Test : Saw


Saw
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Note des joueurs :
3.4/5 - 59 notes
Note des platineurs :
3.4/5 - 32 notes

Saw

ps3


47 trophées au total
11 trophées cachés

1233 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 813 joueurs (66 %)
100% par : 813 joueurs (66 %)
Note du jeu
9/20
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Test du jeu
SAW

  • Test rédigé par iSharks le 30-06-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Adaptation des films homonymes, Saw le jeu aurait pu, sur le papier, être un bon survival-horror. Développé en partie par Konami et par le studio américain Zombie Studios, à qui l'on doit notamment Shadow Ops : Red Mercury et le très mauvais Blackwater, Saw apparaît sur nos consoles en novembre 2009, soit une année après la sortie de Silent Hill : Homecoming. Le jeu reprend directement l'histoire du premier Saw réalisé par James Wong, qui lui sert de base scénaristique, et met en scène la confrontation entre l'inspecteur David Tapp et John Kramer, là où elle s'était arrêtée à la fin du premier film avec la mort de l'inspecteur Sing. Le joueur incarne l'inspecteur Tapp, joué par Danny Glover dans la version cinématographique, et se retrouve piégé dans un asile désaffecté fort sinistre, en compagnie de ''sbires'', à savoir des individus qui se retrouvent dans le même pétrin que vous, et dont leur seul moyen de survie est... de vous tuer ! Votre mission sera tout d'abord de fuir à tout prix l'asile où vous êtes retenus prisonnier en déjouant les nombreux pièges disséminés ici et là tout en affrontant vos ennemis, et de terminer ce que vous aviez commencé en mettant définitivement un terme au agissement du tueur au puzzle. Le concept du jeu, en lui-même, peut paraître intéressant et alléchant, car il propose une autre manière d'aborder l'univers survival-horror, en se basant sur une intrigue de type torture porn, gore à souhait, directement issue d'un film qui révolutionna le genre.

Contenu du jeu


Saw Billy sera bien évidemment de la partie, pour le plus grand plaisir des fans
Premières impressions

Le joueur évolue dans un milieu assurément hostile, avec une ambiance sombre, suffocante, dans l'ensemble plutôt convaincante et largement qualifiable d'horror. Le début du jeu, lorsque l'on découvre l'environnement très restreint, promet à un survival-horror de bon acabit, avec un scénario de bonne facture et une trame qui se tient, nous réservant son lot de mystères et de rebondissements, à l'instar des films. Bien que le cheminement du jeu puisse paraître linéaire et relativement monotone, les énigmes proposées offrent une forme de difficulté qui ira crescendo à mesure de notre avancée, de même que l'esprit des films qui se voit respecté sur de nombreux points (on retrouve des pièges de Saw II, IV, et la manière dont est testé par jigsaw Tapp n'est pas sans rappeler la manière dont est testé Jeff dans Saw III). Que l'on ne se trompe pas, le joueur qui décide d'entamer son aventure sur Saw le jeu, s'attend à voir un univers du même gabarit que celui des films dont il est l'adaptation, à savoir des énigmes bien casse-tête et ingénieuses, un scénario bien ficelé et une bonne immersion dans un univers torture porn où l'hémoglobine coule à flot.

Des protagonistes creux et sans âme

Comme les œuvres cinématographiques, notre personnage sera soumis à une forte pression psychologique, due aux nombreuses interventions de l'effroyable saw billy qui, avec sa voix si caractéristique, n'hésitera pas à pointer du doigt et remuer certains évènements regrettables et troubles de son passé. Au fil de chaque chapitre, il devra sauver un personnage secondaire, directement inspiré d'un film et ayant un lien avec son passé ou sa vie en général, sous la forme d'une énigme type ''boss'', c'est-à-dire un poil plus corsée que les autres. Malheureusement, tous ces personnages manquent de profondeur, de charisme, et la plupart sont insipides, tout comme notre héros. Difficile de développer un sentiment d'affection envers ce dernier, rendant donc le sort de celui-ci complètement indifférent à nos yeux. Quant au sort des victimes de jigsaw, le joueur aura du mal à concevoir l'idée de devoir se creuser la tête pour sauver un individu dont il se moque éperdument. Ainsi, tout le scénario et l'immersion du jeu sont remis en question, en grande partie à cause de l'absence de choix moraux, et ce de manière conséquente.

Quoi c'est tout ?

Le jeu, dans sa globalité, est relativement simple. Si le joueur est attentif aux conseils de jigsaw, il ne devrait pas y avoir de grands problèmes pour les énigmes, souvent redondantes. Cette simplicité vient impacter sur la durée de vie du jeu : 7 chapitres, qui se terminent tous plus ou moins en 1h00 ou 1h30 en fonction de la dextérité du joueur et son envie ou non de fouiller tous les recoins des niveaux.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


L'IA est l’élément le moins abouti du titre, pas de quoi faire monter la barre de frisson
Saw le jeu aurait pu être un bon survival-horror. Malheureusement, de nombreuses défectuosités nuisent au plaisir de jeu et viennent considérablement amocher l'expérience ressentie tout le long. Lorsque nous rencontrons le premier PNJ, le joueur se rend compte de deux choses : la lourdeur des affrontements directement calqués sur le tout juste moyen Silent Hill : Homecoming, sans donner toutefois la possibilité d'esquiver et de contre-attaquer sec, et la stupidité affligeante de l'IA, caractéristique du jeu médiocre non abouti.

Gameplay

Le gameplay, poussif, risque d'en rebuter plus d'un. Le personnage que l'on contrôle est incroyablement lent pour donner des coups, et très lourd à déplacer durant les affrontements. N'ayant aucun moyen d'esquive, le joueur devra baisser son arme et faire un mouvement soit à droite, soit à gauche, soit en arrière, pour espérer esquiver le coup de l'ennemi, pour ensuite réajuster l'arme et frapper jusqu'à la mort de l'adversaire, rendant le tout extrêmement pénible. Heureusement, les combats ne sont pas nombreux, comptez une quarantaine d'ennemis à battre le long du jeu, qui privilégie l'exploration et le désamorçage de pièges. Ces derniers et la résolution des énigmes en un temps limité seront les principales causes de vos game over. À l'image du récent The Evil Within, de nombreux mécanismes de pièges viendront freiner et altérer votre avancée, vous incitant à progresser avec mégarde tout en évitant le rush. Les déplacements sont d'ailleurs alourdis par une gestion de la caméra approximative. Il est également très décevant de ne pas pouvoir utiliser la carte du jeu plus habilement. En effet, impossible de zoomer, rendant la lecture de cette dernière illisible pour ceux jouant sur une petite TV. Très curieux quand on voit que Konami qui a, jusqu'à présent, toujours su nous proposer un système de carte honorable dans tous ses Silent Hill, n'a pas proposé cette fonctionnalité dans Saw. Heureusement, la simplicité du titre vous évitera à coup sûr de tourner en rond pendant des heures et des heures, rendant l’utilisation de la carte anodine.

Énigmes et ennemis

L'IA se passe de commentaire : elle tape dans le vide, est totalement stupide, ne se renouvelle quasiment pas sur 3h de jeu. De même que l'IA rudimentaire, les énigmes ne se renouvellent pas ou très peu, excepté les énigmes ''boss'' dont certaines sont innovantes (le jeu des TV), les casse-tête restent identiques dans leur forme et ne proposent que très peu de challenge, tous étant relativement simple dans leur réalisation. Le bestiaire, quant à lui, est tout ce qu'il y a de plus classique et banal. Lorsque l'on voit la quantité d'ennemis que l'on croise le long du jeu, le système de ''fabrication de mines'' ne sera utilisé que pour l'obtention de certains trophées et pour venir à bout du boss de fin ''tête de porc'' dont l'affrontement absolument risible se passe de commentaire. Le joueur pourra fouiller certains endroits de l'asile pour espérer dénicher des clous lui permettant d'ouvrir des portes verrouillées ou des objets nécessaires à la fabrication de ces fameuses mines, rallongeant par la même occasion la durée de vie.

Bande-son et graphisme

Hormis les tares relatives au gameplay, l'ambiance générale du jeu est digne d'un survival-horror, avec des effets sonores très intéressants (ambiance qui évoque un condemned) qui accentuent le sentiment d'oppression. Mis à part ces effets, les musiques n'ont rien de transcendant, la plupart étant issues des films. Le doublage anglais est de bonne facture, mais les dialogues en eux-mêmes sont totalement soporifiques et sonnent faux. L'ambiance peut, en revanche, varier d'un endroit à un autre. Cette dernière est bien plus lourde en début de jeu qu'en moitié. En effet, lorsque le joueur aura compris à quoi il a à faire, la pression sur ses épaules diminuera petit à petit. La partie graphique du titre, dans sa globalité, est tout juste correcte. Le moteur graphique Unreal Engine n'est pas exploité à son maximum. De nombreux bugs sont à détectés, notamment des textures qui peinent à s'afficher lorsque l'on charge un point de contrôle, des bugs de collision et d'animation parfois récurrents, et des environnements bien trop homogènes pour venir parler de diversité des lieux visités. L'asile d'Outlast reste bien plus effrayant et exploite mieux le moteur graphique Unreal Engine, rendant l'expérience de jeu plus réaliste et immersive par la même occasion.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le jeu commençait plutôt bien
L'ambiance du jeu est au rendez-vous, certains moments viendront accélérer votre pulsation cardiaque car il s'agira de résoudre une énigme simple dans la forme certes mais longue dans la réalisation, ce dans un temps limité. Chose étonnante, la réalisation des énigmes se modifie à chaque mort puis réapparition. Une manière fort intéressante de ne pas réitérer le problème. En effet, les casse-tête peuvent paraître plus souples et abordables en fonction du nombre de fois où vous les faites et refaites, uniquement dans un contexte de chronométrage (car mort peut s'ensuivre). Ces moments à eux seuls sauvent le jeu du naufrage absolu en lui donnant une once de difficulté, mais force est de reconnaître que le gameplay lourdingue et les actions rébarbatives du scénario risquent de faire lâcher la manette à plus d'un joueur. Les plus téméraires iront au bout pour l'obtention du précieux platine, mais une fois le précieux dû obtenu, la boîte du jeu ira rejoindre le fond d'une étagère poussiéreuse. Sur le papier il y avait de quoi redorer le blason du survival horror, en perdition depuis quelques temps, d'autant plus qu'avec la participation de Konami, l'on pouvait s'attendre à quelque chose de raisonnablement réussit. Malheureusement non. Des documents font parties du jeu pour en apprendre plus sur l'histoire du lieu que l'on visite, mais il n y a aucun intérêt à tous les récupérer, car, une fois lu, impossible de les stocker dans notre inventaire et donc de les re-consulter par la suite. Le jeu propose deux fins alternatives sans grand intérêt, mais indispensables à visionner pour espérer obtenir les deux trophées qui y sont associés. Recharger le point de contrôle une fois le jeu (enfin) terminé est la seule forme de rejouabilité que je peux citer.

 

Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


L'obtention du platine repose en grande partie sur les affrontements avec les PNJ, en utilisant des armes spécifiques
Les trophées n'ont rien de compliqué, et sont facilement réalisables en une seule partie. Faire les trophées vous permettra de légèrement augmenter la durée de vie, car certains demanderont des actions bien spécifiques de votre part, notamment l'utilisation des trois types de mines pour tuer un ennemi de chaque, vous obligeant à rechercher les éléments constitutifs à leur fabrication sur une table de travail. La grande majorité des trophées est centrée autour des armes, où il faudra obligatoirement tuer un ennemi avec au moins chacune d'entre elles. Fouillez bien les zones, de fond en comble, car certaines ne sont disponibles qu'à un seul endroit du jeu, où sont utilisables que par l'intermédiaire d'un petit jeu d'engrenage. Fouiller les zones et pièces de l’hôpital psychiatrique est un critère essentiel à la réalisation du 100 %, mais rassurez-vous, cela est très facile. Le jeu étant axé couloir et ouverture de portes, il vous suffit juste de toutes les ouvrir lorsque cela est possible, avec ou sans clous. La facilité déconcertante du platine réalisable en one shot évite au joueur de retourner sur le titre pour le compléter.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
9/20

Difficile de mettre la moyenne à Saw tant les poncifs du jeu médiocre s'accumulent : système de combat déplorable, IA pas si intelligente que ça, graphiquement tout juste moyen, peu de renouvellement niveau énigmes et environnements, gameplay sans grande originalité... Il est tout aussi difficile d'admettre que Konami, précurseur du survival-horror avec la mythique série Silent Hill, soit au commande du soft... avec une équipe de développement ''Zombie'' jusqu'alors inconnue. Pourtant, tout était partie d'une bonne volonté, avec une ambiance horror et un univers malsain plutôt réussis, laissant envisager une aventure fort intéressante. Il n'en est rien. Votre instinct de gamer saura répondre à cette question de saw billy, à l'arrière de la jaquette du jeu : « vous voulez vraiment jouer ? ».

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine facile