Test : Metro : Last Light


Metro : Last Light
  • 1
  • 3
  • 11
  • 56
Note des joueurs :
4.1/5 - 74 notes
Note des platineurs :
4.2/5 - 29 notes

Metro : Last Light

ps3


71 trophées au total
11 trophées cachés 5 DLC's

2201 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 457 joueurs (21 %)
100% par : 100 joueurs (5 %)
Note du jeu
15/20
Discuter du test

Test du jeu
Metro : Last Light

  • Test rédigé par Aelon le 05-05-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Le Métro, ultime refuge des Moscovites dans un monde post-apocalyptique devenu totalement inhospitalier pour l'Homme
Sorti le 17 mai 2013 sur PlayStation 3, développé par 4A Games et publié par Deep Silver (suite à la fermeture de THQ), Metro : Last Light est la suite de Metro 2033 et reste un FPS/Survival Horror comme son prédécesseur. Ces deux jeux sont des adaptations d’une série de romans russes à succès (en Russie tout du moins) et respectent donc leur source d'adaptation, bien que contrairement à Metro 2033, Last Light ne fait que s'inspirer des romans.

Pour résumer, à la suite d’une guerre nucléaire qui a ravagé la Russie, certains survivants de Moscou ont réussi à trouver refuge dans le métro, à l’abri des radiations. Ces hommes miraculés ont alors dû apprendre à cohabiter, créer un foyer pour tous et partager les quelques vivres disponibles.
Mais, inévitablement, les habitants du Métro (avec un grand M car il devient un véritable foyer, une nation) se sont entre-déchirés, tandis qu’à la surface, sous l’effet des radiations, des créatures ont émergé, toutes plus meurtrières les unes que les autres, reléguant les radiations au second plan pour quiconque tenterait d’aller chercher des ressources à la surface (l'air y étant irrespirable et nécessitant un masque à gaz).

Dans le même temps, des créatures surnommées "Les Sombres" ont commencé à s’approcher des humains, les terrifiant par leur apparence et leurs dons de télépathies ainsi que leur capacité d'adaptation aux radiations nucléaires. Effrayés, les humains commencèrent à éliminer les Sombres, jusqu'à ce qu'Artyom, le personnage que vous incarnez dans les deux jeux, finisse par les exterminer.

Metro : Last Light commence 1 an après les événements de Metro 2033, c’est-à-dire après le déclenchement d'un tir de missiles par Artyom sur le nid des Sombres pour les exterminer. Il a alors pu intégrer les Rangers, un groupe chargé de maintenir la paix dans le Métro, qui se sont appropriés le D6, un immense bunker qui pourrait abriter en son sein assez de réserves pour nourrir tout le Métro : une nouvelle qui attise la haine et la convoitise des factions.
Soumis à des cauchemars suite au tir de missiles, Artyom est un jour réveillé par Khan, un personnage énigmatique qui vous demande d’aller récupérer l’ultime Sombre (qu’il a pu apercevoir) afin de sauver "l’ultime espoir du Métro" selon lui. Bien évidemment, étant un Ranger ayant décimé les Sombres, Artyom recevra l’ordre d’éliminer ce survivant. C’est alors une longue et périlleuse épopée qui attend le jeune Ranger, une quête qui lui fera traverser le Métro ainsi qu’assister à toutes les perversions de l’être humain soumis à son instinct le plus primitif : l'instinct de survie…

Contenu du jeu


Les filtres de votre masque à gaz et le niveau de batterie sont deux éléments centraux à surveiller constamment si vous comptez survivre...
Un Métro riche en bonnes découvertes...

Avec un pitch pareil et une trame post-apocalyptique, que pourrait-on souhaiter au minimum d’un tel jeu ? La réponse est bien évidemment l’ambiance ! Et fort heureusement, sur ce point, Metro : Last Light brille. La sensation d’étouffement dans le Métro (qui a été aménagé pour accueillir de nombreuses vies humaines mais en devient par conséquent plus oppressant et étriqué) est réellement satisfaisante, et pour qui chercherait à "respirer" à l’air libre, le monde extérieur est presque plus dangereux que le monde souterrain.
Tandis que dans le Métro vous aurez affaire à différentes factions aux mentalités aussi distinctes que trempées ainsi qu'à certains monstres ayant élu refuge dans des zones délaissées, la surface vous proposera de découvrir Moscou dévastée par les bombes, où la nature a repris ses droits et où les monstres ayant fait leurs nids cherchent à faire de vous leur petit-déjeuner. Qu'on se le dise : l'ambiance post-apocalyptique est particulièrement réussie (ceux ayant joué à Fallout pourraient être surpris de cette approche différente d'un tel univers).

Habitué à survivre autant à la surface que dans le Métro, Artyom est assez doué de ses 10 doigts. Le jeu comporte différentes armes avec quelques originalités. Si la plupart des armes sont "classiques", à savoir armes à feu comme des pistolets, fusils à pompe, etc., certaines armes requièrent une attention plus particulière : les armes pneumatiques. Ces dernières nécessitent de les charger (manuellement) en pression afin de maintenir une force et une vitesse des balles optimales. C'est alors à vous de vérifier leur niveau de pression (en plus de vos balles restantes) afin de tirer le meilleur profit de ces armes. Toutes les armes sont échangeables auprès de marchand : en raison de la pénurie d'armes, les marchands troquent leurs produits contre les vôtres.
Il est en outre possible d'améliorer vos armes, en y ajoutant des silencieux, améliorer la lunette, etc. En plus de son arsenal, Artyom dispose d'une montre équipée d'une diode indiquant lorsqu'il est visible (c'est FORT utile comme vous devenez l'imaginer), d'un masque à gaz et d'un chargeur : le chargeur et les filtres du masque contribuent énormément à l’immersion dans ce monde hostile.

Comme il s'agit d'un FPS, la durée de vie est assez courte : comptez environ 10-12 heures pour finir le jeu, ce chiffre pouvant fortement varier selon le mode de difficulté et votre façon d'aborder le jeu. Bien que le jeu soit assez court (quoiqu'il s'agit d'une durée correcte pour un FPS) il propose une aventure très intéressante. J'ai déjà abordé l'ambiance du jeu, mais le scénario n'est également pas en reste. Il vous permettra de voyager à travers le Métro, bien que la progression au sein de chaque sous-zone se veuille dirigiste : de nombreux murs "invisibles" ou obstacles en travers de chemins potentiels vous forceront à passer votre chemin (élément récurrent dans les FPS)
Étant parsemé de possibilités de faire le bien (ou le mal), le jeu propose en outre deux fins bien distinctes en fonction de votre façon de jouer.

… Mais aussi parsemé de problèmes

Premier petit souci : l'absence de mode multijoueur. C'est un reproche à moduler quand on observe de nombreux jeux similaires sans mode multijoueur, comme Fallout par exemple. Le problème étant que la durée de vie de ce dernier fait pardonner plus facilement l'absence de multijoueur, tandis que Metro : Last Light se finit vite et nous laisse quelque peu sur notre faim. On pourra bien évidemment se replonger dans l'aventure en l'abordant d'une autre façon, mais tout de même.

Le deuxième, bien plus grave en terme de contenu, c'est le DLC du mode Ranger.
"Comment ? Mais, cher testeur, il s'agit d'un DLC qui ne doit donc pas être compris de base dans le jeu !" me direz-vous peut-être... Seulement, c'est plus compliqué. À titre personnel (et j'imagine ne pas être le seul), en lançant le jeu et en faisant une nouvelle partie, j'avais le choix entre les modes Classique et Ranger. En choisissant Ranger, le jeu me précise qu'il s'agit d'un DLC.
Alors, qu'est-ce que le mode Ranger ? Il s'agit d'un mode de jeu hardcore où le HUD disparaît, les balles sont plus puissantes mais plus rares et vous avez moins de vie. Ce mode était disponible en précommande ou en DLC à 5€.
Seulement, quand les développeurs vendent le mode Ranger comme "la vraie façon de jouer à Metro : Last Light" et tentent d'excuser une telle pratique par un argument pour vendre le jeu en précommande, cela devient imputable à un grand nombre de joueurs.
Oser annoncer que la vraie façon dont le jeu a été pensé est uniquement disponible en supplément est plus que limite.
D'autant plus que le mode Ranger propose un challenge différent des modes de jeu classique et aurait grandement contribué à la rejouabilité du jeu ainsi qu'à son contenu de base...

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Le jeu est très réussi, avec une lumière parfaitement maîtrisée, des paysages agréablement variés et une bonne ambiance sonore, mais avec une IA dans les choux
Techniquement réussi

Les graphismes de Metro : Last Light sont très bons. On ressent vraiment la déchéance de Moscou à la surface à travers ses bâtiments en ruine, ainsi que le désespoir des habitants du Métro à travers les situations observées et l'apparence des différents habitants rencontrés. On trouvera encore quelques textures passables, mais dans l'ensemble le résultat est satisfaisant.
La lumière, élément essentiel dans le jeu, est très aboutie pour permettre de renforcer l'immersion : pour exemple, l'intensité de votre lumière frontale diminue au cours du temps à mesure que votre batterie se décharge, et chaque recharge manuelle de votre batterie vous permet d'apprécier l'augmentation de l'intensité lumineuse de votre lampe. Ainsi, vous pouvez juger grâce à la lumière l'état de votre batterie. Les passages du Métro dans le noir, où Artyom devra évoluer au milieu des araignées-scorpions, sont les plus oppressants grâce à la lumière : c'est de ce qui se tapit dans l'ombre que vous devrez vous méfier. Bien évidemment, la lumière et les jeux d'ombres réussis permettent de vous dissimuler efficacement, étant donné qu'être dans l'ombre vous évite d'être repéré.

De même, la possibilité de nettoyer le masque à gaz d'Artyom permet de faire quelques effets de coulées sur ce masque très sympathiques : le sang n'est parfois pas complètement essuyé par Artyom et un deuxième passage s'imposera. Votre masque se fissurant progressivement au fil des coups reçus jusqu'à se briser complètement, c'est fatalement votre visibilité qui se verra affectée : de voir parfaitement les ennemis, vous pourriez vous retrouver à devoir les deviner entre les fissures du masque, le besoin de trouver un nouveau masque n'en sera qu'augmenté !

Le level design a été pensé pour permettre différentes approches et différents passages pour finir un niveau, notamment dans le Métro, étant donné qu'à la surface le jeu se montrera plus dirigiste. Il est en outre suffisamment varié, malgré le fait que l'on évolue dans un métro de Moscou, pour permettre d'éviter la sensation de redondance : les alternances entre Métro et surface permettent de relancer l'intérêt du jeu étant donné que chaque retour au Métro vous plongera dans une zone complètement différente de la précédente. Sachez enfin que certaines zones ont été pensées pour le script (FPS oblige) ce qui laisse la place à certaines mises en scène sympathiques à découvrir.

Le son est l'un des aspects les plus réussis du jeu : l'ambiance sonore, notamment à la surface, est oppressante. Lorsque Artyom évolue à la surface, une multitude de sons dont des cris lointains de monstres s'alternent en permanence pour rappeler que vous n'êtes pas le bienvenu... Dans le Métro, la plupart des PNJ disposent de dialogues que vous pouvez parfaitement éviter/louper (dommage en première partie mais pratique pour les suivantes) qui permettent d'ajouter une profondeur au jeu : certaines personnes discuteront de la situation dans telle ou telle portion du Métro, d'autres discuteront du Moscou d'avant bombardement, etc.

Une fiche technique globalement sympathique donc, si on oublie certains aspects techniques comme l'IA...

Une Intelligence Artificielle très étrange

Car c'est bel et bien l'Intelligence Artificielle qui viendra entraver votre immersion dans le jeu.

Alors commençons avec l'IA des monstres. De façon relativement attendue, les monstres sont assez idiots étant donné qu'il se contentent de vous foncer dessus pour tenter de vous asséner un maximum de coups. Cela dit, on peut facilement excuser ce comportement puisqu'il s'agit de bêtes et non d'humains, et que celles-ci sont affamées et donc pourraient agir plus par désespoir. Ainsi donc, l'IA des monstres seule ne constituerait en rien un problème, d'autant que le comportement de certains monstres est plus original, les démons pouvant vous attraper et vous balancer à un point complètement éloigné de votre point de départ.

Mais il n'y a pas que des monstres dans Metro : Last Light, il y a aussi des humains. Et eux sont beaucoup moins excusables que les précédents.
Commençons par les petits points positifs : lorsque vous avez votre lumière allumée ou que vous éteignez une lumière près d'eux, ils réagiront en tentant de chercher l'origine (un peu seulement par contre). Les combats sont plutôt sympathiques car l'IA est assez agressive et ne vous laissera aucun répit... Quand elle peut vous voir.

Car c'est là le gros souci du jeu : vous êtes plus proche d'un super ninja que d'un Ranger du Métro. Dès qu'Artyom est dans l'ombre (confirmé par un voyant qui s'allume sur votre montre), vous êtes tout bonnement invisible. Bien évidemment, si vous allumez votre lampe cela s'estompe, mais à lampe éteinte, vous pouvez même vous approcher à moins d'un ou deux mètres des ennemis qui ne vous verront tout bonnement pas. L'infiltration en prend un sacré coup, car s'il s'agit de la voie la plus immersive et logique (les balles sont sensées être rares), vous vous direz parfois "Mais non, il ne peut pas ne pas m'avoir vu là..."
Le plus grave survient lorsque vous étiez en plein gunfight avec eux et que vous vous masquez dans l'obscurité : les ennemis restent plantés sur place à viser le dernier endroit où ils vous ont aperçu. C'est donc en toute tranquillité que vous pouvez les contourner pour mieux les massacrer (si en plus vous avez une arme à silencieux, ça vire au bain de sang).
Un peu de réactivité ou d'inattendu dans le comportement des ennemis humains aurait vraiment été le bienvenu.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le voyage dans le Métro s'apparente à une traversée des Enfers
Entrez dans le Métro...

Même en prenant en compte cette IA des humains, jouer à Metro : Last Light pour la première fois est un vrai plaisir. Pour peu que vous adhériez à son univers post-apocalyptique, les situations ont été pensées pour mettre à mal vos nerfs.

Que ce soit à lutter contre des créatures dans les souterrains obscurs, à tenter de survivre au milieu des différentes factions du Métro qui pourraient vouloir votre peau pour différentes raisons, ou tout simplement survivre à la surface aux radiations ainsi qu'à tous les monstres qui y ont élu domicile, le jeu offre une aventure réussie et immersive.

Le gameplay ainsi que le HUD, très discret (vous n'avez pas de barre de vie, et votre quantité de balles n'est pas constamment affichée même si vous pouvez la consulter), ont une grande part dans cette immersion. Entre devoir gérer la batterie de votre batterie pour éclairer les araignées-scorpions, essuyer votre masque du sang d'un monstre tué pour voir les autres et chercher des filtres pour ne pas vous retrouver démuni, Artyom aura vraiment de quoi faire.

Le scénario, bien qu'il puisse paraître décousu par moment, contient quelques rebondissements et quelques surprises pour maintenir votre intérêt. Comme mentionné précédemment, les différentes zones parcourues sont très variées, aussi bien en terme d'environnement que de population : tous les habitants du Métro n'ont pas le même but, certains veulent simplement survivre, d'autres cherchent à dominer.
La psychologie des différents personnages est également assez satisfaisante : certains se demanderont si leur cause est réellement juste ou si leurs moyens ne sont pas devenus trop excessifs par exemple. Le jeu vous incitera parfois à préférer la discrétion ou la non-violence, vous rappelant parfois que ceux qui veulent vous tuer ont une raison plus que valable de le faire. Metro : Last Light propose globalement une approche cynique et désabusée de l'être humain.

S'il faut retenir une chose, c'est que votre première partie de Metro : Last Light sera très probablement une excellente expérience de jeu.

Une rejouabilité plutôt limitée

Malheureusement, faute de mode multijoueur et du mode Ranger non-inclus de base, la rejouabilité est discutable.

Si vous avez choisi de faire le jeu très discrètement sans tuer ou en tuant le moins possible, ou inversement, faire l'opposé pourrait éventuellement être une option, le souci étant que Metro : Last Light repose grandement sur la découverte de ses situations. Cependant, si vous passez au mode de difficulté maximum (pour peu que vous ne l'ayez pas déjà choisi), votre expérience serait différente, la difficulté diminuant le nombre de balles trouvables et augmentant les dégâts des ennemis. Vous pourriez alors être contraints d'utiliser votre argent, qui dans ce jeu s'avère être des balles : faire des dégâts à vos frais ou économiser et encaisser quelques coups, telle est la question.

Metro : Last Light fait plutôt partie de ces jeux qui se savourent lors de la première partie, les suivantes étant bien moins satisfaisantes.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il est possible de ne tuer aucun humain sauf un dans le jeu (requis pour un trophée)
Des trophées sympathiques à faire

Le jeu contient des trophées liés à l'histoire et donc immanquables. Ils sont cependant très peu nombreux pour laisser la place à de nombreux trophées proposant des challenges plus ou moins corsés (surtout si vous les tentez en difficulté maximale).
Parmi ces trophées, certains sont directement liés à l'histoire ou en adéquation avec la situation, comme par exemple ne pas prendre de coups lors de la première rencontre avec des monstres. Sachez qu'il est possible de recommencer les missions par une sélection des chapitres, facilitant grandement la conquête des trophées et les rendant bien moins pénibles à obtenir. Je vous conseille par contre de consulter le guide des trophées de PSTHC après votre première partie, afin de ne pas vous faire spoiler, puisque de nombreux trophées sont liés à des situations clés de l'histoire de Metro : Last Light.

Il existe en outre des trophées demandant de tuer un certain nombre d'ennemis, très facile si vous optez pour la violence, mais nécessitant une autre partie si vous faisiez votre première partie en toute discrétion. Globalement, ces trophées proposent des petits challenges qui, avec un peu de concentration et en sachant ce qu'il faut faire (car certains challenges sont plutôt difficiles à deviner), sont assez facilement réalisables.

Une première partie des trophées plus qu'abordable, bien que la difficulté ne soit absolument pas liée aux trophées, ce qui s'avère quelque peu dommage puisqu'elle limite encore plus la rejouabilité et l'intérêt du jeu.

"Alors alors, est-ce que j'ai rien oublié ?"

Et on arrive au problème de cette liste de trophées qui est celui de trop de jeux : ses collectibles.

Il y a, selon moi, deux types de collectibles dans Metro : Last Light, que j'appellerai les directs et indirects.
Les collectibles "directs", ce sont ceux à ramasser directement et dont on peut mesurer l'avancement, comme par exemple les notes du carnet d'Artyom disséminées çà et là dans les différents niveaux du jeu. Cependant, ces notes peuvent être récupérées via la sélection de chapitres, rien de bien compliqué en somme.

C'est avec les autres, les "indirects" que vous risquez de bien moins rigoler. Les collectibles indirects, ce sont ceux dont vous ne pouvez pas mesurer votre avancement.
Pour commencer, il y a le désamorçage de 10 pièges en une seule partie. Il est tellement facile de déclencher ou de passer à côté d'un piège (étant donné que plusieurs itinéraires sont possibles par mission) que ce trophée s'avère être très facilement manquable.
On trouvera également le trophée nécessitant de jouer au moins une fois chaque instrument de musique dans le jeu. Et autant vous prévenir, déjà que les pièges sont facilement manquables, c'est encore pire avec les instruments car ils sont parfois dissimulés ou très difficiles à distinguer du reste de l'environnement, ce qui vous obligera à refaire une partie entière, car oui, il faudra le faire en une seule partie.

Et enfin, les collectibles indirects liés à un trophée qui obligent presque à regarder des soluces, ceux liés à l'une des deux fins du jeu.
J'ai déjà présenté les deux fins, en précisant que c'est votre façon de jouer qui détermine laquelle des deux vous débloquerez, seulement c'est plus compliqué que ça. La fin qui se débloque lorsque vous faites le bien autour de vous est extrêmement compliquée à obtenir, il faudra faire énormément de bonnes actions, confirmées dans le jeu par un éclaircissement rapide de l'écran et un son de gouttes d'eau. Le gros problème étant qu'il faudra épargner les ennemis qui se rendent (simple), épargner certains monstres (simple aussi), écouter quasiment toutes les conversations du jeu, dont certaines se lancent avec un petit délai après votre arrivée sans que rien ne puisse vous l'indiquer, ou même aller trouver des recoins cachés (je cherche encore la logique dans le fait de gagner un point de karma quand on découvre un cadavre au fond d'un tuyau...) en plus des choix moraux majeurs imposés par l'histoire afin d'obtenir un maximum de points de karma et espérer obtenir la "bonne" fin, étant donné que le nombre de points de karma nécessaire est inconnu.

Ainsi donc, vous risquez fort de devoir faire une run à jeter un coup d'oeil sur des guides/astuces à chaque chapitre afin d'être certain de ne rien louper et de ne pas avoir loupé un instrument ou piège sous peine de devoir recommencer une nouvelle fois.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Metro : Last Light est un très bon jeu post-apocalyptique, avec une ambiance réussie supportée par un aspect technique satisfaisant (si on oublie quelques aspects de l'IA). Il s'agit cependant d'un jeu qui s'apprécie pleinement lors de sa découverte.
Cohérents et accessibles dans l'ensemble, une portion des trophées vous obligera cependant à regarder fréquemment des guides, mais rien qui ne rende impossible l'obtention du platine, qui demande de la patience et de la persévérance.

Je recommande ce jeu :
Aux habitués des 100%, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine facile