Test : Saints Row IV


Saints Row IV
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Note des joueurs :
4.2/5 - 66 notes
Note des platineurs :
4.3/5 - 31 notes

Saints Row IV

ps3


71 trophées au total
8 trophées cachés 2 DLC's

1932 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 794 joueurs (41 %)
100% par : 254 joueurs (13 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Saints Row IV

  • Test rédigé par Aelon le 12-03-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Allégorie de la finesse, par Saints Row IV
Saints Row IV est un jeu sorti sur PlayStation 3 le 23 août 2013, développé par Volition Inc et édité par Deep Silver. Il s'agit d'un GTA-like à l'univers déjanté, où tout est sujet à des blagues parfois très potaches ainsi qu'à un arsenal plus que loufoque. L'histoire du jeu suit celle des précédents, mais il n'est pas nécessaire d'y avoir joué pour apprécier celui-ci.

Après les événements survenus dans Saints Row : The Third, votre gang est à nouveau appelé pour vaincre le chef des STAG enfui. Par un enchaînement d’événements plus qu'improbables, le Boss devient président des États-Unis d'Amérique et subit une attaque d'extra-terrestres menée par l'empereur inter-galactique Zinyak. Vaincu, le Boss finit prisonnier d'une simulation de Steelport contrôlée par Zinyak lui-même. Votre objectif sera alors de sauver votre gang, vous venger et vaincre Zinyak... Alors, il est pas beau le pitch ?

Sachez, pour l'anecdote afin de briller à la machine à café, que THQ était sensé sortir un DLC intitulé "Enter the Dominatrix" (notez au passage qu'on ne peut pas appuyer plus qu'avec ce titre la source d'inspiration) qui fut repoussé pour devenir Saints Row IV, ce qui explique un grand nombre de points communs entre Saints Row : The Third et IV. Il existe un DLC éponyme au projet de base qui rend hommage à THQ qui a fermé en 2012...

Contenu du jeu


Les Gardiens seront des ennemis puissants et récurrents au cours du jeu
"It's good to be the President !"

Commençons par l'aire de jeu, Steelport, qui est inchangée niveau taille par rapport au troisième opus, à savoir une taille correcte bien que vous la traverserez bien vite de part en part une fois vos pouvoirs bien améliorés tant votre personnage sera agile et rapide. Étant une simulation contrôlée par Zinyak, celui-ci apporte sa "petite" touche personnelle à l'endroit en supprimant toute trace des Saints de la ville et en ajoutant çà et là des vaisseaux aliens flottant au-dessus de la ville ainsi qu'en maintenant la nuit en permanence (petite touche on vous a dit). Cela permet aux joueurs du précédent jeu de redécouvrir la ville sans avoir trop une impression de déjà-vu.

La grande nouveauté du jeu, c'est bien évidemment vos pouvoirs. Ces derniers se débloquent au fur et à mesure de l'aventure, à savoir télékinésie, tir de boules de feu/glace, coup au sol à l'effet onde de choc, super sprint et super saut etc. Les variantes des différents pouvoirs sont débloqués en effectuant des quêtes secondaires pour votre équipage, pour peu que le membre ait été sauvé (ceci dit c'est plus difficile de vous demander un service et de vous récompenser quand on est absent). Tous les pouvoirs constituent un net avantage sur vos ennemis et vous permettront bien souvent de remporter les combats.
Comme dans le précédent jeu, il est possible d'appeler vos potes pour les invoquer dans la simulation et traîner avec eux (ce qui constitue un trophée par ailleurs). Mais le gros plus, c'est qu'ils peuvent aussi obtenir des super pouvoirs, permettant ainsi de vous balader jusqu'à 4 avec des super pouvoirs dans les rues de Steelport : autant vous le dire tout de suite, aucun n'ennemi ne sera capable de vous opposer un semblant de résistance, pas même les gardiens sur l'image ci-contre, tant vous serez puissants.

Enfin, l'arsenal est toujours aussi déjanté, avec une arme qui fait gonfler jusqu'à explosion les têtes, une arme qui appelle un rayon tracteur faisant s'envoler vos ennemis, un pistolet Dubstep qui fait danser les passants (je n'invente rien), avec bien évidemment les traditionnelles armes à feu tout aussi redoutables. Toutes les armes sont améliorables pour garder une avance sur vos ennemis.
Restent les véhicules, complètement anecdotiques dans ce jeu : en même temps, quand on court six fois plus vite qu'une voiture et qu'on saute plus haut qu'un building, on oublie vite les voitures et motos.

"On m'a élu pour agir, pas pour réfléchir"

Qu'en est-il de l'histoire ? La trame principale vous tiendra en haleine 15 heures en moyenne, tandis qu'il faudra compter un peu moins du double pour tout compléter (hors trophée des 40 heures de jeu) ce qui reste assez court malheureusement. Cependant, l'aventure principale est assez réussie, bourrée de références à la pop culture (Matrix, évidemment, Star Wars ou Armageddon par exemple) et d'humour. Elle est en outre assez diversifiée pour ne pas avoir l'impression de faire la même chose en boucle.

Il en sera autrement pour les "missions" secondaires liées à votre équipage. En effet, bien que l'ultime mission secondaire, la mission Loyauté, de chacun de vos équipiers soit réussie et drôle, ceux-ci vous demanderont TOUS de faire la même chose, à savoir effectuer la quasi-totalité des activités annexes du jeu. Et c'est là que le bât blesse, puisqu'on pourrait inter-changer n'importe quelle mission secondaire avec une autre tant elles se ressemblent. Celles-ci sont en réalité des listes comme 'Pirater tel magasin + Finir telles activités' avant de retourner parler au membre et recevoir une récompense, et comme ces listes sont liées aux activités annexes de Steelport virtuel, si vous effectuez ces activités avant de démarrer la mission secondaire, celle-ci sera finie juste après être lancée ! En conséquence c'est bien dommage car il s'agit plus de récompenses pour avoir joué aux activités annexes que des missions pleinement travaillées.
Fort heureusement, les quêtes Loyauté sont là pour rehausser le tableau. Une fois toutes les "missions" d'un membre finies, celui-ci vous proposera de l'aider personnellement à régler un problème lors d'une vraie mission scénarisée et en général truffée d'humour : elles sont honnêtement toutes drôles, l'une d'elles se moquant même de la série Metal Gear !

Au final, on a donc une aventure principale très agréable mais assez courte, et malgré l'impression d'avoir beaucoup d'activités annexes, elles sont vite répétitives, et ce ne sont pas les listes missions annexes, malgré leur grand nombre, qui donneront l'impression d'avoir beaucoup de choses à faire.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Mais c'est qu'elle prend la grosse tête celle-là !
C'est pas forcément dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures ma bonne dame

Alors autant être honnête, graphiquement, c'est assez moche. Il s'agit du même moteur que celui de Saints Row : The Third (je vous renvoie à l'anecdote de machine à café de l'introduction pour comprendre pourquoi) qui passait déjà limite à l'époque... Mais là ça passe très mal, surtout quand on sait que quelques mois plus tard sort un certain Grand Theft Auto V, même si ce ne sont pas les mêmes budgets de développement, la comparaison se fait fatalement. Certes, c'est pas très joli et fixer de trop près certaines textures, notamment murales, pourraient vous faire loucher ou vous faire dire "Eh ben c'était pas si moche la PlayStation 1 au final", mais ça ne fait pas tout dans un jeu !

Et en effet, côté bande-son, le jeu est très bien servi. La majorité des musiques qui accompagnent le jeu sont des références à la culture pop (quand vous entendrez "What is Love ?" dans le jeu, vous réaliserez que ce jeu a été réalisé par des génies un peu flemmards sur les graphismes cependant). Il est en outre possible de créer sa propre station de radio, à savoir une liste des musiques que vous préférez parmi celles des stations pré-définies par le jeu. J'insiste vraiment sur le côté hommage/clins d'oeil du jeu car il a vraiment été poussé et l'effort est à noter.

Pour ce qui est du gameplay, c'est très classique pour un GTA-like, et bien que l'association pouvoir-armes se fait parfois assez mal, il reste correct. On regrettera également l'IA du jeu, qui est très similaire à celle du 3, c'est-à-dire des ennemis assez stupides qui ne cherchent pas systématiquement à se protéger. Certes, il existe différents types d'ennemis dans le jeu (normaux, super-puissants, gardiens etc), mais dans l'ensemble, la stratégie classique de l'IA consiste à vous arroser de balles sans se défendre, ce qui, une fois leurs attaques connues, rendra les combats vite trop simples. Le jeu pare cela par une précision de tir des ennemis outrageusement élevée (même quand vous êtes en super-sprint) et une pléthore d'ennemis en simultanée pour vous couler de la vie : la quantité plutôt que la qualité en somme.

What is Bug ? Oh baby don't freeze me, don't freeze me, no more...

Et pour pimenter un peu plus le tout, sachez que le jeu est globalement parsemé de nombreux bugs. On notera par exemple des bugs de collision (assez rares), des freezes intempestifs notamment quand la situation devient trop chaotique (pour info, j'ai eu un énième freeze lors de la quête finale qui se fait en plusieurs étapes, et j'ai été obligé de recommencer la quête depuis le début alors que j'avais fini le premier tronçon... Plutôt rageant). Prévoyez donc d'y jouer zen car cela pourrait fortement altérer votre plaisir de jeu, mais bien évidemment, certains joueurs pourront passer outre comme d'autres en subiront à n'en plus finir.

Ah et si je vous dis qu'il y a des bugs liés aux trophées ? Car oui, un trophée, "Où est ma cape ?" peut ne pas se débloquer même si vous avez rempli les objectifs... Il semblerait qu'il soit possible de contourner le glitch, mais tout de même, c'est assez pénalisant d'avoir un bug pareil surtout qu'il n'est pas le seul bug du jeu, le bougre.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Incarner un super-héros à la Neo qui dézingue des aliens est très jouissif
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !

J'imagine avec le descriptif fait au-dessus que certains se diront "Ma parole ça a l'air assez naze au final.", mais en réalité non. Il faut bien dresser un portrait du jeu objectivement, et c'est vrai que sur le papier, Saints Row IV ne se défend pas très bien. En revanche, une fois la manette en main, le plaisir de jeu est bien au rendez-vous. L'arsenal ainsi que les pouvoirs sont suffisamment fun pour oublier la plupart des problèmes inhérents au jeu (sauf les freeze quand vous en aurez hein). De même, découvrir ce que les développeurs vont ont préparé comme aventure principale sera un réel bonheur car le jeu est un hommage à tout ce qui s'est fait de mieux, et la mise en scène a été pensée pour vous faire décrocher un sourire aux moments voulus.

De la même façon, bien que les missions annexes et les activités soient peu variées, elles sont toutes plaisantes à faire. Des défis (compris dans l'obtention du platine) sont également de la partie afin d'offrir un challenge supplémentaire et relancer l'intérêt des activités annexes, tels qu'avoir la médaille d'or dans toutes les activités, tuer X ennemis avec une arme précise etc.
J'avais déjà parlé de l'humour propre à l'univers de Saints Row, mais l'arrivée du virtuel ainsi que du futuriste apporte une pléthore de nouvelles armes abracadabrantes, et utiliser par exemple l'arme qui fait gonfler les têtes m'a personnellement fait rire à chaque utilisation : la victime du rayon s'arrête de bouger, se tient la tête qui gonfle jusqu'à ce que les yeux sortent des orbites, un peu à la façon Tex Avery, avec un bruitage ridicule avant d'exploser. Il s'agit vraiment d'un délire gigantesque fait pour se défouler.

Mais l'une des règles du cinéma, à savoir que les suites n'égalent jamais ou difficilement l'original, se vérifie ici. Le jeu a une rejouabilité assez limitée étant donné que l'aventure principale se savoure pleinement en découvrant tous les gags et toutes les surprises, mais ces derniers auront bien sûr un impact bien diminué la fois suivante. Les pouvoirs étant donnés dans un ordre précis, difficile aussi de décider de jouer différemment puisque chaque joueur aura globalement le même parcours. Ainsi, Saints Row IV se savoure lors de la première partie puis devient ensuite appréciable lors des sessions suivantes.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Les trophées vous demanderont d'aider jusqu'au bout du bout votre équipe
"Je suis venu, j'ai vu, j'ai tout vaincu... Et j'ai attendu aussi"

Les trophées vous demanderont de tout faire dans le jeu : missions principales et secondaires, activités et défis. Pour une fois, c'est assez justifié étant donné que finir toutes les missions secondaires permet de donner des pouvoirs à vos alliés dans la simulation et que, dans l'histoire, cela s'avérera utile.
On fera ainsi assez facilement les activités annexes, comprenant évidemment des phrases comiques pour occuper pendant une énième activité et maintenir l'intérêt pour le jeu. Par ailleurs, il faut absolument tout faire pour vos coéquipiers, y compris leur faire l'amour... même à un robot (on appelle ça l'effet The Witcher ou Mass Effect dans le milieu) afin d'avoir le trophée lié à chacun. Les défis à effectuer sont également assez simples, et il est possible de diminuer la difficulté du jeu si vous ne parvenez pas à en faire certains.

On notera également certains trophées "annexes" comme effectuer un vol entre deux points très éloignés sans toucher le sol (il existe un moyen honteux de parer cela et obtenir le trophée sans effort pour information), courir sur une certaine distance etc. Le trophée assez intéressant sera celui demandant de passer du temps hors mission avec vos amis, puisqu'il permet d'en effectuer d'autre ainsi que de semer le chaos dans la ville sans raison particulière. Comme beaucoup de jeux aujourd'hui, la présence de compteur interne au jeu permettra d'avoir fréquemment des rappels sur votre avancée dans les différents trophées, et pour ceux liés à une durée, c'est plus qu'utile.

Ainsi donc, la majorité des trophées se fait facilement...

... Mais deux reproches majeurs sont à faire. Le premier, c'est sur le trophée demandant de jouer 40 heures dans la simulation. Le guide du site le précise bien, la quasi-totalité des joueurs auront fini les autres trophées bien avant 40 heures et tourneront ainsi en rond. Le mieux à faire pour ne pas mourir d'ennui c'est donc de laisser tourner la console et de faire autre chose, ce qui est assez triste tout de même. Le deuxième reproche porte sur l'absence de trophées liés aux modes de difficulté, rendant ainsi encore plus mauvaise la re-jouabilité : où est l'intérêt de recommencer une aventure si on connaît déjà les blagues et que le challenge n'est pas récompensant ? À vous de voir, peut-être que dans quelques mois ou années, ce sera pour l'effet madeleine de Proust... Sauf qu'à la place d'une madeleine ce sera tabasser des clones aliens avec une batte de base-ball en forme de sexe.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Saints Row IV est un jeu qui connaît ses défauts, principalement techniques, mais qui les comble par un univers atypique et original qui se démarque du reste des jeux du même genre : jouer un président américain super-héros qui casse de l'alien au petit déjeuner est très jubilatoire.
Le platine est accessible à tous, avec une liste qui permet de faire tout ce que le jeu peut proposer. Malheureusement, il s'agit d'un jeu qui s'apprécie principalement la première fois, et qui propose une rejouabilité assez limitée.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile