Test : Le Parrain 2


Le Parrain 2
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Note des joueurs :
4/5 - 58 notes
Note des platineurs :
4.4/5 - 28 notes

Le Parrain 2

ps3


42 trophées au total
0 trophée caché

1423 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 839 joueurs (59 %)
100% par : 839 joueurs (59 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Le Parrain 2

  • Test rédigé par Comatosia le 23-12-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Si vous aussi, vous avez toujours rêvé de devenir un magnat du crime, le Parrain 2 saura répondre à vos attentes.
« Les grands hommes ne naissent pas dans la grandeur, ils grandissent. »

Le Parrain 2 est un jeu d'action édité et développé par Electronic Arts et sorti en 2009 sur PS3 pour un public averti d'au moins 18 ans. Le jeu, se basant sur le livre de Mario Puzo du même nom vous plongera dans la peau non pas de Michael Corleone mais bien dans celle de Dominic, l'un des capos de ce dernier. Ce GTA-like vous plongera en 1958 en pleine révolution cubaine et vous poussera à aider la famille de Michael Corleone à se tenir sur le devant de la scène en créant votre propre famille. Vous aurez la lourde tâche de créer vous-même le physique de Dominic, personnage principal du jeu tout en choisissant jusqu'à son style vestimentaire. Une fois devenu vous aussi un mafieux, vous pourrez plonger dans l'univers du parrain et ainsi vous immerger dans les évènements du livre qui vous mèneront à New York, en Floride et même à Cuba où vous devrez vous imposer comme un Don, mais un Don qui n'existe pas dans le bouquin original.

Vous devrez alors prendre les commerces des familles rivales et vous imposer comme le meilleur pour pouvoir être reconnu de tous et insuffler la terreur dès que votre nom est cité.

Contenu du jeu


Réunies en une seule image presque toutes le familles avec lesquelles vous devrez faire affaires tout au long du jeu. Pas une bande d'enfants de cœur.
« Je suis un homme d’affaire, et l’sang ça coûte trop cher... »

Sachez dors et déjà que les serveurs en ligne du jeu étant fermés depuis 2013, cet aspect du soft ne sera pas traité ici.

Comme déjà annoncé, le Parrain 2 suit les grandes lignes du bouquin du même nom mais présente quelques améliorations du point de vue liberté du joueur. Alors que vous incarnerez Dominic, vous pourrez parcourir les rues de New York ainsi que celles de Miami en Floride tout en allant rendre visite à vos chers amis communistes dans les rues bondées de policiers que sont celles de Cuba. Plein de références au bouquin, cette adaptation vous plongera dans le monde de la mafia pour une douzaine d'heure de scénario environ et quelques heures possibles en annexe. Bien que la grande majorité de votre temps sur le soft se déroulera dans les commerces de vos ennemis à percer leurs frêles corps de chargeurs complets, vous aurez également l'occasion de rencontrer des figures emblématiques de ce monde cruel telles que Michael Corleone. Malgré cet aspect répétitif qu'est le système d'attaque et défense des commerces, ainsi que la faible diversité des missions secondaires, le Parrain 2 se montre être un GTA-like riche et moins linéaire que ce que peuvent être ses concurrents du même genre (n'oubliez pas que nous sommes en 2009, pas de GTA 5).

Le joueur se verra confronté à de multiples choix comme celui de ses amis dans la fondation de sa famille, chacun présentant des qualifications bien spécifiques et une classe bien utile dans certaines situations mais totalement inutile dans d'autres. Votre personnage ainsi que vos sous-fifres pourront évoluer grâce à l'argent que vous possédez en le dépensant dans une liste de compétences censées vous rendre encore plus fort que ce que vous êtes déjà à mesure que vous avancez dans le jeu. Vous aurez droit à une dizaine d'armes différentes pour vous défouler sur vos ennemis, que ce soient des projectiles, des armes blanches ou des armes à feu, tout y est. Vous pourrez même vous lancer à la recherche d'armes plus sophistiquées à travers les différentes maps afin d'améliorer encore votre puissance destructrice.

Le jeu vous proposera des activités annexes telles que des braquages de banques ou des services à rendre à diverses personnes bien placées telles que des commissaires de police ou des juges afin de vous sortir de mauvaises situations mais également quelques missions annexes comme des assassinats, des mises à sac ou encore des passages à tabac. En gros, vous aurez du pain sur la planche avant d'atteindre le plus haut rang de la hiérarchie mafieuse, alors, retroussez vos manches !

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Loin d'être abandonné à votre triste sort, vous pourrez compter sur le soutien de votre propre famille afin de parvenir au sommet de la hiérarchie du crime.
« Un homme qui ne passe pas de temps avec sa famille n’est pas vraiment un homme. »

Graphismes

Si le jeu parvient bien à faire ressentir quelque chose, c'est son époque, en effet, vous serez plongé avec réussite dans une ambiance très années cinquante, ce qui vous permettra une immersion rapide et facile dans le monde de la mafia américaine. Le dépaysement du joueur sera complet dans ses voyages de New York à Cuba en passant par la Floride, les trois lieux du jeu. Malgré cette ambiance réussie, le jeu présente également quelques soucis qui peuvent sembler mineurs mais qui pourront à la longue se montrer très dérangeants. En effet, bien que l'aliasing du jeu puisse être digéré, il n'en va pas de même pour l'apparition des éléments qui se fait de manière très anarchique, quelques éclairs du lumière qui permettent l'apparition donc brutale des éléments du décor ainsi que des ralentissements presque réguliers qui n'aideront pas à mieux profiter du jeu. L'immersion complète est donc coupée par ces ralentissements parfois à des moments de votre session de jeu où rien ne semble pardonner ces ralentissements. En dehors de ces quelques soucis d'optimisation, le Parrain 2 n'a pas grand chose à se faire reprocher.

Jouabilité

Le gameplay n'est certainement pas le point fort de cet opus qui saura néanmoins se laisser prendre en main par tout type de joueur. A certains moments très dynamique, il saura également se montrer très mou à d'autres, ce qui ne sera pas pour plaire à tout le monde. Cependant, les exécutions très variées, violentes, voir même gores sauront faire jouir le côté sadique et sanguinaire sommeillant au fond de chacun d'entre nous. On ressent donc bien le travail mit en place pour rendre le jeu le plus plaisant possible, mais certaines animations casseront le mythe, comme lorsque vous sautez d'une haute position, atterrissant avec autant de grâce qu'une pierre sur le sol (et sur vos pieds en plus !). L'IA quant à elle saura se montrer intelligente pour ce qui est de vos alliés, mais les ennemis ne sont pas en reste pour autant, ils savent que vous êtes le boss et vous viseront donc en priorité lorsqu'ils le pourront, ce qui rend la difficulté un peu supérieur à ce qu'elle serait dans le cas contraire. Compte tenu de cette intelligence artificielle, il vient le temps de parler de ce qui nous intéresse, comment se cacher des attaques ennemies ? Et bien c'est assez difficile puisque vous pouvez être touché même en vous planquant derrière un mur, les couvertures étant réellement sommaires. Vous pourrez cependant vous consoler avec un large panel d'armes, qui ne suffira cependant pas à faire pardonner les multiples soucis de caméra auxquels vous allez être sujet tout au fil de l'aventure.

Bande son

S'il y a une chose qui ne fait aucun doute, c'est bien que pour ce qui est du son et du doublage, il n'y a pas de fausse note, tout est parfait ! D'un côté la musique bien de l'époque permet une immersion encore plus grande et saura ravir vos oreilles à mesure que vous descendez vos rivaux d'une balle de canons sciés. Les doublages, en français s'il vous plait, sont également parfaits, il n'y a rien à jeter, on retrouve non seulement des voix du cinéma mais également des voix d'illustres inconnus qui utilisent la bonne intonation pour la bonne ligne de texte, chose qui n'est pas partagée dans tous les jeux présents sur nos consoles ! Vos collègues réagiront à chacune de vos actions et se lanceront parfois même dans quelques monologues pour vous raconter leur journée, ce qui pourra plaire d'un point de vue immersif et pour le côté attachement aux personnages. Les répliques cultes des livres sont également présentes dans le jeu. S'il y a bien une chose à retenir, c'est l'aspect sonore du jeu et tout ce qui est y est lié.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Tout comme vous, vos ennemis auront leur propre famille et n'hésiteront pas à vous envoyer quelques uns de leurs hommes pour faire tomber votre empire du crime.
« Ce n’est pas personnel, c’est uniquement les affaires. »

Le Parrain 2 et un jeu qui saura tenir celui qui s'y essaie intéressé du début à la fin. Le scénario est bien réfléchit, ne présente que peu de failles dans sa réalisation et qui saura parler à tous. En effet, la trame principale est appréciable et n'est pas entachée par des missions annexes sans queue ni tête qui viendront briser l'avancée de cette dernière. Si seule la trame scénaristique vous intéresse, vous pourrez d'ailleurs complètement zapper la partie annexe du jeu pour ne vous concentrer que sur ce qui est attrait à l'avancée de l'histoire (à l'exception près que vous devrez tout conquérir chez vos ennemis pour pouvoir avancer). En parlant de cette trame scénaristique, elle reprend les grandes lignes du livre tout en se permettant quelques petits écarts permettant de mettre en avant le personnage principal que vous aurez à jouer, c'est-à-dire Dominic. Tout en restant dans le respect de l'oeuvre cinématographique, le jeu permet une liberté qui saura ravir la plupart des joueurs. Ainsi, le jeu pourra tenir ses adeptes en haleine pour une douzaine d'heures environ pour ce qui est de l'histoire.

Le petit bémol du plaisir à rejouer à ce jeu est que malgré la liberté offerte au joueur, on va malgré tout souvent répéter la même chose, c'est-à-dire attaquer encore et encore les commerces des ennemis qui ne feront que se défendre et, à de rares occasions lancer des attaques que vous pourrez facilement repousser si vous vous en donnez la peine. Les missions annexes proposées par les passants sont malheureusement souvent les mêmes et nécessitent parfois même d'attaquer vos propres commerces à coup de bombes ou de batte de baseball, chose qui aurait pu être évitée avec un peu de programmation supplémentaire (bien que cela rendrait certains trophées plus longs à obtenir, voir empêcherait leur obtention après la fin du scénario). La possibilité d'évolution des membres de notre famille ainsi que la possibilité de diversifier cette même famille en recommençant le jeu grâce à un système de classes de personnage n'évitera pas un problème fort présent, la répétition. En effet, seules cinq classes sont disponibles et la diversité aura vite atteint sa limite une fois un certain stade du jeu dépassé.

Il n'en reste pas moins un jeu fort plaisant qui saura satisfaire le plus grand nombre des amateurs de GTA-like.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Au final, vous ferez tout pour parvenir à vos fins et vous y arriverez, puisque après tout, c'est vous "Le Don"
« J'ai toujours refusé d'être un pantin, de danser au bout d'un fil tiré par... des gros bonnets. Je n’en suis pas honteux, c'est ma vie ; mais je voulais, quand ton heure viendrait, que ce soit toi qui tire les ficelles. »

Si l'on se refaire au guide proposé par Spych, la réalisation du platine se fait en une vingtaine d'heures. Et encore, c'est le temps qu'il vous faudra si vous traînez en cours de route car la plupart des trophées se débloqueront automatiquement à mesure que vous avancerez dans l'histoire du jeu. En effet, ce sont pas moins de trente trophées qui se débloqueront d'eux-mêmes ou avec un minimum d’investissement de votre part, c'est-à-dire à peine quelques clics sur les boutons de votre manette afin de les réaliser. Dans les douze restants, seul un parmi eux montrera la dent dure lorsque vous voudrez vous en emparer. L'unique trophée qu'il vous faudra prendre le temps de réaliser petit à petit avant de terminer le scénario du jeu (et surtout avant de prendre tous les commerces et faire sauter le dernier domaine), est celui relatif aux styles d'exécution. Tous les autres trophées sont réalisables après avoir terminé le jeu et ne demandent donc pas de recommencer une partie (à condition encore une fois d'avoir obtenu tous les styles d'exécution avant la fin du jeu).

L'obtention de tous les trophées vous permettra également indirectement de découvrir toutes les facettes du jeu et de parcourir toutes les spécificités du gameplay, allant du combat jusqu'à l'amélioration de votre personnage principal tout en apprenant à gérer votre petit famille. Rien de surhumain n'est demandé pour platiner ce jeu si ce n'est de prêter attention à la réalisation de toutes les petites péripéties annexes dispatchées à travers les trois cartes du jeu. Votre ascension jusqu'au platine sera donc rapide et dégagée de toutes embûches et sa réalisation ne sera pas stoppée par un scénario ennuyant mais plutôt motivée par une histoire intéressante et qui saura parler à tous, ou presque.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Le Parrain 2 est un jeu qui se laisse jouer sans aucune difficulté, se reposant sur un gameplay à la portée de tous et un scénario qui ne manque pas de rebondissements. Certes, tout ce qui est annexe à la trame principale est vite redondant mais si l'on en abuse pas, le tout est très plaisant. Le jeu parvient à séduire malgré des graphismes dépassés (bien que pour l'époque, c'est très correct) et une histoire qui saura garder le joueur intéressé. La chasse au platine assez aisée et sans prise de tête de ce jeu est également un gros plus puisqu'elle se fait presque naturellement pour qui aime découvrir toutes les facettes des jeux auxquels il joue.

Je recommande ce jeu :
À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine facile