Test : Battlefield : Hardline


Battlefield : Hardline
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Note des joueurs :
3.9/5 - 13 notes
Note des platineurs :
3/5 - 7 notes

Battlefield : Hardline

ps3


63 trophées au total
22 trophées online
0 trophée caché 4 DLC's

320 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 86 joueurs (27 %)
100% par : 5 joueurs (2 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
Battlefield : Hardline

  • Test rédigé par Harshkov le 14-06-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Adieu bidasses, bonjour policiers et voyous
God Bless America

Après avoir fait ses armes en 2002 sur battlefield 1942 et engendré une série de hits couvrant tous types de conflits, du Viêtnam aux guerres du futur. Le développeur DICE passe le flambeau à Visceral game, studio interne du célèbre éditeur EA, à l’origine de la licence Dead Space.
Sous le soleil torride de la Californie, le mot d’ordre était d’insuffler une nouvelle dynamique aux battlefield. Fini les champs de bataille, les conflits russo-le monde, la boue. Bref, la marque de fabrique de tous les épisodes précédents, tout devait rentrer au bercail.

Pour ce qui est du casting, Viscéral Game n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en s’offrant les services de Benito Martinez, acteur de la série The Shield, Adam Harrington déjà présent dans l’œuvre de Rockstar Game : LA Noire interprétant le rôle de Roy Earle, bras droit de Cole Phelps. Et la jolie Kelly Hu est également de la partie, on la retrouve notamment dans X-Men 2 ou encore Vendredi 13.

Ce battlefield Hardline vous propulsera au cœur de la corruption et de la pègre, un univers « flics et voyous » sauce américaine. Entre Miami et Los Angeles, vous voilà lancé dans des affaires à faire pâlir David Caruso, qui vous mèneront jusqu’au plus haute sphère du pouvoir. Là où l’argent peut acheter de nombreux hommes, mais pas l’honneur.

Contenu du jeu


Comment être sûr que vos coéquipiers ne sont pas corrompus ?
Qu'est-ce que l'honneur ? Un mot. Qu'est-ce que ce mot, Honneur ? De l'air.

Battlefied Hardline nous met dans la peau de Nick Mendosa, jeune recrue de la police de Miami chargé d’enquêter sur un réseau de distribution de stupéfiants. Ayant grandi dans un quartier malfamé, où la misère et la violence sont omniprésentes, il connaît la valeur de l’honneur. Notre protagoniste va vite être heurté à la dure réalité du travail de terrain. Entre arrestations musclées sur fond de drogue et le comportement douteux de ces coéquipiers, Nick devra avoir les épaules solides.
Malgré l’effort de présentation et de mise en scène, Hardline ne fait pas exception à l’handicap de nombreux FPS. Les grands discours et les échanges à rallonge ne suffisent pas à dissimuler un scénario et une qualité d’écriture relativement faible. Ils ont même tendance à casser le rythme du jeu et s’apparenter à une trame de télénovela. Même si quelques rebondissements font partie de l’histoire, rien n’est vraiment marquant et tout est assez prévisible même.
Durant cette aventure, vous aurez pour mission de résoudre différentes enquêtes, ce en appréhendant les suspect clés (qu’il faudra repérer au préalable) mort ou vivement conseillé vif et mettre la main sur des indices disséminés tout au long des différents chapitres. Une pseudo-investigation assez fade puisqu’il s’agit juste de scanner les preuves sans réelle réflexion ou déduction. Une ambiance police academy qui a du mal à convaincre, la faute à un personnage principal dénué de personnalité et un scénario prévisible sans grande nouveauté.

Menottes, cuir et moustache

Le gros point fort de ce mode solo, c’est le thème, Hardline apporte des nouveautés en terme de Gameplay. En tant que flic, vous pouvez éviter certains affrontements en sortant votre badge et faire régner la loi à grands coups de menottes, un vrai plus pour l’infiltration. Cette arrestation si elle est réussie vous gratifiera de points « d’expériences » supplémentaires permettant de débloquer moult nouvelles armes et autres gadgets.

Parmi les nouveaux accessoires, on dispose notamment de :

- Votre Smartphone dernier cri repère l’environnement et marque les ennemis qui s’y trouvent. Une subtilité qui n’est pas sans rappeler les deux derniers Far Cry. Pire, vous pouvez également désactiver des alarmes pour éviter que les renforts afflux en cas d’échauffourées. L’innovation s’arrête là où celle des autres licences phares commence.
- Le T62 Cew, 50 000 volts de pur plaisir pour le destinataire. Ce pistolet à impulsion ou plus communément taser calmera instantanément les ennemis les plus récalcitrants. Long à recharger et moins brutal qu’une arme à feu, il a l’avantage de ne pas être létale et donc d’augmenter les points d’expériences acquis.
- Le grappin et la tyrolienne offrent une verticalité accrue, vous pouvez ainsi emprunter des chemins de traverses pour contourner les ennemis. Où tout simplement prendre de l’altitude pour repérer les environs à l’aide de votre Smartphone K2000

Et maintenant le cœur du jeu, le multi… Ah non, le multi c’est nous et EA !

C’est dans le mode multi-joueur que le changement de cap se fait le plus ressentir, fini les batailles rangées en chars d’assaut, LAV et autres véhicules militaires terrestres et aériens. Place aux motos, fourgons blindés, 4x4 et voitures de sport, où leur utilité reste principalement logistique. On regrette cette sensation de combat mécanisé qu’offraient les anciens opus, qui nuit à la diversité et l’intensité du multi désormais tourné vers des joutes d’infanterie.

Les champs de bataille du pauvre

Mais ce manque de possibilité est également présent dans l’armurerie où après plusieurs heures de jeu, on constate la pauvreté du choix des armes. Quatre par faction (flics ou voleurs) et par classe, vous devrez collecter de l’argent pour vous les procurer, en enchainant les kills et les objectifs. Et à moins d’avoir un véritable coup de cœur pour une arme particulière, la boucle est vite bouclée. De même pour les maps, présentes au nombre de neuf. EA oblige, l’arsenal va être agrémenté aux fils des DLC, mais sur le jeu de base le choix est très restreint.
Maintenant, les classes, celles-ci ont été repensées et renommées. Vous pouvez incarner dorénavant l’opérateur, médecin et roi des fusils d’assaut. Le mécanicien, là rien de bien nouveaux si ce n’est les PDW qui lui sont affectées (P90 et toutes les petites armes de défense). L’exécuteur, spécialiste du fusil à pompes et du ravitaillement et enfin le professionnel, roi de l’élimination à longue distance avec ses fusils à verrous ou semi-automatique. Ce dernier dispose de nouveaux gadgets comme des mines-laser ou des caméras de surveillance détectant la présence ennemie. Le grappin et la tyrolienne offrent désormais une verticalité plus poussée et un équipement utile pour former de nouvelles positions de tir. L’harmonisation des classes permet un bon équilibre et des styles de jeu variés selon envie.

It’s in the game

Le point fort de ce multi réside dans l’ajout de nouveaux modes de jeu, outre les célèbres conquêtes, ruées et match à mort en équipe, cinq nouveaux challenges vous attendent. Les modes braquages et argents sales donnent aux parties un souffle nouveau. Stratégies et coopération sont de mise pour mettre en sécurité son butin. Ces nouveautés vous demanderont une remise en question permanente de vos tactiques pour prendre l’avantage sur l’équipe adverse. Ce qui permet des parties intenses sans linéarité.
La poursuite infernale, où l’objectif est de rouler à tombeau ouvert à bord de véhicules indiqués pour augmenter votre compteur de point, est bien pensé, mais souffre de divers bugs de collision ou téléportation redondants. Ce qui diminue grandement le plaisir de jouer. Pour ceux qui préfèrent les affrontements en personnel réduit, les modes sauvetages et contrat sont fait pour vous ! Bien qu’ils ne fassent que reprendre les fondamentaux d’un certain Counter-Strike. Protéger ou chasser un Joueur désigné VIP par tous les moyens sera votre priorité.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Une modélisation des visages et des effets de lumière soignés
Les experts à Miami

Les graphismes de Battlefield Hardline sont très bons, les effets de lumière permettent de renforcer l’immersion dans certaines phases du mode solo. Que ce soit dans les quartiers défavorisés ou dans les villas de Los Angeles, les différentes atmosphères sont bien retranscrites. On découvre les différentes classes sociales auxquelles sont confrontés les enquêteurs de la police américaine. De même avec les aléas météorologiques, bien mis en place allant d’une simple averse à l’ouragan de force 3, qui permettent de varier l’environnement des phases d’infiltration et de combats.
On constate un réel effort pour allier jeu vidéo et monde de la série télévisée. Premièrement avec la modélisation des visages très soignée et détaillée. Fini les protagonistes fades et sans saveur, place aux expressions faciales de premier rang. Une impression de série télévisée renforcée par le montage des onze épisodes qui compose ce nouvel opus. On a le droit à un petit « précédemment dans » à chaque début de chapitre rappelant les actions accomplies et les faits marquants. Un scénario et une ambiance typiquement américaine digne d’un épisode des Experts Miami.
Un fil conducteur aux petits oignons puisque vous pourrez consulter ou recevoir sur votre PDA toutes les informations concernant l’enquête en cours et les suspects interpellés. Cette notion renforce le travail de recherche et de résolution de l’affaire.

IA téléphone maison

Parlons maintenant de l’IA, point sensible dans de nombreux jeux. Pour ce qui est des ennemis, aucune grande nouveauté puisqu’ils alternent entre couvertures, découverts et charge suicidaire. Peu d’initiative de débordement ou contournement, heureusement pour EA, il s’agit de membres de gang pour la plupart qui n’ont donc pas suivi de formation aux tactiques militaires, disons que ça vient de là.
Pour le cas de votre compagnon, il ne sert pour une fois pas que de décors puisqu’il permet d’apporter une aide, certes limitée, mais c’est toujours ça. Notamment lors de l’arrestation de plusieurs individus. Il se chargera de maintenir en joue les belligérants pour éviter tout débordements. Durant les affrontements, il remplira son contrat en élaguant de deux ou trois ennemis la résistance.

Highway to death

La bande son est décevante, la richesse des lieux et des communautés d’ennemis rencontrés aurait pu être mieux retranscrites sans pour autant rentrer dans le cliché. Elle s’avère fade ce qui limite la profondeur de cet opus et donc son immersion. Hormis la soundtrack officielle élaboré par l’artiste Jamie N Commons on reste dans un univers sonore de FPS lambda, qui ne marque pas les esprits. Pour se consoler, on jouit de l’ajout de quelques musiques « d’ambiance » dans les véhicules en mode online. C’est toujours mieux d’aller au casse-pipe en musique !

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le multi offre une durée de vie quasi-infini pour les fans du genre
La joie des premiers pas dans la police

On prend du plaisir à découvrir l’univers de ce Battlefield, bien que la trame soit un peu prévisible, comptez 8 heures pour arriver au déroulement final. Ce qui est dans la moyenne en durée de vie solo des FPS. Une fois la « campagne » terminée et l’effet de découverte dissipé, la rejouabilité est vite limité. Hardline se savoure grandement sur la découverte des situations et des éléments faisant progresser l’enquête. Une fois qu’on a fait le tour l’expérience tourne court. Les trophées ajoutent de la rejouabilité en vous forçant à refaire le mode solo en difficulté maximale, mais aussi à prendre soin de chercher et récolter tous les éléments nécessaires aux dénouements des différentes affaires. Comptez 12 à 15 heures pour obtenir tous les trophées relatifs au mode solo et pouvoir ainsi vous rabattre sur le online. De manière générale, le solo de ce Battlefied comme de nombreux jeux du même genre, se savoure lors de la première découverte, ensuite l’intérêt est grandement diminué.

C’est pas ma guerre

Heureusement, le cœur de la série ne se résume à son mode solo, mais belle et bien à son mode online. Si l’on est fans du genre et que l’on veut prendre du galon, de nombreuses heures de jeu seront nécessaires. Couplé à son célèbre Battlelog qui permet de suivre les performances et le stade de progression de son soldat, Hardline offre une expérience online relativement complète. Les différents modes de jeu en proposent pour tous les goûts et toutes les envies. Le manque de véhicule et d'armes peut s'avérer être un frein au plaisir d'écumer les serveurs puisqu'une fois toutes les améliorations débloquées et le rang maximal atteint, le plaisir à progresser est très limité. Sauf bien sûr pour les joueurs visant uniquement le savoir-faire et la compétition.

Ce que l’avenir nous réserve

Le multi rallonge considérablement la durée de vie du hit pour peu qu’on aime enchaîner les séries de kills (ou de morts selon expérience). Le jeu de base fournit un choix de maps et d’armes limité ce qui peut, une fois celles-ci maîtrisés rendre le jeu ennuyant pour résoudre ce problème EA à sortie la carte du prémium, composé de quatre DLC qui paraîtront tout au long de l’année 2015 regroupant nombres de bonus futiles à l’expérience de jeu directe comme des camouflages et autres emblèmes. Mais surtout de nouveaux modes de jeu, de nouveaux environnements et un équipement bien plus variés. Cette méthode bien qu'onéreuse permet de relancer l’intérêt du jeu dans la découverte de nouvelles facettes et possibilités. Pour ceux qui visent les 100 %, cette option s’offre comme un détour obligatoire.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Seul le monde online vous demandera patience et minimum de maîtrise
Baroud d’honneur

Battlefield Hardline dresse une liste de trophée similaire à tout FPS qui se respecte. Des actions particulières à effectuées, éliminer des ennemis d’une manière précise, de l’xp à acquérir et bien sûr finir le jeu dans sa difficulté ultime. Ici, le mode Hardline, accessible en ayant déjà fini le jeu une fois en préalable. Pour être franc une fois, tout le matériel débloqué et le jeu pris en main, cela relève de la promenade de santé. Bien sûr, le jeu contient des trophées liés à l’histoire et donc immanquable, mais la majeure partie de la liste se débloquera automatiquement durant votre progression.

Une partie de Cluedo ?

Vous aurez pour mission de mettre la main sur des preuves et des suspects afin de faire avancer votre enquête. Pas de panique votre PDA sera votre meilleur allié puisqu’il permet dans un premier de repérer les suspects à appréhender en les coiffant d’un signe bien distinct. Et dans un second temps de recueillir facilement les preuves nécessaires à la conclusion de l’affaire puisqu’il fait office de GPS indiquant l’indice le plus proche. Au vu des deux parties nécessaire pour le platine, je ne peux donc que vous conseillez de faire appel au guide des trophées de PSTHC à la fin de votre première partie et de profiter pleinement de la découverte. Rien de bien difficile donc pour le solo.

Il y a ensuite le multi, c’est clairement cette partie qui vous demandera le plus de temps si vous le faite à la loyale. Il n’y a que trois trophées, mais problème de voisinage vous demandera des prérequis importants pour débloquer les deux armes incriminées. À savoir le fusil à double canon et le Mac10. Selon votre niveau, vous allez devoir poncer le multi plusieurs heures, mais pour un jeu où le multi est primordial, rien d’insurmontable.

Si une âme charitable vous fourni les deux armes et que pour le remercier, vous l’envoyez six pieds sous terre jusqu’à obtention du trophée, c’est en définitive un platine simple et rapide à la portée de tous les joueurs.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Visceral Game nous livre un épisode de transition munit d'une trame intéressante, mais qui peine à nous envoûter malgré les efforts de scénarisation. Librement inspiré des séries policières américaines multidiffusées, un sentiment de déjà vue rend le jeu banal et sans réelles surprises.
Pour le multi, les nouvelles recrues seront séduite par les nouveaux modes de jeu et leurs possibilités. Mais les vétérans regretteront l’ardeur des champs de bataille qui ont fait la renommer de la série. Malgré quelques bavures, Hardline reste un bon jeu, munit d’un platine facile et d’une atmosphère novatrice, il ouvre une nouvelle voie à la licence.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile