Test : Zombi


Zombi
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Note des joueurs :
3/5 - 86 notes
Note des platineurs :
3.3/5 - 43 notes

Zombi

ps4


21 trophées au total
0 trophée caché

5761 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 733 joueurs (13 %)
100% par : 733 joueurs (13 %)
Note du jeu
11/20
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Test du jeu
Zombi

  • Test rédigé par Aelon le 04-09-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Je suis sûr que vous avez déjà en tête la chanson "London Bridge is falling down"
Les zombies ont décidément la cote en ce moment. Entre la littérature, la télévision, le cinéma ou même les jeux vidéo, difficile de passer à côté. Un nouveau jeu à ajouter à la liste des jeux de zombies est d'ailleurs récemment arrivé sur PlayStation 4. Sorti à la base sur Wii U sous le nom "ZombiU", Ubisoft finira par décider de porter le jeu sur consoles de nouvelle génération sous le nom "ZOMBI", jeu qui sortira en version dématérialisée le 18 août 2015 sur le PlayStation Store au prix de 20 euros.

Londres est frappée par une épidémie transformant les gens en zombies. Vous y incarnez une personne qui est sur le point de finir comme apéritif pour une cinquantaine de zombies quand une voix l'appelle et l'invite à foncer dans "l'abri". Sans hésiter, votre personnage court dans le métro londonien, évitant tant bien que mal tous les zombies sur la route, jusqu'à parvenir à s'abriter, protégé et guidé par "Le Survivant". Il va maintenant falloir survivre dans cette ville devenu un véritable enfer (et, qui sait, peut-être tenter de lutter contre ce fléau) où toutes les ressources sont devenues extrêmement rares...

Contenu du jeu


Il vous faudra éliminer votre ancien personnage devenu zombie si vous voulez récupérer vos objets
Une invasion de Londres par des zombies qui ne respectent même pas le tea time...

Que propose Zombi ?

Tout d'abord, il propose deux modes de jeux bien distincts. Le premier mode, Normal, vous permet d'aborder Zombi "sereinement", en choisissant entre les modes Poltron (ça ne s'invente pas) et Standard, la différence entre les deux résidant dans la résistance et les dégâts des zombies. La mort n'y est pas punitive puisque vous pourrez continuer même après la mort de votre survivant. Le second mode, Survie, vous oppose à des zombies puissants et tenaces, mais où toute mort est définitive. En cas de câlin mortel avec un zombie, c'est Game Over et retour au menu principal...

Le jeu est découpé en plusieurs zones interconnectées, comme par exemple Buckingham Palace, les marchés de Brick Lane, ou encore la Tour de Londres. Il vous faudra avancer dans l'histoire pour débloquer les accès aux différentes zones. À propos de l'histoire, comptez une dizaine d'heures pour la finir la première fois, cette durée pouvant fortement varier selon votre propension à foncer tête baissée, à vos risques et périls (n'oubliez pas de vous badigeonner de sauce samouraï, c'est la saveur préférée des zombies), ou à fouiller chaque recoin afin d'obtenir des balles ou de la santé supplémentaire.

Malgré la rareté des ressources, vous devrez évoluer dans Londres avec pour arsenal une balle de cricket et un pistolet. Si vous les trouvez, ce seront des fusils d'assaut, des fusils à pompes, arbalète, armes de mêlée, etc, qui viendront s'ajouter à votre panel d'armes. Tout peut être stocké dans votre sac à dos, mais tout est question de choix... Nous y reviendrons plus tard.

Vous disposerez en outre d'un scanner, vous permettant de scanner (impressionnant, n'est-ce pas ?) l'environnement en quête d'éventuels objets à ramasser. La portée du scanner est évidemment limitée, vous forçant à l'utiliser maintes fois si vous voulez vous assurer de ne rien rater. Un radar est également à votre disposition, ce dernier étant extrêmement utile. Il vous permettra en effet de chercher autour de vous, en cercle en partant de vous, tout signe d'activité. Vous pourrez ainsi détecter des zombies à faible distance, et ce, même derrière des murs.

Le jeu ne propose malheureusement ni NG+, ni multijoueur. Concernant le NG+, on peut l'expliquer par le fait que cela brise le thème survival horror et l'ambiance voulue par les développeurs, mais avoir comme unique option "Supprimer la sauvegarde pour redémarrer l'aventure" lorsqu'on relance la sauvegarde de fin de jeu est assez dommage... Car il n'y a bien qu'une seule sauvegarde par mode de jeu, ce qui est faible et bien trop daté pour une console comme la PlayStation 4. Pour le multijoueur, c'est tout aussi dommage tant cela aurait gonflé le contenu du jeu et sa durée de vie, surtout quand on sait qu'il existe sur Wii U, mais on ne s'en plaindra pas non plus pour un jeu sorti à 20 euros.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Marteler une touche sera votre principal moyen d'avancer dans la plupart des zones
Un jeu qui semble déjà daté

Malheureusement, le portage de la Wii U à la PS4 présente plusieurs séquelles.

Les graphismes n'auraient pas choqué sur PS3 tant le jeu est peu peaufiné. Les textures ne sont pas à regarder de trop près et prennent parfois quelques secondes à se charger quand un zombie arrive à l'écran. En plus, les différents effets sont assez décevants. On pense par exemple à la fumée (poussière, brouillard...) qui est fortement pixelisée, ce qui n'arrange rien quand une lumière éclaire celle-ci, ou encore l'eau qui peut par moment vous arroser et vous aveugler partiellement : en jouant, j'ai eu l'écran "flouté" par l'eau, mais sur un rectangle n'occupant pas tout l'écran, résultat, j'avais un rectangle qui apparaissait à chaque arrosage...

Il est cependant à noter que l'aventure se déroule principalement dans l'obscurité, ou du moins dans des zones assez sombres, ce qui permet de masquer la plupart des défauts graphiques du jeu, même s'ils ne disparaissent jamais complètement.

Malgré des graphismes globalement mauvais, Londres se reconnait assez aisément, petit point positif. Pour qui y est déjà allé, Buckingham Palace, la Tour de Londres, The Shard ou encore le Pont de Londres sont très bien modélisés avec des proportions respectées.

En revanche, contrairement aux graphismes, l'aspect sonore est très bon, ce qui sauve la note générale de cette partie. Pour un survival horror, c'est une ambiance sonore très oppressante qui accompagnera chacun de vos pas. Que ce soit un cri de zombie, des cris d'animaux rompant le silence, ou d'autres éléments non divulgués pour ne pas en réduire l'impact, le son accompagne parfaitement ce qui se déroule à l'écran. La musique, très discrète afin de laisser place à l'immersion, apporte ponctuellement quelques morceaux rapides et frénétiques en cas de situation tendue.
Seul bémol, les doublages, malgré la faible quantité de dialogues, sont loin d'être synchronisés avec les lèvres des personnages.

Vient ensuite le gameplay. L'utilisation de la manette est très étrange. Tout d'abord, sachez qu'il est impossible de sauter ou de s'accroupir (dommage dans un jeu où chaque affrontement est préférablement à éviter), puisque la grande majorité des actions se font... Avec une touche. Vous désirez passer sous ou par-dessus un obstacle ? Touche croix. Ouvrir ou fermer une porte, fouiller un rangement, activer un interrupteur ? Touche croix. Les QTE ? Touche croix à marteler.
Bien que les autres commandes servent à autre chose, j'aurai une pensée pour la touche triangle, qui ne sert bien vite plus à rien. Elle permet d'activer le radar, mais une amélioration acquise peu avant la moitié du jeu vous permet d'activer le radar en permanence sans commande, rendant inutile la touche triangle pour le reste du jeu.
Le tout se prend cependant en main tant bien que mal, pour permettre au final une bonne réponse de votre personnage à chacune des commandes.

Enfin, un petit mot sur l'IA. Rien de surprenant, s'agissant de zombies, elle est très prévisible, ce qui n'est absolument pas un point négatif. Les zombies se dirigent vers vous avec plus ou moins d'ardeur (certains ont encore d'anciens petits bouts de survivants à digérer), vous attaquant une fois à portée. J'aurai cependant un petit détail amusant : lorsque vous frappez un zombie en armure de police, ce dernier recule dans la direction dans laquelle il regarde tant qu'il a encore son casque, ce qui signifie que si vous en frappez un dans le dos, il s'approchera involontairement de vous en reculant, tel un Michael Jackson policier, ce qui risque, au choix, de vous faire rire ou soupirer (ou rire puis soupirer au bout de la dixième fois). Fort heureusement, une fois le casque ôté, ils reculent dans la direction de votre coup, comme tous les autres zombies.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


En bon gentleman anglais, penser à ramener de la bière pour une soirée
"Combien de temps allez-vous survivre ?"

En dépit d'un aspect technique bancal, le jeu est plaisant à faire.

L'aspect survival horror est très respecté, offrant une aventure où les soins et les balles sont rares, vous poussant à considérer chaque recoin, chaque zombie ou groupe de zombies avant de passer à l'action. Votre personnage n'est en effet pas un ancien soldat ou un quelconque athlète, c'est une personne normale qui se retrouve plongée dans ce chaos et qui a bien souvent du mal à le vivre. Pour ces raisons, il vous faudra plusieurs coups de battes pour vaincre UN zombie, avec un cri mélangeant angoisse et rage de votre personnage qui accompagne chaque coup de batte. En cas de cri de zombie ou de situation critique, vous entendrez votre personnage sangloter, comme s'il allait abandonner le combat.
Tout ces détails contribuent à l'attachement à votre survivant, ainsi qu'à l'immersion.

Un élément très intéressant de Zombi se dévoile à la mort de votre personnage (en mode Normal, puisqu'en mode Survie c'est le Game Over). En effet, un message vous préviendra que ce survivant est désormais un zombie. Un zombie, certes, mais un zombie qui possède un sac à dos contenant toutes vos ressources ! Il vous faudra alors aller retrouver votre ancien vous afin d'abréger ses souffrances et récupérer ce qui vous est dû.

En parlant de sac à dos, sachez que vous aurez bien vite un dilemme : avec le sac à dos vite plein, devrez-vous laisser des munitions ou des soins ? Zombi vous force en effet à choisir ce que vous conservez dans votre sac, les balles n'ayant pas un emplacement unique par type. Une fois un certain nombre de munitions atteint (20 pour les munitions de pistolet), une nouvelle case de l'inventaire sera nécessaire afin d'accueillir le nouveau pack de balles du même type. Au vu de l'encombrement de certains objets, l'inventaire sera votre principal ennemi dans le jeu. Vous risquez fort de regretter d'avoir laissé des balles ou des soins plus tard dans l'aventure. Il existe en revanche un coffre dans l'abri permettant de stocker vos réserves, bien qu'il ait une limite également.

Concernant le scénario, ce n'est rien d'extraordinaire : il vous faudra trouver le remède appelé "La Panacée" en effectuant des missions pour diverses personnes, en découvrant un peu plus l'histoire de John Dee, un savant du XVIème siècle qui aurait prédit l'apparition des zombies.
Ce n'est pas le scénario qui vous tiendra en haleine, mais bel et bien les situations dans lesquelles il vous plongera grâce à l'excellente immersion offerte par le jeu.

La rejouabilité est forcément amoindrie, puisque les différents éléments qui peuvent vous faire sursauter la première fois sont tous prévisibles par le joueur. En revanche, si vous optez pour une partie en Normal puis en Survie, vous aborderez le jeu de deux façons différentes. Le mode Normal vous familiarisera avec Zombi, vous permettant de connaître le gameplay et le prendre en main, de savoir quelles situations vous allez affronter, tandis que le mode Survie vous fera redouter lesdites situations puisque le Game Over pendra au-dessus de vous telle une épée de Damoclès virtuelle. Comme chaque combat contre des groupes de zombies est très risqué, ces derniers peuvent se jeter sur vous et vous tuer en un coup même si vous aviez assez de santé pour encaisser le coup (un objet dans le jeu vous permettra de résister à ces charges).

Concrètement, le jeu s'en tire plutôt bien malgré une technique défaillante grâce à l'ambiance qu'il propose et aux situations pensées par les développeurs.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Vous pouvez à tout moment consulter votre avancée dans certains trophées, pratique !
Une liste de trophée assez mal équilibrée

Suivant le plaisir à jouer, la plupart des trophées de Zombi sont plaisants et assez peu contraignants à faire. Outre les éternels trophées liés à la progression dans l'histoire, il vous faudra tuer 50, 100 puis 200 zombies avec le même personnage. Un petit challenge qui est de toute façon naturellement effectué dans le mode Survie si vous le finissez.

On comptera également le piratage des différents boîtiers des caméras disséminés dans les différentes zones, forçant à chercher quelque peu lesdits boîtiers qui n'apparaissent sur le scanner qu'une fois dans votre champ de vision (contrairement à d'autre éléments qui apparaissent même à travers les murs ou obstacles).

Un trophée aurait pu présenter plus de challenge si le score imposé n'était pas si faible, c'est celui d'atteindre un score de 2000 points avec un survivant. Quand bien même ces points sont réinitialisés à chaque nouveau survivant, 2000 points est atteint au bout de 40 à 50 zombies tués, ce qui offre un trophée d'or avant un trophée de bronze (50 zombies tués)... Curieux choix de la part des développeurs.

Viennent finalement les trophées liés aux modes de jeu ainsi qu'aux difficultés d'un de ces modes.

Soyons clair : finir le jeu en mode Normal, que ce soit Poltron ou Standard, puis en mode Survie n'a rien de dérangeant, mais devoir refaire un mode Normal dans la difficulté que vous n'aviez pas choisi est bien plus pénible et ennuyant.
Autant la découverte et la tension ressentie en mode Normal la première fois, puis le stress du Game Over (si vous n'utilisez pas une sauvegarde du cloud ou d'une clé usb pour restaurer une ancienne sauvegarde en cas de mort) en mode Survie valent les deux trophées qui vous récompenseront. Le mode Survie proposant même un challenge intéressant de par la puissance des zombies et le risque de mort définitive, il offre un défi bienvenu dans cette liste de trophées au final assez accessible. Mais devoir refaire le jeu en mode Poltron ou Standard juste pour un seul trophée, sans le côté immersif (ou tout du moins amoindri) puisque vous connaîtrez à ce stade par coeur le jeu, cela tiendra plus de la corvée que du plaisir à faire.

On se retrouve donc malheureusement à faire les trophées tout d'abord avec plaisir, puis avec lassitude pour un seul trophée. Quel dommage de ne pas avoir inclus le déblocage de la difficulté Poltron en finissant le jeu en difficulté Standard.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
11/20

Zombi propose donc une aventure à petit prix, certes, mais qui risque fort de vous laisser une impression de potentiel gâché. Avec une telle ambiance et un principe de base pourtant si accrocheurs, ce seront probablement les nombreux bémols du jeu qui vous marqueront le plus au final.
Un platine qui vous demandera par ailleurs persévérance pour espérer le compter dans votre liste de trophées, alors qu'il aurait pu être tout simplement agréable à faire, si tant est que les trophées du mode Normal fussent déblocables en une fois. De tels jeux ne devraient pas être faits et refaits comme le demande la liste de trophées, il vaut mieux y jouer peu mais savourer ce à quoi vous jouez plutôt que de le faire en boucle et d'arriver à saturation.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, À un public averti