Test : Dynasty Warriors : Gundam Reborn


Dynasty Warriors : Gundam Reborn
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Note des joueurs :
4.5/5 - 10 notes
Note des platineurs :
4/5 - 6 notes

Dynasty Warriors : Gundam Reborn

ps3


32 trophées au total
0 trophée caché

89 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 34 joueurs (38 %)
100% par : 34 joueurs (38 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Dynasty Warriors : Gundam Reborn

  • Test rédigé par DarkCid le 15-10-2014 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Mais poussez-vous de là !
Nouvel épisode du spin-off de Dynasty Warriors à la sauce robots géants, Gundam Reborn nous propulse encore une fois aux commandes d'une pléthore de Mobile Suits (terme désignant tous ces robots géants), du simple appareil produit en série jusqu'au plus perfectionné des Gundam. Contrairement au troisième épisode, Gundam Reborn n'essaye pas de justifier la présence d'appareils et de pilotes d'univers différents par un scénario sans queue ni tête. Cette fois, on revient vers du classique en revivant les événements principaux de deux univers Gundam, à savoir l'Universal Century et la Cosmic Era, deux des univers les plus populaires de l'immense saga Gundam, composée à l'heure actuelle d'une quinzaine de séries animées et d'un grand nombres de films et OAVs. Autant dire qu'il y a de la matière avec tout ça. Voyons ce que les développeurs d'OMEGA Force en ont tiré. Petit avertissement avant de commencer, le jeu ne dispose pas de traduction française, que se soit pour les voix (ouf !) ou pour les textes (plus embêtant).

Contenu du jeu


Plus ils sont gros...
Avant même de parler casting, parlons un peu des différents modes de jeu, à savoir l'Official Mode et l'Ultimate Mode. Le premier n'est ni plus ni moins que le mode Histoire du jeu. Composé de 6 chapitres, les 4 premiers reprennent les événements de Mobile Suit Gundam (la série originale), Zeta Gundam, Char's Counterattack et Unicorn Gundam, tous les quatre étant des séries majeures de l'Universal Century. Les deux derniers épisodes quant à eux sont dédiés à la Cosmic Era, avec les séries Gundam Seed et Gundam Seed Destiny, toutes deux assez populaires chez les fans (surtout la première). Comme la plupart des Muso, il ne faut malheureusement pas s'attendre à revivre réellement ces séries au travers de batailles et de scènes cinématiques car nous n'aurons ici que quelques scènes très brèves et beaucoup de dialogues entre personnages en vignettes. Si vous ne connaissez pas l'histoire de ses séries, 1/ vous ne les connaîtrez guère mieux à la fin du jeu et 2/ vous ne serez pas beaucoup spolié, donc aucune excuse pour ne pas les regarder même après.

Plus vaste mais pas forcément plus intéressant, le second mode de jeu, l'Ultimate Mode, vous laisse libre de choisir votre pilote et votre machine, à quelques exceptions près selon les missions, afin de vivre des aventures inédites et sans aucun lien, ou presque, avec l'une ou l'autre des séries de la saga Gundam. Ce mode offre beaucoup plus de challenge et d'objectifs et donc de plaisir de jeu. Certaines missions sont vraiment prenantes, vous confrontant parfois avec plusieurs milliers d'ennemis à mettre en pièce et personne pour vous les piquer. Un vrai régal.

Passons à présent au casting. Sur les séries phares, en particulier celles du mode histoire, on peut dire que les absents sont peu nombreux et qu'on ne les regrette guère. Toutefois, dès qu'on part dans les autres séries, les absences se font plus pesantes. After War Gundam X ne dispose que du Double X, Gundam Wing laisse de côté l'Altron et le Sandrock et les autres séries se contentent également du ou des héros et d'un antagoniste maximum. La pilule a du mal à passer quand, à côté de cela, certaines séries proposent une dizaine de MS produits en série et dont à peu près tout le monde se contrefout. Entre 4 et 5 ZAKU pour Gundam Seed Destiny alors que le Gundam Saviour est aux abonnés absents ? Bien que se soit une première, la possibilité de jouer les Gundam Géant comme le Destroy a du mal à faire oublié ces erreurs de casting flagrantes.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Amis ? Ennemis ? Dans le doute, on tire sur tout le monde !
Délaissant l'aspect cel-shading du troisième épisode afin de donner un côté plus sérieux au jeu, ce choix n'est pas un mal car n'oublions pas que la saga est très sérieuse dans son ensemble. Le jeu est très fluide dans son ensemble, nous offrant un véritable déluge d'explosions mécanique. Toutefois, si en plein affrontement on se réjouit de la qualité du titre, le reste peine à séduire. Les décors sont comme à leur habitude désespérément vides, ne disposant que de peu de détails (pour ne pas dire qu'ils n'en ont aucun). On appréciera malgré tout le fait que ceux-ci soient nettement plus ouverts que lors des épisodes précédents, voir totalement ouverts lors des niveaux spatiaux. En parlant de cela, les niveaux dans l'espace sont très décevants. Si les batailles spatiales sont synonymes dans les séries de véritables orgies de lasers et d'explosions allant dans toutes les directions, ici, on reste sur un seul et unique plan. L'espace devient donc ni plus ni moins qu'un simple "skin" sans particularité.

Le gameplay reste dans les classiques du genre Muso : attaques classiques, attaques à distance, esquive, parade et super attaques diverses. Bref, rien de bien nouveau, mais ce n'est pas comme si c'était un problème en soi. Il en va malheureusement de même pour la bande-son, très classique, très quelconque, pouvant coller à n'importe quelle déclinaison de Muso et a donc du mal à se démarquer.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Faites place !
Il va s'en dire que le plaisir de jeu est ici totalement dépendant de votre adhésion au concept des Muso. Il va s'en dire que si vous n'êtes pas fan des combats de masse répétitifs en sans grosse particularité comme un système de combo efficace ou des patterns précis à assimiler, autant passer votre chemin car DWGR est un Muso dans sa plus pure tradition : tous les ennemis ou presque se combattent de la même façon et en mode Facile, voir Normal, l'utilisation du coup de base est amplement suffisante.

Et pourtant... malgré tous ces défauts... on prend finalement toujours son pied à anéantir ses ennemis par centaines en quelques secondes à coup de canons lasers géants ou autres attaques spéciales, seul contre des milliers d'adversaires (vos alliés n'étant que peu efficaces, à part en mode Facile). La sensation que l'on éprouve au milieu de cette masse se réduisant à vue d’œil est jouissante comme dans n'importe quel Muso. Sauf qu'avec Gundam, l'impression de combattre des clones est bien moins présente car les ennemis sont des machines produites en série.

Bien sûr, l'ennui peut vite nous gagner. Aussi plaisantes soient les batailles, il reste difficile de les distinguer entre elles. Mais le casting (comprenant certes des trous) aide à varier les plaisirs, chaque Mobile Suit ne se pilotant pas exactement de la même façon. Les contrôles sont bien sûr les mêmes, mais néanmoins, on ne se bat pas de la même façon à bord du Gundam HeavyArms qu'à bord du Gundam 00. Même si l'obligation d'essayer plusieurs fois tous les modèles peut rebuter, elle nous offre au moins un minimum de renouveau dans les batailles.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le choc des générations... en anglais uniquement
Ce qui est un avantage dans la répétitivité du titre devient malheureusement un gros défaut dès qu'on touche aux trophées. En effet, changer régulièrement de Mobile Suit permet de varier un peu les plaisirs. Mais le platine nécessite que l'on essaye TOUS les MS du jeu, sans exception et donc y compris les modèles produits en série dont, je me répète, tout le monde se fiche. Et vous ne devrez pas les essayer qu'une seule fois : dans le meilleur des cas, 3 batailles seront nécessaires, dans le pire, 10. Et ce n'est pas tout. En plus de devoir piloter un certain nombre de fois chaque MS, vous devrez en plus détruire un certain nombre d'ennemis avec, en moyenne 1 000 par bataille. Vu que les MS doivent au début être pilotés uniquement par leur pilote d'origine, ce sera à chaque fois comme si vous recommenciez depuis le début en termes de niveau et de puissance.

Bref, si beaucoup de trophées ne sont finalement que des étapes dans l'obtention du principal, la tâche est longue, très longue. Surtout que vous n'allez pas vraiment varier les batailles. Autant être clair, une fois que vous avez trouvé une bataille où vous pouvez faire un maximum de victimes, vous n'allez pas aller voir ailleurs. Vous ferez donc les mêmes combats encore, et encore, et encore, et encore, et... enfin vous avez compris.

Bon point en revanche, pas de grosse difficulté dans votre chasse. Tous les trophées ou presque sont très accessibles. Seules deux batailles devront forcément être finies dans la difficulté la plus élevée. Du coup, si vous ne voulez pas vous prendre la tête, pas de soucis. Et si vous voulez du challenge, une fois la dernière mission finie, vous pouvez augmenter au maximum la difficulté de toutes les missions du jeu.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Ce nouvel épisode de la saga Dynasty Warriors Gundam porte assez mal son titre de "Reborn" qui ne révolutionne rien et se contente d'être une simple suite avec un casting plus étoffé, casting certes très impressionnant mais toujours incomplet sur certaines séries de l'univers Gundam. Cet épisode ne propose pas énormément de nouveauté, ce qui risque de rebuter ceux ayant fait les épisodes précédents il n'y a pas longtemps.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, Aux fans de la série