Test : Hotline Miami


Hotline Miami
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Note des joueurs :
4.5/5 - 93 notes
Note des platineurs :
4.6/5 - 52 notes

Hotline Miami

ps4
ps3
vita


35 trophées au total
7 trophées cachés

4603 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1048 joueurs (23 %)
100% par : 1048 joueurs (23 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Hotline Miami

  • Test rédigé par Fléau le 29-09-2014 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


"Bien l'bonsoir, nous sommes les plombiers."
Driiiiiiiiiiing ! Driiiiiiiiiiiiiing !

"Allô, c'est moi. Écoute, y a un sacré bazar dans l'appartement 9. Un tuyau a pété, et y a d'l'eau partout. Faut que tu prennes une serpillère et que tu m'nettoies c'merdier. Nettoie bien tout, hein ?! Et surtout reste discret. Tu m'fais l'boulot proprement et tu m'dégages de là fissa."

Après avoir raccroché, tu prends ta voiture pour faire le boulot. De vives couleurs clignotent un peu partout, des néons t'hypnotisent, une musique entêtante te fait carrément planer. Tu t'rends à l'endroit qu'on t'a dit, sans poser de questions, et surtout sans t'poser de questions. Appartement 9... ouais c'est bien c'ui-là. Cogne pas à la porte hein, ça sert à rien. Tu enfiles ton plus beau masque, comme ça on sait pas qui t'es, et tu t'occupes de tout. Et une fois que tu auras fini de passer la "serpillère", tu r'tournes dans ta caisse, et tu te casses. Comme d'hab' quoi ! Mais ne va pas trop loin hein. Y s'peut qu'on ait encore besoin d'tes services, alors... vérifie ton téléphone quand tu rentres.

Contenu du jeu


Si on devait résumer : rétro, nerveux, gore, addictif, et très exigeant.
On fixe le rétro :

Dans des temps où les développeurs de jeux video se battent pour avoir du 60fps, du 1080p, et autres aspects techniques qui échappent parfois à notre compréhension, deux hommes font de la résistance. Il s'agit de Jonatan Söderström et Dennis Wedin, composant intégralement l'équipe de Dennaton Games. Les deux développeurs vont s'amuser à mettre sur les rails un jeu qui sort clairement des sentiers battus. Hotline Miami est un jeu d'action en vue aérienne et dont les graphismes font la part belle au rétro (entendons par là, l'époque où le jeu video était encore à ses balbutiements, voire commençait à se faire une place dans les habitudes culturelles). On a en effet affaire à un jeu rendant clairement hommage aux jeux video des années 80-90. De l'aveu des développeurs eux-mêmes, la vue aérienne du gameplay est une référence directe aux premiers GTA, avant que la série ne bascule dans la 3D avec le troisième opus. Avec des couleurs que les épileptiques devraient sérieusement éviter, une musique composée par auteurs qui ne buvaient pas que du p'tit lait, et une jouabilité nécessitant un certain temps d'adaptation pour une parfaite prise en main, Hotline Miami transpire le jeu rétro, et ne plaira donc pas à tout le monde, d'autant qu'il reprend une mécanique chère à certains joueurs nostalgiques : tu meurs, tu recommences depuis le début.

Du bon gros "die and retry" :

Exactement comme les jeux d'antan, Hotline Miami récupère le concept du "die and retry" : on tombe dans un piège, on meurt, et on recommence depuis le début. Effectivement vous ne recommencerez pas depuis le tout début du jeu si jamais vous mourrez. Les développeurs ont quand même conservé une invention que nous devons à la modernité, et que porte le doux nom de "sauvegarde". En revanche, on meurt en un coup dans ce jeu : une balle, un coup de batte de base-ball, un coup de poing de la part d'un ennemi un peu costaud, et on recommence depuis la porte d'entrée. Vous pouvez bien porter des masques vous permettant de résister à une balle, voire deux, vous serez amené à recommencer encore et encore les étages jusqu'à en avoir une très bonne maîtrise. Se concentrer sur le positionnement des ennemis sera bien votre unique option, étant donné que le scénario restera obscur la majeure partie de votre progression.

Une sombre histoire qu'il faudra savoir chercher :

Quelqu'un vous appelle, et vous allez tuer en portant un masque. Bon, le masque, c'est pour être sûr qu'aucun témoin ne soit en mesure de vous identifier. Okay. Mais tout le reste alors ? Qui vous appelle ? Qui sont les gens que vous tuez ? Pourquoi vous appelle-t-on vous en particulier ? Eh bien, il faudra être fort patient si vous voulez des réponses, parce que vous passerez le plus clair de votre temps à faire ce qu'on vous dit. Et sans dévoiler le moindre élément de l'histoire, sachez qu'il faudra creuser par vous-même pour connaître le fin mot de l'histoire. Je n'en dis pas plus ! Sans doute en saurons-nous davantage dans la suite prévue pour la fin d'année 2014.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Les masques sont nombreux, et ont chacun des spécificités.
Un concept minimaliste :

Difficile d'attribuer des qualités techniques à un jeu qui se fait un peu le fer-de-lance du rétro. Ça sent bon le gros pixel baveux, les couleurs sont criardes, et le synthé' des années 80 martèle les oreilles comme vous pouvez le constater dans ce titre. Au-delà d'une simplicité apparente, il faut avant tout voir un parti pris artistique qui rend le jeu complètement unique malgré ses nombreux hommages. Au moins, vous saurez d'emblée si le jeu est susceptible de vous plaire ou non : si vous ne jurez que par les graphismes soignés et une maniabilité standardisée, alors vous risquez fort de passer votre chemin. Si en revanche vous avez un certain goût pour les jeux rétro, quelque soit votre âge par ailleurs, ou que vous pensez avoir de la curiosité en matière de jeux video, ce titre a de nombreux atouts pour vous rendre totalement accroc.

Mais un jeu techniquement maîtrisé :

Certes c'est un titre minimaliste, mais le jeu reste très bien fichu d'un point de vue purement technique. En 15h de jeux, je n'ai pour ma part à déplorer aucun bug. Presque aucun temps de chargement, que ce soit lorsque l'on lance une mission ou lorsque l'on revient à l'écran-titre. La jouabilité devient nerveuse une fois que l'on a pris le pli, et le personnage répond parfaitement à vos commandements. Pour autant, attendez-vous à mourir un sacré nombre de fois avant de passer certains étages spécialement préparés pour vous piéger.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


L'arsenal à disposition permet de grandement varier les plaisirs.
Jouer et rejouer seront fondement liés dans votre expérience de Hotline Miami. Étant donné que l'on meurt en un coup dans ce jeu, vous vous retrouverez au début des étages plus d'une fois. Et rejouer constamment sera nécessaire pour bien connaître les niveaux et s'en sortir indemne. Pour autant, vous ne devriez pas ressentir cette nécessité comme une contrainte, car le jeu est très addictif, ce qui finalement colle très bien avec l'univers proposé. Une fois qu'on y a touché, on en redemande ! D'autant que plus vous y jouez, et plus vous maîtrisez ; mais comme les niveaux deviennent de plus en plus difficiles, il faut bien y jouer afin de maîtriser le titre.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il faudra être patient pour comprendre ce qui se passe exactement.
S'il vous faudra rejouer des niveaux de nombreuses fois ne serait-ce que pour en voir la fin, vous vous doutez bien que le platine ne sera pas de tout repos. Concernant les collectibles, rien de bien difficile : suivre les vidéos à la lettre, et tout se passera bien. Ce sont pour les "A +" que vous devriez vous faire du souci. Bien qu'au moment de sa sortie, il fût possible d'obtenir le platine en n'utilisant que la perceuse (vous procurant à l'époque un nombre astronomique de points) et en ne faisant que les treize premiers niveaux, une mise à jour a rectifié le tir. La perceuse fait bien moins mal niveau scoring, et il faudra bel et bien faire l'intégralité des niveaux dans lesquels un score s'affiche. Rien de vraiment insurmontable, mais il faudra jouer avec brio sur les combos et la variation des attaques pour espérer décrocher le fameux "A +" dans les niveaux.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

On se croirait sur une borne d'arcade dans les années 80, à essayer de faire le meilleur score possible. Une fois que l'on a dompté la manette, on prend un plaisir fou à passer nerveusement les niveaux en écrasant le moindre malfrat, mais il faudra s'accrocher un peu si l'on espère obtenir le platine. À première vue, on se croirait dans un jeu bête et méchant où l'on passerait son temps à tuer du voyou. En réalité, le scénario apporte, un peu tardivement il est vrai, des éclairages intéressants dont on taira bien sûr le contenu, et donne finalement un jeu bien plus réfléchi qu'il n'en a l'air.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés