offre un environnement avec une identité propre, qui sort de l’ordinaire. On apprécie une verticalité poussée qui permet un renouvellement des lieux et des paysages découverts. Une atmosphère étouffante globalement très bien retranscrite par la direction artistique et appuyée par des effets de lumières réussis.

Chair à canon

Le principal problème réside dans l’IA et plus particulièrement dans l’IA de vos compagnons. Dans certaines situations, notamment en mode FUBAR, lorsque le vent aura tourné et que rester à couvert sera votre seule option. Vos coéquipiers auront un malin plaisir à prendre confiance et se métamorphoser en John Rambo pour aller s’échouer au milieu des échanges de tir en attente de réanimation.
Au contraire les ennemis, dans la difficulté la plus élevée, essaieront de vous contourner et de vous déborder à la moindre inattention. Une agressivité qui vous laissera peu de répit.

Good Morning Dubaï

Spec Ops jouit d’une bande son entrainante, parfaitement rythmée et calibrée avec les moments clés. Elle regroupe de grands classiques de la musique Rock’n roll qui vous plongeront dans l’ambiance et dans des thèmes collant bien à l’univers. Le tout entrecoupé par un M.Radio qui animera les ondes de Dubaï FM d’une manière peu courante et distrayante.
Seules les répliques lancées par les protagonistes peuvent paraître rébarbatives à la longue. Par leurs diversités, qui doivent être de l’ordre de six ou sept, ou leurs intérêts à vous rappeler les actes de bravoure effectués. « Je sais, je l’ai fait » comme dirait un certain John McLane dans Die Hard 4™).

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le calme avant la tempête
Les joies de la (re)connaissance

Le plaisir est bien évidemment au rendez-vous, l’histoire est le point fort du jeu. Elle permet de captiver le joueur jusqu'au déroulement final. Spec Ops n’y va pas avec des pincettes, l’intensité monte crescendo au fil de la progression. Cependant, une fois le jeu terminé et l'intrigue dévoilée, le plaisir de rejouer l'histoire est fortement diminué.

On peut regretter l’absence d’une possibilité de jouer avec chaque personnage, une spécialisation et des compétences propres aurait permis d’aborder différemment les obstacles rencontrés. Vous pouvez cependant pallier ce manque en vous plongeant dans le multi compétitif ou encore le mode coop. Même si pour être franc, ils n’apportent pas grand chose, cela permet de rallonger l’expérience de jeu de quelques heures.

La rejouabilité est limitée, à moins de commencer le jeu en promenade de santé soit facile puis de vous lancer dans l’enfer du mode FUBAR. Vous aurez accès à un challenge relevé où quelques passages demanderont un certain nombre d‘essais pour triompher. Cependant avec le gameplay apprivoisé et maitrisé, cela ne devrait pas vous stopper pour autant.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Finir le jeu en FUBAR sera le seul vrai combat
The Line, dispose d’un platine accessible à tous. Comptez environ une quinzaine d’heures pour faire le tour de tous les prérequis. Une grande majorité des trophées est liée à l’action pure et dure, une autre à des choix à faire à certains moments clés. Ces décisions ont une répercussion sur les actions suivantes, faite les bons.
À l’exception des trophées demandant un nombre d’élimination avec un type d’arme bien spécifique ou l’accomplissement d‘actions précises, seul le trophée lié à la difficulté FUBAR, entendez « Fucked Up Beyond Any Repair », qui peut se traduire « Complètement foutu » pour les plus pointilleux, peut être récalcitrant.

Le plaisir de collecter

Plaie des jeux modernes, les collectibles, qui heureusement ici sont plaisants à recherchés. Il ne s’agit pas de banals livres x 50 ou pièces x 80, mais d’objets divers et variés. Ils font partie intégrante de l’histoire en apportant bon nombre d’indications qui facilitent la compréhension de l’univers du jeu et de ses protagonistes. Aucune crainte, puisque la sélection des chapitres permet de mettre la main dessus rapidement en cas d’oubli. De manière générale, le plaisir de débloquer tous les trophées est là, leur diversité permet d’éviter toute monotonie. La plupart tombent sans même s’en rendre compte. Bref, un combat presque gagné d’avance.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Une seule chose est sur, c’est que 2K n’y va pas la fleur au fusil. Entre violence soutenue et choix moraux, Spec Ops est bien plus qu’un simple jeu de tir lambda, il aborde avec une dimension particulière de la guerre et les horreurs qu’elle engendre. Un désir de bousculer les habitudes. Une chose est certaine, c’est une mission réussie.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux curieux, À un public averti