Catherine

Catherine

ps3

1
3
6
40
17
9

Infos complémentaires

+ -
Date de sortie : 09/02/2012
Genre(s) : Aventure, Réflexion
Territoire(s) : FRANCE

2004 joueurs possèdent ce jeu
50 trophées au total
0 trophée online
21 trophées cachés

Platiné par : 70 joueurs (3 %)

100% par : 70 joueurs (3 %)


Note des joueurs :
4.5/5 - 58 notes

Note des platineurs :
5/5 - 12 notes

Test rédigé par ElaStickK le 30-07-2020 - Modifié le 10-08-2020

Introduction

L'amour, l'infidélité, le mariage, la naissance, tant de sujets complexes à traiter. Et pourtant, Atlus, une boîte d'édition et de développement de jeu vidéo basée au Japon, va prendre le pari de réaliser un jeu en se basant sur ces derniers.

Sorti en 2011 au Japon et en 2012 chez nous, Catherine est un puzzle-game/jeu d'aventure qui aborde des sujets très matures, si bien que les joueurs les plus jeunes, c'est à dire 18 ans ici, auront sûrement du mal à comprendre les craintes du personnage principal, car les thèmes abordés parlent plus à des personnes ayant la trentaine, ces dernières étant aux cœurs des sujets abordés dans leur vrai vie.

L’histoire peut paraître farfelue. Vincent Brooks, 32 ans, travailleur, vis insoucieusement et préfère rester seul, bien qu'il soit en couple avec Katherine, du même âge, qui elle déteste ce mode de vie et lui suggère le mariage. Au même moment, beaucoup de décès ont lieu dans le quartier où Vincent habite. Une rumeur circule, comme quoi beaucoup de personnes, des hommes exclusivement, feraient des cauchemars, et que si ils touchent le sol avant de se réveiller, ils mourront dans la vrai vie. Un soir, alors qu'il finissait de boire dans son bar préféré, le Stray Sheep, Vincent va faire la connaissance de Catherine, une jeune fille de 22 ans, avec qui il passera la soirée. Sa vie va alors basculer. Entre cauchemar et réalité, Vincent ne saura plus où donner de la tête. Il jonglera alors entre 2 femmes, fera face à de nombreuses situations de stress, et devra comprendre pourquoi il est à son tour victime de ces mystérieux cauchemars.

Si vous êtes curieux et voulez en apprendre plus, alors prenez une collation, installez-vous confortablement, et plongez dans le monde de Catherine !

Contenu du jeu

Catherine possède différents modes de jeu, mais le plus important et intéressant reste le "Théâtre Doré", c'est à dire le mode histoire si vous préférez. Celui-ci est divisé en 9 chapitres, qui sont eux mêmes composés de plusieurs étages. Ce qui est intéressant à savoir, c'est que la combinaison des niveaux (ou étages) varie selon le mode de difficulté choisi, surtout entre le mode normal et le difficile. Considérez donc que le mode histoire propose en tout 84 niveaux plus au moins différents, pouvant vous prendre chacun entre 2 à 5 minutes. Entre chaque niveau, vous devrez passer par le parloir. C'est ici que vous devez répondre à des questions portant généralement sur la vie de couple. Ces choix définiront la fin que vous obtiendrez. En parlant de fin, sachez que le jeu en possède 8. Cela peut paraître beaucoup, mais chacune d'entre elle est unique. À noter que vous pourrez rejouer à souhait les chapitres de votre choix via le téléphone de Vincent dans le bar.

Lors de la dernière étape d'une nuit Vincent fait face à un boss. Celui-ci représente l'un des thèmes qu'aborde le jeu, comme par exemple le mariage, le bébé, ou bien l'amante. Ces boss sont cohérents, puisqu'ils sont le résultat d’événements qui surviennent dans la journée de Vincent. Il est donc tout à fait normal qu'il en fasse des "cauchemars" la nuit venu. Chaque boss peut être considéré comme une étape de la vie d'adulte !

Entre chaque chapitre (qui correspondent aux cauchemars de Vincent), vous pourrez en découvrir un peu plus sur l'histoire de Catherine. Avant d'aller vous coucher, vous pourrez boire et discuter avec vos amis au Stay Sheep, le bar préféré de Vincent. Dans ce bar, vous aurez accès à une borne d'arcade appelée Rapunzel. Ce mini-jeu reprend le même système de puzzle que dans les cauchemars de Vincent, et certains vous demanderont de bien réfléchir afin de les finir. Ici, vous aurez droit en tout à 128 niveaux, et croyez moi cela fait un paquet d'heures de réflexions.

Coté narration, le jeu nous propose de très nombreuses cinématiques. Sans elles, impossible de comprendre correctement l'histoire de Catherine. Vous allez sûrement me dire que beaucoup de cinématiques peut être un signe de remplissage, surtout pour un jeu de la sorte. Il n'en est rien. Ici, les cinématiques sont d'une incroyable qualité, si bien que vous n'aurez envie d'en passer aucune. Cela ne fait pas partie du gameplay, certes, mais cela n'en reste pas moins un très bon contenu, que Catherine a su placer habillement afin de ne pas ennuyer le joueur avec trop de parties scénarisées à la suite. De manière générale, Catherine possède un bon équilibre entre phases de puzzle et interaction sociale et scénario. Le jeu vous proposera souvent de parler à différents personnages, que ce soient les amis de Vincent ou des inconnus dans le bar et ses cauchemars. Vous en apprendrez plus sur ces derniers à chaque nouvelle nuit, et il faudra également que vous les aidiez à vaincre leurs peurs. On fait face à un aspect social assez poussé, ce qui rend le jeu plus "humain".

Une fois l'aventure finie, vous débloquerez le mode Colisé. Il s'agit d'un mode où 2 joueurs peuvent s'affronter sur 9 niveaux différents. Vous aurez alors accès à quelques objets que vous pourrez utiliser afin de vous aider ou pour bloquer votre adversaire. Ce mode, bien qu'intéressant, reste peu praticable dans la mesure ou celui-ci n'est jouable qu'en local.

Catherine propose en plus de tout cela un dernier mode, redouté par beaucoup de joueurs : Babel. Si le mode histoire ne changeait jamais la combinaison de ces puzzles, le mode Babel lui est complètement aléatoire. Vous pouvez y jouer seul ou à deux, le but étant de "simplement" franchir un certain nombre de paliers pour finir chaque niveaux. Si les 3 premiers restent faisables, le dernier va en convertir plus d'un au bouddhisme. La bonne nouvelle, c'est qu'un classement en ligne est présent pour ce mode. Les niveaux étant aléatoires, vous pourrez recommencer à souhait chacun d'entre eux pour obtenir un meilleur temps.

Catherine possède pas mal de contenu diversifié, bien que la plupart du gameplay se concentre uniquement sur de la grimpette. Si vous faites vraiment tout ce que le jeu a à vous proposer et que vous êtes très doué, il vous faudra tout de même pas moins d'une cinquantaine d'heures pour tout boucler, et même plus si vous prenez le temps de suivre l'histoire et de profiter de chaque cinématique ! On regrettera tout de même un mode multijoueurs en ligne (qui au passage sera intégré dans le remaster, Catherine : Full Body, sortit en 2019 sur PS4), mais même sans lui, on est sur un contenu en abondance et de qualité, à une époque ou certains jeux sans saveur se terminaient en à peine quelques heures. Catherine a de quoi nous occuper, tout en nous proposant un scénario bien ficelé et de qualité !
Note : 5/5

Aspect technique du jeu

Catherine est un petit bijou scénaristique, mais qu’en est-il côté technique ?

Graphiquement, le jeu n’a absolument rien d’ambitieux. Catherine ne base pas sa réussite sur cet aspect. C’est simpliste, mais cela reste très propre et agréable à regarder. Pour un puzzle-game, on est sur quelque chose de travailler, chaque niveau possède une direction artistique soignée afin que chaque cauchemar de Vincent ne se ressemble pas. Les boss sont impeccables, que ce soit dans les effets d’attaques ou dans leurs mouvements. Rien de techniquement révolutionnaire, mais pour un gameplay de la sorte, c’est très largement suffisant voir même excellent.

En ce qui concerne l’aspect sonore, rien à redire de ce côté-là non plus. Le jeu propose de très belles mélodies qui collent parfaitement à l’atmosphère des différents cauchemars, des menus, des cinématiques ainsi que du bar, le Stray Sheep. Certaines musiques sont plus calmes, pour les niveaux classiques, et d’autres sont plus « agitées », surtout lors des boss, afin de nous mettre dans l’ambiance ! Pas de VF cependant, mais les voix anglaises sont très bien doublées, donc aucun souci de ce côté-là si vous activez les sous-titres.

Pour ce qui est des cinématiques, je trouve personnellement que c’est ce qu’il y a de plus réussi dans le jeu. On parle là d’une qualité de dessin semblable à celle d’un animé que l’on pourrai retrouver aujourd’hui. Pour vous donner un ordre d’idée de la chose, dites-vous que si quelqu’un regarde votre écran pendant une cinématique, il pourrait croire que vous ne jouez pas à un jeu mais que vous regardez une série. En plus d’être magnifiques, elles font partie des « rares » cinématiques que vous ne passerez pas dans un jeu vidéo, tant elles sont intéressantes, agréables et nécessaires à l’histoire. Malheureusement, quelques cinématiques ne sont pas au style animé, mais avec le style graphique du jeu. Bien qu’elles restent agréables à regarder, on regrettera qu’elles ne soient pas toutes réalisées de la même manière, car le charme n’est clairement pas le même, surtout lorsque qu'une cinématique animée est directement suivie d’une autre avec le moteur graphique du jeu.

Coté gameplay, c'est très basique. Le stick ou les flèches pour se déplacer, la touche (croix) pour saisir un bloc et les touches de déplacement pour le bouger, et la touche (triangle) pour utiliser un objet. Vous pouvez aussi avoir accès à la fonctionnalité "Undo" en appuyant sur (R1) selon le niveau de difficulté choisi. Cette fonctionnalité vous permet d'annuler un ou plusieurs de vos mouvements afin de changer de stratégie si vous vous êtes trompé. Le but sera simple : gravir tous les blocs de chaque niveau afin d'atteindre la porte de sortie. Attention cependant, car certains blocs seront piégés, et des ennemis vous barreront la route. Heureusement, vous pourrez utiliser des objets pour vous aider, tel qu'une cloche pour transformer tous les blocs fragiles en blocs normaux, un livre pour tuer tous les ennemis, et vous pourrez également ramasser des vies, car elles sont comptées ! Si le gameplay est simple à comprendre, il n'est pas facile à maîtriser. Il vous faudra apprendre de nombreuses techniques pour vous défaire des niveaux les plus coriaces. En effet, Catherine n'en reste pas moins un jeu difficile, même en normal, et il vous faudra sûrement recommencer plusieurs fois afin de vous adapter à chaque niveau. Cependant, Catherine possède une courbe d'apprentissage régulière, puisque vous gagnerez de l'expérience de jeu à chaque étage franchi. On apprend en pratiquant, et c'est là tout le plaisir du jeu.

Malheureusement, lorsque plusieurs blocs à effets s’activent (les bombes par exemple), le jeu va très légèrement ramer, et dans certains cas, les contrôles répondent avec une très légère latence, ce qui peut être plutôt gênant, surtout en difficile, où certains niveaux demandent des mouvements rapides et fluides. De manière plus générale, on ressent quelque fois une certaine lourdeur dans les déplacements de Vincent, surtout dans les niveaux du Chapitre 9. Rien de bien alarmant cependant. Pour avoir joué à plusieurs versions du jeu, ce problème n’arrive que sur PS3 malheureusement. On est donc ici plus face à un petit problème de limitation technique de la console que du jeu en lui même, et notamment de la rame.

Catherine s’en sort tout de même très bien. Les puzzle-game sont rarement des jeux impressionnants techniquement. Catherine a, en plus d'être un simple jeu de réflexion, une belle histoire à nous raconter. Les moyens techniques employés pour nous plonger dans l’ambiance du jeu font très bien leur travail. Les quelques défauts évoqués sont vraiment mineurs et s’oublient facilement. À noter que le jeu ne possède aucun glitch ou bug, en tout cas aucun ne pouvant ruiner l’expérience de jeu (à l’exception d’une rumeur disant que Axis Mundi, le quatrième niveau de Babel, n’est pas faisable en solo sur les versions EU et US. Ce niveau étant extrêmement difficile à finir, seul un joueur l'a fini sur une version US. Difficile donc de savoir si c'est un bug.)
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Pour être franc, votre plaisir de jeu durant votre première partie dépendra de 2 choses. Votre habilité au puzzle-game et la difficulté que vous sélectionnerez. Si votre but n’est que de découvrir le jeu et son histoire, alors le mode normal (ou facile si vous n’êtes pas à l’aise avec le gameplay) sera parfait et vous passerez un agréable moment à suivre le scénario et à vous défaire des différents niveaux que propose le mode histoire. Si vous êtes joueur, vous pouvez également commencer directement en difficile, mais vos nerfs seront mis à rude épreuve et si la seule chose que vous cherchez est de simplement finir le jeu, vous pourriez être lassé de perdre sans cesse. À vous de voir comment vous voulez aborder le jeu, mais il serait vraiment dommage de passer à côté de Catherine à cause de la difficulté. Hormis cela, les cinématiques se laissent bien regarder et l’histoire est compréhensible pour peu qu’on s’y intéresse. Et ne vous inquiétez pas, même si vous êtes un manche sur ce type de jeu, vous pourrez le finir en facile sans trop de problème. Sachez par ailleurs que c'est en progressant de niveau que vous prendrez le plus de plaisir à jouer à Catherine. La difficulté n'est donc pas forcément un mal.

Concernant la durée de vie de Catherine, on a de quoi s’amuser un bon bout de temps ! Comme expliqué dans la partie contenue, il n'y a pas moins de 200 puzzles/niveaux différents si l’on prend en compte chaque niveau du mode histoire dans chaque difficulté, ainsi que la borne d’arcade « Rapunzel ». Vous devrez recommencer le jeu 8 fois si vous souhaitez débloquer toutes les fins, que vous pourrez obtenir en répondant différemment aux questions du parloir. La rejouabilité est même quasiment infinie si vous accrochez au mode Babel, avec ses 4 niveaux aléatoires. Vous pourrez alors les recommencer à loisir afin de faire un meilleur temps. Le mode multijoueur est cependant peu intéressant puisqu’il n’est qu’en local et peu diversifié.

Pour résumer tout cela, jouer à Catherine est très agréable si l'on adapte le jeu à notre niveau. On accroche rapidement à l’univers mature et osé du jeu. Le contenu proposé à de quoi occuper un bon bout de temps, surtout si vous cherchez à faire le platine, vous ne vous ennuierez pas ! Une fois que vous aurez obtenu chaque prix d’or sur chaque chapitre en Difficile, vu toutes les fins, fini chaque niveau de Rapunzel, et terminé les 4 niveaux du très difficile mode Babel, alors vous pourrez considérer que le jeu est fini à 100% !
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Catherine est souvent cité lorsque l'on parle de jeu ou de platine difficile. C'est un fait, chercher à obtenir tous les trophées vous demandera beaucoup d'investissement, de patience, et de dextérité. Cependant attention, il ne faut pas confondre un platine difficile à cause d'un ou plusieurs trophées stupidement durs, et un platine difficile car le jeu est compliqué de base.

On y retrouve différentes catégories de trophée. Les classiques trophées de fin de chapitre, les trophées de prix à débloquer dans certaines difficultés, les trophées demandant des actions spécifiques (par exemple pousser 5 blocs à la fois, ou boire un saké chaque soir au bar), et les trophées concernant certains mini-jeux ou mode secondaire.

Ce qui est bien avec les trophées de Catherine, c'est qu'ils vous demandent de faire le jeu de fond en comble. Vous ne serez pas perdu, puisque vous devrez suivre l'histoire principale ainsi que celle des personnages secondaires, vous ne raterez donc rien du scénario.

Les trophées les plus redoutés restent tout de même celui demandant d'obtenir tous les prix d'or en difficile, et celui demandant de terminer Axis Mundi, le quatrième niveau de Babel. Beaucoup seront sûrement bloqués à cause de ces 2 trophées, bien qu'ils restent faisables avec de la persévérance et de la technique.

Que vous soyez là par curiosité ou pour les trophées uniquement, le platine de Catherine vous donnera du fil à retordre, mais n'est cependant pas désagréable au contraire. Il n'y a pas de trophée ennuyeux, et les quelques trophées difficiles sont justes dans leur difficulté, car celle-ci provient uniquement du gameplay de Catherine, et non des conditions desdits trophées. La satisfaction de réussir un prix d'or ou un niveau Babel vous procurera plus de plaisir que de platiner 10 jeux faciles. Si l'on joue à ce jeu, on accepte le fait qu'il demande de s’investir si l'on souhaite le platine.
Note : 4/5

Conclusion

Catherine fait malheureusement partie de ce que j'appelle des "trésors oubliés", c'est à dire d'excellents jeux solo que beaucoup ne connaissent malheureusement pas. La plupart des personnes qui le connaisse sont les joueurs de niches, les collectionneurs, et les chasseurs de trophée platine difficile. Il serait dommage de passer à coté d'un tel chef d'oeuvre. Que ce soit dans son gameplay, son scénario et son univers, Catherine fait un quasi-sans fautes. Soyez curieux, et tentez l'expérience, car c'est ce qui défini Catherine, c'est une sacré belle expérience.

Ce test est écrit 8 ans après la sortie du jeu sur PS3. Sachez qu'entre temps, un remaster nommé Catherine : Full Body est sorti sur PS4. Si vous souhaitez vous aussi vous lancer à la découverte dans cet univers rocambolesque et un poil coquin, alors choisissez cette dernière version. Elle comporte tout ce que possède la version PS3, en y ajoutant de nouveaux personnages, de nouveaux niveaux et un mode multijoueurs en ligne. Vous bénéficierez également de meilleures textures. Référez vous à l'excellent test de So-Chan sur celui-ci pour en apprendre d'avantage !
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17
Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

ElaStickK (ilorraine2002)

76
440
1084
3835