Test : Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots


Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots
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Note des joueurs :
4.7/5 - 123 notes
Note des platineurs :
4.8/5 - 27 notes

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

ps3


34 trophées au total
15 trophées cachés

2018 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 317 joueurs (16 %)
100% par : 317 joueurs (16 %)
Note du jeu
18/20
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Test du jeu
Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

  • Test rédigé par bogoss1998 le 04-10-2014 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Le jeu dans sa version 2008 et dans sa version 25 anniversary.
"No place to hide !"(Nulle part où se cacher !). C'est avec ce slogan que, en 2005, le grand Hideo Kojima nous présente Metal Gear Solid 4: Guns Of The Patriots, le 7eme jeu de la saga Metal Gear, qui a pour genre l'infiltration. Après Raiden et Naked Snake, le mythique Solid Snake revient sur le devant de la scène pour ce qui sera son dernier jeu (du moins pour le moment). Le but évident de ce jeu est de fermer le cercle de l'histoire autour de la saga. C'était également l'occasion d'inaugurer la "Kojima Productions" créée en 2005, dont le personnel dépassait les 200 personnes lors de la conception de cette oeuvre. Il était prévu pour 2006, mais a été retardé pour le 12 juin 2008, de manière simultanée dans le monde entier (à part en France ou en Espagne où il y avait dans ces temps-là une grève des transports).
Ce début sur PS3, et cette fin d'une légende nous situe 9 ans après le mythique Metal Gear Solid, où "la guerre a changé". Mais ce qui nous intéresse ici c'est de savoir si la saga, elle, reste la même...

Contenu du jeu


Image avec le slogan "No Place To Hide !"
Pour commencer il faut dire que dans MGS 4; un mode multijoueur du nom "Metal Gear Online" (vendu séparément du jeu au Japon, et intégré dans le jeu dans les versions occidentales) constituait le premier mode multijoueur "véritable" après les "essais" réalisés dans MGS 3: Snake Eater et MGS: Portable Ops. Il était une partie importante du jeu avec sept modes de jeu et cinq cartes, et qui donnait une grande importance à l'infiltration et la coopération en équipe. Ce mode fut fermé par Konami le 12 juin 2012 (il devait durer trois ans mais comme il avait beaucoup de fidèles supporters, il fut décidé d'attendre encore).
Depuis la dernière mise à jour (qui supprime le jeu multijoueur) le jeu est uniquement solo. Nous pouvons cependant aller dans le menu EXTRA pour y télécharger des musiques, camouflages ou podcasts ou bien pour utiliser des codes de triche).
Le menu de ZONE VIRTUELLE ne sert, lui, pas vraiment, à part s'entraîner aux armes sur des mannequins dans diverses positions.
Nous pouvions aussi voir nos photos prises avec l'appareil photo et les copier dans le disque dur de la PS3 dans l'ALBUM PHOTOS. Le menu de BRIEFINGS, apparu aussi dans MGS 3: SE sert à visionner les vidéos de début d'acte.
Le point central du jeu est bien évidemment le mode solo. Le scénario sert à "boucher les trous" de l'histoire, mais ne manque pas de bouleversements. Ce mode en vaut la peine, surtout si vous êtes un connaisseur de la saga. Mais c'est aussi un problème: une fois fait et refait (que ce soit pour le plaisir, le trophy hunting ou autres), l'absence de mode multijoueur, qui aurait pu rallonger la durée de vie de cette oeuvre (déjà plutôt longue), fait que le jeu, ne contenant plus qu'un mode histoire relativement linéaire (repasser encore et encore par les mêmes cartes, en utilisant presque le même chemin statégique au cours des nombreuses parties de trophy hunting peut devenir monotone) le rendra, pour certains, ennuyeux.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Sept ans après, il s'avère técniquement meilleur que beaucoup de produits actuels.
Scénario.

Il faut noter que la plus grande partie des explications scénaristiques passent par les cinématiques (c'est ce à quoi sert une cinématique...) et les messages de CODEC, qui, l'un comme l'autre sont la plupart du temps longs et exaspèrent les joueurs. Si ceci est vrai, elles sont la plupart nécessaires pour répondre aux questions que se posait le joueur depuis Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty.
L'histoire se déroule vers 2014 où, comme le dit Snake à la toute première phrase, "La guerre a changé". M. Hideo Kojima abandonne donc momentanément le discours antinucléaire pour se centrer sur les PMC (Private Military Companies) ou SMP (Sociétés Militaires Privées) en français. Elles ne combattent ni pour une quelconque idéologie, ni une philosophie ni des questions éthiques ou religieuses, mais bel et bien pour l'argent. Il a pris comme exemple Black Water ou "Academy", une SMP américaine qui offre des services de mercenaires notamment au gouvernement américain. Dans ce jeu, parmi des centaines de SMP, les cinq plus grandes sont contrôlées par le bien-connu Liquid Ocelot, qui désire mener à bien une insurrection au niveau mondial. Roy Campbel décide alors d'avoir recours à Solid Snake (qui reçoit le nouveau nom de code "Old Snake" à cause d'un vieillissement accéléré) pour le stopper. Un élément important qui était vaguement présent dans MGS 2: SoL sont les nanomachines. Kojima voulant en rajouter sur la noirceur de la "nouvelle guerre" introduit une militarisation forcée et contrôlée par les nanomachines des Patriots (groupe d'individus ayant créé le système Sons of Liberty), sur lequel repose notamment cette situation de marché de guerre) : celles-ci, logées dans notre organisme, reçoivent toute une série d'informations et peuvent même faire disparaître nos sentiments ! Il en découle un monde contamment frappé par de multiples guerres qui n'ont pas vraiment de raison d'être...
MGS 4 commence donc avec cette idée et laisse la narration à toute une série de personnages déja vus précédemment comme Meryl ou Raiden. Une narration qui, pour la première fois dans la saga, se divise en actes, dont la plupart sont en rapport avec le soleil (il y a beaucoup d'allusions au soleil, quelque chose de très bien trouvé de la part de l'équipe de KP ; par exemple, Snake, à la fin du prologue et au début du premier acte, regarde le soleil. Sunny cuisine des oeufs au plat, et dans l'épilogue, ce qu'elle est en train de cuisiner ressemble à un soleil qui se lève, puis le dernier acte termine avec une vue sur le soleil...). Mais le scénario, et donc la fin de la saga de Solid Snake, est plus profond que ça. Par exemple, on se rend compte que presque tous les personnages ont une fin commune : ils trouvent leur rédemption dans la mort, l'unique échappatoire d'une vie qui les a fait souffrir ; mais leur canaliseur pour continuer de vivre est la vengeance (quelque chose qui devient habituel dans la saga), ils sont victimes ou bourreaux de manipulations complexes (un bon exemple serait la Rat Patrol Team 01 ou Snake lui-même) par des méchants qui sont en fait bons et des bons qui sont en fait méchants....
Je vais conclure avec ceci pour ne pas trop m'attarder dans cette partie. Sachez seulement que ce "scénario Metal Gear" vaut la peine d'être appelé comme ça, il est plein de retournements de situations et de surprises et qu'il répondra à toutes, ou presque toutes vos questions, à défaut d'être relativement compliqué. En bref, parfait !
(Un "jeu" gratuit nomé "Metal Gear Solid 4 Database" est disponible sur le PS Store.
Il est très complet et vous aidera si vous n'avez pas très bien compris l'histoire...)

Cinématiques et graphismes.

Comme précédemment dit, les cinématiques étaient détestées des joueurs puisqu'elles étaient excessivement présentes. Également nécessaires à la compréhension, leur esthétique est belle, sans l'être excessivement. Il y a des "flashbacks" que l'on active en appuyant sur le bouton correspondant lors du déroulement de ces cinématiques. Sachez quand même que nous parlons d'un jeu sorti à peu près un an et demi après la sortie de la PS3. On peut donc le considérer comme un jeu du catalogue initial de la console. Sept ans après, techniquement il s'avère meilleur que beaucoup de produits actuels. C'est la même chose qui se passe avec les graphismes, et je dois ajouter que jusqu'à présent, je n'ai trouvé aucun bug visuel...

Gameplay.

MGS 4 arrive avec un nouveau système de commandes plus intuitif que dans les précédents opus, et une amélioration du système de CQC. Une amélioration du camouflage avec l'Octocamo permet de développer de nouvelles techniques comme se "camoufler" en statue ou devenir quasiment invisible ! Nous avons de nouveaux objets comme le Solid Eye (qui te permet de révéler des informations tactiques, il a d'autres fonctions commes celles de jumelles ou de lunette à VN), le MK.II (une espèce de robot télécommandé) ou encore la Caméra (qui te permet de prendre des screenshots). Il y a également plus d'armes, que l'on peut acheter ou vendre dans une espèce de magasin (c'est en fait un "magasin en ligne" de Drebin, un marchand d'armes et personnage secondaire du jeu). Une nouveauté est que, étant jusqu'à présent obligés de faire les missions en solo, nous pouvons maintenant coopérer avec des PNJ. Il s'agit de résistants que nous pouvons aider ou de prisonniers que nous pouvons délivrer et, lorsqu'on a gagné leur confiance, ils nous considèrent comme un allié. Nous pouvons alors faire un bout du chemin avec eux, ce qui est plus pratique (à noter que nous pouvons également nous déguiser en l'un des leurs).
Ce qui est très présent c'est également le fan service. Que ce soit à travers des lieux que nous revisitons (Shadow Moses) ou de personnages que nous retrouvons (Raiden, Vamp, Merryl, Naomi...), en passant par d'autres éléments de gameplay (le niveau de MGS1 que nous jouons lors du commencement de l'acte 4, les caméras de sécurité, un boss qui est en fait possédé par Psycho Mantis...)
Mais tout n'est pas infiltration. Les boss finaux offrent, même s'ils n'en restent pas moins mythiques, de la diversité et de l'action directe. Un autre facteur raffraîchissant sont les phases de tir direct (acte 1 avec la RatPt.01 ou acte 3 avec la course-poursuite en moto), de "chasse" (c'est-à-dire, où on suit les traces de pas de Naomi dans l'acte 2), de filature (suivre le résistant dans l'acte 3) ou de combat de Metal Gears (dans l'acte 4). Ces facteurs offrent de la nouveauté et feront en sorte que vous ne vous ennuirez pas (du moins dans vos premières parties).
Je passe très rapidement à l'IA. L'IA de soldats ennemis (et notamment des résistants) me paraît satirique : les soldats meurent bêtement et d'une manière ridicule et sont maladroits ; mais peut-être était-ce là aussi la volonté de son créateur, dans le but de critiquer encore plus l'absurdité des guerres ?

Bande Son.

En résumant, les musiques de ce jeu sont tout à fait époustouflantes et collent bien à la fin de la saga, de ce côte-là tout est plus que parfait. Mention spéciale pour "Metal Gear Saga", "Love Theme","Old Snake" ou celle de la fin tragique de Big Boss "Here's To You". Ça en vaut vraiment la peine !

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Des personnages bien connus (et même quelqu'un de détesté) reviennent...
Ce jeu est plaisant, la prise en main facile puisqu'améliorée par rapport à MGS 3 : SE . Mais lorsque nous y rejouons pour la quatrième ou cinquième fois, nous nous rendons compte qu'il lui manque un petit quelque chose...
Ce jeu n'est pas difficile en difficulté facile, il est normal en difficulté normale, plutôt difficile en dificulté difficile.... Je pense que vous voyez où je veux en venir. La difficulté étant sélectionnable, tout est relatif à votre sélection, tout comme choisir les bonnes routes et stratégies.
Sa durée de vie sans vous lasser serait de 3 parties (ça aussi c'est relatif), ce qui ferait 30 ou 40 heures.

Mon plaisir à moi est la dernière cinématique avant les crédits. La dernière phrase de Big Boss [It is good, isn't it ?] (s'addressant à la douceur de son dernier cigare et renvoyant, dans l'intro de l'acte 5, à la phrase que dit Drebin à Snake [Enjoy it ; could be the last] qui s'addresse lui aussi à la cigarrette que Snake va fumer, la dernière de son paquet) est magnifique, et est accompagnée par la musique des crédits. C'est assurément le moment que j'ai le plus adoré ; j'en pleure...

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La fin d'une saga, la fin d'un héros, la fin... d'une légende...
Précisons d'abord que les trophées n'étaient pas présents lors de la première édition et viendront s'ajouter seulement avec la sortie de la "25th anniversary edition", qui venait également avec un poster.
Vous aurez remarqué que j'ai recommandé ce jeu pour tous et surtout les joueurs de la saga, mais je recommande surtout les trophées pour les "chasseurs de trophées difficiles".
Pour tout chasseur, les trophées seront un défi qui rallongeront peut-être la durée de vie du titre. Il y en a des automatiques (à la fin de chaque acte), d'autres en rapport aux collectibles du jeu (musiques [pour celui-la il faut débloquer tous les "emblèmes", il est donc très difficile...], posters, octocamos...), d'armes et objets, des défis "faciles" (tuer tel nombre d'ennemis dans une zone pour vomir, casser les parties génitales d'une statue, par exemple)...
Il est intérressant de les chasser, surtout pour avoir le platine est donc être respécté par la communauté. Car oui, avoir le 100% est très difficile et demandera beaucoup d'éfforts et de temps...

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
18/20

Je vais être franc avec vous. C'est l'un des jeux les plus importants du catalogue PS3, et est une exclusivité de la machine. L'histoire, les musiques ainsi que le gameplay sont dignes d'entrer dans la bible des jeux-vidéos. Alors, n'hésitez surtout pas : si vous ne l'avez pas, vous avez ma parole que vous ne serrez pas déçus.

La fin d'une saga.
La fin d'un héros.
La fin...d'une légende.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile